Petite précision : nous sommes après le mariage de Kate et William et avant la loi sur le mariage gay. Soit en Septembre 2011.
La journée la plus chaude que la ville de Cambridge eut connu ce mois de septembre n'allait pas tarder à tirer à sa fin. Le soleil avait d'ores et déjà entamé sa descente mais, ses rayons réchauffaient encore ardemment l'atmosphère. Nombreux étaient les habitants qui avaient préféré trouver refuge à l'ombre des arbres près de la rivière ou à l'intérieur des cafés tout en savourant une boisson glacée.
Certains courageux néanmoins, avaient bravé la chaleur pour assister à ce qui semblait être l'événement médiatique de l'année à savoir, l'arrivée du Prince Niklaus de Suède sur les bancs de la prestigieuse université britannique.
De ce fait, l'avenue qui conduisait à l'entrée principale de l'établissement avait dû être fermée aux véhicules. Seules quelques camionnettes de journalistes, arrivaient aux aurores, avaient obtenu des dérogations pour y stationner. De nombreux câbles sillonnaient les pavés et des barrières vaubans avaient été installées pour offrir plus de sécurité, non-seulement à la foule de curieux mais, également aux quelques personnalités étant sur le point de faire leur apparition.
Néanmoins, malgré l'ambiance festive, certains ne parvenaient à dissimuler leur agacement grandissant. Ainsi la quasi-totalité des autres étudiants de l'Université de Cambridge avaient vu leurs plans pour la journée devoir se plier aux contraintes découlant de l'installation du jeune héritier étranger.
Parmi eux, Stefan Salvatore était, si non l'un des plus virulents, l'un des plus dubitatifs face à toute cette agitation. Trottinant aux côtés de son groupe d'amis, il ne pouvait empêcher le flot de questions qui venait parasiter son esprit, ordinairement si calme lorsqu'il joggait. Le jeune homme ne comprenait pas l'engouement que pouvait éprouver cette foule, venue des quatre coins du Royaume-Uni, pour ce presque inconnu.
Ayant lui-même était élevé sur le territoire anglais – et ce malgré sa nationalité italienne – il n'était pourtant pas étranger à la fascination qui était exercée par la Famille Royale sur la population. Il avait, par ailleurs, entendu dire que l'héritière du Comte de Wessex devait également faire son entrée à Cambridge ce-jour. Mais, cela, il semblait être le seul à s'en souvenir encore.
Tout à sa réflexion, Stefan ne remarqua pas tout de suite que leur meneuse de course s'était arrêtée et inévitablement, la bouscula. La jeune femme tangua un bref instant sur ses pieds avant de se rétablir avec toute la grâce dont elle était capable. Hébété, il posa une main sur son épaule, l'obligeant à lui faire face.
— Je suis désolé. J'étais dans la lune, dit-il, un air coupable peint sur son joli visage. Tu vas bien ?
— Oui, oui. Ne t'inquiète pas., répondit-elle avant de lui adresser un large sourire.
Il eut tout juste le temps d'ouvrir la bouche à nouveau, qu'il fut interrompu par la voix de l'un de leurs camarades, quelques mètres derrière eux :
— Elena !, s'exclama celui-ci, interpelant la joggeuse.
— Qu'est-ce qui se passe, Matt ?, répliqua-t-elle en s'apercevant que leur amie, Bonnie, se trouvait assise sur le bord de la route.
— Nini vient de se tordre la cheville sur leurs saloperies de câbles !, répondit le blond, tout en offrant un regard peu amène à un cameraman qui passait par là.
La jeune métisse en question adressa une grimace contrite à l'adresse de sa meilleure amie. Celle-ci la rejoignit sans attendre, suivi de près par Stefan. Ce dernier se pressa pour soutenir la blessée qui s'était relevée avec l'aide de Matt.
— Je suis désolée, vraiment., articula faiblement Bonnie. Je peux aller jusqu'à l'infirmerie seule, si vous voulez continuer ? Ce n'est pas très loin et…
— Certainement pas., l'interrompit Matt. On ne va pas te laisser toute seule, claudiquer jusqu'à l'autre extrémité du bâtiment !
— Surtout au milieu de tout ce cirque., ajouta Stefan en désignant le reste des occupants de la rue.
— Oui., acquiesça Elena, avant d'ajouter : Puis, Kate et Silas doivent probablement déjà nous attendre pour aller diner, donc.
