Oulala...je vient de remarquer des incohérences dans l'age de Sakura x) Je rit mais en vrais j'ai plutôt la haine. En plus j'ai désespérément cherché un passage que j'ai écrit, mais je ne le retrouve plus ! Pourtant je suis absolument sûre de l'avoir mit dans un des trois premiers chapitres... je devient folle.
Fin voila, je ne suis pas très satisfaite de ce chapitre, peut être est-ce celui que j'aime le moins. Je voulais essayer de developper l'amitier Narut/Sakura et voire un peu les liens Sasuke/Sakura mais ça ne donner pas vraiment ce que j'escomptais. Le prochain chapitre est meilleur je trouve, surtout qu'il se passera enfin des trucs. L'histoire comptera surement un peu moins de quinzes chapitres, je verrais. En tout cas, l'histoire décole dans la chapitre 7.
Bande-son du chapitre
M83 – My tears are becoming a sea
The Fray – You found me
Radiohead - Fog
The kooks - One Last time
Chapitre 6
Sakura avala difficilement sa salive et prit une inspiration tremblante. Un air froid lui couru le long des bras, hérissant le duvet clair les recouvrant. La main de Yamato commença à se dérober de la sienne, mais elle ne la laissa pas faire. Paniquée, ses doigts se crispèrent, et elle leva un regard apeuré vers son médecin.
« Je dois partir... »
Il recula légèrement mais elle le retint, lui faisant un signe négatif de la tête. Il lui sourit, rassurant, avant de poser gentillement une main sur son épaule, recouverte de la blouse en tissu-papier de l'hôpital.
Sakura avait terriblement peur. La table d'opération était froide sous elle, et les lumières au plafond étaient aveuglantes. Elle avait terriblement conscience que dans quelques instants, on lui découperait la boite crânienne tel un œuf, mettant à nu son cerveau, pour aller y trifouiller ses neurones. C'était nécessaire, une opération que le chirurgien avait fait plus d'une dizaine de fois, il n'y avait pas de risque. Elle n'arrivait tout de même pas à lâcher la main de Yamato.
« Sasuke arrive, je dois partir maintenant. »
Sakura ne comprit pas ce que dit le médecin mais le devina. À contre cœur, elle lâcha sa main. Dans la salle carrelée de blanc, des gens en blouse avec des masques préparaient le matériel, notamment un chariot roulant sur lequel étaient posés divers objets métalliques, tels que des scalpels.
Peu après que Yamato fut sorti, Sasuke pénétra dans le bloc opératoire. Seuls ses yeux noirs étaient visible, le bas de son visage étant dissimulé par le tissus. Son regard la fixait, comme l'évaluant, impassible. Elle fit du mieux pour masquer son trouble.
« Quand on te réveillera pendant l'opération, tu devras dire ''ceci est'' pour décrire ce que tu verras sur l'imagine qu'on te montrera. »
Elle acquiesça.
« Tu as peur ? »
Sakura prit un air détaché avant de répliquer d'une voix égale:
« Non pourquoi ? »
Il ne la cru pas un instant.
Sa tête était vraiment très lourde, elle nageait dans le brouillard. Son esprit semblait tout doux, tout blanc, et aucune pensée particulière n'y subsistait. Ce fut un bruit qui la tira de sa torpeur post-opératoire, et avant même de s'en rendre compte, ses yeux s'étaient ouverts, par pur réflexe.
Ses paupières papillonnèrent lentement sur ses orbes éblouies. La vague image d'une tête blonde parvint jusqu'à son cerveau avant qu'elle ne bascule de nouveau dans le sommeil.
Sakura était bien éveillée, assise sur son lit. Le moment de vérité était arrivé.
La médecin lui tendis une petite photo sur laquelle on pouvait voir une maison près de la mer, devant laquelle jouaient des enfants.
« Tu dois décrire l'image, » lui expliqua la femme, une trentenaire aux cheveux et aux yeux noirs.
Sakura fronça les sourcils. Elle n'avait pas plus l'impression de savoir parler anglais qu'avant l'opération. Elle jeta un regard à Naruto, Sasuke et Yamato. Pour ne pas changer, Naruto lui sourit.
« Il y a une maison... »
Elle se stoppa, réfléchi.
« Les débuts vont êtres difficiles, il va falloir stimuler la mémoire implantée en l'incitant à parler. Le fait de répondre à des questions précises vas l'aider à s'approprier le vocabulaire. Des fois sa langue maternelle prendra le dessus, mais bientôt elle pourra distinguer les deux langues et les utiliser selon son choix, » expliqua doucement le médecin.
Sakura fronça les sourcils, dépitée. Elle n'avait aucune difficulté à associer un sens aux termes qu'elle entendait, mais les mots qu'elle arrivait à comprendre semblaient comme disparaitre de sa mémoire une fois qu'elle voulait les réutiliser pour s'exprimer.
« Il, hésita Sakura. Il y a une maison.
-Tu n'as même pas d'accent ! s'exclama Naruto, un immense sourire collé aux lèvres.
-Calmes-toi crétin, » répliqua aussitôt Sasuke, exaspéré.
