Hello, encore un nouveau chapitre de posté. J'ai maintenant passé la barre des 600 vues, bien que je trouve que les vues du premiers chapitres ne comptent pas puisque les gens ne continuent sans doute pas leur lecture après. J'ai en réalité à peu près 60 lecteurs réguliers, et ça me chagrine d'avoir si peu d'avis. Afin bref, la galère de tout apprentis-auteur sur fanfiction quoi :/
Bonne lecture :)
Bande-son du chapitre:
Kid Cudi – Marijuana
Birdy – People help the people
Radiohead – All I Need
M83 – Kim & Jessie
Ses doigts se tordaient dans tous les sens, et elle du se freiner pour ne pas méticuleusement arracher le verni que la manucure lui avait posé. Le trac prenait forme dans son ventre, s'épanouissant comme une fleur.
Le maquilleur fronça les sourcils, ajouta une dernière touche de far sur ses joues, puis sembla enfin satisfait.
« Et voilà le résultat, » lui dit-il en faisant pivoter son fauteuil, afin qu'elle puisse se regarder dans la glace.
Le maquillage était léger, très naturel. Ses cils étaient interminables, ses paupières délicatement dorées, ses lèvres rose capucine.
« J'ai fait dans le style nude, même si ce n'est plus vraiment de mode, pour contrebalancer la robe. Ton visage est assez poupin, surtout avec ce teint blanc, il n'aurait pas fallu tomber dans le vulgaire, » lui expliqua le maquilleur.
Sakura acquiesça, même si comprendre le pourquoi du comment de son maquillage était la dernière de ses préoccupations.
Elle était passée au stade de stresse où sa jambe droite bougeait indépendamment.
Soudain, une masse de cheveux blonds apparue dans le miroir, et Sakura se retourna rapidement pour regarder Naruto arriver.
Un sourire espiègle aux lèvre, celui-ci la regarda de haut en bas.
« Oulala, on rentre dans la coure des grandes, » plaisanta-t-il.
Sakura lui lança son regard le plus noir, horriblement mal à l'aise.
« Naruto, se plaignit-elle, je suis vulgaire! Ce n'est pas du tout mon style, on dirait une... tu sais, une ?
-Une pute ? s'amusa le jeune homme.
-Oui, » souffla la teclin.
Sakura se leva, tirant sur le jupon en tulle, et du même coup sur le tissu orné de sequins noirs qui le recouvrait, essayant vainement de faire descendre le corsage qui lui enserrait la taille. Par dépit, elle tenta tout aussi inutilement de rapprocher les deux pans qui formaient le décolletée en goute d'eau, et se croisaient entre ses clavicule. Un courant d'air froid lécha son dos nu, et Sakura vit rouge.
« Putain, non mais même Anko verrait que ce n'est pas du tout adapté ! Je vais être la risée de tous, je n'ai l'air de rien ! » s'énerva-t-elle, les larmes aux yeux.
Quelques personnes se retournèrent dans les coulisses noir, mais retournèrent rapidement à leurs occupations.
Sa gorges, nouée par le trac, lui faisait horriblement mal, mais pas autant que ses pieds, comprimés dans ballerines noires trop petites.
Alors qu'elle allait craquer et fondre en larmes amères, Naruto la prit dans ses bras.
Surprise par sa contacte inattendu, Sakura ne pu s'empêcher dans un réflexe inconscient de rechercher la connexion. En quelques millièmes de secondes à peine, avant même qu'elle ne s'en rende réellement compte, le lien était rétablis. Un sentiment doux et chaud se rependit en elle, comme une coulée de lave très lente, délicieuse, et le calme apaisa son esprit en surchauffe. Se fut comme une main fraiche posée sur son front.
Les bras de Sakura se resserrèrent sur Naruto, collant son corps gracile contre celui ferme et rassurant de l'autre.
Quelqu'un se racla la gorge. Ils se séparèrent, et Naruto sembla reprendre ses esprits.
« C'est parfait, pour une fois les stylistes on fait un travail convenable, » constata la voix perçante d'Anko.
Sakura leva les yeux au ciel, une fois le choc de la séparation avec Naruto passé.
