Disclaimer: les personnages ne m'appartiennent pas, à part Elana et quelques autres personnages tout droit sortis de mon imagination


Chapitre 3:

La pièce,ou plutôt le bureau, était richement décoré, deux grosses bibliothèques ornaient le mur de gauche et de droite, des peintures magnifiques accrochés aux murs et une grande baie vitrée laissait entrer la lumière de la lune couchante. Au milieu un grand bureau fait surement dans un bois précieux, était disposé et accompagné de trois fauteuils qui semblaient très confortables. Et trois hommes, enfin vampires, parlaient violemment, celui qui m'avait surveillé pendant ma transformation assis dans un des fauteuils et les deux autres debout devant la fenêtre. Ils nous remarquèrent que lorsqu'Alec referma la porte derrière lui.
-Mes chers enfants, comment c'est passé votre chasse, s'enquit celui qui avait des cheveux noirs de jais et qui lui arrivaient au bas du dos.
-Bien, Maître. Elle est une vampire intéressante même si elle a du mal à se maîtriser.
-Quelle heureuse nouvelle, n'est-ce pas mes frères?
Je m'efforçai de ne pas rire, ce vampire était vraiment bizarre, il réagissait comme un enfant qui aurait reçu son cadeau de Noël, quand tapera-t-il de joie dans ses mains?
-Alec, laisse nous et attends à la porte. Ordonna le blond vampire.
-Bien maître Caius.
-Hé, ne me laisse pas avec ces...
-Te laisser avec qui? Grogna Caius.
-Paix, mes frères, paix. Vas-y Alec. Quant à toi, Elana ne t'en fais pas, tu le verras bien assez tôt, me rassura Aro d'une voix doucereuse.
-Ah oui, c'est ce que tout le monde dit. D'ailleurs, pourquoi vous m'avez fait appeler?
Je crus que le vieux blond allait s'étouffer, tellement ses yeux étaient révulsés et ses mâchoires tendues.
-Comment ose-tu nous adresser la parole ainsi, insolente petite néophyte! Tu mériterai bien...
-Caius arrête ça immédiatement, le coupa brusquement Marcus d'une voix calme mais ferme.
-Et quel dommage de gâcher une telle opportunité, mais ne nous égarons pas. Nous t'avons fait mander pour t'expliquer les règles qui régissent notre monde ainsi que tes devoirs en tant que garde des Volturi.
-Retiens ça petite, tu nous dois une obéissance totale, à nous, tes rois et à nos épouses. Est-ce clair?
-Oui, messire Caius. Et ces foutues règles?
-Je te conseille de ne plus plaisanter avec nous, nous sommes tes chefs.
Je déglutai, je ne savais pas comment mais d'après un pressentiment, je savais que Marcus, malgré son air ennuyé, était tout à fait capable de se montrer tout aussi dangereux que ses frères et que j'avais dépassé une certaine limite.

-Passons, continua l'homme châtain, tu dois tout d'abord savoir qu'aucun humain ne doit connaître notre existence sous peine d'être lourdement puni. Ceci est la loi fondamentale de notre communauté. Plusieurs règles découlent de cette loi. Premièrement, lorsque nous chassons nous devons être le plus discret possible et les restes du corps devront ne jamais être trouvé. La seconde règle concerne notre contrôle de soi, nous ne devons ni créer des néophytes qui ne savent se maîtriser ni des enfants immortels.

-Désolée de vous interrompre mais c'est quoi des enfants immortels?

-Des vampires qui ont moins de 15 ans. Ils peuvent décimer une population entière et avoir encore soif, une vraie menace pour notre secret, me répondit le vampire blond qui s'était adossé au mur, c'est pour cela que nous devons les détruire. eux, leur créateur ainsi que toute personne les protégeant.

-Hà, c'est ça! Et après?

