Hum hum hum, voili voilou, je livre mon cinquième chapitre. J'en ai mis du temps, mais le sixième chapitre devient un peu plus compliqué. J'ai la trame de mon histoire mais je ne sais pas vraiment comment la mener, je ne sais pas vraiment ce que je veux, surtout au niveau de Sasuke. D'un coté s'impose l'image d'un Sasuke au premier abord froid et distant, mais malgré les airs qu'il se donne plutôt serein et doux, et de l'autre un Sasuke comme on le connait dans les vieilles fanfic. Ce que je veux dire c'est ce Sasuke connard et violent, agressif et arrogant que l'on détestes toute avec amour.

Bref. J'ai eu un petit probleme. A la base j'avais mis dans une autre police les diologues en teclin, mais comme on ne peux pas le faire sur le cite, j'ai du mettre en gras. Ca me saoul un peu parce que bon, j'avais deja mis les pensées importante de Sakura en gras, mais je pense que ca ne vas pas gener les compréhension donc bon.

Vous remarquerez que je me suis vengée sur l'allemand à un moment, mais bon, j'estime que c'est légitime après les années de souffrance que cette langue m'a infligée.

Bande-son du chapitre:

Joseph Gordon-Levitt – Danse à mille temps

Psapp – Hill Of Our Home

The Pixies – Where Is My Mind

Bon Iver - Flume


Chapitre cinquième

« Je m'appelle Naruto, » expliqua fièrement le jeune homme, le sourire menaçant de déborder de son visage visage halé.

La fille le regarda d'un regard confus en fronçant les sourcils. Ils étaient tout les trois entassés dans un des deux petits vaisseaux, Sasuke n'ayant pas voulu les quitter des yeux. Le deuxième engins les suivait de près en pilote automatique.

« Elle ne peut pas comprendre, » dit Sasuke.

Sa voix froide n'avait été qu'un murmure à peine perceptible à travers le ronronnement du moteur, et Naruto mis quelques secondes à réaliser ce qu'avait dit son ami. Celui-ci n'avait même pas pris la peine de le regarder, ses yeux noirs dédaigneusement plongées dans l'espace obscure et infini, perdu à travers la voix lactée.

Naruto grimaça: Sasuke était rancunier.

Puis la teclin, qui ne s'était pas arrêtés de fixer le capitaine, le pointa tout d'un coup du doigts, hésitante, avant de prononcer un mot étrange.

Naruto lui fit signe qu'il n'avait pas entendu, et elle répéta ce qui pouvait s'apparenter au mot ''appelle''. Le blond sourit de toutes ces dents avec de faire non de la tête. Il posa sa main sur sa poitrine et répéta uniquement son nom.

« Naruto ? »

Le prénom était un peu étrange, pas faux, mais tout de même différent.

Elle posa délicatement un main sur sa propre poitrine, imitant le geste de ''Naruto''.

« Sakura, » prononça-elle d'une voix claire.

Sasuke se retourna, la mine étrange.

« Quoi ? lui demanda aussitôt son ami.

-Son prénom est terrien, » remarqua juste Sasuke d'une voix atone, la mine complètement neutre.

Naruto haussa les épaules, puis sourit à Sakura.


Sakura passa la lourde porte blanche, entourée des deux jeunes hommes, quand soudain, une horde d'humain l'assaillit. Vêtu d'horribles combinaisons blanches, ils agrippèrent la jeune fille, l'extrayant des mains amicales de Naruto, la soustrayant à ses yeux rieurs et à ses sourires.

Les doigts gantés étaient glacés, tandis que le plastique de leur combinaison se froissait avec un bruit désagréable. Elle commença à paniquer. Que lui voulait-on ? Pourquoi étaient-ils si froid avec elle?

Elle eu beau se débattre, rien n'y fit, et elle ne pu qu'être impuissante, alors que les cris de Naruto se faisaient de plus en plus lointains, au fur et à mesure qu'on l'entrainait dans un dédale de couloirs blancs.

On lui injecta un sédatif.


La pièce n'était pas très grande, sans être petite, peu être treize ou quatorze mètres carrés. Les murs, transparents, ne laissaient passer aucun bruit, et étaient d'une solidité étonnante.