« C'est à toi maintenant, vas te mettre en place, » ajouta Anko, les yeux rivés sur elle, comme un serpent prêt à mordre.
Sakura fit se qu'on lui demandait, après avoir passé une main douce sur l'épaule de Naruto en signe de remerciement.
La salle n'était pas si grande, et le publique comptait peut être une trentaine de personnes. Cependant, les six caméras étaient là pour lui rappeler que partout dans le monde, des humains et autres étaient collés à leur poste, attendant de découvrir son visage.
Sakura jeta un regard paniqué aux coulisses, où toutes sortes de personnes s'activaient sans même lui accorder un regard.
« Bon, » dit Anko en apparaissant devant elle.
Sakura fut un instant déstabilisée par cette arrivée soudaine. Anko était la spécialiste des venues mystérieuses, et semblait toujours sortir de nul part.
Les yeux gris brun de sa ''conseillère'' se posèrent sur elle, et Sakura cessa de gesticuler. Le regard d'Anko était comme différent: serein, rassurant.
« Ne t'inquiètes pas, tu vas être très bien, » lui dit-elle.
Sakura contempla, étonnée, l'autre femme.
« Je n'ai qu'une vague idée des questions qu'on vas te poser. Tu vas sans doute devoir raconter comment était ta vie là-bah, comment tout c'est passé. Ne te laisse pas submerger par tes sentiments. Je sais que ça vas être dur, mais ce sont des charognards, ce qu'il veulent c'est du spectacle, du malheur. »
Anko fit une moue étrange, comme tiraillée par un choix difficile.
« Ne leur laisse pas ce plaisir, » ajouta-t-elle finalement.
Une sonnerie résonna, et le silence se fit. Anko disparue.
Le cœur battant à tout rompre, Sakura regarda, comme déconnectée, le présentateur ouvrir l'émission sous les applaudissement du public.
Quelqu'un posa une main sur son épaule alors qu'elle ne s'y attendait pas, la faisant sursauter, et on lui dit que c'était à elle. Mécaniquement, elle se mit en marche, et avant même d'avoir pu jeter un œil au publique, le présentateur était déjà là, devant elle. Sa main chaude et masculine enserra la sienne doucement, et Sakura eu du mal à se concentrer sur ce que l'homme disait. Elle sourit timidement, acquiesça sans trop savoir pourquoi, et suivit l'homme en costume qui lui désigna un siège.
Elle s'assit le plus délicatement possible, pouvant enfin apercevoir le publique qui la fixait, suspendu à ses lèvres. Dans un coin de la salle, Sakura remarqua Naruto et Anko.
La seule pensée qui lui traversa l'esprit fut : ''Ne desserre pas les jambe ou l'on verra ta culotte.''
« Alors Sakura, comment allez vous ? Un peu stressée par cette première apparition à la télévision ? »
Sakura cligna des yeux, violemment ramenée à la réalité. Elle inspira lentement et s'humecta discrètement les lèvres.
« Un peu oui, répondit-elle doucement, ne sachant pas trop que dire d'autre.
-J'imagine que cela doit être impressionnant: vous venez à peine de débarquer dans une des plus grandes villes qui soit, sur une planète inconnue, et on vous pousse déjà sur le devant de la scène, » reprit aussitôt le présentateur, Stanley Bank, ne se laissant pas le moins du monde déstabiliser par l'éloquence limitée de son invité.
Allez, bouges-toi, se dit Sakura à elle même.
Elle inspira une fois encore, se donnant du courage, puis se concentra. Elle sourit tout d'abord, afin de gagner quelques secondes. Sont cerveau entra en ébullition, et le chemin de sa pensé s'accéléra.
Faire bonne presse à Konoha, voilà sont objectif principal. Il fallait qu'elle soit suffisamment serviable pour faire oublier aux vieux sages du conseil que Naruto avait fauté en la trouvant. Elle lui devait bien ça.
Faire bonne presse. Attendrir l'opinion.
« Oui c'est vrai, la Terre est très différente de ce que j'ai connu auparavant, mais j'ai été très bien entouré je doit dire, expliqua-t-elle d'une voix claire, en souriant.
