I'm an apprentice-butterfly. (Chapitre 3)
Calme, zen. Ne pas céder à la panique.
Tout d'abord, essayons de se poser. Il faudrait pas que je sois coincé en haut, j'aurai l'air fin!
Pas simple de se diriger dans cet état mais j'arrive quand même à remettre les pieds sur terre. Pas pour longtemps vu qu'au premier pas, me voilà de nouveau dans les air.
Après moult tentatives, j'arrive à me maitriser et avancer (presque) normalement. Ouais presque. On dirait juste un pingouin avec un balai dans les fesses.
Bon je rentre, tant pis pour les fruits de la blondinette, je trouverai bien une excuse quelconque.
Enfin de retour au bateau et il fait déjà nuit. Sur le chemin tout le monde m'a regardé bizarrement mais pas grave.
Sur le bateau, une voix retentit:
-Oi mina, Zoro est de retour!
Pourquoi le gars qui me sert de capitaine doit être là MAINTENANT?!
Bah, ça doit être la même maladie que le cuistot. En parlant, de lui, le voilà qui se ramène, le sourire jusqu'au oreilles:
-Marimo, enfin! T'as mes fruits?
Vite vite une excuse!
-Euh... C'était fermé!
-Ah merde! T'as trouvé tout seul au moins?
-Ouais bien sur!
Je suis vraiment un énorme menteur mais là, j'ai d'autre préoccupation que de me faire cesser la gueule par cet abruti.
Assis sur mon lit (ou plutôt au dessus), je pratique des exercices d'apprentissages du « vol » .
Soudain, on toc à ma porte et Ussop me dit:
-Eh zoro, il reste plus que toi pour la douche avant qu'on parte en ville.
Je me pose sur le matelas avant de lui demander:
-Depuis quand c'est décidé ça?!
-Ben ce matin, pendant le rassemblement.
-Et c'est qui qui prends le tour de garde?
-Robin, c'est elle qui a choisit. Elle doit classé les infos qu'elles a récupérer sur l'ancienne île.
Shit aucun moyen de négocier avec elle, je vais être obligé d'y aller.
C'est pas que j'ai pas envie, mais on va dire que je suis un peu handicapé en ce moment.
Et encore, je me suis amélioré! Maintenant, je tiens assez longtemps (sans paraître suspect) avant de décoller.
Je me lève donc et pars dans la salle de bain. Je me déshabille, et face au miroir, je me détaille minutieusement. Bien évidemment, mes pieds décollent de vingts centimètres au dessus du sol mais je n'y prête pas attention. Je me tourne et m'apprête à rentrer dans l'eau lorsque, dans mon dos, j'aperçois quelque chose. Je me tourne et me re-retourne pour mieux voir une bosse. Ou plutôt deux. Chacune grande comme ma main, et dessus, on distingue nettement des nervures grises, presque noires.
À peine les ai je effleurées qu'une douleur m'élança tout le long du dos.
Qu'allai il encore m'arriver? Je préfère ne pas y penser. Je me glisse dans l'eau tiède. C'est agréable mais ça ne calme pas la douleur que je me suis infligé.
Et si j'essayai la crème de Chopper? Décidément, j'suis vraiment bourré de conneries en ce moment.
Je m'empare du pommeau de douche que j'allume au dessus de ma tête. L'eau est brûlante et me pique les oreilles. Mon esprit vagabonde dans tout les sens. Parmi toutes les pensées, je me rappelle qu'il va falloir renouveler ma teinture. Le vert, ça tient pas très bien.
Soudain, l'eau change brusquement de température et un jet glacial m'asperge le visage.
Surpris, je me lève et glisse, tombant hors de la baignoire, éclaboussant toute la pièce.
Je crie et instantanément, la porte s'ouvre.
Euh, y aurais pas une impression de déjà vu? Je suis assis sur le carrelage (aussi froid que l'eau), presque nu (par chance, une malheureuse petite serviette passait par là), devant un cuistot désemparé face à la situation. Par réflexe, je replonge maladroitement dans l'eau, cachant aussi bien que possible mon dos.
Il est paré d'un costard noir, une chemise bleue marine et des pompes bien cirées. La tenue idéale pour draguer quoi.
Il reste là, à me regarder, ce qui commence à me gêner.
Je prends un air agacé et lui dit:
-Tu veux bien sortir s'te plaît? J'aimerais avoir un peu d'intimité si ça te dérange pas.
Il relève la tête et sort sans un mot. Il commence à m'énerver avec son attitude de voyeur. Si il a quelque chose à me dire, qu'il vienne au lieu de me tourner autour! Ou bien il se doute de quelque chose par rapport à cet étrange pouvoir.
Il va falloir que je médite tout ça. Je me relève et sort de l'eau, mon mal de dos amplifié à cause de la chute.
Évidemment, le boulet que je suis n'a pas pris soin de préparer ses affaires avant de se doucher, et maintenant, il va devoir sortir torse nu.
J'ouvre la porte et passe ma tête dehors. Par chance, il n'y a personne sur le pont (et il ne fait pas -20°)
Je fonce à la vitesse de la lumière jusqu'à ma room et m'habille en quatrième vitesse, de peur de revoir débarquer le cuistot. A peine ai- je fini d'enfiler un pantalon que mon imbécile de capitaine se précipite dans la chambre et me saute dessus en hurlant:
- Zoro, tu es enfin prêt, on a pouvoir y aller! J'ai faim!
De sa part, je n'en attendait pas moins. Je le vois repartir en courant, cherchant une nouvelle proie. Va pas falloir traîner si on veut pas l'entendre geindre dans toute la ville. Et apparemment, je suis pas le seul à penser ça: Nami, accoudé a la balustrade, commence à s'impatienter, un Luffy le crâne explosé à ses pieds.
Elle me voit et s'écrit:
- Tiens, on attendez plus que toi!
Allez c'est ça, rejette la faute sur moi. J'commence à avoir l'habitude. Nous voilà fin prêt et personne ne m'a poser de question sur mon attitude. J'espère que ça va continuer comme ça et que tout se passera bien.
Pour l'instant nous cherchons un restau pas très cher qui pourrait remplir l'estomac de Luffy sans négociation. Et je vous dit que pour trouve ça, on peut attendre que Nami se décide. Finalement, elle opta pour un petit restaurant en bord de mer, mode sortie romantique avec son copain mais là, on était loin du compte. à peine rentré, Luffy s'établa dans un boucan de tout les diables et bien sur, les autres se sentirent obligé de faire pareil.
Après avoir mis à sac tout le restaurant, Nami décida de rentrer, à mon plus grand bonheur. Pendant la soirée, je me suis fait tout petit, mais cet imbécile de cuistot a fait que me fixer alors que je mangeais, ce que je déteste. Par conséquent j'en ai mi partout sur mon beau tee-shirt et maintenant je suis dégoûté.
Heureusement que maintenant, je vais pouvoir me coucher et enfin pouvoir dormir à peu près normalement. En arrivant, Robin interpelle Nami pour quelque chose "d'important" ais là, je veux qu'une chose, me coucher!
Voili voilouu chapitre qui ne sert à rien! Je vous promets de me rattraper au prochain chapitre alors me jeter pas de pierre! T-T
Hiruma-san
