Désolé de ne pas avoir posté plus tôt, avait pas le temps.
Sinon, cela m'étonne que personne n'ai remarqué l'horrible, monstrueuse faute d'orthographe dans la titre de ma fanfiction. Un r c'est effectivement malencontreusement glissé dans le mot ''thought''. Pourquoi ? Parce que j'ai le malheur de télécharger (je sais c'est mal) sur un certain cite à l'âne, et que sur mon album de Aaron, Last night Thought est écrit avec un r, pour x raison. Je suis tellement habituée à cette écriture que je n'y avait même pas fait attention. Le truc c'est que si je corrige le titre de ma fic, et bien l'url vas changer. Voilà.
Sinon, chapitre pas très captivant car j'ai du le couper en deux question longueur.
Bande-son du chapitre:
U2 – With or Without you
Sakura regardait Sasuke, assis dans le couloir entourant la cour intérieure. Il était négligemment étendu parterre, sur les lattes de bois marrons, le corps penché en arrière reposant sur ses bras tendus.
Ses paumes devait êtres engourdies se dit vaguement Sakura.
Sasuke regardait quelque chose, et la jeune fille ne pouvait dire si c'était le ciel ou la fontaine, dont le murmure seul emplissait le silence. Le bambous creux remplis d'eau vacilla et retomba contre la pierre en dessous, produisant un son de bois que l'on cogne. L'air autour d'elle était encore frais, mais ne tarderait pas à chauffer au fur et à mesure de la monté du soleil. Sakura, pieds nus sur les tatamis, glissa silencieusement de la pièce où elle était à celle de droite, puis passa encore la suivante pour s'arrête à celle d'après, avant de faire glisser sans bruit le panneau en papier de riz donnant sur le jardin intérieur. Maintenant que Sasuke se trouvait face à elle, elle pouvait voir que ces yeux étaient fermés. Aussi calme, il semblait endormi. La jeune fille sourit devant cet air paisible. Les cernes qui à leur arrivée sur Terre grignotaient le visage de Sasuke avaient totalement disparu, et depuis qu'ils étaient au Japon, le jeune homme semblait comme débarrassé d'un poids.
Sakura était toujours aussi admirative devant l'humain. Elle ne comprenait pas cette méfiance qu'il avait à l'égard de tous, et qui s'exprimait surtout à travers les sarcasmes que lâchaient ses lèvres impudiques. Sasuke n'était pas avare de grossièreté.
Le jeune homme ouvrit lentement les yeux, et son regard noir se fixa dans celui de Sakura.
Il était si beau qu'elle en eu le souffle coupé. Sasuke était tel une peinture, et ses traits aussi parfaits que les lignes d'un dessein. Il avait tant de noblesse dans son visage. La beauté de l'Uchiwa était la même que celle d'un un chef d'œuvre: elle était froide, immobile, parfaite. Sakura admirait donc ce corps comme on admire la peinture d'un maitre, avec déférence, respect et admiration.
La teclin sortit de l'ombre projetée par le toit du couloir, s'avança dans la lumière douce du soleil matinale. Elle descendit dans le carré de verdure, les pieds s'enfonçant mollement dans l'herbe mouillée de rosé, et traversa le petit pond de bois. Sasuke ne bougea pas quand elle se pencha lentement sur lui, ombrageant son torse découvert par son yukata mal ajusté. Sakura était maintenant si proche de lui que ses cheveux roses tombaient délicatement sur ses omoplates, créant de légers frissons sur sa peau fine. Elle sentait son souffle contre sa joue, chaud et humide. Les lèvres légèrement charnues de Sasuke avaient l'aire tendres. Sakura y frotta les siennes. C'était lisse et agréable. Elle appuya plus, embrassant chastement. Sa main se déposa sur la joue lisse de l'humain, très doucement, effleurant l'épiderme pale, puis glissa jusque dans les cheveux pétrole. Elle ne s'attendait pas à ce qu'ils soient si fins entres ses doigts. Sa paume se laissa finalement trainer jusqu'à l'épaule de Sasuke, tandis que ses lèvres, elles, flânaient encore. Sous sa main Sakura sentait des muscles fermes et fins, agréables au touché.