- Ah bon ?
- Oui, bien sûr. Konoha s'occupe de moi et m'a même offert une opération afin que je puisse immédiatement parler Anglais. »
Sakura passa sous silence le fait que cette opération avait été subventionné afin qu'elle puisse jouer ce petit numéro ridicule.
« Je me disait bien que quelque chose clochait, s'amusa le présentateur. J'avoue être un peu déçus, l'accent avait aussi son charme. »
L'homme débutait un jeux de séduction évidant dans lequel Sakura se laissa prendre avec aisance, riant délicatement.
« Désolé de vous décevoir, riposta-t-elle gentillement.
-Oh ce n'est pas grave, mais vous me devez bien un diner pour vous faire pardonner, continua l'homme.
-Il vas falloir que vous en parliez à mon chaperon dans ce cas, plaisanta la teclin. Sinon nous pourrons toujours faire le mur ensemble.
-C'est noté, » dit-il en lui envoyant un clin d'œil.
Le publique siffla, appréciateur, et Sakura jeta un coup d'œil a Anko. Celle-ci brandit sa main fermée en un point, le pouce levé, et Sakura se souvint que c'était un signe positif chez les humains.
L'équivalent sur Tecla était de joindre le pouce à l'annulaire. Plus les autres doigts étaient tendus, plus le signe était positif.
« J'ai aussi rencontré beaucoup de gens très intéressants, des hommes d'affaires lors de déjeuners par exemple. »
Stanley Bank fit une grimace comique.
« Hommes d'affaires et intéressants, je ne sais pas si il est légal de mettre ces deux termes dans une même phrase, » blagua-t-il, provoquant l'hilarité du publique.
Sakura força son visage à prendre un air réprobateur, puis répliqua sur le ton qu'une mère aurait utilisé pour gronder son enfant qui se serrait taché:
« Ne dites pas cela, vous serriez étonné si vous aviez été avec moi. »
Ses paroles furent suivit d'un étrange silence qui durant une petite dizaine de seconde.
Stanley Bank sourit finalement.
« Vous savez Sakura, tout le monde ici est très curieux d'en savoir plus sur vous. Pour beaucoup, vous êtes là première teclin qu'ils voient.
-J'imagine, glissa doucement Sakura. »
Le jeune fille sentait que l'échange venait de marquer un tournant décisif, et que le plus dure était à venir.
Sakura regarda discrètement l'heure sur une horloge murale du plateau, et constata que plus de la moitié de l'émission d'une heure et quart était déjà passée.
Stanley Bank lui avait posé une foule de questions sur ce qu'elle pensait de la Terre, sur Tecla 3 et sur sa jeunesse. Les questions s'étaient faites plus précises au fur et à mesure, et Sakura avait dû décrire la période durant laquelle la pandémie avait crut. Elle avait dû expliquer le combat qu'elle et ses parents avaient mené pour survire, pour ne pas être infecté, pour ne pas mourir de faim.
Les blagues avaient depuis longtemps été abandonnées, et le silence était absolue sur le plateau de télévision.
Elle avait raconté le marché noir sur lequel sont père achetait la viande devenue rare, leur déménagement en catastrophe dans la maison à la campagne de sa grand mère, quand la leur avait brulé.
« La flamme violette à mit feu à la maison de ma meilleur amie, Ino, parce qu'un voisin avait dit que sa mère était contaminée. Je ne l'ai appris que trois jours plus tard, par sa petite sœur Ami, qui avait rechapée à l'incendie. Elle m'a raconté que dans la nuit elle avait entendue des voix. Elle avait sauté par la fenêtre de sa chambre, au premier étage, pour s'échapper. Elle m'a dit qu'elle avait vue ceux qui avaient mit le feu. Il y avait des adultes, mais aussi des jeunes de son âge. Elle avait quinze ans. »
Sakura prit une inspiration tremblante, et but un peu d'eau.
« On vous a retrouvé seule sur un vaisseau humano-teclin de recherche, comment cela se fait-il ? » la questionna Stanley Bank après un petit silence.
Sakura sourit tristement.
