Note de la traductrice :

Voici le dernier chapitre ! J'espère qu'il vous plaira ! J'ai adoré le lire et adoré vous le traduire ! N'hésitez pas à laisser un petit mot, je ferai passer tout ça à l'auteur elle sera ravie ! (Il y aura peut-être une suite, plus tard, mais ce n'est encore qu'une idée.)

Bonne lecture !


Chapitre 5


Précédemment :

Sam roula des yeux au ridicule de ses arguments. Si ce n'était pas tant déboussolant elle pourrait en rire. Mais quand elle se demanda se qu'elle aurait fait à la place du Colonel... Elle ne savait vraiment pas.

Elle ne pouvait pas tout à fait s'imaginer poser ses lèvres contre les siennes, aussi tentant que ça soit.

Cependant, avant qu'elle ne puisse s'attarder sur cette pensée, un brusque coup fut frappé à sa porte d'entrée et Sam senti son estomac devenir de plomb.

Ça ne pouvait être qu'une seule personne.

Sam descendit les escaliers, hésitant lorsqu'elle atteignit la dernière marche. Quand les coups secs repartirent à la porte, elle ferma les yeux. Et quand le cris « Carter, ouvrez ! » fit écho dans le hall, elle soupira. Son visiteur n'allait pas abandonner de si tôt.

Quand elle ouvrit finalement la porte, le Colonel semblait presque surpris de la voir se tenir là. Laissant ses mains tomber sur le côté, il se bascula sur les talons et essaya de penser à quelque chose à dire. Réalisant qu'il n'avait rien, il glissa ses mains dans ses poches alors que Sam se cachait presque derrière la porte, l'un des bras enroulé autour de sa hanche dans une posture presque défensive. Elle semblait petite et vulnérable, ce qui était complètement opposé à la Carter que Jack avait l'habitude de voir tous les jours à la base, et il était quasiment sur que ce changement était à cause de lui. Il aspira une grande respiration et la relâcha en gonflant ses joues.

- Carter, j'étais juste... Il grimaça à cette tentative de lancer la conversation et soupira. Je peux rentrer ?

Il essaya de cacher son soulagement lorsque Sam se mit sur le côté pour le laisser passer. Marmonnant un merci, il attendit sa permission pour entrer davantage dans la maison. D'habitude, il n'aurait pas attendu, mais ça semblait différent cette fois.

- Je peux vous offrir quelque chose Monsieur ?

Il pensa brièvement à répondre « vous » mais réalisa que même si ça serait agréable, ce n'était probablement pas la meilleure des idées.

- Euh... Non, merci.

Sam hocha la tête, absente, en lui faisant signe de se diriger vers le salon. Jack pris le fauteuil alors qu'elle s'installait sur le petit canapé et cachait ses pieds sous elle. Elle regarda le Colonel se pencher en avant en étudiant ses mains. Elle pouvait voir les muscles de sa mâchoire se contracter alors qu'il envisager son prochain mouvement. Sans prévenir, ses yeux volèrent jusqu'aux siens et Sam haleta. Elle détourna rapidement le regard et se senti rougir à l'idée de s'être fait prendre en train de le regarder. Après ce qui sembla être des heures où elle senti son regard sur elle, il ne disait toujours rien. Elle ne pouvait plus supporter ce silence.

- Avec tout mon respect monsieur, qu'est-ce que vous faites là ?

- Je, euh, j'étais dans le coin ?

Comme sa tentative d'humour tomba à plat, il soupira et pris un visage sérieux.

- Hammond vous a renvoyé chez vous. Je voulais m'assurer que ça allait.

- J'ai dis au Général que ça allait monsieur, répondit-elle immédiatement.

- Ouais, c'est ce qu'il a dit aussi.

Sa réponse douce mais douteuse énerva Sam. Pourquoi, elle n'était pas sure, mais les mots avaient franchi ses lèvres avant qu'elle puisse les arrêter.

- Il y a un problème monsieur ? Demanda-t-elle.

-Hein ? Prononça Jack en plongeant son regard surpris puis perdu sur Sam.

- J'ai dis que ça allait... Vous n'avez pas l'air de me croire, déclara-t-elle plus qu'elle ne demanda.

Sa voix intérieure lui criait de la fermer, ou du moins de perdre cette attitude indignée qu'elle avait soudain adopté.

-Peut-être, peut-être pas... Mais voilà le truc Carter, ajouta-t-il avec un sourire complètement vide d'amusement. Je vous connais. Vous ne vous reposez jamais quand vous en recevez l'ordre, et vous le faites de vous-même encore moins. C'est le drapeau rouge pour moi.