Sakura remarqua alors que des cernes marquaient délicatement le regard de Sasuke. Personne se semblait en avoir cure, et la jeune femme fut dévoré de curiosité. Qu'est ce qui pouvait inquiéter Sasuke Uchiwa au point de l'empêcher de dormir? Même si Sakura n'avait eu que la possibilité de parler avec lui durant les deux semaines de trajets vers la Terre, leur conversation n'avait jamais été plus loin que la traduction qu'il lui faisait des paroles des autres. En fait, c'est à peine s'ils se connaissaient, et, paradoxalement, la teclin se sentait plus proche d'Hinata ou de Naruto, avec qui elle n'avait pourtant pas eu l'opportunité d'une discussion, que de lui.
L'Uchiwa ne semblait pas vraiment l'apprécier, et il existait entre lui et Sakura une distance que la jeune fille interprétait comme le fruit de leur dispute du deuxième jour. De plus, même si Sakura ne le semblait pas, elle était assez timide et n'arrivait pas à se détendre en présence de Sasuke.
Il l'impressionnait, il était froid, il ne parlait pas. Trois raisons qui poussaient Sakura à ne pas tenter d'approche.
En plus du fait que Sasuke est le plus bel homme que je n'ai jamais vu, pensa-elle, l'esprit ailleurs.
Ses yeux se perdirent sur le visage sans défaut de l'Uchiwa, sur sa peau lisse et uniforme, sur ses yeux en amande absolument noirs, et sur ses cheveux fins, étrangement relevés à l'arrière de son crane. Oui, vraiment, Sasuke était beaux, divinement beau même. Son physique ne souffrait d'aucun défaut, et il était, pour ainsi dire, parfait. Sakura n'avait aucun mal à s'avouer que si un tel homme venait à tenter de la séduire, elle ne se ferait pas prier pour partager ses draps. Elle se demandait d'ailleurs pourquoi aucune femme ne semblait s'intéresser à Sasuke.
Les yeux toujours fixés sur l'Uchiwa, perdue dans ses pensés, Sakura se réveilla brusquement quand le regard noir croisa le sien, moqueur. Abasourdie, la jeune fille comprit la raison de cet air satisfait quand elle réalisa s'être fait surprendre en pleine contemplation.
Agacée d'être si peu discrète, mais surtout de la mine narquoise et suffisante qu'arborait Sasuke, elle comprit alors le pourquoi de son semblait-il célibat.
« Je vais partir d'ici? demanda la jeune teclin tout en ignorant l'Uchiwa.
-Tu vas passer une série d'examens et s'il n'y a aucun problème tu pourras sortir. Peux-tu répéter ce que je viens de dire? » demanda la médecin, nommée Shizune selon son badge.
Sakura inspira calmement avant de répéter:
« Je vais passer une série d'examens et s'il n'y a aucun problème je pourrais sortir.
-Et comment s'appelle l'endroit où nous sommes actuellement? » continua Shizune.
La teclin ouvrit la bouche pour répondre mais aucun son n'en sortit.
« Je sais. L'endroit où nous somme s'appelle un.. »
Le mot ne voulait pas venir, et Naruto prononça lentement le terme, sans émettre de son, pour l'aider. Les sourcils roses se froncèrent. Elle n'était pas très douée pour lire sur les lèvres.
« Un hôpital. Un hôpital sur Terre. Dans une chambre, réussit enfin à dire Sakura.
-C'est très bien. »
Le médecin griffonna elle ne savait trop quoi sur une feuille électronique. Sakura n'aimait pas que tout ses faits et gestes soient ainsi répertoriés puis évalués. Elle avait toujours peur de décevoir.
« Je m'en vais, mais je reviendrais dans moins d'une heure pour faire les examens. À tout à l'heure, » les renseigna la trentenaire, avant de prendre son calepin et de quitter la pièce.
Sakura regarda tour à tour Yamato, Sasuke et Naruto, attendant que l'un d'eux lui explique ce qu'il allait se passer. Sasuke resta silencieux, comme d'habitude, tendis que Yamato regardait quelque chose sur un téléphone portable. Se fut Naruto qui brisa le silence en s'étirant bruyamment.
« Je meurs de faim ! Je vais au magasin en bas, tu veux quelque chose à manger Sakura ? demanda-il avec enthousiasme.
Sakura lui sourit. C'était si naturel.
« Je veux bien, merci. »
Naruto sortit.
Sakura aima tout de suite les voitures, surtout celle de Naruto, qu'il lui avait montré sur son téléphone. C'était un engin aux courbes rondes et fluides, entièrement peint d'un orange métallique doux mais voyant. D'après ce que Naruto lui avait expliqué, les voitures pouvaient êtres conduites avec le volant, mais aussi être passées en mode automatique et se diriger seules. Sakura se dit que cela devait être amusant, et s'imaginait déjà conduire un beau bolide mauve, quand une nouvelle dispute infantile éclata entre Sasuke et Naruto. Apparemment, la voiture du capitaine était une voiture de ''meuf'', et Sasuke raillait les goûts automobiles d'un Naruto boudant. Sakura les ignora, ayant depuis peu, c'est à dire quelques heures, compris pourquoi les deux jeunes hommes haussaient si souvent le ton. Elle qui croyait que Sasuke et Naruto ne se supportaient pas, les entendant régulièrement se disputer sans en comprendre le sens, elle avait réalisé qu'en réalité, ils faisaient simplement preuve d'un comportement parfaitement immature lors ce qu'on les réunissait. Sasuke raillait Naruto, Naruto chouinait, jurait, le mettait au défi, énervait Sasuke, qui se moquait de lui encore plus et ainsi de suite.