Sakura regardait avec méfiance les vas et viens autour d'elle. Elle était confinée ici depuis elle ne savait trop combien de temps, mais cela lui paraissait une éternité. Quand elle s'était réveillée, sa tête lui tournait, et elle était allongée sur cet espèce de table d'auscultation au rembourrage si mou que s'en extirper avait été un défi, autant du fait qu'il était confortable que du fait qu'il formait un moule autour du corps. À peine sur pied, la teclin s'était précipitée vers le lavabo au fond de la pièce pour y rendre le maigre contenu de son estomac. Sa gorges brulait, irritée par la bille, et un goût infâme se rependait sur ses papilles comme une vague d'acide. L'eau fraiche qu'avait déversé automatiquement le robinet avait été une bénédiction.

Sakura avait l'esprit très claire, peut être un peu trop, et tout lui semblait trop intense. Les sons, les odeurs, les couleurs: tout était puissant, fort, éclatant. Ses mouvements lui semblait si lents que cela en était irritant pour son esprit trop vif.

Pour une fois, il ne faisait pas trop chaud, nota Sakura.

La fraicheur de la pièce l'aida étonnamment bien à trouver le sommeil.


« Coupez la connexion, » lâcha Naruto d'une voix étrangement solennelle pour qui le connaissait.

Son regard était fermé, soucieux, et cet air le faisait presque paraître un étranger tant il différait de sa personnalité. Il venait de se faire durement réprimander par une Tsunade particulièrement en colère, et cela faisait longtemps que sa hiérarchie ne l'avait pas ainsi rappelé à l'ordre.

Sasuke, debout à ses cotés, demeurait silencieux, mais plus pour longtemps, son supérieur le savait. Le blond était déjà agacé du sermon auquel il allait avoir droit de la part de son ami, et pensa un instant à le congédier, chose qu'il n'avait jamais encore faite.

« Naruto. » La voix de Sasuke était calme, neutre.

« Je sais, répondit-il. Vas-y, défoules toi maintenant qu'on en parle plus après. »

Sasuke soupira presque imperceptiblement. Naruto avait compris sa faute, et l'Uchiwa devait bien avouer que exceptionnellement, il avait eu raison de transgresser les règles.

« Rien. Viens, on vas la voire. »

Naruto ne pu empêcher un léger sourire d'illuminer délicatement ses traits. Un sourire doux, simple et amical. Comme la main pale posée sur son épaule.


Tsunade fronçait les sourcils pendant que Shizune lui servait (exceptionnellement) un verre de saké.

Bien sûr, Naruto était en tord sur toute la ligne: il n'avait pas écouté ses ordres, et surtout, n'avait suivit aucune des règles élémentaires de sécurité exigées par le protocole de sécurité de l'agence.

Le gamin s'était mis dans de beaux draps, et la quinquagénaire espérait que la découverte de la jeune teclin allait être suffisante pour faire oublier aux vieux sages du conseil ses écarts de conduite.

Konoha, entreprise vieille de presque deux-cent ans que Tsunade dirigeait, n'était en effet pas reconnu à travers les systèmes solaires pour être dirigée par un conseil très indulgent.


Le sourire revint à Naruto quand Yamato vint lui annoncer que la quarantaine était levée. Les analyses de sang, et de tout les fluides possibles et imaginables qui pouvaient sortir d'un être vivant, n'avaient rien montré d'inquiétant, et la jeune fille était en parfaite santé. Du moins n'était-elle pas l'hôte d'une maladie quelconque, car du point de vue physique, aucun diagnostique précis n'avait pu être établis, Yamato, le médecin en chef, n'ayant jamais étudié l'organisme téclin pour des raisons évidentes.

La fille dormait selon ce qu'on lui avait dit, et c'est d'un pas joviale qu'il entraina Sasuke à travers le vaisseau pour aller lui rendre visite. La barrière des langues n'était pas un obstacle insurmontable avec son ami à ses cotés, qui avait appris le teclin à l'école comme on apprend une langue morte telle que le latin, le grec ou encore l'allemand.