Sam se pinça les lèvres et fit un longue pause avant de reprendre.

- Vous avez supervisé la...

- Ouais. Le miroir n'existe plus. Détruit. Terminé, répondit Jack en levant les yeux pour la regarder.

Elle n'était pas vraiment surprise. Elle savait que le Général avait ordonné la destruction après le retour de l'équipe. Le silence se réinstalla alors que Sam attendait que le Colonel reprenne la parole. Après tout, c'était lui qui s'était pointé à sa porte.

- On a pas besoin de s'inquiéter que... quiconque n'y passe dans le futur. Sécurité Nationale et tout ça, continua-t-il doucement.

Sam se senti hocher la tête. Le côté militaire de son cerveau lui disait que c'était la bonne chose à faire, mais la scientifique en elle était dévastée. Elle voulait vraiment avoir la possibilité de plus étudier cette technologie.

- Ça fait sens, répondit-elle doucement.

- Ouais.

Retour du silence inconfortable.

- C'était bizarre.

- Qu'est-ce qui était bizarre, Monsieur ? Demanda Sam en fronçant les sourcils.

- Vous. Elle. Euh, vous deux, dit-il en relevant enfin la tête pour rencontrer le regard de Sam avec un regard sombre et indéchiffrable. Vous n'avez jamais vraiment répondu à ma question vous savez.

- Quelle question ? Demanda-t-elle doucement en penchant la tête sur le côté.

- Devant les quartiers du Docteur Carter. Je vous ai demandé comment vous gériez... tout ça, - dit-il avec un haussement d'épaules en faisant un vague geste de la main entre eux.

- Oh, dit-elle en s'éclaircissant la gorge. Je... Je ne savais pas que vous vouliez parler de ça.

- Vous voulez parlez de ça ?

- Je pensais que vous ne vouliez pas faire toute la partie parlotte ? Lui dit-elle en lui lançant un drôle de regard.

- Ce n'est pas le cas, répondit-il avec un sourire résigné.

- Oh.

- Ouais, dit-il avant de faire un pause pour se tourner de façon à lui faire face. Je pense qu'on a besoin d'en parler.

Sam prit une profonde respiration. Elle savait qu'il avait raison, mais ça ne voulait pas dire que l'un ou l'autre voulait vraiment le faire.

- Monsieur...

- Est-ce qu'on peut ne pas le faire ? La coupa-t-il faisant lever un sourcil confus à Sam.

- Mais vous avez juste...

- Je veux dire les « monsieurs » et tout ça, clarifia-t-il. Je pense que cette conversation ne s'y approprie pas non ?

Sam ne savait pas quoi répondre. Heureusement, elle n'en avait pas besoin.

- Carter... Sam.

Elle dégluti à sa voix basse et étouffée.

- Hammond sait que nous n'avons jamais... ah, vous savez... grimaça-t-il à ce début.

- Oh. C'est... C'est bien, répondit-elle pitoyablement en voulant se gifler.

- Heureusement, si le Colonel remarqua son embarras, il ne le montra pas.

- Je suis sure qu'il a quelques questions, esquiva-t-elle.

- Oh ouais, dit-il en soulevant un sourcil.

Sam se senti soudainement malade et elle ne pouvait penser qu'à la catastrophe que ça serait si le Général Hammond disait un mot de cet incident à son père et les conséquences que ça aurait. Le son de la voix de Jack la ramena à la réalité. Elle était encore lus surprise de voir qu'il était accroupi devant elle avec une expression inquiète.

- Vous avez un peu quitté la Terre pendant une minute là. Ça va ?

Sam hocha la tête doucement.

- Sure ?

Elle était encore trop pale à son gout mais il décida de laisser tomber.

Il se redressa sur ses talons mais resta accroupi. Ses yeux parcouraient son visage, peut-être qu'il devrait demander à Hammond de les enlever du planning des mission, juste pour que la jeune femme puisse se reposer un peu. Il parla avant de le réaliser.

- Peut-être que Hammond devrait nous mettre en repos.

- Quoi ? Pourquoi ? S'exclama-t-elle en relevant brusquement la tête, faisant grimacer Jack.

- Il pensait que nous voudrions un peu de temps pour... réfléchir. Vous savez, avec le miroir et tout ça, marmonna-t-il de plus en plus mal à l'aise à chaque seconde. L'expression vide de Sam ne l'aidait pas vraiment.

- Mais..., elle s'arrêta face à l'expression pleine de signification de Jack et dégluti. Oh, murmura-t-elle.