« Vous savez, vous êtes la première personne à me demander ça, » lui avoua la teclin.
Le présentateur la regarda, interloqué.
« Sérieusement ? Personne ne vous l'a demandé jusqu'ici ? s'étonna-t-il.
- Exactement. Personne n'y a songé, je ne sais pas pourquoi. »
Les quelques lampadaires qui marchaient encore éclairaient par intermittence l'habitacle du véhicule d'un éclat orange. Le silence était de plomb, et Sakura était nerveuse. Son père pilotait l'engin, les mains crispées sur les commandes, et n'avait pas dit un mot depuis qu'ils étaient partis.
« Où est-ce qu'on va papa ? » Sa voix lui parue trop forte, toute craquelée.
Sa mère était restée seule dans la maison de ses grands-parents et elle s'inquiétait pour elle.
« On va juste chercher quelque chose à mon boulot, on n'en a pas pour longtemps, » lui répondit son père d'une voix étrange.
La route était déserte et ils étaient bien au dessus de la limitation de vitesse. Ils contournèrent les grandes villes qu'ils croisèrent afin de ne pas se faire arrêter. Ils arrivèrent finalement deux heures plus tard, en pleine campagne, devant l'immense centre de recherche où travaillait auparavant son père.
Sakura le regarda sortir du véhicule. Le coffre claqua, et elle put voir une silhouette se diriger vers les grandes grilles qui barraient l'accès au site. Son père fit sauter les chaines et les cadenas avec des pinces, puis poussa laborieusement les pans de l'énorme portail métallique qui leur barrait la route.
Une fois dans le véhicule, il redemara le moteur et les mena à travers le dédale de bâtiments.
Quand il se gara de nouveau, il fit signe à Sakura de descendre. La jeune fille avait un mauvais pressentiment. Cette histoire ne lui plaisait pas. Vraiment pas.
« Suis moi ma puce. »
Il n'y avait presque aucune lumière autour d'elle, et Sakura du suivre à la trace son père. Il semblait connaître le chemin par cœur, et ouvrait les portes à l'aide d'une carte magnétique.
Quelques minutes plus tard, ils débouchèrent sur un énorme hangar plongé dans le noir. Sakura ne voyait pas le plafond, mais à la résonance de leurs pas, supposa qu'il était très haut.
Son père s'enfonça dans les ténèbres, et tout à coup un bruit la fit sursauter. Une porte s'ouvrit, sortie de nul part, en plein milieu du vide, et donnait sur un couloir éclairé. Sakura pouvait voir les bords d'une structure métallique autour du chambranle, et comprit qu'il s'agissait du sas d'accès à un vaisseau.
« Papa, qu'est ce qu'on fait ici ? »
Mais son père ne lui répondit pas et était déjà dans le vaisseau, hors de vue. Sakura se dépêcha de le suivre.
Quand elle arriva à sa hauteur, il pianotait sur un petit écran au mur, au niveau d'une lourde porte.
Sakura jeta un coup d'œil autour d'elle, mais de s'offrait à sa vue que le couloir blanc, éclairé par la lumière des néons.
La porte s'ouvrit dans un drôle de bruit, comme un ''pof''.
Dans la pièce étaient entreposées d'étranges cuves transparentes pendues au plafonds, ainsi que divers chariot sur lesquelles étaient rangés des objets médicaux et scientifiques qu'elle ne connaissait pas.
Un éclair de compréhension passa dans son esprit et Sakura recula soudainement, horrifiée.
« Papa, pourquoi nous sommes venus ici ? Réponds moi ! »
Son père se retourna vers elle, et Sakura comprit qu'elle avait vue juste quand elle croisa ses yeux verts tristes.
« Je suis désolé chérie, mais c'est pour ton bien. »
Avant même qu'elle n'ai pu réfléchir, il lui saisissait le bras et la tirait à travers la pièce, vers une cuve ouverte.
« Non je ne veux pas y aller ! Laisses moi ! »
Elle eu beau se débattre, griffer, mordre, les mains de son père la poussèrent à travers la fente de la cuve, qui se referma aussitôt. Elle se mit à crier, à frapper les bords du tube, à pleurer, mais rien n'y fit.