« Sakura! Hein j'ai raison ? »
La teclin se retourna vivement vers Naruto, qui la regardait avec l'espoir d'entendre un oui franchir ses lèvres pales. Prise au dépourvue, Sakura ne sut que dire. En réalité, elle ne savait même pas de quoi il parlait.
« Je... »
Deux paires d'yeux la fixaient sans ciller, patiemment.
Sakura eu des sueurs froides. Elle avait bien envie de répondre oui à Naruto pour lui faire plaisir, mais cela signifiait donner tord à Sasuke. Sasuke qui la fixait de son regard inquisiteur.
« Je suis désolé, mais de quoi parliez-vous? » dit-elle doucement.
Naruto paru déconfit de sa question, tandis que Sasuke en profita pour le railler un peu plus.
« Tu vois Usuratonkachi, même elle n'écoute plus ce que tu dis tellement tu sors d'idioties, » assena un Sasuke satisfait.
Naruto se rembrunit, et Sakura se sentit mal devant se spectacle. Elle savait que ce n'était que pour le jeu, mais laisser Sasuke tirer avantage de ses propres paroles ne lui plaisait pas.
« Ce n'est pas vrai, je suis fatiguée après... »
Le mot ne vint pas.
« Après ce que j'ai eu, la... » Elle inspira, troublée et agacée de ne pas pourvoir trouver ce mot qui lui paraissait si évident.
« L'opération? » proposa Naruto.
Elle acquiesça.
« Oui, après l'opération. Je suis fatiguée à cause de l'opération. »
Naruto sourit tandis que Sasuke la regardait étrangement. Sakura fit mine de détailler le halle d'entré de l'hôpital pour échapper au regard noir.
Ses yeux s'attardèrent notamment sur les chaussures à talons beiges d'une jeune femme, dont le bout arrondis laissait entrevoir quelques orteils aux ongles vernis.
« Naruto, s'il te plais, comment s'appellent ces chaussures? » demanda la teclin, dont la curiosité avait dépassé la timidité, en pointant l'objet de son attention.
-C'est des escarpins, » répondit le blond.
Sakura acquiesça d'un mouvement de tête.
« Est ce que les hommes en portent aussi? continua-elle en levant un regard brillant d'intérêt vers le jeune homme.
-Non, enfin, à part les travestis. »
Un sourire amusé apparu sur les lèvres de Naruto.
« Enfin, j'ai une jolie photo de Sa-
-Naruto tais-toi, » lâcha soudainement Sasuke d'une voix trainante.
Sakura fut surprise de cette intervention, n'ayant pas remarqué que l'Uchiwa prêtait attention à leur discussion.
Naruto leva les yeux au ciel mais lâcha l'affaire.
« Combien les humains ont-ils de doigts aux pieds ? se renseigna Sakura après un léger silence.
-Des orteils? Cinq pour la plupart, mais de plus en plus n'en ont que quarte.
-Ok, des orteils. Merci, » dit mécaniquement Sakura, dont l'attention était déjà focalisée sur autre chose.
Et cette autre chose était un homme noir, grand et athlétique, entièrement vêtu de couleurs sombres, qui la regardait droit dans le yeux, debout à l'accueil. Avant que Sakura n'ai pu ne serrait-ce que se questionner sur l'homme, celui-ci se mit à marcher vers elle d'un pas souple.
Il portait un ensemble composé d'un pantalon droit, et d'une veste cintrée décolletée en triangle, fermée par deux boutons seulement, qui laissait apparaître un haut blanc dont le col s'ouvrait étrangement. Il sortait de cette curieuse ouverture un long bout de tissu noir, d'une matière très douce semblait-il, qui descendait jusqu'au nombril apparemment. Sakura ne pouvait en être certaine car il disparaissait derrière les pans de la veste noire.
Cela devait être un habit de travail, car la teclin avait vu plusieurs personnes en porter de similaires, alors qu'ils passaient d'un pas pressé devant les portes transparentes de l'hôpital. Cet hommes avaient aussi souvent une petite mallette et un portable vissé à l'oreille.
Sakura trouvait l'homme noir très élégant.
Sasuke, intrigué par l'immobilité de Sakura, fut le premier à réagir en avisant la personne qu'elle détaillait, et l'aborda sans aucune gène.
« Vous devez êtres l'escorte, je suis Sasuke Uchiwa, j'accompagne , expliqua le second du capitaine. Voici Naruto Uzumaki. »
Naruto adressa un bref salut à l'homme, avant que celui ci ne réponde d'une voix où pointait un délicieux accent anglais:
« Je m'appelle Steve Dawson, je suis le responsable de la sécurité de . Une voiture nous attend derrière l'hôpital. »
Sasuke et Sakura le suivirent, tandis que Naruto partait de son coté afin de prendre sa propre voiture.
Sakura était très mal à l'aise. Le silence dans l'habitacle de la berline n'était pourtant pas pesant, mais elle était en proie à une agitation intérieure terrifiante. Et tout cela pourquoi ? Pour quoi ? Car elle n'osait bêtement pas entamer une conversation avec Sasuke. Le Sasuke froid, indifférent, qui était nonchalamment assis avec elle à l'arrière de la voiture. Sakura se demanda quelques instants si cela n'était pas un rêve, si ce garçon était vraiment là, si près d'elle. Il semblait une statue, tellement calme, le regard tellement lointain.