Elle se redressa à peine, juste assez pour pourvoir voir son visage.
Sasuke la contemplait sans rien dire. Il avait à peine bougé.
« Tu es si beau, dit Sakura, passant doucement son pouce le long de la clavicule qui ressortait sur le torse masculin. Et pourtant, ça ne me fait rien. »
Sasuke murmura quelque chose, et le jeune fille se rapprocha pour mieux entendre. Le souffle caressa sa peau sans couleur, et le bout du nez froid effleura sa joue.
« Tu devrais... »
Sakura se réveilla en sursaut. Encore un peu étourdie de sommeil, elle ne réalisa pas immédiatement que ce qu'elle avait vécu n'était rien d'autre qu'un rêve. Son esprit, vaseux, mit du temps à reconnaître ou elle était.
L'herbe était douce contre ses pieds, et avait perdue toute trace de rosé. L'eau de la fontaine emplit le bambou creux qui retomba en claquant. Son corps était tout engourdis de soleil et de cette sieste improvisée à même le bois du couloir.
« Alors, on a fait de beaux rêves? » la railla Suigetsu, adossé à l'encadrement de bois d'un panneau en papier de riz.
Sakura fronça les sourcils, essayant de chasser l'allusion qu'elle croyait voir dans les propos de Suigetsu.
« Pas spécialement, » répondit-elle en haussant les épaules.
Suigetsu lui tendis sa main gauche, la droite étant occupée par son éternel gobelet d'eau. Sakura la saisit, et le jeune homme la releva sans difficulté.
« Merci. »
Sakura passa paresseusement une main sur sa nuque où quelques mèches de cheveux humides s'agglutinaient. Il ne faisait pas spécialement chaud, mais sa peau était brulante d'être restée aussi longtemps au soleil. Discrètement, la jeune fille écarta un peu les pans de son yukata vert anis, espérant ainsi se débarrasser de la moiteur qui collait son corps. Il semble que rester trop longtemps exposée par un ensoleillement pareil n'est finalement pas si inoffensif, se dit Sakura, avisant la douleur qui pulsait doucement contre ses tempes et le léger vertige qui la pris.
Suigetsu sembla apercevoir son état, car il lui tendis son gobelet que Sakura accepta d'un signe de tête. L'eau fraiche lui fit un bien fou en se rependant dans sa bouche pâteuse et sa gorges sèche.
« Tu n'as pas l'air très bien, » lui fit remarquer le jeune homme.
Sakura eu du mal à se concentrer sur ses paroles, et ses yeux restèrent fixés un instant sur les deux canines pointus que dévoilait Suigetsu en parlant.
« Ohé ? » l'apostropha-t-il en secouant une main devant son visage.
Sakura sursauta et il rattrapa de justesse le gobelet qui échappa aux mains anormalement roses de la jeune fille.
« Tu es vraiment bizarre là, il y a quelque chose qui à changé chez toi, lui dit Suigetsu en fronçant les sourcils. Si c'est le soleil qui te fais ça on vas rentrer, parce que je n'ai vraiment pas envie de te porter quand tu serras tomber dans les pommes. »
Sakura ne répliqua rien, et cela sembla inquiéter son compagnon plus qu'autre chose.
Ils se dirigèrent vers la cuisine, au cœur de la maison.
Tout en marchant, Sakura comptait les tatamis qui défilaient sous ses pieds.