-Ma chère, ne sois pas si impatiente! Tout nouveau-né doit prendre conscience des règles régissant notre monde par sinon créateur ou une personne tierce si le créateur n'est point-là lors de son réveil. La troisième règle est sur les relations vampire- enfants de la lune. Et avant que tu me le demandes, les humains les appellent plus communément loups garous ou lycanthropes. Aucun vampire n'a le droit d'être en contact avec eux, sauf dans le but de les exterminer, et est puni par la mise à mort. La quatrième règle repose sur les interactions entre vampire et humain. Si tu as une liaison quelconque avec l'un d'eux, il ne devra avoir aucuns soupçons sur ce que tu es. Mais s'il apprend l'existence des créatures fantastiques, tels nous où les loups garous, il devra soit être tué soit être transformer. Dans cette même vision, tu devras éviter d'être exposé le plus possible aux rayons dû soleil.

- Parce qu'on brûle s'il y a le soleil?

Aro fit in signe de la main à son frère Caius qui se leva lentement de son fauteuil dans lequel il venait de s'assoir. Il ouvrit en grand le rideau rouge bordeaux cachant la baie vitrée, laissant passer les rayons intense de notre astre qui se reflétèrent sur notre peau. Je ne pus échapper un petit cri de de surprise: les rayons provoquaient de vives étincellements sur les parties nues de mon corps, j'étais vraiment devenue une boule de discothèque! Magnifique!

Puis plus de peau diamantée, Caius avait déjà refermé le rideau.

-Alors t'es-tu consumé sous l'ardeur des rayons? Se moqua le blond en retournant vers la table prônant au milieu du bureau.

-Nope, répondis-je maussade, mais c'est trop cool, d'être un diamant vivant. Comment ça se fait cette réaction?

-Nous ne savons pas exactement comment mais cela n'est pas important. Bien continuons, nous n'avons pas encore fini, mes frè cinquième règle, nous te sommons de ne jamais chasser à Volterra, les habitants pourraient avoir des soupçons sur nous et nous ne voulons pas d'attention qui serait désagréable de leur part n'est ce pas?

-Ouais, mais pourquoi les humains seraient un danger pour nous, on est bien plus puissant et plus rapide qu'eux,je l'ai vu pendant ma chasse.

-Mais s'il apprenaient notre existence, nous aurions bien plus de mal pour nous nourrir,n'es tu pas d'accord? Me demanda le vieux aux cheveux noirs.
Bien tu peux t'en aller, nous n'avons plus rien à t'apprendre, tu saura ce qui te manque par tes tiers. Bonne journée, ma chère enfant.

-Bonne journée à vous aussi, messieurs.
Et pour faire bonne figure, je rajoutai:

-Et merci encore de m'avoir expliquer ce monde qui est mien maintenant.
Puis je sortit du bureau pour remarquer qu'Alec m'attendait dehors adossé au mur à côté de là porte. Il avait les yeux fermés, plongé dans son monde.
-Tu dors?11
Il souria.
- Non, les vampires ne le peuvent pas.
-Hà, ok.
-Prête?
Sans attendre ma réponse, il partit dans un des couloirs.
-Hé,c'est pas galant.

