Disclaimer: les personnages ne m'appartiennent pas, à part Elana et quelques autres personnages tout droit sortis de mon imagination


Chapitre 4:

Je les regardai partir disparaître dans la jungle des bibliothèques, souriai et murmurai un merci presque inaudible.
- Wahoo, impressionnant! Peu de personne cherche des noises à Jane. Au fait moi c'est Félix et toi, tu t'appelles comment? J'ai l'impression que je ne t'ai jamais vu ici, fis l'armoire à glace qui m'avait emprisonné entre ses bras.
- Moi c'est Elana et oui, je suis nouvelle. J'ai été créée hier. Et avant que tu ne me dises que je suis bizarre, oui je me contrôle très bien.
- C'est vrai, t'es étrange. Mais pourquoi notre très chère s'en est-elle pris à toi, pauvre victime?
Je lui fis la moue et passai mes doigts dans mes cheveux.
- Elle est trop susceptible, je leur ai juste demandé leur âge, à cette gamine et à l'autre, et voilà qu'elle se met à me torturer. J'ai fait quelque chose de mal?
- Tu viens de découvrir la vraie face de la plus sadique des vampires au monde. Mais tu n'es pas la première à subir sa foudre, c'est son passe-temps de faire souffrir les gens. Je ne compte même plus le nombre de personne sur sa liste noire.
- Et c'est sensé me réconforter?
Il ria bruyamment, attirant encore un peu plus l'attention des autres vampires présents dans la bibliothèque. Je soupirai, tous allaient me connaître maintenant, ici, avec j'avais fait.
- Quelque chose ne va pas?
- Non, rien. À part que hier je me suis réveillée pour m'apercevoir que j'étais devenue une de ces créatures surnaturelles qui normalement ne devraient pas exister, j'ai tué des gens innocents, et je me suis plein d'ami! Alors tout va bien dans le meilleur des mondes.
- Il y a quand même quelques points positifs dans ta nouvelle vie, non?
- Oui, la vitesse, la force.
- L'éternelle vie, les dons.
- Tant qu'ils ne l'utilisent pas sur quelqu'un.
Il me souria et hocha la tête, affirmativement.
Puis nous nous mimes à parler de tout, il m'apprit de nombreuses choses sur le monde qui était mien maintenant. On fût interrompu dans notre très intéressante discussion par Alec qui déboula avec beaucoup de bruit et demandant à ceux qu'il rencontrait où j'étais.
- Bon, il semble que notre discussion touche à la fin. Ne faisons donc pas attendre ton protecteur, me souria le grand vampire.
J'acquisai et marchai dans la direction où le vampire blond était.
- Tu me cherches?
- Ah, Elana. Oui en effet, nos maîtres m'ont demandé de t'apprendre comment marche le monde vampirique, c'est à dire y compris ton entraînement en tant que garde Volturi, dit-il très vite.
- Mon cher, ne t'inquiètes donc pas. J'allais d'ailleurs lui montrer la salle d'entraînement. Pourquoi ne pas y aller ensemble?
La salle dans laquelle on entra était simple sans aucun ameublement, juste 4 murs gris, en béton. On aurait vraiment dit que l'on était rentré dans un bunker avec de nombreuses personnes se battant entre elles. C'était bizarre, j'avais l'impression que ceci n'était qu'un simple rêve, que pour la première fois je sentais que la situation était presque irréelle.
- Viens, je vais te montrer quelques attaques et défenses, affirma mon guide en me tendant sa main, sans s'apercevoir de mon malaise.
- Ok, alors je dois faire quoi? Je lui demandai, avec un regain d'énergie.
- Tiens, tiens, la néophyte veut se faire massacrer par un des meilleurs combattants?
- Allez Alec, laissons le troll ici et allons-nous amuser. C'est quoi le programme, alors?
- Attends, fillette, tu viens juste de m'appeler troll, je suis choqué, faisant semblant d'être blessé dans son amour-propre.
- Et même troll est un euphémisme pour te décrire.