Cela faisait déjà une semaine qu'elle était ici, dans une des maisons secondaires de Sasuke, au Japon. Suite à la tentative de meurtre dont elle avait été la victime, et qui lui avait laissé une belle cicatrice entre les deux seins, Tsunade avait décidé de l'envoyer, avec Sasuke comme chaperon, dans un lieu à l'écart de l'agitation de la ville. Il avait vite été décrété que cette demeure traditionnelle, perdue au fin fond du Japon, était un endroit parfait, reculé de tout, où elle pourrait aisément, et secrètement, se terrer jusqu'à ce que l'auteur de son agression soit appréhendé. Suigetsu, qu'elle ne connaissait alors ni d'Ève ni d'Adam, avait été affecté à sa protection à la place de Steve, elle ne savait trop pourquoi. Il semblait que Sasuke avait joué un rôle dans cette étrange histoire, car d'après ce que Sakura avait compris, lui et Suigetsu se connaissait bien et depuis longtemps. L'Uchiwa semblait accorder son entière et précieuse confiance à l'étrange jeune homme aux cheveux blanc, et Sakura devait avouer que cela était suffisant pour qu'à son tour elle ne doute pas de sa fiabilité. Elle avait beau ne pas apprécier Sasuke, elle devait avouer que hormis le fait qu'il était un sombre connard imbue de sa personne, prétentieux et narquois, il restait une personne sur qui on pouvait compter en cas de besoin. Sakura avait comprit ça avec le temps, et Naruto lui avait même assuré que l'Uchiwa ne revenait jamais sur une promesse, question d'honneur.
Au moins cette enflure avait-elle un semblant de principes.
Quoi qu'il en soit, elle se retrouvait aujourd'hui enfermée dans cet endroit. Enfin, enfermée était un bien grand mots, si l'on prenait en compte que l'immense demeure familial possédait un terrain d'une trentaine d'hectares, celons les dires de son propriétaire. Sakura ne savait absolument pas ce qu'était un hectare, mais avait bien compris en essayant vainement de faire un tour du propriétaire que c'était grand. Vraiment, vraiment grand.
Naruto et Hinata manquaient beaucoup à Sakura, et elle n'avait d'eux aucunes nouvelles, Sasuke lui ayant interdit toute communication avec l'extérieur. La situation ne semblait pas vraiment le satisfaire, mais pas pour les raisons auxquelles Sakura se serrait attendu. Le confinement ne semblait pas lui poser plus que cela problème, et elle l'avait même entendu dire à Suigetsu qu'il trouvait les mesures prises trop légères, trop de monde à son goût sachant où ils étaient. Sakura, elle, ne supportait qu'avec peine le peu de liberté de mouvement qui lui était proposé, et s'ennuyait ferme. La télévision l'avait vite lassé, même les chaines scientifiques ou historiques, et le manque d'activité s'en faisait ressentir sur son sommeil: elle dormait peu, mal, et en décalé.
Sasuke avait décliné, si on pouvait appelé la façon dont il l'avait rembarrée ainsi, les quelques propositions d'activité qu'elle lui avait proposé. Et dire qu'elle avait prit sur elle et fait des efforts pour oublier la manière dont il l'avait traité ! Heureusement que Suigetsu était là, sinon elle aurait déjà éclaté le crane de ce petit con contre ses précieux tatamis.
En fait, heureusement que Suigetsu était là tout court.
Sakura, quand elle l'avait rencontré, n'aurait jamais imaginé s'entendre aussi bien avec le jeune homme. D'une attitude nonchalante et railleuse au premier abord, il s'était révélé quelqu'un d'assez gentil, et Sakura avait été étonné de le trouver amusant. La jeune fille s'était vite surprise à répondre à ses piques, et une amitié assez incongrue était née ainsi.
Sasuke, en train de se servir à boire dans la cuisine, fronça les sourcils quand il les vit arriver.
« Qu'est ce qui lui est arrivée ? » demanda-t-il en avisant Sakura.
La jeune fille fit claquer sa langue contre son palais, agacée du comportement de l'autre. En temps normal elle se serrait contentée de lever les yeux au ciel, mais le coup de chaud qu'elle avait pris embrumait son esprit, la rendant étrangement plus prompte à l'éloquence.
« Tu sais tu peux aussi me le demander directement, enfin, à moins que se soit trop te demander de parler à une roturière telle que moi, » lâcha Sakura avec langueur, les yeux un peux brumeux.
Sasuke ne sembla pas prendre en compte sa remarque.
« Elle n'est plus blanche, » fit-il seulement remarquer après une inspection méticuleuse de ''la roturière''.