Elle échangea un regard entendu avec Stefan qui ne put s'empêcher de rouler des yeux. Il imaginait leurs deux compères et leur humeur ronchonne d'ici, ce qui lui arracha un bref soupire.
Finalement, ils se mirent d'accord pour contourner les derniers véhicules et leurs propriétaires en traversant les pelouses. Cela faisant, ils prièrent pour ne croiser aucun membre du personnel de l'Université, dans quel cas, ils se feraient très certainement lyncher pour avoir osé un tel sacrilège. Néanmoins, la chance fut de leur côté, le gardien étant accaparé par l'apparition des membres de la Famille Royale.
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« Nick, épouses-moi ! » « Nicklos, on t'aime ! » « Nikky ! »
Lorsque vous faites partie de l'une des illustres castes monarchiques de notre Monde, il existe certaines choses qu'il vous faut apprendre le plus tôt possible. Maîtriser vos émotions est indéniablement en haut de cette liste, plus ou moins exhaustive, mais surtout hautement indispensable.
Niklaus Mikaelson n'en avait jamais autant eu conscience qu'en cet instant précis, alors que son éducation et son expérience, lui permirent d'éviter d'imiter sa cousine, dont le visage trahissait toute la palette d'émotions qui l'assaillaient.
Surprise. Amusement. Inquiétude. Désappointement. Tristesse. Peur. Voilà tout ce qu'il avait pu lire sur les traits de Rebekah alors qu'ils quittaient l'enceinte rassurante de l'Université. Il sut qu'il n'était pas le seul, lorsqu'il aperçut la mâchoire très légèrement contractée de son oncle, Alaric, Comte de Wessex.
Il se prit à souhaiter que cet homme, de réputation autoritaire, ne soit pas trop dur avec sa fille. Niklaus, lui-même, avait dû fournir un effort surhumain pour ne pas broncher devant les nombreuses pancartes brandies par la foule.
Il faut dire que celle-ci ne l'aidait pas. Entre les surnoms ridicules dont elle l'affublait et les fautes régulières dans l'orthographe de son prénom, il était partagé entre l'amusement et un certain agacement. Sans parler de celles qui avaient provoqué la surprise de sa cousine.
Elles étaient plus imposantes que les autres, ressemblant davantage à des banderoles publicitaires. Allant d'un rouge vif à un violet électrique, en passant par toutes les autres teintes de l'arc-en-ciel, il semblait impossible de les louper. Sans parler de leurs créateurs dont les slogans se laissaient ouïr presque plus que les cris des groupies – semi-hystérique – du premier rang.
Si on lui avait dit que son apparition médiatique donnerait l'occasion aux militants pour le mariage gay de manifester à Cambridge, jamais il ne l'aurait cru. Enfin « jamais », tout est relatif. Il les observa un bref moment jusqu'à trouver leur leader, ce qui en soit, n'était pas une tâche difficile.
Le jeune homme en question était peint en rouge de la tête aux pieds, à l'exception de ses cheveux qui étaient mi vert, mi bleu. Il arborait également un t-shirt du mouvement « Love is Equal », un short d'un jaune criard, et une cape multicolore complétait sa tenue pour le moins… originale.
Leurs regards se rencontrèrent un bref instant et le militant lui adressa un sourire suffisant, empreint de fierté. Niklaus fut persuadé que si l'un de ses compagnons ne l'avait pas interpelé, ils seraient resté à s'affronter ainsi, un certain temps, avant que l'un d'eux ne cède en se détournant.
Il nota se fait dans un coin de son esprit par sécurité. Il ne savait pourquoi mais, son instinct lui disait que ce type allait lui poser problème d'une manière ou d'une autre dans le futur.
Par la suite, son attention se tourna vers les journalistes qui se pressaient déjà autour d'eux…
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Stefan se tenait debout près de la fenêtre de la petite salle d'attente. Bonnie avait eu la chance – dans son malheur – que l'infirmière puisse la recevoir immédiatement. Fait qui avait tout d'abord surpris le jeune homme avant que son regard ne s'égare sur la cour principale de leur établissement.
En effet, celle-ci était noire de monde et à vue de nez, il aurait juré que plus de la moitié du corps étudiant s'était réuni pour apercevoir le prince. Avaient-ils tous au moins conscience que ce type était le troisième héritier masculin de sa famille, et qu'il ne serait par conséquent, jamais roi ?