Naruto songea qu'il allait rapidement falloir envisager une intervention neuro-chirurgicale afin d'apprendre plus rapidement la langue à Sakura. Il se doutait que dès son retour sur Terre, la jeune fille serrait demandée de tous cotés à cause son origine, et il faudrait bien qu'elle sache s'exprimer.

Mais ce n'était pas à l'ordre du jour. Pour l'instant, Naruto avait juste envie de la revoir. Il était dévoré de curiosité pour cet être si identique à lui mais pourtant bien différent, tant au niveau biologique que psychologique. Des questions plus incongrues les une que les autres défilaient dans son esprit, et Naruto comptait bien sur Sasuke pour l'aider à assouvir cette soif de savoir.

La porte s'ouvrit avec un léger bruit d'air, comme un ''pchuiiit'', et la première chose qui frappa Naruto fut la fraicheur des lieux. L'air qui lui venait par vague était beaucoup plus frais que celui auquel il était habitué dans le vaisseau et il se demanda un instant si c'était normal.

Avant même qu'il n'ai eu le temps de formuler sa question, Yamato les informa de sa voix calme que la température moyenne sur Teclin était de l'ordre des seize degrés. Sasuke ne dit rien, Naruto acquiesça doucement de la tête, n'osant pas parler.

Car là, devant eux, se trouvait la fille, endormie.

Leur tournant dos, elle était allongée sur la table d'auscultation, ses longs cheveux dragées rependus sur le tissus vert amande. La toison pale n'avait pas été démêlée ni coiffée, et formait comme un nuage rose de barbapapa le long de son dos couleur lait. L'espèce de blouse pervenche qu'elle portait laissait voir sa colonne vertébrale, ainsi que les sous-vêtements blancs qu'on lui avait mis. L'horrible habit était attaché en deux points par de petits flots, un un peu plus bas que la nuque et un dans les reins. De là où ils étaient, Yamato, Sasuke et Naruto pouvaient voir la douce lumière des taches qui ornaient le dos de la fille. Leur couleur ne cessait de changer, lentement, passant d'une teinte pastelle à une autre en un ballet reposant, un peu comme ces petites lampes que l'on laissait aux enfants la nuit pour qu'ils n'aient pas peur. La danse des nuances, hypnotique et majestueuse, apaisa Naruto. Son cœur et son pouls ralentirent, et son esprit se vida tandis qu'il se perdait dans la contemplation de la jeune fille endormie.

Il se demandait comment une peau pouvait être aussi homogène et claire. Cela lui rappelait ces images de publicités retouchées exhibant des filles au teint lunaire, sans poils ni défaut, dont seul les joues et les lèvres roses coloraient le corps, puisque leur chevelure totalement décolorée.

Cependant, il savait que la jeune fille n'était pas imberbe, et devait avouer trouver cela rassurant, cela la rendant plus imparfaite, et ironiquement, plus humaine. Naruto faillit rougir en repensant au corps nue de Sakura, à son ventre à peine rond, à ses hanches douces. Ses jambes pas très longues mais tout de même jolies, ses lèvres à peine charnues, ses seins comme deux pommes, aux mamelons roses pales, qui se balançaient légèrement alors qu'elle avançait vers lui.

Naruto inspira lentement pour effacer cette vision de son esprit.

Sasuke, les mains dans les poches, le pas leste, traversa la pièce pour finalement se laisser tomber sur un tabouret cubique, du même verts terne que la table d'auscultation. Son regard inexpressif se fixa sur Naruto, comme devinant ses pensées, et son ami détourna les yeux, gêné, tandis que Yamato sortait son matériel médical. Le calme commençait vraiment à devenir pesant, et Naruto, qui ne savait plus quoi faire de ses dix doigts, croisa les bras en s'adossant au mur, près de la porte.

Cependant, le silence ne tarda pas à être brisé quand Hinata Hyuga entra dans la pièce, poussant devant elle un plateau à roulette métallique chargé de toute sorte d'objets.


Un fracas métallique éclata dans les oreilles de Sakura, la tirant en sursaut de son sommeil. Le rêve qu'elle était en train de faire glissa hors de portée de son esprit, venant se réfugier dans son subconscient, ne laissant derrière lui qu'une vague impression d'étouffement, un sentiment oppressant de crainte. Sans même s'en rendre compte, ses yeux s'étaient ouvert. Elle n'avait cependant ni fait de bruit, ni bougé. Encore un peu abasourdie par son réveil, les pensées instables et vagabondes, elle se redressa. Le mouvement trop vif déposa un voile noir sur sa vue, qui ne lui revint qu'après quelques longues secondes durant lesquelles sont équilibre fut incertain et ses cils papillonnantes.