- Alors là, je mérite de te montrer ce que vaut le troll. Puis-je te l'emprunter, cette enfant mérite que je la remette à sa place.
Et sans me prévenir, il me prit la main et m'attira au centre de la pièce. - Hey, ça pas? M'exclamai je.
- Soyons sérieux, Ella, ce n'est plus un jeu, répondit il le plus impassible dû monde même si je devinai un petit sourire.
Soudain, le gros tas de muscles fonca sur moi, m'attrapa à la taille, me souleva et commença à tourner sur lui-même, comme un athlète juste avant de lancer son disque, et m'envoya valser dans les airs.
Un point positif, un pauvre mur se tenait hélas là, ce qui arrêta ma course. Point négatif, je l'avais détruite et mon dos aussi par la même occasion. Aouch, comme ça faisait mal! Mais je n'eus pas le temps de me relever que Félix s'abattissait déjà sur moi, me chatouillant à mort.
- Arrêtes, s'il te plaît, arrête, je me rends! Arrivai je à émettre entre deux hoquets de rire.
Hélas pour moi, il ne m'ecouta pas et continua sa besogne.
- Assez! Tonna une voix impérative, Félix, Elana, où croyez vous donc être, dans une cours de récréation? Vous devriez avoir honte de vous, de vous comporter comme des enfants. Pitoyable!
Le grand vampire me lacha, se releva puis, à mon grand étonnement, il baissa la tête. Je fis de même et m'aperçu que la voix méprisante n'était autre que celle de l'un de nos maîtres, celui que j'appréciai le plus des trois d'ailleurs, Caius Volturi. Oups!
- Cela vous concerne aussi, mes chers, n'emmenez pas la honte sur notre clan, ou sinon... Mais bon,reprenez votre travail maintenant. Compris!
L'un des vampires les cruels au monde s'approcha de nous, s'arrêta et regarda Alec:
- Je te croyez en charge de cette nouvelle-née, n'est ce pas?
- Oui maître, vous me l'avez demandé.
- Alors, sois en responsable!
- Bien maître, pardonnez moi, je ne manquerai plus à mes devoirs, maître!
- Je l'espère, mon cher.
- Maître?
- Ma chère?
- N'en veuillez pas à Alec, il n'y est pour rien. Je suis la seule coupable, et non Alec.
Il resta silencieux pendant de longues minutes, me mettant de plus en plus mal à l'aise. Allait-il me tuer pour l'avoir parlé ainsi? J'étais sûre qu'il en était parfaitement capable.
- Je comprends pourquoi mon frère à dit que tu était intéressante, les néophytes sont toujours très...prévisibles et sauvages mais toi, disons, tu est capable de réfléchir. Je vais donc oublier ce que tu as dit. Mais la prochaine fois, tu fera ce que tes maîtres t'ordonnent et aucune critique ne sera toléré. Va maintenant rejoindre ton protecteur, ne le fait pas attendre.
Sans plus d'attention de sa part, il repartit vers l'autre côté de la salle, regarder comment se débrouillaient le reste de sa garde. Inspire, expire, inspire, expire, voilà, calme toi. Tu sais bien Elana que tu ne te calme pas vite, tu mourra, m'exhortai-je. Mais j'avais vraiment envie de lui sauter dessus, roi ou pas roi, comment a-t'il oser me parler ainsi, je suis un humain, bordel! Enfin pas réellement humain mais j'avais le droit tout de même à un minimum de respect!
- On dirait que tu as bu du sang pas frais, me taquina Félix.
- Il m'énerve et je ne peux rien y faire. Pourquoi t'es d'ailleurs encore là, tu ne dois pas t'entrainer?
- Je pourrai te retourner la question, Alec est la-bas.
Il me pointa la direction où "mon protecteur" m'attendait, ses bras croisés et son regard fixé sur moi.
- Bonne chance, j'ai l'impression qu'il n'est pas très content! Ria le géant avant de partir. Merci Félix, pensai-je, tu es aussi responsable de la situation. Bon allons affronter mon destin!
- Désolée Alec, tu m'en veux? M'excusant je lorsque j'arrivai à sa hauteur.