- Est-ce qu'il a besoin de le faire ?

Ressemblant remarquablement à un poisson, Sam ouvrit et ferma la bouche alors qu'elle réfléchissait à ce qu'elle pourrait dire.

- Je ne sais pas, dit-elle finalement, mais le Colonel senti son hésitation.

- Mais ?

- Mais... techniquement, je n'ai rien fait qui justifie un arrêt de travail. Sauf votre respect monsieur, c'est vous qui a été... Eh bien, vous étiez plus impliqué que moi dans cette mission monsieur.

Elle retint sa respiration et regarda le Colonel commencer à bloquer toute émotion. Il ne bougea pas et ne parla pas pendant un long moment mais Sam savait qu'il ne valait mieux pas le brusquer.

- Elle voulait dire au revoir.

La déclaration fut suivi d'un haussement d'épaules comme si c'était une explication suffisante. Il recula et se pencha contre la table basse.

- Ils venaient juste de célébrer leur premier anniversaire.

Sam ferma les yeux à cette révélation. Elle fit rapidement les calculs dans sa tête et réalisa que leurs doubles avaient du se marier peu de temps après la première visite de Daniel à travers le miroir lors de leur première année dans le Programme.

Elle fronça légèrement des sourcils.

- J'aurai voulu que ça soit vous qui me le disiez.

Jack la regarda, mais ne lui dit rien. Quand il parla, sa voix était basse.

- Vous dire quoi ?

- Que nous, euh, ils étaient mariés, lui dit-elle déçue en s'empêchant de rouler des yeux.

- J'allais le faire.

- Mais vous ne l'avez pas fait.

- Non.

- Quand l'avez vous découverts ? Demanda-t-elle en se mordant l'intérieur des joues.

Ne recevant pas de réponses, elle fronça les sourcils. Elle revint en arrière et essaya de se rappeler quand le Colonel avait pu se retrouver seul avec elle et essaya ensuite d'ignorer l'élan de jalousie qui l'habitait. Elle ferma les yeux une seconde avant de les rouvrir brusquement.

- Vous l'avez su cette nuit là... Quand vous m'avez empêché d'aller la voir, n'est-ce pas ?

Elle vit le muscle de sa mâchoire s'agiter ce qui lui donna toute la réponse dont elle avait besoin et elle secoua la tête.

- Pourquoi vous ne m'avez rien dit ?

- Je ne pouvais pas.

- Pourquoi ?

- Parce que...

Jack se releva brusquement et Sam le regarda faire les cents pas. Son expression était furieuse mais sa voix le trahi. Il semblait fatigué, presque défait.

- Bon sang, je ne savais pas ce que j'étais censé vous dire Carter. Vous... Elle a dit que nous étions mariés... Que nous fêtions notre anniversaire quand ils ont reçu l'appel. Et ensuite, elle s'est mise à pleurer et j'ai essayé de la réconforter jusqu'à ce qu'elle s'endorme.

Il fit une pause et Sam resta silencieuse sachant qu'il n'avait pas terminé.

- Quand j'ai quitté ses quartiers, je n'avais pas encore réalisé ce que ça voulait dire, alors vous en parler...

Sam se relava doucement du canapé.

- J'aurai préféré que vous me le disiez avant que Kawalsky ne le face devant tout le monde.

- Ouais, je sais, dit-il finalement après s'être arrêté à ses mots.

Il passa un main sur son visage et s'affala à nouveau sur le fauteuil.

- Je suis désolé Carter, murmura-t-il.

Et Sam eu l'impression de se retrouver à nouveau dans la salle quelques heures plus tôt.

- Vous, euh, vous avez dis tout à l'heure, lui fit-elle remarquer en se rapprochant du Colonel et en s'asseyant au bout de de la table basse.

Leurs genoux n'étaient séparés que de quelques centimètres et Jack devait se maitriser pour de ne pas la toucher. Serrant les poings il regarda fixement Carter dans les yeux.

- Effectivement.

Sam releva un sourcil, lui faisait signe de continuer. Il ne reprit la parole qu'une minute plus tard.

- Vous vous êtes déjà demandés ce que serait ta vie si les choses avaient été différentes ?

- Euh..., la question la laissa perplexe.

- Moi oui, continua-t-il. Après Charlie..., il s'arrêta brusquement avec un air nostalgique. Je m'imagine juste.

Sam senti son cœur se briser à cette rare occasion d'entrer dans la vie de son supérieur.

- Des fois je m'imagine ce qu'aurait été ma vie si ma mère était toujours là, admit-elle doucement.