« À partir d'aujourd'hui, commença Steve Dawson, je serrait toujours avec vous Sakura, nuit et jour. J'essayerais bien sûr d'être le moins envahissant possible, mais vous devrez vous plier à cette surveillance pour votre bien. »
Steve Dawson avait une voix douce et grave, très agréable à l'oreille.
« Pourquoi ai-je besoin de protection ? » demanda Sakura.
Sasuke n'avait toujours pas bougé d'un pousse, comme absent. Les yeux de la jeune femme glissèrent jusqu'aux rétroviseur dans lequel elle croisa le regard marron foncé de Steve.
« On ne connait pas encore les conséquences que votre arrivée sur Terre va avoir. La nouvelle a fait un beau remue-ménage, et en haut, on craint qu'une quelconque association aux activités plus ou moins illicites ne vous veuille de mal, » expliqua doucement l'homme.
Sakura acquiesça.
Le paysage défilait rapidement derrière la vitre teintée. Il pleuvait sur New York, et le temps était si brumeux que les toits des buildings se noyaient dans les nuages. Sakura n'en perdait pas une miette, et ses yeux lui faisaient mal à force de fixer les lumières vacillantes de la ville.
« Vous savez, c'est la première fois que je vois une personne avec la peau noir, » dit-elle dans un souffle.
M. Dawson rit doucement.
Sakura s'affala dans le premier lit de la première chambre qu'elle trouva. La journée avait été juste longue et atrocement ennuyeuse. À peine sortie de l'hôpital, elle avait du y retourner: ses vaccins. Personne n'y avait pensé, et c'était la directrice de Konoha elle-même qui avait du le faire remarquer pour que tout le monde réalise que, effectivement, Sakura était aussi vulnérable qu'un nouveau née. C'était une chance qu'aucun des milliers de microbes pathogène et virus qu'elle avait du croisé en chemin ne l'ai prise pour cible. S'en était suivie une longue séance de piqures. Sakura détestait ça. L'infirmière était restée pendant cinq bonnes minutes en admiration devant elle, comme si elle était un animal rare, avant de se décider à lui faire ses vaccins. Sakura en avait été horriblement gênée: elle ne comprenait pas cette fascination. Oui elle était teclin, oui elle faisait en quelque sorte parti de ce que les humains appelaient une espèce disparue, mais – bordel – étaient-ils tous obligés de la considérer comme teclin avant même de la considérer comme une personne ?
Quoi qu'il en soit, elle ressortit de l'hôpital dans un état semi-comateux des plus désagréable, le bras douloureux des injections qu'on lui y avait fait. Elle se sentait patraque, ses membres étaient lourds, et elle savait bien que la fièvre viendrait bientôt, accompagnée de plus ou moins d'autres désagréments. Ce n'était vraiment pas glamour, mais elle se préparait déjà à se vider de tout cotés, et à rapidement perdre son teint blanc immaculé.
Et elle avait raison. Trois heures plus tard, sa température interne frôlait les trente-cinq degrés, ce qui était assez inquiétant si l'on prenait en compte le fait qu'en temps normal elle atteignait à peine que les trente-et-un. Heureusement qu'Hinata était là. L'humaine était chargée de veiller sur Sakura, pendant que Yamato consultait par téléphone un spécialiste en médecine teclin, histoire d'éventuelle ment trouver un médicament pour atténuer la douleur.
Car, oui, Sakura avait mal; et pas juste au ventre ou à la tête, non. Tout son corps était comme une plaie géante, dont le moindre mouvement entrainait d'horribles douleurs, aussi bien musculaires qu'articulaires. Si elle en croyait sa mémoire, jamais elle n'avait été aussi malade, et elle maudit, étendue par terre (le sol froid était agréable contre son dos brulant) le connard qui avait eu l'idée de lui faire autant de vaccins en une seule fois.
Les larmes aux yeux, la vue floue, la teclin émit une nouvelle série de grognements de douleur, entrecoupés de sanglots secs, alors qu'une crampe particulièrement douloureuse lui broyait le ventre, la cambrant douloureuse contre le carrelage de la salle de bain.
« J'ai maaaaal... »
Elle s'en fichait si cela ressemblait plus à un râle qu'à autre chose: la douleur était trop importante.
Son corps n'en pouvait plus, et elle se redressa difficilement, juste assez pour atteindre la cuvette des toilettes et y déverser le reste de bile que son estomac contenait.
Une serviette fraiche et humide se posa contre son front, puis une main releva ses cheveux pour nettoyer sa nuque. Sakura ferma les yeux et posa sa tempe contre le cuvette de wc.
« Ne vous inquiétez pas Sakura, le docteur Yamato va trouver quelque chose pour vous soulager, » dit la voix douce d'Hinata.
Sakura aurait voulu répondre, mais une autre crampe, cette fois plus bas dans le ventre, lui coupa la respiration.
« Hinata j'ai mal, j'ai tellement mal, chuchota-elle, l'esprit embuée par la douleur.