Suigetsu fronça les sourcils à son tour, puis saisit un des bras de la jeune fille. La peau n'était effectivement plus blanche, mais arborait un teint beige très claire, définitivement trop humain pour elle.
« Je ne pense pas que cela soit bon, on ne dirait presque plus une teclin, ajouta Sasuke.
-Elle s'est endormie au soleil et y a passé un bon moment. Je me disait bien que quelque chose clochait, répondit Suigetsu.
-Faites comme si je n'était pas là hein, » objecta Sakura, avant de passer une main dans ses cheveux.
Il fait vraiment trop chaud, se dit-elle. Son front lui semblait brulant, et la migraine ne voulait pas partir. Un nouveau vertige là pris, et elle s'accrocha au bras de Suigetsu, les jambes tremblantes.
« Elle doit avoir prit une insolation ou quelque chose comme ça, dit Sasuke tandis que son ami saisissait une Sakura vacillante par les épaules.
-Sakura, que fait-on quand on à une insolation ? » dit soudainement Suigetsu à Sakura, après s'être posté devant elle, à auteur de ses yeux.
La jeune fille cligna des yeux, un air hébété au visage.
« Pardon ? Tu as une insolation ? » demanda-elle aussitôt d'un air pâteux en tentant de poser sa main sur le front de son ami, surement pour voir s'il avait de la fièvre. Celui-ci attrapa sa main avant qu'elle n'atteigne son but et, ne la lâchant pas, reposa la question:
« Non non, mais que faut-il faire quand quelqu'un en à une ?
-Une insolation ? demanda la teclin.
-Oui, une insolation, répéta-t-il une fois de plus.
-Il faut réhydrater et refroidir la personne pourquoi ? »
Suigetsu se retourna vers Sasuke, sans pour autant lâcher Sakura.
« On pourrait la mettre dans le bain froid non ? »
Sasuke acquiesça, et pris deux bouteilles d'eau avant de sortir de la pièce. Suigetsu le suivit, soutenant une Sakura qui ne marchait plus très droit.
Sakura cligna des yeux. L'eau était fraiche contre sa peau, et elle se rendit compte qu'elle portait encore son Yukata, dont le tissu lui collait désagréablement à la peau. La jeune fille entreprit de défaire son obi couleur lavande, quand une voix s'éleva derrière elle.
« Je sais que je te fait de l'effet mais tout de même, » la taquina Suigetsu.
Sakura, encore un peu dans le brouillard fixa le jeune homme, torse nu et les pieds dans l'eau.
« Profites bien de la vue, » continua-t-il.
Elle émergea à ces paroles, et lança d'un ton moqueur:
« Je ne voix pas pourquoi je perdrait mon temps avec toi alors que j'ai un spécimen bien plus intéressant à porté de main. »
Suigetsu prit un air faussement désinvolte avant de répondre:
« Si tu parles de ce bellâtre aussi froid qu'un glaçon, je te pris de croire que tout n'est qu'illusion. L'homme, le vrai, est devant toi. »
Sakura leva les yeux au ciel en souriant, avant de reprendre son effeuillage. Suigetsu se moqua une fois de plus d'elle quand elle se débattit avec son yukata, dont le tissu lourd car imbibé lui donnait du mal. Enfin, elle réussit se débarrasser de l'habit, se retrouvant en sous vêtement, libre de ses mouvements, pouvant ainsi lancer à loisir de l'eau froide sur Suigetsu encore habillé.
Le jeune homme plongea finalement dans le bassin, et saisit Sakura par la taille pour la jeter dans l'eau. La bataille qui s'en suivit dévasta les alentours du bassin et épuisa Sakura, malgré la retenu dont Suigetsu faisait preuve pour ne pas lui faire mal, à cause de sa blessure. Le combats pris enfin terme quand Sasuke débarqua, une dizaine de minutes plus tard.
« Tu ferrais mieux de te reposer et de boire, » dit-il en lançant une bouteille d'eau près de Sakura, dans le bassin. Celle-ci l'ignora, préférant partir nager de l'autre coté, alors que Suigetsu faisait tomber Sasuke dans l'eau.