Le première chose qu'elle vue fut une paire d'yeux noirs.

Et ces yeux noirs étaient les yeux les plus troublants qu'elle n'ai jamais vue. Ils étaient fixés sur elle, impénétrables, et n'esquisser rien qu'un battement de paupière lui paraissait tout d'un coup extrêmement gênant. Sakura avait l'impression que ce mec lisait dans ses pensées, que son regard s'engouffrait dans son cerveau pour en extraire les secrets les plus intimes. Ce fut comme si on retournait son cœur, comme si on trifouillait son âme. Elle ne comprenait pas bien d'où venait cette sensation. Était-ce à cause de ces iris si sombres qu'elles s'en trouvaient confondues avec la pupille, ce qui n'était pas sans rappeler le regard que l'on attribuait au diable ? Ou était-ce, tout simplement, la profondeur insondable des ces prunelles, leur nonchalance, leur détachement, qui la faisait rougir du moindre mouvement ?

Sakura baissa le regard.


Hinata se confondait en excuses pour avoir fait tomber la boite de compresse, les joues rouges de s'être ridiculisée ainsi devant son capitaine. Elle admirait tellement Naruto Uzumaki, ce jeune homme si gentil, si dévoué, que lors ce qu'elle se trouvait en sa présence, la maladresse qui avait été le drame de son enfance refaisait surface. Hinata s'était pourtant entrainée dur pour ne plus être aussi gauche et timide, et les lourds efforts qu'elle avait fait durant toute son adolescence avaient finalement porté leurs fruits. Elle pouvait maintenant se targuer (ce qu'elle ne faisait jamais) de posséder des réflexes dignes de ce nom, ainsi que d'avoir, lentement mais surement, réussi à gagner le respect de son père en apprenant à s'affirmer. Cependant, en présences des personnes à qui elle vouait un grand respect, elle avait tendance à redevenir un peu malhabile, surtout face au capitaine Uzumaki de qui elle avait durant longtemps été amoureuse.

Naruto sourit doucement à Hinata. Son seul regard bienveillant suffit à rassurer la jeune fille, qui lui rendit une jolie risette de ses lèvres en forme de cœur. Puis ils reportèrent leur attention sur la jeune fille assise sur la table d'auscultation qui, désormais éveillée, était en plein échange visuel avec Sasuke, toujours nonchalamment installé dans son coin. Finalement, les yeux menthe à l'eau de la teclin se tournèrent vers eux, et Naruto les regarda avec amusement détailler Hinata. Sakura leur sourit timidement.

« Sasuke pourrais-tu lui demander son nom et son age, s'il te plait ? » demanda Yamato, ébréchant subitement l'étrange atmosphère qui s'était installée dans la pièce depuis le réveil de la fille. La salle reprit totalement vie quand la voix grave et trainante de Sasuke s'éleva:

« Ton prénom, ton nom et ton age. »

Sakura le contempla quelques instant, ébahie devant tant d'impolitesse. Elle commençait réellement à trouver ce mec insupportable, avec son air constamment détaché.

« Sakura Haruno. 2612, » répondit-elle sèchement.

Sasuke haussa délicatement un de ses fin sourcils. À croire qu'ils étaient épilés, songea Sakura.

« Tu es née en 2612 ?

-Bien sûr, répliqua la teclin, légèrement agacée. J'ai dix-huit ans. Je suis monté à bord du vaisseau je crois en 2630, vers janvier. »

Sasuke répéta ces informations à Yamato qui les écrivit soigneusement sur son ordinateur portable, une simple feuille transparente. Finalement, le médecin en chef de l'H-R 746 Vp tira vers la table d'auscultation une chaise, qui planait discrètement à quelques centimètres à peine du sol, et s'y assit. Son visage arborait un air rassurant.