-Je sais, je suis vraiment désolé, mais je ne peux rien faire. Il faudrait que vous buviez quelque chose Sakura. »
La teclin n'ouvrit même pas les yeux quand un verre d'eau se posa contre ses lèvres.
Elle allait vraiment tuer celui qui avait eu cette idée.
Cinq jours plus tard, Sakura n'avait toujours pas pu mettre un pied dehors. La maladie avait si bien fait son travail sur son corps qu'elle l'avait laissé dans un état d'épuisement frôlant l'inconscience. Elle avait dormi toute la nuit, et malgré les encouragements d'Hinata, n'avait pu sortir du lit avant six heure du soir. Son estomac criait clémence, et quelques courbatures subsistaient, surtout au pauvre bras ayant subis les foudres de l'infirmière incompétente. Néanmoins, globalement, Sakura allait beaucoup mieux, malgré la fatigue.
C'est pourquoi Naruto considéra qu'il lui ferait le plus grand bien de sortir.
À vrais dire, Sakura ne s'attendait pas du tout à sa visite, pensant qu'après être arrivé sur Terre Naruto l'oublierait peu à peu. Cependant, c'est bien lui en personne qui sonna à la porte de sa chambre d'hôtel, un sourire rayonnant aux lèvres.
Il la regarda, évalua son teint inhabituellement humain, puis lui dit tout naturellement qu'il était temps qu'elle sorte découvrir le monde, autrement dit la grande ville de New York.
Il l'attendit alors qu'elle se douchait, mais la vit bientôt revenir penaude, en peignoir.
« Je n'ai pas de vêtements pour sortir, » expliqua-elle, gênée.
C'est ainsi qu'elle se retrouva emmitouflée dans une robe blanche à coupe droite d'Hinata, passée en dessous d'un espèce de manteau militaire lâche et vert, resserré à la taille, que Naruto lui avait dégoté. Elle ne savait pas bien d'où venait la grosse écharpe bordeaux qui protégeait son nez glacé du vent, mais elle n'allait pas se plaindre.
New York était magnifique cette nuit. Ce n'était pas du tout le même style architectural que sur Tecla 3, où tout était rond et fluide. Ici, d'immenses gratte-ciel s'élançaient vers les nuages, leurs vitres noires comme l'abime reflétant les milliers de lumières bariolées des ampoules de la ville. Tout brillait, tout était coloré et vibrants de vie. Il y avait des gens dans les rues, des millions de personnes si différentes, qui s'animaient, riaient et criaient. L'agréable brouhaha ambiant était à intervalle régulier déchiré par le son strident des sirènes de police, quand ce n'était pas par la musique venant d'un quelconque magasin..
La masse humaine entrainait dans son courant Naruto, Hinata, Sakura et Steve, qui se laissaient porter sans rechigner. Hinata avait du saisir le bras de Sakura pour ne pas la perde, car elle ne faisait attention à rien, émerveillée par les immenses écrans TV de Times Square et par les humains qu'elle croisait.
Une femme, d'une élégance rare, le port droit, habillée d'une robe de l'époque dont les couleurs fluorescentes éclataient la nuit, traversa la foule comme si de rien n'était, son ombrelle cyan tournant lentement sur elle-même. Un jeune homme, dont la peau avait d'extraordinaires reflets dorés, passa devant Sakura, soulevant légèrement son haut de forme noir avec un sourire charmeur. Il sortit de son gilet une montre à gousset, regarda l'heure et disparu dans la foule. Plus loin, un rire éclata, et la teclin aperçue une jeune fille, le cou entouré d'un boa de plume bordeaux, à qui un jeune homme en jeans allumait la cigarette, fixée au bout d'un long porte cigarette. À coté d'eux, un groupe d'étranges créatures aux visage lissa et aux yeux multicolores très rond demandait son chemin à une petite femme rousse.
« Hinata, c'est tellement beaux ! Regarde, c'est...c'est
-C'est merveilleux?
-Oui, c'est merveilleux, » souffla Sakura.
Hinata et Steve sourirent, alors que Naruto, à quelques pas devant eux, se retournait pour leur offrir une mine rayonnante.
Ce soir là, le capitaine Uzumaki lui fit découvrir les ramens.
Sakura sourit poliment à l'homme qui lui tirait sa chaise, avant de s'assoir d'un geste délicat. Derrière ses aires calmes et radieux, Sakura était terrifiée. C'était le premier déjeuner auquel elle assistait, et celui-ci se déroulait en présence d'importants politiques Américains. Anko, sa ''conseillère personnelle en image'' depuis son arrivée sur Terre, lui avait assez répété l'importance de ce premier événement mondain pour son image. Anko était en effet chargée d'apprendre à Sakura comment se comporter en public, afin de s'attirer les bonnes grâces de l'opinion public. La teclin était actuellement entretenue par l'entreprise Konoha, qui tirait profils de l'exposition médiatique que la jeune femme subissait. Plus Sakura attendrissait l'opinion, mieux Konoha était perçue.
La conversation était facile, les personnes présentes agréables et de bonne compagnie. La plupart étaient des hommes entre trente-cinq et soixante-cinq ans, mais trois femmes néanmoins subsistaient, non négligeables malgré leur infériorité numérique.
La première devait avoir trente ans à tout casser, petite, brune, un sourire contagieux et une masse de cheveux auburn impressionnante. Sakura n'avait pas bien compris à quoi correspondait son emploie, mais apparemment elle connaissait bien les hommes attablés avec elle.