Sakura referma le livre qu'elle avait entre les mains.
Sasuke avait, après une semaine et demi, enfin daigné l'informer qu'il y avait une bibliothèque quelque part, perdue dans l'immense demeure. Sakura l'avait remercié avec un sourire polis, bien que son fond intérieur lui criait des ''espèces de connard, t'aurais pas pu le dire avant''. La jeune fille s'était donc mise en quête de la-dite bibliothèque, mais ne l'avait jamais trouvé, et avait du revenir demander de l'aide au propriétaire des lieux. Celui-ci l'avait regardé, ce petit sourire moqueur aux lèvre, celui qu'elle avait envie de lui faire bouffer, puis l'avait conduit jusqu'à la pièce sans dire mots.
Voilà où Sakura avant ensuite passé les deux jours suivants.
La pièce était grande, originellement toujours du même style traditionnelle japonais, bien que l'aménagement qu'elle avait subis en avait fait la réplique parfaite d'une bibliothèque anglaise.
De beaux tapis dans les tons bordeaux et dorés recouvraient désormais les tatamis, et de grandes bibliothèques en bois brun chaud étaient disposées le long des murs fins. De gros fauteuils en cuire entouraient une table basse, positionnée au milieu de la pièce, sur laquelle était posée une petite lampe de bureau dorée, avec un chapeau en verre fumé. Sakura s'était demandé comment la lampe pouvait bien fonctionner, vue que la maison n'était pas raccordée à l'électricité, mais s'était ensuite rappelée que le frigidaire et le microonde en faisait de même.
Sakura reposa le livre, Thérèse Raquin, et se releva. Rester sans bouger trop longtemps avait un peu roidi ses muscles, et elle se dit qu'avec un peu de chance elle réussirait à emmener Suigetsu avec elle nager dans le lac. Elle rejoignit donc d'un pas tranquille la coure intérieur, qui était l'endroit le plus fréquenté de la demeure.
Quand elle fit glisser la panneau en papier de riz, ce ne fut cependant ni Sasuke ni Suigetsu qu'elle trouva.
Assis do à elle, sur le rebord de parquet du couloir, les pieds dans le vide, se tenait un homme. Légèrement plus grand que Sasuke, ses cheveux noirs étaient ramenés en une queue de cheval sur le haut de son crane.
Il se retourna, et Sakura recula d'un pas. La méfiance se peignait sur ses traits, ce qui sembla amuser l'inconnu.
« Je suis là en tant qu'ami, dit-il d'une voix trainante. Il serrait ennuyeux que nous nous battions alors que nous sommes dans le même camps. »
Sasuke apparu tout à coup derrière elle, deux canettes dans les mains. Il en lança une à l'inconnu qui la rattrapa avec dextérité.
« Je te présente Shikamaru Nara, » dit Sasuke, étonnamment polis pour une fois.
Sakura évalua le dénommé Shikamaru du regard. Elle devina essaiment qu'il était métisse d'après la forme légèrement bridé de ses yeux, contredis par un nez occidentale.
« Je me demandais Sasuke si tu me laisserais rester le temps d'une partie d'échec avec Sakura, si elle accepte bien sur, » dit tout à coup le Nara d'un voix calme.
Sasuke sembla réfléchir quelques secondes, puis acquiesça.
« Je doute que ça dure bien longtemps de toute façons, » lâcha-t-il avec dédain.
Sakura grinça des dents mais ne dit rien. Shikamaru sourit légèrement avant de se lever.
Sasuke était partis chercher le plateaux du jeux d'échec, et Sakura s'était assise à coté de Shikamaru, veillant cependant à laisser un espace d'un mètre entre eux.
« J'ai entendu dire que les Teclin étaient très intelligents, » lui expliqua Shikamaru après un silence.
Sakura fronça les sourcils. Elle n'avait pas l'impression d'être spécialement plus intelligente que les humains avec lesquels elle avait parlé. Bien sûr, elle ne les avait pas côtoyé dans un contexte prompt à évaluer leurs capacités intellectuelles, mais tout de même.