Il fut ramené à la réalité par la voix d'Elena qui demandait à Matt s'il voulait diner en leur compagnie ce soir.
— Non, pas aujourd'hui., répondit-il avec un sourire désolé. Je mange avec le reste de l'équipe. Le coach nous invite au resto pour fêter la rentrée.
— Seth y va avec vous ?, demanda Stefan, quelque peu étonné de ne pas avoir entendu parler de cette sortie par le susnommé.
Matt eut un haussement d'épaules, un air profondément blasé se peignant sur son visage.
— C'est Seth., fit-il. On le saura le moment venu, comme toujours.
Le jeune italien se mordit fébrilement la lèvre inférieure pour contenir la réplique qu'il brûlait de prononcer. Après tout, Matt n'était en rien coupable dans cette histoire. Et encore moins du caractère imprévisible de son capitaine.
Le silence fut de nouveau rompu par Elena, voulant distraire Stefan qu'elle voyait tracassé.
— Et Damon ?, tenta-t-elle.
Il fallut un temps au jeune homme pour qu'il comprenne que c'était à lui qu'elle s'adressait et qu'il quitte ses pensées moroses.
— Je ne pense pas., dit-il finalement. Il avait pour plan de se faire inviter à la table du prince !
— C'est une blague ?, interrogea le blond, se retenant à grand peine de rire.
— Du tout., soupira Stefan, avec une pointe de sarcasme. Il a passé la semaine à regarder le film sur Kate et William et se voit déjà comme le nouveau, Ian Musgrave !
— Oh le con !, souffla l'autre garçon.
— C'est lequel d'entre vous qui est de la jaquette, déjà ?, fit mine de s'interroger Elena avec humour.
Matt éclata de rire, bientôt imité par la jeune femme tandis que leur ami roulait des yeux, effaré, sans pouvoir retenir totalement un léger sourire en coin.
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Libre, il était enfin libre.
Telle était la pensée qui ne cessait de tourner dans l'esprit de Niklaus lorsqu'il franchit le seuil de sa chambre étudiante. Il était arrivé tôt le matin même pour rencontrer le directeur de l'établissement. S'en était suivi sa petite promenade en compagnie de Rebekah avant qu'ils ne rejoignent le père de celle-ci et quelques bienfaiteurs de l'Université pour déjeuner.
Installés dans la salle à manger aux environs de midi, ils n'étaient ressortis que plus de quatre heures plus tard. Suite à quoi, son oncle leur avait demandé, à Rebekah et à lui-même, d'aller se ré-apprêter avant qu'ils ne doivent rejoindre les journalistes aux portes de la faculté.
Pour l'occasion, ils avaient été autorisés à se servir des salles de bains privés du dirigeant des lieux. Par conséquent, il posait pour la première fois les yeux sur son nouvel espace personnel… Et la première chose qu'il nota fut la présence d'un second lit.
Il soupira. Cambridge avait peut-être fait beaucoup de chichis à son sujet dans les formes mais, dans les faits, il serait traité comme n'importe quel autre étudiant. Et à vrai dire, il ne savait pas si cela devait le rassurer, ou non.
S'approchant du lit, qui à la vue de l'état du second, devait être le sien, il put remarquer que ses bagages l'attendaient sagement à côté de son armoire. Peu enclin à déballer ses affaires pour le moment, il se tourna de nouveau vers le côté droit de la pièce.
Le directeur lui avait précisé que, selon les dires de son propre père, le roi Mikael, son colocataire était l'une de ses plus vieilles connaissances. Or, étant donné le caractère lunatique de son paternel, Niklaus était resté très méfiant face à ces dires.
Néanmoins, maintenant qu'il observait la seconde moitié de la chambre, avec son lit défait et la caisse de vins à demi-dissimulée sous la couette, il n'avait que peu de doutes quant à l'identité de son compagnon de chambrée.
Aussi, lorsqu'il entendit frapper à contre le battant de la porte, déjà ouverte, quelle ne fut pas sa surprise de voir sur le seuil, un parfait inconnu. Il le dévisagea brièvement, passant de sa masse de cheveux bruns à ses yeux d'un bleu cristallin.
— Votre majesté., le salua le nouvel arrivant, tout en exécutant une révérence particulièrement ridicule.