- Non, tu as maintenant remarqué que notre situation ne nous autorise pas à plaisanter.
- Ouais, j'avoue. Ta soeurette et notre cher maître ne sont pas un modèle de tolérance.
- Tu as rencontré Jane?
- Oui et je me suis même battue avec elle.
Alors apprends moi à me battre pour que je puisse joliment botter les petites fesses de ta sœur chérie et pour lui faire savoir de quel bois je me chauffe!
- D'accord. Met toi en position de défense, comme ça. Voilà, c'est bon.
- Et après?
- Mademoiselle est impatiente. Essaie d'éviter mon attaque.
Et il chargea. Je vis son bras s'étendre vers ma gorge mais je ne pus rien faire et me trouva pour une seconde fois en une heure dans l'air juste retenu par les mains d'Alec qui me serrait mon cou.
- Recommençons. Et fais attention la prochaine fois Elana! Me dit Alec.
Il me lacha, je tombai durement au sol puis me relevai pour voir Alec de nouveau me charger. Ce jeu continua pendant de longues minutes, où la plupart du temps je me faisais avoir par mon "professeur" et je finissais quasiment toujours le cul au sol.
Je crois que, exaspéré par mes "énormes progrès", Alec arrêta l'exercice.
- C'est bon Elana, on change: tu vas devoir m'attaquer essayer de me toucher. Quant à moi, je me défend.
- Oki, me voilà! Je chargeai donc Alec avec toute ma force, il était sûr qu'il allait regretter de ce qu'il m'avait fait subir! Hélas, il se déroba à mon emprise et se retrouva à quelques centimètres de ma main. Que je détestai à cet instant présent son petit sourire moqueur! Je courrai donc vers lui une seconde fois pour m'apercevoir qu'il m'avait encore éviter aussi facilement que la première fois. Merde! - Elana, tu n'y arrivera pas si tu continue ainsi. - Ouai, merci pour l'info!crachai-je - Non ce que je voulai dire ma chere, c'est que tu devrai plus te concentrer et non de te laisser guider par tes instincts. Essaie!

- D'accord je...oui.

Je mouillai mes lèvres puis le regardai. Je laissai après mes yeux dériver vers les autres, certains parlaient tranquillement tandis que d'autres combattaient avec violence, le tout dans une bonne ambiance où l'on entendait de nombreux rires. je soupirai avant de reporter mon regard sur mon tuteur et fis une moue taquine. Je marchai alors doucement en direction de mon adversaire qui me regardait avec surprise. Alec devait surement se demander ce que j'allais faire et il allait voir! Je souriai intérieurement à cette pensée. Je m'accroupi à quelques mètre de lui, tout en maintenant son regard fixé sur moi, et le chargea. J'avais remarqué qu'Alec avait tendance à se décaler souvent vers la droite pour m'atteindre ensuite sur le côté. Et comme prévu, il se déplaça à droite pour m'éviter puis contre-attaqua seulement pour sentir mon talon s'enfoncer dans son estomac et je l'envoyai valser. Juste avant qu'il n'atteigne le sol je lui sautai dessus et essayai de le plaquer mais il evita l'attaque en culbutant et se releva très rapidement. J'étais vraiment déçue, mon plan n'avais pas pu être fini et j'avais à peine pu toucher Alec! Il allait surement profiter de ma position pour m'attaquer! Mais au lieu de cela il se rapprocha de moi et me tendis sa main en signe d'aide que j'acceptai avec joie. Or dès que je fus sur mes deux pieds, j'envoyai avec force mon poing dans son joli visage. Il eut juste le temps d'intercepter mon coup et d'attraper mon bras. Pourtant lorsque ses doigts s'aggripperent sur mon bras droit, j'eus un fort pressentiment: j'étais sûre qu'Alec allait me tirer par le bras pour me déséquilibre et ainsi me taper avec l'arrête de sa paume dans ma trachée.
On se regardait avec intensité pendant quelques secondes avant qu'Alec n'interrompe notre silence.