Sakura n'avait pas envie qu'on attribue son intelligence à une quelconque cause génétique. Si elle était intelligente, c'était par ce qu'elle avait étudié et s'était cultivée, pas parce qu'elle appartenait à une certaine espèce.
« Est ce que tu sais jouer aux échecs ? lui demanda finalement Shikamaru, alors que Sasuke apparaissait, une boite en bois dans les mains.
-Non. »
Shikamaru sourit de nouveau légèrement.
Cela faisait quarante-deux minutes et cinquante-six secondes exactement que la partie avait débuté.
Sakura fronça les sourcils, égarant à travers ses réflexions sur comment gagner une pensée tout autre. Cette pensée tout autre était celle-ci: Je déteste les d'échecs. Cela faisait maintenant quarante-deux minutes et cinquante-neuf secondes qu'elle ne faisait qu'essuyer les coups de Shikamaru, et il ne restait de son armée que le couple royal, un cavalier, une tour et trois malheureux pions.
Sakura écumait de colère, pire, elle rageait. Il était évident que Shikamaru ne lui avait proposer ce jeu que pour la ridiculiser, certainement vexé par les rumeurs disant que les teclins possédaient une intelligence plus développée que les humains.
Sakura détestait les personnes amant asseoir leur supériorité sur les autres, ceux qui se sentait obligé de montrer leur domination.
Oh oui, Sakura détestait les gens narcissiques. Mais elle détestait surtout perdre.
Ses doigts blanc saisir le cavalier tout aussi blanc, et le déplaça avec délicatesse au dessus de l'échiquier. Ses yeux menthe à l'eau, se rétrécirent, suivant avec méfiance les gestes précis de son adversaire.
« Échec et mat, dit finalement Shikamaru d'une voix tranquille qui exaspéra Sakura au plus au point. C'était une partie intéressante. »
La teclin se força à sourire.
« Que faisais-tu comme études quand tu étais sur Tecla 3 ? » demanda-t-il, tout en rangeant lentement les pions, un à un, dans la boite en bois.
Sakura eu un peu de mal à comprendre sa question. Elle n'avait jamais fait ''d'études'' à proprement dire, ou en tout cas pas de la manière dont l'entendaient les terriens.
« Je suivait une formation afin de devenir guérisseuse. C'est un combiné de vos médecins, de vos chirurgiens et des vos pharmaciens. »
Shikamaru acquiesça puis se releva. Sasuke fronçait les sourcils.
« Je ne le savait pas, dit l'Uchiwa.
-Comment aurais-tu pu le savoir, tu ne me parles pas, » répliqua Sakura d'une voix atonique, sans quitter des yeux la fontaine au milieu du jardin.
La jeune fille se flagella aussitôt. J'aurais du dire: on ne se parle pas, pensa-t-elle. Elle n'avait pas envie que Sasuke croit qu'elle lui en voulait de ne pas lui faire la discut' grand dieux ! Elle le préférais silencieux que désagréable.
« Bon, bien je vais y aller avant que vous ne vous sautiez dessus, » marmonna Shikamaru.
Sasuke fit glisser son regard de Sakura à Shikamaru, puis lâcha:
« Je vais te raccompagner. »
Shikamaru tandis la boite contenant les pièces du jeux d'échec à Sakura, toujours assise sur le parquet du couloir extérieure, les orteils frôlant l'herbe verte du jardin. La jeune fille contempla d'un regard morne la boite en boit clair, puis la saisit mollement entre ses mains incolores.
« Je déteste les échecs, » ajouta-t-elle.
Shikamaru lâcha un très léger rire, amusé, puis partit.
Sakura l'aimait bien en fait.
La température était oppressante, chaude et humide. Sakura ouvrit les yeux. Où était-elle ?
Ce silence lui disait quelque chose. Ces yeux captèrent une multitude de points lumineux, vers lesquels elle avança, à quatre pattes.
Devant elle, l'espace.