Venait ensuite une sexagénaire blonde à l'air calme, les cheveux tirés dans un beau chignon stricte, habillée élégamment.
Enfin, Sakura avait presque manqué de la voir, une femme au sourire sûr et séducteur, la quarantaine. Une journaliste. Sakura se méfia immédiatement d'elle.
Quand tout le monde fut assis, (ils étaient une dizaine en tout) des serveurs vinrent leur apporter discrètement l'entrée. C'est là que Sakura commença vraiment à paniquer.
Trois fourchette. Trois couteaux.
Se servir uniquement de deux de ces ustensiles à la fois était déjà compliqué pour elle, elle n'arrivait même pas à imaginer comment on pouvait en manier autant.
Elle supposa donc, à juste titre, qu'un couver allait avec un plat, ou quelque chose comme ça.
Sakura jeta discrètement un regard aux autres. C'est là que ses yeux croisèrent avec horreur ceux amusés de la journaliste, et elle se pressa de saisir le même couteau et la même fourchette que les autres convives, comme si de rien était. Mais trop tard, l'autre l'avait vu.
Sakura rougit de honte, certaine de trouver cette anecdote le lendemain dans l'article que la quarantaine allait publier, car il était sur qu'elle était là pour cela.
Cela ne manqua pas.
« […] Tandis que ces messieurs débattaient sur si oui ou non il fallait réformer on ne savait quelle lois stérile, un de leurs passetemps favoris je vous le confie, un œil avisé aurait pu remarquer l'éclair de panique qui traversait le regard de . En effet, discrètement, sa main hésitait, nerveuse, au dessus des trois couteaux différents qui lui étaient proposés. […] »
Anko allait le lui payer.
Naruto passait souvent la voir, à vrai dire dès qu'elle avait du temps libre. La plupart du temps il venait accompagné de Sasuke, et les emmenait se balader dans New York. Il avait toujours quelque chose de merveilleux à lui faire découvrir et, malgré les vagues protestations de Sasuke, il réussissait toujours à les trainer là où il le voulait.
Un des jeux favoris du capitaine était de faire gouter de nouvelles choses à la jeune femme. Naruto raffolait des sucreries, et ils avaient au moins cela en commun, bien que les fruits étaient préférés par Sakura. Sasuke, lui, mangeait peu sucré, mais ne se limitait pas quand ils s'agissait d'autre chose, notamment de café.
Sakura avait remarqué que les cernes étaient toujours présentes sous les yeux abyssaux de Sasuke, peut être même avaient-elle grandi. La jeune fille était toujours aussi curieuse de savoir pourquoi l'Uchiwa avait du mal à dormir, mais n'osait toujours pas lui poser la question. À vrais dire, même si Sasuke semblait à l'aise en sa présence, elle ne savait toujours pas comment se comporter face à lui. Son esprit restait bloqué, de peur de dire quelque chose de travers, et chaque parole qu'elle lâchait l'était avec appréhension
Cependant, la bonne humeur de Naruto réussissait presque à lui faire oublier le malaise qu'elle éprouvait en présence de Sasuke.
Sakura riait beaucoup avec lui. Naruto était comme un petit frère.
Les yeux de Sakura s'ouvrirent en même temps qu'un violent sursaut la tirait du sommeil. Son cœur battait à tout rompre dans son poitrine, cognant douloureusement contre ses cotes. Dans son esprit, les images du cauchemars s'effaçaient lentement, ne laissant derrière elles que la peur qu'elles avaient inspirer. Ce relent angoissant, ce sentiment oppressant d'épouvante, poussèrent les larmes hors des yeux de Sakura. Le visage inondé, la jeune fille se leva et partie s'enfermer dans son armoire. Prise en étaux entre divers cartons et la parois de bois, elle réussit à calmer les tremblements violents qui l'agitaient.
Ces sanglots se calmèrent et elle se rendormie.
« Nous devons partir ou nous allons êtres en retard, » annonça Steve, sur le seuil de la porte.
Sakura jeta un coup d'œil à l'horloge accrochée au mur, et un soupire de soulagement passa ses lèvres. Anko, assise à ses cotés, fronça les sourcils, puis lâcha d'un ton aigre:
« Bon, et bien vas-y. »
La jeune teclin se leva et suivit rapidement Steve dans le couloir.
« Vous n'avez pas l'air en forme Sakura, » fit remarquer le garde du corps.
Sakura lui donna un sourire rassurant.
« Je suis un peu fatiguée. Anko m'énerve. »
L'homme rit.
« Anko a cet effet sur tout le monde. Vous lui en voulez encore ? »
Sakura fronça les sourcils à l'évocation de ce mauvais souvenir.
« Bien sûr, elle m'a ridiculisé, » souffla-elle, de mauvaise humeur.
Steve ne répondit rien. Il avait comprit depuis qu'il veillait sur elle que Sakura était de nature rancunière.