« Viens avec moi ! Viens avec maman ! » hurla-t-elle.
Son père ne la regardait même plus.
« Pitié, viens avec maman ! Papa ! Ne me laissez pas toute seule ! Ne me laissez pas ! »
Elle ne discernait plus rien, les yeux noyés par les larmes. Un gaz se rependit soudainement autour d'elle, obstruant son champ de vision. Elle ne voyait désormais plus que dans la cuve.
Une main se posa contre la parois transparente.
« Ta mère et moi nous t'aimons ma puce.
-Papa ?! Papa ?! »
Son esprit commençait à devenir flou, ses sensations étranges.
Le gaz l'enveloppa complètement, ne lui permettant plus de voir ses propres doigts. Le silence se fit autour d'elle, oppressant. Une liquide visqueux et chaud commença à emplir la cuve, collant ses vêtement à sa peau. Il lui arriva rapidement jusqu'à la hanche. Le gaz avait une consistance étrange, épaisse dans sa gorge. Malgré ses effort pour ne pas en respirer, ses poumons en furent rapidement emplis. La substance volatil avait un goût désagréable en bouche, amère et fort, répugnant.
Sakura terrorisée, essayait tans bien que mal de lutter contre la fatigue, mais bientôt son corps s'affaissa contre la parois transparente de la cuve. À moitié inconsciente, elle ne bougea pas quand ses cœurs furent brusquement traversés d'une douleur insupportable.
Sakura mourus pour la première fois.
« Je suis désolé, vous allez être deçus, mais en réalité je ne m'en rappelle pas. Mes souvenirs remontent jusqu'à quelques semaines après notre arrivée dans la maison de mes grands-parents. Je me vois là, avec ma mère, en train de faire la cuisine, puis plus rien, c'est noir, » mentit Sakura sans rien laisser paraitre.
« Il va bientôt être l'heure de nous quitter Sakura, mais avant cela j'ai une dernière question pour vous, » dit Stanley Bank de sa voix claire et grave.
Sakura se força admirablement bien à sourire, sous les applaudissements et les protestation déçus du public.
« Je vous écoute.
-Je pense que de nombreux spectateurs se demandent, comme moi, quelle est votre opinion quand aux actions de Tecla 2 durant la pandémie, » déclara le présentateur d'une voix calme et professionnelle.
Sakura fronça les sourcils, légèrement perdue, et resserra ses doigts sur les accoudoir du fauteuil en cuire. Un grand silence se fit dans la salle.
Les actions ?
« Pouvez-vous précisez votre question s'il-vous-plait ? »
Stanley Bank s'agita imperceptiblement dans son siège moelleux, comme embarrassé.
« Je parle des bombes que Tecla 2 à envoyé sur Tecla 3 afin d'empêcher propagation du virus à d'autres planètes. »
L'esprit de Sakura se vida de tout contenu et un bourdonnement emplie ses oreilles. Ses yeux hagards balayèrent le plateau.
« Je...je ne sais pas...pardon, mais je ne peux pas m'exprimer à propos de cela, » bafouilla-t-elle, fuyant le regard de Stanley Bank.
Comprenant son trouble, celui-ci se dépêcha d'enchainer, le plus naturellement possible:
« Et bien merci beaucoup Sakura, je suis très heureux d'avoir pu mener cette interview. J'espère que vous nous rendrez très bientôt visite de nouveau. »
Sakura ne répondit rien, la gorges nouée, mais s'efforça de sourire le plus normalement possible.
Quand elle se retourna pour partir, tout le monde pu voir le rouge et le noir se disputer violemment dans son dos.
Sakura regarda, horrifiée, les engins en forme de goutte d'eau tomber lentement du ciel. La détonation qui suivit l'impacte fut effroyable, engendrant une onde de choc dévastatrice qui rasa la périphérie de Lazubé, la capitale, sur plusieurs centaines de kilomètres. Les yeux écarquillés de Sakura fixèrent la fumée dense qui recouvrait désormais la ville, sa ville. Quand le mur épais de poussières et de cendres mêlés retomba enfin, un jour plus tard, ses prunelles menthe à l'eau ne purent voir que désolation. Plus rien ne subsistait, sinon des amas de roches qui autrefois étaient de flamboyants buildings. Les mains de Sakura vinrent cacher ses lèvres grandes ouvertes d'effrois, et elle étouffa un hoquet de terreur.