- Qu'il y a t'il, Ellie? Un problème? S'inquieta Alec.
Puis il me souria méchamment, ce qui confirma ce que j'avais pressenti. Je le laissa m'emporter et dans l'élan je n'eus qu'à mettre un peu en avant mon coude droit pour qu'il vint s'abattre avec violence sur le menton d'Alec. Vite, il fallait que je change rapidement ma position! Je le frappai avec toujours mon avant-bras dans sa gorge avant de l'attraper à la nuque, je tournai sur mon axe afin de sauter sur son dos, pour enfin serrer sa tête entre mes bras, l'un toujours sur sa nuque, l'autre sur sa gorge. Le combat était fini!
- Ce n'est pas juste, tu m'as laisser gagner! me plaignai-je

En réponse, il me souria puis croisait ses bras et leva son regard sur le reste des combattants.
- Santiago? Peux tu venir, s'il te plaît? Demanda-t'il avec douceur.
Un jeune vampire, peut-être avait-il vingt-cinq quand il a été mordu, vint vers nous. Il avait une couleur de peau bizarre, un teint olivatre, comme s'il avait des origines espagnoles où portugaise. D'ailleurs Santiago n'est il pas un prénom courant dans ces pays là? Oui, maintenant que je me poser la question, j'avais de plus en plus un sentiment qui me disait qu'il était espagnol. Cela vaut toujours de vérifier:
- Alec, qu'est ce que tu me veux encore?
- Moi, non plus je ne sais pas ce qu'il veut faire avec toi mais moi je suis Elana. Au fait c'est vrai que tu es espagnol?
Je vis la surprise se poindre sur son visage.
- Heu, oui, d'Alicante. Et?
- Comme ça, curiosité!
- Bon, Santiago, j'aimerai que tu t'entraines avec elle, je vais voir ma sœur. Cela ne veut pas dire que tu dois la blesser ou la démembrer, d'accord?
- Tu crois vraiment que vais m'en prendre à ta chère protégée? T'inquiètes.
L'espagnol, sans demander mon avis, me pris sous mon aisselle et marcha vers un autre coin où mon deuxième combat commença. Les cinq premières minutes furent difficiles, Santiago était complètement différent d'Alec,ses coups étaient bien plus puissants et bien plus douloureux. Il était bon. Tout mon corp me faisait mal, aucune parcelle de ma peau n'était épargnée par la douleur. Puis je me rappelai le conseil d'Alec: il fallait que je me concentre, il fallait que je me concentre, il fallait que je me concentre, je me répétai cette phrase comme une litanie, un chant magique.
- Alors petite, on abandonne?
- Non, je reprenais juste mon souffle.
Et la suite du combat fut floue pour moi, c'était comme si je devinai ce que mon adversaire allait faire à quelques secondes près, il n'arriva pas après à porter un coup sur moi, je les évitai tous. Puis lorsqu'un autre vampire, voulant surement nous embêter dans mon combat, m'attaqua, j'eus le même réflexe, obéir à mon instinct et mes pressentiments. Je perdai complètement la notion du temps.
- Assez les enfants, cessez vos combats! Cria une voix
On s'arrêta en bloc pour faire face à celui qui nous a parlé, même si je reconnu la voix.
- Mes chers, vous avez bien travail, il suffit maintenant.
- Bien maître Caius.
Je décidai de suivre les autres mais maître Caius me stoppa:
- ma chère, félicitations! Me souria-t'il, Tu t'es bien débrouiller dans tes combats. Tu devrais être fière de toi. Je vais donc entièrement oublié ce malencontreux confrontent entre Alec, toi et moi. Vas-y maintenant, fillette, Alec devrait normalement être à la bibliothèque. Bonne soirée.
- Merci maître, bonne soirée à vous aussi.
Je partit.

Wahoo, quelle journée, pensai-je en arrivant à l'entrée de la bibliothèque, si c'était ça le quotidien des gardes ici, il fallait que j'arrive à la hauteur des autres sinon, j'étais perdue, morte, inutile. Mais j'allais leur montrer ce que je valais.