-Qui a dit que je l'étais?
-Je te boude, tu n'est vraiment pas sympa!
Je crosai les bras, une mine refrognée sur mon visage.
Un semblant de sourire étira ses lèvres. Nous marchames ainsi un bon quart d'heure tous deux silencieux puis au bout d'un moment je cédai à ma curiosité.
-C'est vrai qu'on ne peut pas dormir?
-Tiens, la gamine s'est réveillée? En effet, nous ne ressentons jamais la fatigue, propre aux humains.
-C'est nul!
-Je ne dirais pas cela, le sommeil n'est qu'une perte de temps.
-Et moi, j'aime bien rêver et rester après au lit, nâ!
-Au fait, rappelle moi encore quel âge tu as?
-Je suis mature,pure et innocente,mon cher Alec.
Il ria à pleine gorge:
- Toi mature, je dirai plutôt que tu atteind l'âge mental d'un humain de dix ans ou de celui de Jane. Allez, je vais te faire visiter le château.
Il montra les cuisines-je m'étais vraiment étonnée qu'il y avait autant d'humains au service de nos rois- puis il me montra la salle d'entraînement où il m'aprendrai à me battre, la grande pièce de réception, aussi appelé salle des trônes. Et étrangement, on s'arrêta devant une porte impressionnante, enfin toutes les portes ici étaient imposantes, une espèce de constante dans ce lieu où tout respirait la préciosité et Alec me l'ouvrit dans théâtral. Je me trouvai avec émerveillement à l'entrée d'une grande bibliothèque. Un souvenir floue me revint, j'entendais vaguement une personne, une voix d'homme expliquer comment les propriétaires avaient pû sauver la plupart des œuvres de la gigantesque bibliothèque d'un immense incendie.
Elle était magnifique: tous les murs de la pièce était occupés par de grandes armoires remplies de livres de toutes sortes, pièce bien éclairée par un dôme de verre et de grands vitraux. Je m'approchai d'une des armoires pour lire les titres des œuvres. Je laissai mes doigts glisser sur les tranches des livres tout en lisant les titres quand soudain un livre retint mon attention:" Une Vie" de Maupassant. Il m'étais étrangement familier, comme si je l'avait lu avant d'être transformer. Mais pourtant, j'étais sûre que je ne j'avais jamais eu en main. Bizarre comme sensation. Je me tournai vers Alec qui m'attendait derrière moi:
-Je peux? - Oui, bien sûr, ceci est une bibliothèque...
Mais je ne l'écoutait déjà plus, marchant à travers les allées, observant l'architecture qui était magnifique, la piliers était finement sculptée, on aurait dit qu'il y avait de vraies de lianes vignes qui poussait sur la pierre. Les voûtes, elles aussi étaient vraiment belles: on pouvait voir des peintures sur pierre représentant des scènes de dieux jouant dans les nuages. Je fus donc surprise lorsque j'arrivai au centre de la pièce: un espace avait été dégagé, en forme de cercle,et délimité par de nombreux bancs où sofa finement décorés. Je m'avancai un peu et m'arrêta devant un -je vraiment mettre mes jolies petites fesses dans ce magnifique meuble, aux coudoirs finement sculptés,le revêtement bleu cousu avec des fils d'or. Mais de nombreux regards insistant et curieux étaient posés sur moi, et soupirai. Bon, d'accord je devais vraiment faire quelque chose. Je m'affala donc avec beaucoup de bruit dans le sofa et commença à lire. Il était très intéressant, une fille sortant d'un couvent tombe éperdument amoureux d'un bourgeois mais s'aperçoit que son mari n'est pas si blanc que ça, le tout sur une bonne description du XIXème siècle. J'étais donc profondément plongée dans l'oeuvre lorsque soudain une voix m'interrompit:
- Tu es la nouvelle?
C'était une jeune fille, peut être 16 ans, des cheveux blonds attachés en un chignon ce qui ne qui lui allait vraiment pas, une mine coincée, de nombreuses marques de griffures s'étalaient sur sa peau dénudée. Elle portait une petite robe simple et noire en dessous d'une cape gris foncée.
- Oui, c'est bien moi. Elana, fis je en lui tendant une main.
En réponse,elle fit une moue de dégoût avant de quand même me la serrer.