Sous ses yeux devenus humides, la vidéo fit défiler les mois, puis les années. Dans les ruines, les débris cessèrent de bruler, puis de fumer. La pluie s'abattit sur les restes de la ville, transformant en boue la poussière, puis la boue en terre. Peu à peu, la nature reprit ses droits sur la mégapole, recouvrant de verdure les décombres. L'herbe se fraya un chemin à travers le goudrons, le lierre et la mousse enveloppèrent les squelettes brulés des anciens bâtiments. Bientôt, Sakura pu voir les animaux se rapproprier la ville, et la vie reprendre son cour.
La jeune fille se redressa lentement sur sa chaise. La vidéo s'était arrêtée d'elle-même.
« Pourquoi personne ne m'en a parlé ? » demanda-t-elle d'une voix blanche.
Personne ne lui répondit. Elle se retourna vers Anko, Naruto et Steve. Leur silence était insupportable.
« Pourquoi vous ne m'avez rien dit ?! » cria-t-elle.
Sakura tenta de se calmer.
Elle savait qu'elle n'était pas en colère pour ça, et qu'elle ne faisait qu'injustement reporter sa fureur sur eux. Ils n'avaient rien fait, ce n'était pas de leur faute.
Sakura se leva avec raideur.
« Il faudrait que je reste seule un petit moment, » lâcha-t-elle finalement.
Ses yeux fixaient le mur.
Elle était épuisée.
Toutes les lumières étaient allumées dans sa chambre; elle avait peur du noir. Un sentiment oppressant le tenaillait, et chaque coins était un endroit de plus à surveiller.
Une fois de plus, elle ne dormit pas de la nuit.
Sakura ne se sentait pas très bien ce matin. Sa langue était pâteuse dans sa bouche, et ses yeux lui faisaient mal.
Une main fraiche se posa sur son front, et Sakura ouvrit avec difficulté les paupières. Son regard en rencontra un autre, immaculé.
« Je suis vraiment désolé, » lui dit doucement Hinata, assise sur le bord de son lit.
Sakura lui offrit un pauvre sourire, puis se recroquevilla doucement, son front venant se poser contre la cuisse de l'humaine.
« Ma meilleure amie m'appelait grand-front quand nous étions gamines. Moi je l'appelait Ino-la-truie. »
Hinata lâcha un petit rire et Sakura leva ses prunelles vers elle pour la regarder. Elle était bien, là, maintenant. Le soleil rose orangé diffusait une lumière douce dans sa chambre claire, teintant le parquet en bois blanc d'une jolie couleur abricot. Il ne faisait pas trop chaud, peu être même un peu froid, car une des fenêtres était restée ouverte. Les sons de la rue en contrebat leur parvenaient, diffus, et les cris des enfants jouant dans le parc, devant l'hôtel, résonnaient jusqu'à elles.
« Pourquoi t'es yeux sont blancs ? » demanda doucement Sakura.
Hinata lui sourit, posant une main douce dans sa chevelure barba à papa.
« C'est héréditaire. Je ne sais pas si tu as déjà rencontré mon cousin, Neji. Il a les mêmes. »
Sakura se rappelait vaguement de quelqu'un nommé ainsi, quand elle était encore sur le vaisseau.
Un silence apaisant suivit, durant lequel la teclin faillit se rendormir.
« Je crois que Naruto va venir tout à l'heure, il faudrait que tu te prépares, » lui annonça posément Hinata, brisant le calme de la pièce.
Sakura acquiesça contre sa cuisse.
Sakura ne se serrait jamais attendue à ça: une pile de lettres s'entassaient sur la table en marbre du salon, lui-même redécoré de nombreux bouquets de fleurs. Il semblait y en avoir partout, et leur parfum entêtant emplissait la pièce d'une odeur suave et fraiche.