Elle baissa le regard et ne vit donc pas la lueur de sympathie dans les yeux du Colonel.

- J'ai juste... Ce n'est pas comme si je pouvais changer quoique ce soit, mais... des fois elle me manque.

- Je sais.

Et c'était le cas. Jack O'Neill ne savait que trop ce que Sam décrivait.

- Mais quand je pense vraiment à ça, ajouta-t-elle avec une voix plus forte. Et je réalise que tout ce qui c'est passé après son accident... Tout m'a conduite à l'Air Force et au Programme Stargate. Je ne sais pas si je serais là si ma mère était encore en vie.

Jack pencha la tête sur le côté. Même si la mort de Charlie le hantait toujours – et il savait qu'il ne se pardonnerait jamais, il savait que cet accident était ce qui l'avait également amené à ce point dans sa vie. Ça l'avait mené au Programme Stargate, mais au lieu de lui prendre sa vie comme il l'avait prévu, ça l'avait en fait sauvé. Il avait rencontré Daniel et Teal'c, sans compter la femme qui était assise en face de lui. Ils avaient touché sa vie d'une façon qu'il ne commençait à réaliser que maintenant.

- Je suppose que c'était juste... étrange, de savoir que nous sommes... étions... mariés dans une réalité, pourtant dans celle-ci... eh bien, c'est la dernière chose que nous pouvons faire, admit-il.

Sam le regarda intensément à ces derniers mots en essayant de déchiffrer ce qu'il voulait, ou non, dire. Avant qu'elle ne puisse répondre le Colonel continua.

- Vous pensez qu'il y a une réalité là dehors où nous ne nous sommes jamais rencontrés ?

- Théoriquement, monsieur, il y a...

- Ah ! Carter ! Ça a été une longue journée.

- OuI... Oui, monsieur. C'est possible.

- Mmmm. Je ne pense pas que j'aimerai cette réalité.

Le major ne pu cacher sa surprise à sa brusquerie.

- Ouais, ne pas vous connaitre, ne pas vous voir tous les jours... Ce serait nul, ajouta-t-il.

La bouche de Sam forma un petit « o » mais elle ne dit rien. Elle ne pouvait pas. Le Colonel l'observait en ayant mis son expression réservée au placard. A la place, Sam fut ébloui par les émotions qui tourbillonnaient dans ses yeux sombres.

Alors je peux comprendre pourquoi vous – l'autre vous – avait du mal avec... moi, il fronça un peu les sourcils en disant cette phrase en repensant à cette phrase. Décidant qu'elle voulait dire quelque chose, il pris une profonde respiration et continua. Je sais que vous êtes différente mais... Quand nous nous disions au revoir... Je pensais...

Il passa une main sur sa nuque pour essayer de masquer son embarras.

- Pendant un instant j'ai pensé que c'était vous et... J'ai juste... J'avais besoin d'être là pour vous.

Sam s'éclaircit la gorge doucement. Elle voulait dire quelque chose. Quoique ce soit. Mais elle fixait maintenant le crane du Colonel alors qu'il fixait ses propres pieds. Elle supposa qu'il était probablement embarrassé par sa révélation, mais elle était encore plus surprise quand il murmura quelque chose d'autre. Elle tendit l'oreille en se penchant plus près de lui.

- Quand j'ai retraversé le miroir... Je pouvais sentir vos yeux me brûler la nuque, sourit-il doucement pendant une seconde. Et puis je me suis souvenu que vous étiez deux et je ne pouvais pas... Que je ne peux pas être là pour vous de la même façon que...

Il releva la tête vers Carter, ses yeux lui suppliant de comprendre son explication décousue.

- C'est différent, dit-elle doucement.

- Ouais, répondit-il sur le même ton. Vous savez, je serais toujours là pour vous si vous avez jamais...

- Je sais, sourit-elle.

Et elle savait. Même si elle avait essayé de refouler les émotions étranges qui papillonnaient dans son estomac alors que le Colonel la regardait de près, elle savait, sans l'ombre d'un doute, que Jack serait toujours là pour elle. Il pourrait ne pas être capable de la réconforter de la même manière qu'il avait réconforté le Docteur Carter, mais il serait là – et c'était tout ce qui comptait.

Ils restèrent silencieux un moment avant que Jack ne s'éclaircisse la gorge.

- Alors euh... tout va bien entre nous ?

Sam se mordit le bas de la lèvre alors qu'elle le regarda pensivement. Son supérieur semblait autant troublé qu'il ne l'était avant leur conversation. Il semblait peut-être un peu soulagé.