- Jane.
- Ben enchantée!
- Moi de même. Que lis tu donc?
- "Une vie" de Maupassant. Très intéressant. Tu l'as lu?
- Oui, il m'a beaucoup plû. Quand t'es tu réveillé?
- Hier soir. Et après j'ai chassé avec un garçon, je crois qu'il s'appelait Alec.
- Oui c'est mon frère.
- Hà vraiment? En tout cas il bien moins coincé, lui.
- Comment? S'écria t'elle blessée.
C'était si facile de les faire sortir de leurs gonds. J'étais juste morte de rire face à la mine de cette vampire tellement elle faisait une drôle de tête. On aurait vraiment dit que l'on lui avait appris que sa mère s'était transformée en souris.
-Madame est susceptible?
- Comment ose tu?
- Jane, allons, ne vois tu pas qu'elle te taquine? Tu es donc la néophyte ayant chassé avec notre petit Alec? Au fait mon nom est Démitri.
Je sursautai, le jeune homme était arrivé si rapidement que cela me surprit et poussai un petit cri. Les deux vampires me regardèrent avec étonnement, Jane se mordant sa lèvre inférieure et Démitri me souria, moqueur.
- Qu'est ce qu'il y a?
- Normalement si tu avais quelques mois tu serais en position d'attaque, voire tu nous aurai sauté dessus. Donc est ce vraiment vrai que tu n'es réveillée que ce matin?
- Oui, tu peux demander à M. Marcus et aussi à Alec. J'ai chassé avec lui.
- Tu es alors intéressante. Je n'ai jamais vu nouveau-né comme toi.
- Bon, je vais le prendre comme un compliment.
Sinon vous quel âge?
Le sourire de Jane disparut et soudain je sentis une vive douleur, commençant dans ma poitrine puis se diffusant dans tout mon corps, devenant de plus en plus intense. Je me sentis tomber et m'entendis gémir. Qu'est ce qui m'arrivait? J'avais tellement l'impression que je revivai ma transformation. Non! Je me cambra de douleur. Au loin j'entendais une voix d'homme ordonner à une certaine Jane d'arrêter et soudain cette effroyable brûlure disparu. Je n'avais pas remarqué que j'avais fermé mes yeux et lorsque je les reouvris, je vis Jane me sourire, fière et cruelle. J'attendis que je reprenais mon souffle ainsi que le contrôle de mon corps puis dessus, la prenant par surprise. La petite peste n'eu aucun mal à se débarrasser de et m'envoya valser à quelques mètres de notre position, renversant sur le chemin une des nombreuses bibliothèques. Mais je ne me laissai pas impressionné et me rejeta sur gamine.
- Arrêtez immédiatement, tonna une voix alors que des bras me retinrent pour me serrer contre un torse musclé.
- Lâche moi, lâche moi, je dois tuer cette minable petite chose. Je dois lui rendre ce qu'elle m'a fait, elle... , criai je, enragée.
Mais celui qui me retenait me frappa derrière ma tête, me coupant dans ma tirade.
- Tu n'arrivera jamais à ma hauteur, pauvre insolente. Tu ne sera toujours qu'une subalterne alors que moi, vois tu, je joue depuis longtemps dans la cours des grands, me répondit Jane avec la même hargne, elle aussi retenu par un des gardes.
- Assez vous deux, nous interrompit Démitri, se mettant entre notre combat verbal. Ceci est pitoyable, Jane, Elana. J'aimerai que vous vous excusez et vous vous serrez la main de l'autre, est ce clair? Santiago, Félix, libérez les.
La pression autour de mon corps disparut et retrouva le contrôle de mes mouvements. Nous regardames dans le blanc de l'œil de l'autre, montrant parfois nos crocs. Ce fus Démitri qui accelera la situation:
- Bon je n'ai pas envie d'y passer toute la journée, j'aimerai bien m'entrainer, d'accord?
- Bien, j'ai 567 ans, contente?
- Oui, désolée. Et voyant que la jeune fille commença à s'éloigner, je l'arretai en posant ma main sur son épaule:
- Dis comment t'as fait, cette douleur? C'est bien toi, non? Pourrai je aussi le faire?
Elle se retourna lentement et me souria timidement.
- Oui, c'est bien mon don. Chaque don est unique est spécifique à son possesseur mais peu de vampire en possède un. Donc non, je ne pourrais pas apprendre mon don. Démitri?