Pour la première fois depuis longtemps, l'héritier ne sut quoi répondre. Il resta ainsi figé jusqu'à ce qu'un sourire en coin n'apparaisse sur le visage de son vis-à-vis, qui ne sembla d'ailleurs pas noté son hébétement.
— Tu m'excuseras, j'ai zappé la partie costume de pingouin, j'en avais plus dans mon dressing., reprit-il. Néanmoins, j'ai pensé à la bière !
Oh., fut la première pensée cohérente qui effleura le blond lorsqu'il comprit où l'autre voulait en venir. Ce type était-il vraiment entrain de lui rejouer une scène du film qui narrait la rencontre entre Kate Middleton et William de Galles ? On dirait bien que oui, conclut-il en voyant l'autre lui tendre une bouteille. Il l'accepta et le remercia d'un sourire sincère.
— Damon Salvatore., se présenta l'inconnu en lui tendant une main.
— Niklaus Mikaelson., répondit son interlocuteur en serrant cette dernière. Mais, tu peux m'appeler Nik.
— Enchanté, Nik., répliqua Damon, son sourire en coin ourlant toujours ses lèvres. Ca te dirait un petit tour du propriétaire ?
Le suédois acquiesça sans hésitation. Après tout, il n'allait pas éconduire la première personne qu'il rencontrait aujourd'hui, qui semblait encore connaître la définition du mot humour. Il suivi le brun lorsque celui-ci prit la direction du balcon intérieur, qui permettait de surplomber la pièce à vivre du rez-de-chaussée.
— Imagines-toi., débuta son guide, en s'accoudant à la rambarde. Cette école est un genre de micro-royaume… Et toi, tu en es le nouveau meilleur parti.
— Ca me changera., ironisa le prince, en pensant à ses deux frères ainés.
Damon laissa échapper un léger rire appréciateur à cette remarque.
— T'as de l'humour. C'est une bonne chose., fit-il. Tiens regarde là-bas à côté de la machine à café, c'est Meredith Fell.
Il désigna une jeune métisse qui lissait un livre d'une taille impressionnante, une tasse de thé à la main.
— Un lien avec le directeur Fell ?, interrogea le blond en détaillant les traits de la jeune femme.
— Tout juste. C'est sa fille., approuva son ainé. Sur le fauteuil bleu, ici, c'est Rose d'Edinburg. Tout son charme réside dans son physique.
Niklaus n'eut pas à demander ce que son compagnon sous-entendait par-là, son visage parlait pour lui. Damon donnait l'image de quelqu'un qui se remémorait un cauchemar particulièrement effrayant. Amusé, il détourna son regard pour parcourir la salle et il fut étonné d'apercevoir la silhouette de Rebekah, qui semblait entretenir une conversation animée avec une autre demoiselle.
— Et celle-ci ?, demanda Klaus, en désignant la jeune inconnue à Damon.
— Ah. Caroline Forbes, héritière de la firme du même nom., répondit le brun lorsqu'il eut identifié la cible. Elevée à la campagne, elle est étudiante en Histoire, il me semble. Pas farouche mais, à manier avec précaution.
Son nouvel ami lui sourit, fièrement. Comme s'il venait de réussir un test particulièrement important.
— Je suis impressionné., le félicita le prince, rentrant ainsi dans son jeu.
— Tu peux. Je…, commença Damon avant de se faire interpeler par deux nouveaux arrivants.
Niklaus les détailla avec curiosité. Le premier était un jeune homme brun, d'environ son âge, contrairement à son guide qui était indéniablement plus âgé. Lui, comme la jeune femme qui l'accompagnait, semblaient contrariés par quelque chose à la vue des moues qu'ils affichaient. Son observation fut écourtée par Damon qui se mit en tête de faire les présentations…
— Niklaus, je te présente mon frère. Il…
Qui, de toute évidence, n'était pas aux goûts du nouvel arrivant.
— Est génial, extraordinaire, merveilleux mais, passons !, le coupa donc son frère. T'aurais pas vu Stefan ?
Soupirant légèrement, l'ainé de la fratrie regarda rapidement sa montre avant de répondre :
— A cette heure-ci, il ne devrait pas tarder à rentrer de son jogging.
Son interlocuteur grogna quelque chose d'incompréhensible et sa compagne, qui jusque-là avait semblé très occupé à pianoter sur les touches de son téléphone portable, l'attrapa par le bras pour le trainer vers les chambres. A peine si elle remercia le brun d'un signe de main, déjà trop occupé à se chamailler avec son ami.