- Tout ira bien, mon Colonel, dit-elle avec un hochement de tête.

Jack pinça des lèvres et hocha la tête en retour. Il tint son regard et Sam senti ses joues virer au rouge, surtout quand un petit sourire s'étira au coin de ses lèvres.

- Je préfère vos cheveux.

La lourde atmosphère qui s'était installée un peu plus tôt s'évapora d'un coup et, malgré elle, Sam ria doucement, provoquant un sourire de Jack.

Il croisèrent leurs regards une nouvelle fois et eurent l'une de leurs conversations silencieuses. Il semblait que ça leur arrivait de plus en plus souvent ces temps ci, mais à cet instant, ils savaient tous les deux que tout irait bien. Ça pourrait leur prendre un long moment pour tout comprendre, mais tout irait bien.

Finalement, ce fut Jack qui brisa le silence.

- Je devrais y aller.

Sam hocha la tête et se leva, le suivant doucement dans l'entrée. Elle était trop occupée à fixer le sol pour réaliser que le Colonel s'était arrêté et retourné juste avant le porte et elle entra en collision contre son torse.

- Outch !

- Doucement Carte, marmonna-t-il en l'attrapant avec ses mains pour la stabiliser.

- Désolée monsieur, sourit-elle avec un air penaud.

Elle rencontra doucement les yeux de son supérieur et la respiration de Sam sursauta à sa posture décontracté. Son expression n'était plus du tout indéchiffrable, il la regardait avec inquiétude, interrogation et quelque chose d'autre que Sam n'était sure de pouvoir vraiment identifier. Elle essaya de ne pas se tortille sous son observation intense et se força à garder son attention sur lui. Elle attendit patiemment que le Colonel ne grave le moindre petit détail de son visage dans sa mémoire.

Brièvement, elle pensa que ça aurait dû la déranger plus que cela mais elle chassa cette idée. Momentanément distraite, elle rata le rapide aller retour que les yeux de Jack firent entre ses yeux et ses lèvres. Une minute plus tard, le Colonel avait glissé sa main droite dans sa nuque et penché vers elle. Ses lèvres se pressèrent doucement contre les siennes et restèrent ainsi pendant une minute avant qu'il ne se redresse et ne colle son front à celui de Sam.

Il ferma les yeux en instant, essayant de calmer ce qui était arrivé à son corps et son esprit. Il avait été frappé par la beauté de Sam à la seconde où il avait posé ses yeux sur elle dans la Salle de Briefing, mais s'il était honnête, c'est depuis qu'ils étaient revenu de chez Hathor qu'il savait que quelque chose avait changé de son côté. Et depuis que son attachement à son second pouvait être complètement considéré comme inapproprié pour plus d'une raison, il décida qu'il ferait mieux de ne plus y penser.

Se concentrant sur la jeune femme en face de lui, il écarta sa tête de Sam et permis ses yeux de scanner à nouveau son visage. Alors que son pouce caressait son visage, elle se penchant instinctivement contre lui et Jack senti son cœur faire un bond dans sa poitrine.

Une partie de lui avait apprécié son baiser amer avec le Docteur Carter, mais c'était tout. Bien sûr, il avait été attiré par elle, c'était Carter après tout, mais ce n'était rien comparé à ce qu'il venait de vivre. Chaque cellule de son corps le picotait et il était sur que son estomac n'était pas supposé faire tant de bonds comme il faisait en ce moment. Il ne savait même pas quoi dire.

C'est alors que les mots du double de Carter lui revint en mémoire.

Tu n'es vraiment pas lui, n'est-ce pas ?

- Elle avait raison, murmura Jack en laissant tomber ses mains sur le côté et recula d'un pas. Ignorant l'expression confuse de Sam, il continua. Parce qu'elle n'est vraiment pas toi non plus.

Avant que Sam n'ai eu la chance de demander ce qu'il voulait dire par là, il était parti et elle ne pouvait que lui fixer le dos.

Ses jambes tremblantes la conduire jusqu'à la porte d'entrée et elle se pencha contre la douce surface en bois.

Elle ne s'était pas attendu à ce que le Colonel l'embrasse, à ressentir les sentiments qu'elle ressentait maintenant. Sa respiration était difficile et son corps était en feu. Fermant les yeux, elle ramena ses doigts à ses lèvres. Elle était sure de pouvoir encore sentir les lèvres de Jack contre elles.

Elle dégluti péniblement. Tout d'un coup, elle réalisa qu'elle avait tord.

Elle ne savait vraiment pas si elle et le Colonel irait bien.