Sa nouvelle vie était réglée comme du papier à musique, et elle suivait parfaitement le rythme, mais essayait juste de sauter les pauses. Elle ne voulait pas avoir le temps de réfléchir. Ne pas penser aux autres, à ceux qui n'étaient plus là. Toutes ses journées étaient pleines, elle n'avait aucune pose, pas un instant de repos, si ce n'était le soir quand elle se posait dans son lit. Quand ce moment arrivait, soit la fatigue prenait le dessus, et alors elle s'endormait d'un sommeil délicieusement noir et sans rêve, soit le filet d'énergie qui lui restait gardait ces yeux irrémédiablement ouvert. Dans le deuxième cas, c'était alors le début d'une longue nuit de micro-sommeils cauchemardeux, puis de réveils en sueur suivit d'une interminable attente, l'esprit confus mais néanmoins trop clair pour ne pas penser.
Sakura détestait y songer. Elle voulait juste oublier, reléguer ce qu'il s'était passé dans un coins très sombre et très inaccessible de son esprit
Voilà pourquoi elle détestait la séance.
Toutes les fin d'après-midi, il y avait la séance.
Le rendez-vous pudiquement nommé ainsi était, en réalité, l'heure réservée à l'entrevue avec le docteur Kurenai. Le Dr. Kurenai était psychiatre, et faisait suivre à Sakura une ''thérapie''.
Une thérapie durant laquelle Sakura devait tout se souvenir. Tout revivre.
Elle n'avait encore jamais répondu aux questions du Dr. Kurenai.
Elle se réveilla et passa une main sur sa nuque endolorie. Dormir dans une voiture n'était pas des plus confortable.
« Tu travailles trop, tu devrais calmer le rythme, lui dit Sasuke sans même décoller ses yeux du paysage.
-J'ai jute mal dormi cette nuit, » répliqua doucement la teclin.
Comme toutes les nuits, à vrais dire. Mais cela elle se garda bien de lui expliquer.
Elle mira son reflet dans la vitre noir qui les séparait du conducteur. Ses yeux étaient petits et brillants.
Il eu un silence seulement entrecoupé par le léger bruits des klaxons.
« Steve m'a dit que tu faisais des insomnies, » lâcha Sasuke tout d'un coup. Il la regardait cette fois, et Sakura n'aima pas ça. Elle était sûr qu'il allait lui parler de ''la séance''.
« Ce n'est rien, j'ai seulement du mal à m'habituer au rythme. Vous dormez tellement vous les terriens, » répondit-elle d'une voix se voulant égale.
Sakura pria pour que sa réponse ai l'effet escompté, c'est à dire froisser Sasuke afin qu'il ne l'embête plus.
Ça ne marcha pas.
« Il m'a aussi dit que tu faisais des cauchemars, » rajouta le jeune homme, toujours aussi patient.
Sakura évita de justesse l'air surpris qui menaçait de la trahir.
Oui, elle avait du mal à dormir. Oui, elle faisait des cauchemars. Toutes les nuits. Mais elle savait que Steve ne pouvait l'avoir deviné. Elle n'avait jamais criée, n'avais jamais fais de bruit ni dérangé qui que se soit. Elle était certaine que Sasuke bluffait. Comment avait-il deviné ?
« Je ne fais pas de cauchemars, et même si c'était le cas je sais que Steve ne l'aurai pas remarqué. Si tu veux dire quelque chose dis le moi tout de suite au lieu de parler inutilement. » Son ton était un peu plus revêche que ce à quoi elle s'attendait, mais Sasuke l'avais bien mériter à fouiner dans ses petits papiers.
L'Uchiwa sourit, comme amusé.
« Naruto s'inquiète, » avoua-il finalement.
Sakura ne comprit pas.
« Hé ?
-Je le sais parce que quand il s'inquiète il est dans la lune. Il t'aime bien, et il à tendance à trop s'inquiéter pour les gens. »
Sasuke se tu.
La teclin ne comprenait toujours pas.
« Mais dans ce cas là je pense qu'il a raison, reprit-il. Tu as minci. »
Il jeta un coup d'œil à son corps, comme évaluant quelque chose. Sakura s'enfonça plus profondément dans la banquette en cuire noir. Le regard noir la mettait toujours aussi mal à l'aise.
« Tu ne peux pas aller bien après ce qu'il t'es arrivé, continua Sasuke de sa voix trop calme. Et le s'inquiète. Elle dit que tu compenses la perte en travaillant, afin de ne pas y penser.
-Je... »
Silence.
Sakura ne comprit pas vraiment ce qu'il se passa, mais l'air de Sasuke changea du tout au tout, sans vraiment que son visage ne se modifie. C'était comme une impression.
« Je suis plutôt pour que chacun s'occupe de ses propres problèmes, mais apparemment tu ne peux pas régler les tiens seule, » le ton était devenu un peu railleur, un peu hautain.
Sakura cligna des yeux, comme si on venait de la frapper.
Quoi ?
« Je t'ai dit que je n'avais aucun problème. Tu es le seul ici qui affirme que je dort mal et que je fais des cauchemars, puis tu te permets de me juger sur cela. Qu'est ce que tu veux que je te dise ? »
Sasuke sourit de nouveau, et Sakura commençait à avoir le crane douloureux.
« Je sais que tu es mal, la question n'es pas là. Je veux que tu dises que tu vas trouver une solution et arrêter. »
Sakura n'en cru pas ses oreilles.
Il eu comme un blanc dans son esprit. Comme un ''error, page not found'', ou encore un bug de circuit.
Trouver une solution et arrêter ?
Arrêter ?