Sakura se releva et posa sa main sur la vitre qui lui faisait face. Les grincements du vaisseau résonnèrent dans la nuit abyssale.
« Est ce qu'il y a quelqu'un ? »
Rien ne lui répondit.
Sakura s'essuya le front, trempé de sueur. La peur avait fait son apparition dans son ventre, et ses jambes se mirent rapidement à trembler.
« Il y a quelqu'un ? »
Pourquoi était-elle coincée ici ? Pourquoi faisait-il si noir ?
Ses yeux fouillèrent nerveusement la pièce. Elle traversa le poste de pilotage pour se rendre au tableau de commande. Elle eu beau essayer, les lumières ne marchaient plus.
Une nouvelle série de grincement. Sakura cessa tout mouvement.
Avant même qu'elle ne s'en rende compte, elle était de nouveau face à la grande baie vitrée et au vide.
Une sensation étrange lui traversa la poitrine, et Sakura posa délicatement sa main entre ses deux seins. Quand elle retira ses doigts, ils étaient couvert d'un liquide rouge sombre. Des sueurs froides coulèrent le long de son dos, et elle vacilla. Sa main blanche, par réflexe, se posa sur la vitre afin de se rattraper, mais s'y enfonça sans résistance. Sakura regarda, horrifiée, son corps se faire happer de l'autre coté du verre. Elle tomba en avant et sa chute sembla durer des heures. Les étoiles n'étaient plus là, s'étaient éteintes. Il faisait pourtant si chaud, et elle avait si froid.
Sakura se réveilla en sursaut, cette horrible sensation de tomber dans le vide la tenant encore au ventre. Son pouls se calma lentement, et Sakura regarda, rassurée, l'éclat de la lune à travers les panneaux en papier de riz. Le chant des grillons résonnait doucement dehors, entrecoupé quelque fois par le bruit reposant de la fontaine du jardin central.
Il faisait vraiment chaud dans sa chambre. Il faisait chaud tout court d'ailleurs.
Sakura soupira, se retourna pour la troisième fois en une minute, se couchant sur le dos. Agacée, elle saisit sa couverture et la jeta le plus loin possible, d'un geste circulaire rageur. Elle avait soif.
La teclin se leva difficilement, la douleur de sa blessure au thorax se réveillant, et sortit le plus silencieusement possible de sa chambre. Le panneaux glissa avec un léger frottement, et, centimètre par centimètre, révéla le tableau magique qu'avait peint la nuit.
Le ciel bleu d'encre était parsemé de milliard d'étoiles, et la voix lactée ressortait nettement de ce tableau sombre. Cette trainée de cendres scintillantes, comme un nuage de poussière de diamant, s'estompait néanmoins aux abord de la toiture, et Sakura réalisa alors que de la maison avait été éclairée. Émerveillée, elle découvrit les petites lanternes en papiers qui avaient été suspendu aux poutres de la cour intérieur, et luisaient doucement dans la nuit noire. La faible lumière que les petites boules, délicatement colorées, diffusaient permit à Sakura de distinguer Sasuke, assit à même le sol devant sa chambre, adossé à une poutre de bois.
Sakura le considéra du regard quelques minutes, puis se décida à l'aborder. Elle traversa la petite coure, marchant dans l'herbe tendre et épaisse. Le ponton était encore tiède du soleil auquel il avait été exposé toute la journée, et grinça légèrement sous ses pas.
Sakura enjamba souplement la marche entre le jardin et le couloir extérieure, mais du s'immobiliser quelque seconde après l'effort. Ses muscles thoraciques la tiraillaient encore.
Sasuke leva un regard vide vers elle, et Sakura s'assit à coté de lui.
« Tu n'arrives pas à dormir ? lui demanda-t-elle doucement.
-Ouais. »
Le silence était gêné. Elle ne savait pas trop quoi dire.
« Arrêtes de réfléchir, » il dit après un long silence.
La teclin le dévisagea. Une brise fraiche faisait onduler ses mèches sombres.
Pour une fois elle l'écouta, tout simplement.