« Je m'appelle Yamato, je suis le médecin du vaisseau et la jeune fille là-bas, c'est Hinata, expliqua-il d'une voix ferme mais douce, le regard encré dans celui de la teclin. Le vaisseau sur lequel tu te trouves se nomme L'H-R 746 Vp et est terrien. Nous somme actuellement en bordure de la galaxie de Pinwheel, peut être la connait tu sous le nom de NGC 5236. Nous faisons route vers la Terre. »

Sasuke soupira presque imperceptiblement, puis traduit de sa voix trainante. Yamato leva légèrement les yeux au ciel en avisant la brevetée des paroles de l'Uchiwa.

« Tu lui as bien dit tout ce que je t'ai demandée Sasuke ? » demanda-il.

Sasuke ne pipa mot durant quelque seconde, les yeux fixé sur la fille, avant de lentement les faire glisser jusqu'au médecin. Le oui qu'il prononça n'exprimait rien, mais un léger agacement était visible dans ses prunelles sans fond.

« A-elle des questions ? s'enquit le Yamato.

-Questions ? »

Sakura réfléchit quelques instants. Elle était curieuse de nature, et la formation de médecin qu'elle avait commencé à quinze ans avait encore un peu plus aiguisé ce trait de sa personnalité. Cela étant, les magnifiques orbes nacres d'Hinata l'intriguaient terriblement. Cependant cela n'était pas vraiment à l'ordre du jour, et un multitudes de questions et de sentiments se bousculaient dans la jeune fille. Un peu perdu, elle ne savait quoi dire, que faire.

« Je...je ne sais pas. Enfin, non, du moins pas pour l'instant, » hésita-elle.

Sasuke fit signe aux autre que non.

« Bon, dans ce cas, je vais moi te poser quelques questions. Ça iras ? »

L'Uchiwa traduit. Elle répondit d'un ''oui'' terrien hésitant.

Et les questions s'enchainèrent.


Naruto avait rapidement dû partir, son titre de capitaine se rappelant à lui. Hinata s'était occupée de prendre des notes, tandis que Yamato avait posé les questions. Sasuke avait traduit, impassible, et Sakura avait bien comprit qu'il écourtait au maximum les phrases. Il n'y avait eu qu'a écouter le ton du médecin, et à le regarder, pour comprendre qu'il y avait dans ses propos bien plus de douceur que dans ceux du jeune homme. Mais Sakura ne dit rien. Elle ne connaissait pas ce Sasuke, elle ne tenait absolument pas à se le mettre à dos. Déjà calme, il l'intimidait terriblement, elle n'imaginait même pas ce qu'il en serrait si pas malheur elle le mettait en colère.

Et puis, elle ne voulait pas qu'il ne l'aime pas. C'était stupide, un peu immature, mais là, maintenant, tout de suite, dans la situation dans laquelle elle était, elle éprouvait un vif besoin de se faire apprécier par ces humains. Peut être était-ce un besoin créé inconsciemment par son instinct de survie, afin qu'elle se fasse acceptée parmi ses sauveurs et intégrée à leur groupe. Ou peut être était-ce juste que même si elle ne voulais pas y penser, elle se sentait terriblement seule.

Le vide était toujours là, noir, glaciale, au fond de sa poitrine. Même si elle arrivait à l'ignorer, elle sentait tout de même, malgré ses efforts, son aura fétide d'abandon qui essayait tant bien que mal de se répandre en elle, comme une maladie, comme de la pourriture.

Sakura avait peur de ça.

Le lendemain, Yamato, Hinata, Sasuke et Naruto revinrent. Si Sakura comprenait la présence du médecin, de son assistante et de l'Uchiwa, celle ne Naruto restait un mystère. Cependant la jeune femme était contente qu'il soit là: malgré la barrière des langues, le blond était une de ces personnes dont la seule présence est réconfortante.

Sakura salua d'un signe de tête Yamato, et tenta de sourire gentillement à Sasuke. Celui-ci ne lui répondit pas, la fixant juste des ces yeux si insondables que ça en était insupportable, avant d'aller s'assoir dans le même coin que le jour d'avant. Hinata, qui venait juste après le jeune homme, adressa petit sourire réconfortant à la teclin. Naruto, qui entra le dernier, n'avait plus cet air joyeux que Sakura lui avait toujours vu depuis qu'elle l'avait rencontré. Il lui offrit néanmoins un joli sourire, un sourire gentil qui fit pétiller le cœur de Sakura tandis qu'elle lui répondait.