Mais arrêter quoi ?
Arrêter de souffrir ?
Arrêter d'être triste ?
Une vague de peine et de rage l'assaillit. Elle fit néanmoins taire ces émotions, et ne laissa rien paraître.
Elle ne répondit rien. Elle regarda le paysage, déconnectée.
La voiture s'arrêta et Steve vint lui ouvrir la porte. Elle crut entendre Sasuke dire quelque chose mais se mit immédiatement en route pour le semer. Cependant c'était peine perdue: à peine était-elle entrée dans le hall qu'une main se refermait sur son bras, telle un étaux.
« Tu ne m'a pas répondu, » dit Sasuke, froid comme au premier jour.
Sakura fit claquer sa langue contre son palais dans un geste d'agacement.
« Je n'ai pas entendu. On n'a qu'à en parler plus tard, » lâcha-elle avec irritation.
Sasuke ne se démonta pas et, resserrant sa prise sur l'avant bras de la teclin, répliqua:
« Je t'ai demandé qu'est ce que tu comptais faire. Si tu allais suivre les conseilles que le s'évertue à te donner. »
Steve, un peut en retrait, regardait le dialogue dégénérer, ne sachant s'il devait intervenir. Les gens commençaient à se retourner dans le couloir pour voir ce qu'il se passait.
« Il n'y a pas de solution magique Sasuke ! Tu crois quoi ? Je ne suis pas comme toi, désolé, je ne peut pas faire abstraction de tout sentiment quand cela me plait. »
Sakura avait haussé le ton. Il lui revenait en mémoire ce que Naruto lui avait dit, un soir.
Ils étaient sorti car le capitaine voulait continuer sa petite visite guidée de New York. Steve ne voulait pas qu'ils prennent le métro, ils étaient donc restés près de l'hôtel de Sakura, et s'étaient dirigés à pied vers Central Park. Ils étaient entrés dans le poumon vert de la ville par une porte donnant sur une immense fontaine, tout en haut de laquelle trônait la statue d'une femme nue. Naruto les avaient rapidement dirigé hors des sentiers, et ils avaient atterri au bord d'un petit étant, ou plutôt d'une grande marre. La lumière des quelques lampadaires présents se reflétait en des taches mouvantes sur l'eau noire, semblables à du feu. Naruto et Sakura, sous la surveillance bienveillante de Steve, s'étaient assis sur l'herbe humide, les pieds dans l'eau.
« Les parents de Sasuke faisaient partie d'une milice anti-terroriste. Ils se sont fait assassinés et il s'en veut pour ça. Sasuke croit que s'il était rentré plus tôt, s'il avait pu le sentir, ils seraient encore là. »
« Mes parents sont morts, mes amis sont morts, tout mon peuple est mort! Je suis seule, est-ce que tu comprends ça ?! Je ne suis pas comme vous, je ne suis pas humaine, tu ne peux pas imaginer ce que je ressent ! Tu ne comprends pas le lien, tu ne peux pas le comprendre ! »
Sakura avait hurlé. Tant pis si les gens la regardaient de travers, si elle faisait mauvaise presse à Konoha. Sasuke ne pouvait pas comprendre. Elle voulait qu'il comprenne. Pourquoi ne le pouvait-il pas?! Après ce qu'il avait vécu, il aurait du.
Elle reprit son souffle, se calma. Les larmes venaient mais elle les retint. Elle ne voulait pas pleurer.
« C'est comme si on m'avait arraché quelque chose Sasuke. Tu as beau avoir souffert, tu ne peux pas concevoir ce que ça fais. Il y a des gens sur cette planète, il y a vous. Mais vous n'êtes pas eux. Et même parmi vous je suis seule, et je ne peux rien faire contre ça. Je ne peux pas oublier le trou dans ma poitrine. » Sa voix n'était plus qu'un souffle, mais elle savait qu'il avait tout entendu.
Ils ne dirent rien pendant elle ne sut combien de temps, juste à se regarder. Les yeux de Sasuke n'exprimaient rien.
« Maintenant, est-ce que tu peux me lâcher s'il-te-plait, » demanda-elle doucement, contenant ses sanglots.
Sasuke ne dit toujours rien mais desserra ses doigts.
« Merci, » chuchota Sakura.
Elle lui tourna dos et partit.
Le docteur Kurenai est une jolie femme, se dit Sakura en la détaillant. Ses yeux étaient assez étranges, bruns mais comme virant au rouge. Cela aurait pu être effrayant, mais la teclin trouvait en réalité cela assez joli. Le visage qui lui faisait face était d'un ovale régulier, plutôt doux.
Le docteur replaça une mèche de cheveux bouclée et noir derrière son oreille.
« Je vais vous parler, » dit soudainement Sakura d'une voix morne, les yeux dans le vague.
Kurenai ne sursauta pas, mais ce fut tout comme, et lui fit un joli sourire.
« Pour me dire quoi ? » demanda-elle de sa voix, grave mais douce.
Sakura se dit que c'était la voix parfaite pour une mère.
« Je ne sais pas. Que voulez vous savoir ? »
La femme joignit ses deux mains sur ses cuisses, l'air calme et engageant.
« Commençons par le début peut être ? Si vous en avez envie vous pouvez me parler de vos parents. »
Sakura acquiesça d'un mouvement de tête.