Damon laissa échapper un nouveau soupire et reprit sa place contre la rambarde, sous le regard amusé de Niklaus, que le caractère du jeune homme avait vaguement fait penser à celui de son propre petit frère, Kol.
— Bref, c'était…, souffla le brun avant de se redresser à nouveau. Ah beh tiens ! Stefan, y'a…
Klaus se retourna pour voir à qui son nouvel ami s'adressait et ne put s'empêcher de tiquer. Montant les escaliers quatre à quatre, deux silhouettes exactement identiques aux précédentes leur passèrent sous le nez. Était-ce une mauvaise blague ?
— Ouais, je sais !, fut de nouveau interrompu Damon par la copie de celui qu'il avait rencontré quelques instants plus tôt.
Celui-ci ne prit même pas la peine de s'arrêter ou même de leur lancer un regard, préférant s'engouffrer directement dans le couloir réservé aux dortoirs des hommes. Derrière lui, la copie de l'autre jeune femme les regarda clairement étonnée mais, poursuivi sa course également. Niklaus resta un temps figé, indécis. Tandis que son compagnon grognait dans sa barbe quasi inexistante, tout en se réinstallant, une moue boudeuse peinte sur le visage.
— Je…, tenta le prince.
— Non., le coupa abruptement Damon.
— Non, quoi ?, fit le blond en fronçant les sourcils.
— Non, tu ne vois pas double ou tu n'as pas eu d'hallucinations., reprit plus calmement l'ainé. Ça fait toujours ça la première fois.
Admettons, pensa Niklaus en se détendant légèrement.
— Des quadruplés ?, demanda-t-il.
— Grand dieu, non !, s'écria Damon. Des jumeaux. Silas, le mégaloman, et Stefan, le joggeur, sont mes petits-frères. Et on connait les gamines Pierce depuis… fort fort longtemps. A ce stade, j'ai même du mal à savoir qui couche avec qui.
L'héritier haussa l'un de ses sourcils de manière purement aristocratique, à la suite de cette dernière révélation.
— A ce point ?
— Ouaip. Actuellement, je crois que Silas a un truc avec Elena. Elle est sortie avec Stefan avant que…, il ne termina pas sa phrase, préférant enchaîner : Enfin, Katherine, elle est accro à Stefan. Depuis genre, toujours. C'est triste vu qu'elle n'a aucune chance.
— Aucune chance ?,s'étonna le blond. Il faut être difficile, elle m'a pourtant paru très belle.
— Ouais, c'est ça. Très belle., répliqua Damon entre deux rires. Tout réside dans le « l » et le « e ».
Il mima une poitrine rebondit contre son torse, sans prendre en compte l'incompréhension de son vis-à-vis.
Au même moment, des exclamations se firent entendre dans la pièce de vie. Ils penchèrent d'un même mouvement pour voir ce qu'il en était.
Les manifestants venaient de faire leur entrée et leur leader semblait bien décidé à se faire remarquer encore un peu plus que ce n'était déjà le cas. Il venait d'entamer un genre de tour d'honneur dans la salle et tapait joyeusement dans les mains levées de ses camarades. Au grand étonnement de Niklaus, les applaudissements crépitaient de part et d'autres.
Les étudiants semblaient apprécier cet étrange phénomène… Enfin, à quelques exceptions près, nota-t-il mentalement en apercevant la mine quasi dégoûté de Damon.
— Tss., fit ce dernier avec une grimace. Je te présente le type que tu ne gagneras rien à connaitre, Seth Cohen.
— Comme l'auteur ?, hésita à demander Klaus.
— C'est son petit-fils., confirma Damon. Bon sang qu'il peut être con…
Et, le prince n'eut aucun doute sur le fait qu'il pensait ce qu'il disait néanmoins, il était clairement dubitatif quant à la raison de cette haine.
— Je suis pas homophobe., précisa le brun en interceptant le regard du blond. Je suis anticoheniste. Quand je pense qu'il risque un jour de faire partie de ma famille. Ca me démoralise.
— Tu as une sœur ?, s'étonna Nik.
— Une sœur ?, s'esclaffa Damon. T'es un comique toi.
J'espère que vous avez aimé et précise que vos avis me feraient très (très) plaisirs! (Je réponds à tous)
A bientôt j'espère!