« Sasuke, je t'en pris, essayes d'être le plus délicat possible, demanda Yamato à l'Uchiwa d'une voix calme, qui ne trahissait pas sa réelle nervosité. Fait preuve de compassion, la situation est difficile, et nous ne savons pas comment elle peut réagir.

-Ok, » répondit simplement le concerné.

Sakura fronça les sourcils: l'atmosphère de la pièce avait quelque chose d'étrange. Le médecin et Hinata semblaient inquiet, et l'expression de Naruto indiquait que l'heure n'était pas à la plaisanterie.

« Qu'est ce qu'il se passe ? » demanda la Teclin, et sa voix avait légèrement tremblé d'appréhension.

Les yeux sans fond de Sasuke se posèrent sur elle, toujours calme, toujours égaux à eux-même. Étrangement, cela la rassura. Il lui semblait que tant que Sasuke restait calme, tout irait bien.

Le regard couleur pétrole se reporta sur le médecin.

« Dis-lui que suite à l'épidémie, personne n'a pu être sauvé, mais qu'il a été offert aux malades une mort digne et sans douleur, » dit Yamato. Les mots avaient été durs à choisir pour lui.

Il y a des cas ou plus rien ne peut masquer l'horreur, se dit-il.

Mais au lieu de traduire, Sasuke sembla se rembrunir. Sa mine se crispa légèrement, alors que de sa voix grave devenu glaciale, il dit:

« La mort reste la mort, la dignité n'y change rien. »

Yamato ne répliqua pas, et Naruto l'en remercia intérieurement. Il connaissait Sasuke mieux que quiconque, et il savait qu'aborder la question de la mort avec lui était le meilleur moyen de finir à l'infirmerie. Son ami n'était pas quelqu'un de spécialement violent, mais il pouvait être à fleure de peau sur certains sujets.

Sakura commençait vraiment à être mal à l'aise, surtout quand elle constatait que le regard d'Hinata n'avait pas décollé du sol en lino blanc depuis le début. Sasuke la mira enfin, bougea un peu pour s'assoir droit. Son expression semblait de nouveau être calme, peu être même un peu plus ouverte qu'avant.

Il prit la parole:

« Je vais te dire exactement ce qu'il a dit. »

Sakura avala difficilement sa salive, le ventre douloureux d'appréhension. Son petite hochement de tête fut presque inconscient.

« Suite à la maladie, personne n'a survécu. Ils sont mort sans douleur, dans la dignité. »

Il eu un temps de flottement, comme un prélude avant quelque chose, quelque chose qui allait inévitablement arriver, quelque chose de violent, quelque chose de triste.

L'information arrivait lentement au cerveau de Sakura. Elle ne savait pas quoi faire, elle ne savait pas comment réagir. Elle ne savait rien, elle avait juste envie de s'endormir, de disparaître. Elle voulait qu'on la laisse tranquille, en paix, ne plus entendre parler de ça, de cette vérité atroce. Pourquoi ne la laissait-on pas reboucher paisiblement le trou dans sa poitrine, pourquoi fallait-on qu'on lui dise toutes ces choses, qu'on creuse encore dans son cœur meurtri ?

Mort dans la dignité. Sans douleur.

Pourquoi n'était-elle pas morte? Elle ne subirait pas tout cela aujourd'hui, elle n'aurait pas à souffrir autant. Ce serrait tellement simple. Tout serrait si simple.

« Je... »

Que faire ? Que dire ?

Elle replaça ses cheveux derrière son oreille.

« Je sais. »

Les larmes ne venaient même plus. Son visage avait perdue toute expression. Sa voix était monocorde.

Elle était si fatiguée.

Et comme si les rôles s'échangeaient, se fut Sasuke qui perdit de son détachement. Ses sourcils se froncèrent, l'agacement apparue lentement dans ses yeux.

« Tu sais ? Comment ça ?

-Je le sais.

-Explique, exigea-il d'une voix presque colérique.