« Qu'est ce que c'est ? » demanda Sakura, ébahie, à Steve.
Celui-ci, assis dans un fauteuil en train de lire le journal, leva ses yeux noisette vers elle. Il lui sourit et lui expliqua:
« C'est de la part d'admirateurs, elles sont toutes arrivées ce matin. »
Hinata lui tapota l'épaule, amusée.
Sakura enfonça un peu plus son bonnet sur sa tête, tandis que Naruto s'esclaffait bruyamment. Vexée, la jeune fille donna un coup dans le crane du capitaine, qui cessa immédiatement de rire.
« Maiiis Sakura, se plaignit-il exagérément en se frottant l'arrière de la tête.
-Ça t'apprendra espèce d'idiot, » répliqua la jeune fille avec humeur.
Hinata sourit devant la scène qui se déroulait.
Ils étaient en route pour aller manger, parcourant d'un pas pressé les rues de New York. L'ambiance était légère, malgré le froid évidant qui subsistait entre Sakura et Sasuke. La teclin ignorait royalement l'Uchiwa, et celui si ne semblait pas s'en plaindre.
Ils n'avaient pas fait dix mètres qu'une énième personne s'arrêta sur le trottoir d'en face, pointant du doigts Sakura. Celle-ci maugréa en le remarquant, accéléra le pas, et Naruto repartit dans un grand éclat de rire.
Steve lui ouvrit la portière, et les flaches l'éblouirent. Les hurlements agressèrent ses oreilles, et le froid de dehors la frappa de plein fouet.
Sakura jeta un coup d'œil derrière elle, vérifiant que Naruto la suivait bien.
Elle avait été invitée à un gala de bienfaisance, et pouvant y amener une autre personne, elle avait choisit le blond. Apparemment Hinata, qui descendait semblait-il d'une famille prestigieuse, avait aussi été conviée, et pour son plus grand malheur, avait choisi Sasuke comme cavalier. Sakura en avait été surprise car ne les savait pas proche. C'était Naruto qui lui avait expliqué qu'en réalité, Sasuke et elle se connaissaient depuis l'enfance.
Hinata, amie avec ce connard d'Uchiwa ? Hinata, si douce, si gentille, avec ce sale con ?
Sakura n'en avait pas cru ses oreilles.
Naruto apparut à ses cotés, souriant aux photographes et aux personnes qui s'agglutinaient bruyamment derrière les barrières de sécurité.
Sakura laissa un instant ses yeux trainer sur le jeune homme, séduisant dans un costume noir très sobre. À peine Sakura avait-elle réussi à la lui nouer que la cravate avait disparue, c'est pourquoi elle ne s'étonna pas en constatant que la chemise de Naruto n'était pas boutonnée jusqu'en haut. Les cheveux blonds du jeune homme étaient, comme à leur habitude, dans un désordre charmant, et ses yeux bleus outremer brillaient sous la lumière des flashs. La chemise blanche qu'il portait faisait ressortir sa peau tannée, et Sakura se demanda un instant si elle arriverait à avoir la même carnation que lui si jamais elle s'exposait au soleil assidument.
Naruto se tourna vers elle, lui offrant un grand sourire, et Sakura se dit que décidément, il faisait difficilement ses vingt-deux ans, avec cet air idiot accroché au visage.
« Hey Naru- »
Un bruit sourd retentit. Les cris de joie se transformèrent en hurlements de peur, et, comme mue par un réflexe collectif, tout le monde se baissa.
Sakura recula violemment sous le choc de l'impacte. Par réflexe, ses mains se posèrent sur sa poitrine, et ses doigts se maculèrent d'un liquides poisseux et chaud. Ce fut à cette instant que la douleur éclata, lui vrillant la poitrine, irradiant jusque dans ses jambes.
« Na- »
Son cris mourus dans sa gorge.
Elle s'effondra.
Une flaque blanc irisée se forma autour d'elle, imprégnant ses vêtements et le tapis rouge au sol.
« Sakura ! Sakura ! Restes là ! Tu m'ent- »
Un épais voile noir tomba sur son esprit.