-Je le sais c'est tout. »

Un nouveau flottement eu lieu. Le rythme cardiaque de Sasuke s'intensifia, sa respiration aussi, imperceptiblement. Ses neurones étaient en ébullition.

« Ce n'est pas possible, » trancha-il catégoriquement.

Ce fut comme si Sakura se réveilla d'un coup. Son regard un peu vague se planta dans celui de l'humain qui lui donnait tord. Cette humain qui ne comprenait pas. Pire, qui la traitait de menteuse.

« Ce n'est pas possible ? c'était la voix de la teclin qui vibrait de colère. Tu me dis que ce n'est pas possible ? Tu me traites de menteuse alors? »

Le ton était monté crescendo. Comment osait-il mettre en doute ce qu'elle ressentait ? Comment pouvait-il nier sa souffrance ?

« Comment l'a tu su ? redemanda Sasuke.

-Je l'ai senti, gronda Sakura.

-Ce n'est pas possible, ce genre de chose n'existe pas. Quand quelqu'un meurt, il meurt juste, on ne peut pas le sentir, » affirma l'Uchiwa d'une voix froide.

C'était insoutenable. Sakura sentait comme de nouveau son cœur se creuser, le gouffre grignoter les bords. Sans même s'en rendre compte, elle s'était levée et faisait face à cet autre qui l'insultait de ses mots, qui insultait le lien.

« Comment oses-tu dire ça humain ?! Je le sens, je le sens là, cria en posant une main tremblante de rage sur sa poitrine.

-Ça n'existe pas, tu ne peux pas savoir si quelqu'un est mort par les sentiments, répliqua-il.

-Je vais te le monter ! » rugis Sakura, s'avançant vers le jeune homme, bien décidée à lui faire tout éprouver, à lui montrer sa souffrance, à la lui faire ressentir comme punition.

Une mains tiède et masculine se posa sur son épaule, ramenant la teclin à la réalité. Comme extirpée d'un état de transe, elle se retourna vers Naruto, dont le regard doux la couvait. Sakura fit un pas en arrière, et une décharge électrique aurait eu le même effet sur elle. Tout la colère était retombée, ne laissant place qu'au vide. Ses yeux s'humidifièrent d'un coups, et elle papillonna de ses cils déjà pleins de larmes pour faire partir toute cette eau qui encombrait sa vue. Ses mains blanches et tremblantes passèrent sur son visage nerveusement, essuyant du bout des doigts ses yeux inondés. Sa respiration devint chaotique.

« Je...je suis désolé. Vraiment désolé. Je ne sais pas ce qu'il me prend. »

Sasuke, calmé lui aussi, traduit sans même vraiment réfléchir, les yeux rivés sur Sakura qui prenait de profondes et lentes inspirations pour se calmer:

« Elle est désolée, elle dit qu'elle ne sait pas ce qui lui prend. »

Hinata, qui était restée en retrait depuis le début, se précipita sur la jeune teclin. Sakura était seule, Sakura était perdue, blessée, fragile, et Hinata ne pouvait la regarder souffrir sans rien faire. Cette vision était juste insoutenable. Ce n'était plus des pleures de tristesse, ni des pleures de peur, ou encore de colère, non c'était autre chose. C'était pire, bien au delà de tout cela. C'était indescriptible, d'une intensité incroyable, ça vous prenait les cœur, vous l'arrachait de la poitrine et vous donnait envie de hurler, de pleurer, de maudire. C'était le désespoir, la détresse dans tout sa splendeur.

Et alors que Hinata refermait ses bras graciles sur le corps vacillant de Sakura, alors qu'elle sentait les mains tremblantes de l'autre fille l'agripper, elle compris enfin pourquoi certaines personnes voulaient mourir.

Les sanglots déchirèrent l'air, mais pas seulement.


Bon, je vais vous demander un petit effort ici mais bon, c'est aussi pour vous, donc voilà. J'ai choisit les futures couples, ils sont sûr à 80%, mais j'aimerai avoir votre avis. Qu'est ce qui vous fait envie ? N'importe quel personnage, même un qui n'est pas encore présent, juste pour savoir et peu être reprendre votre idée. Pas besoin de longs commentaires, juste le nom ne me dérange pas. Merci si vous le faites :)