Disclaimer: les personnages ne m'appartiennent pas, à part Elana et quelques autres personnages tout droit sortis de mon imagination, hélas, sniff :,(

Je voudrai remercier idrill01 pour son soutien :)


Je remarquai directement Alec en compagnie de sa sœur et parlaient, même si je ne pouvais entendre ce qu'ils disaient à cette distance. Je me rapprochai alors, la grosse curieuse que j'étais.
- Salut, les jumeaux.
- Elana, me salua Alec.
- J'ai entendu dire que tu avais commençais ton entraînement et que tu as combattu contre deux des nôtres, non?
- Oui, en effet. Mais je vais éclaircir un détail: je suis moi-même une Volturi depuis hier matin, mais cela ne m'étonne pas que tu l'aie oublié.
Je les vis tous deux se crisper.
- Elana arrêtes. N'insultes pas Jane, pris position mon tuteur, pas en ma présence. Il soupira. Réfléchie bien avant de faire sortir quoique ce soit de ta bouche car tu ne sais pas, mais alors vraiment pas de ce que nous sommes capables. Donc j'aimerai que tu nous dois le respect. À nous tous ici.
Je voulu répondre quelque chose de bien cinglant mais son regard m'en dissuada.
- Bien, désolée Jane, pour ce que je viens de dire et aussi pour ce matin, fis je entre mes dents serrées. Même si tu le mérite, pensai je.
- Je te pardonne. Alors comment trouves-tu ta première journée chez les Volturi?
Elle changeait de sujet, tant mieux.
- Oui, ça s'est bien passé, à part la chasse et quelques petits minis minis accidents peu importants comme celui d'il y a quelques minutes. Et l'entraînement était... je cherchai mon mot, très intéressant .Puis je vous posez une question?
- Oui, pas de problème. Vas-y, m'invita Alec.
- Hum, comment était votre première journée ici?
Les jumeaux se regardèrent longuement, s'entretenant silencieusement. Je sentais qu'Alec essayai de convaincre sa sœur mais que la blonde était contre l'idée de me répondre. Il posa alors sa main sur l'épaule de Jane dans un geste qui se voulait rassurant et lui sourit. Elle se mordit la lèvre, comme si elle pesait le pour et le contre, puis lui retourna son sourire.
- On n'aime pas vraiment en parler aux autres, c'est des souvenirs assez douloureux, fis la blonde sans me regarder.
- Notre premier jour devait être assez semblable au tien, ajouta Alex, réveil, chasse puis entretien avec le Triumvirat. Mais avec peut-être un plus grand intérêt pour nos dons. Mais le plus dur a surement dû être le regard des autres: les gardes, de n'importe quel rang, ont toujours jalousé nos pouvoirs ainsi que notre position dans le clan. De plus, les gens ont tendance à nous sous-estimé à cause de notre jeune âge et nous considèrent souvent comme des enfants immortels.
- Mince, suis désolée, je ne savais pas, je croyais que votre vie est un peu plus joyeux, puisque j'ai vu que vous vous entendez bien avec tout le monde.
- Passablement non, répondit le garçon.
Un long silence pesant s'installa, où tout le monde ne savait pas quoi dire pour rompre le silence, chacun mal à l'aise. Ce moment dura pendant au moins plusieurs minutes jusqu'à ce qu'on entendit la voix d'un de nos maîtres, Aro, qui demandait la présence des jumeaux sorciers.
- Bien, Elana, nous allons te laisser.
- Ouais, le devoir vous appelle, mon cher Alec. À tout à l'heure! Moi je vais encore un peu profiter de ce lieu.
Et ils partirent vers la sortie et quant à moi je m'avançai à travers les différents rayons à la recherche d'un roman qui m'attirerait. J'étais tellement plongée dans mon projet que je ne vis pas le pied qui dépassait et trébuchai dessus: je vis lentement le sol se rapprocher de mon visage mais ne pus rien faire et m'éclata le menton les carreaux. Génial! Je me remis vite sur pied et découvris quelle avait été la cause de ma chute: les pieds n'étaient qu'autres que ceux d'un de mes maîtres, Marcus, qui me regardait avec inquiétude.
- Mademoiselle, vous allez bien?

Je me sentais si mal que je voulais être maintenant à des lieux de là. Si j'avais été humaine, mes joues auraient été rouges comme une tomate.

- Ma chère, ce n'est pas si grave, cela peut arriver, voyons. J'aimerai que tu regardes ton maitre quand il te quand il te parle, est-ce clair?

- Bien Monsieur, et je fis ce qu'il m'ordonnait.

Je vis une étincelle de douceur dans ses yeux carmins et opaques, ainsi que, étonnamment, une grande tristesse, tandis qu'il mettait un marque-page dans son livre qu'il referma et me regarda.

- Monsieur, vous lisez quoi? Demandai-je soudainement après un silence.

Il fut surprit et prit un long moment avant de me répondre.

- "La vie de 12 Césars" de Suétone.

- je connais! Je l'ai étudié en Latin, surtout la section sur Néron.

- Vraiment qu'en as-tu pensé?

- J'ai pas vraiment fais attention quand on a fait la leçon, la prof est tellement nulle qu'elle m'a complètement dégoûté du Latin.

- C'est vraiment dommage, le Latin est la source de la plupart des langues moderne et la culture romaine est très riche.

- Je le sais, j'ai pris cette matière en pensant qu'on allait apprendre l'Histoire de l'Antiquité, les guerres, la culture, etc...les choses intéressantes quoi! Mais non, on a dû apprendre par cœur toutes les déclinaisons et conjugaisons latine ou grecque. Et à quoi ça va nous servir de savoir traduire des textes du latin en français?

- En effet, mon avis est le même que le tien, ce n'est point éducatif, je trouve, même si je maîtrise cette langue à la perfection. Pourtant des leçons sur l'étymologie me paraissent importantes, surtout que le Latin a grandement influencé le français.

-Ouais, répondis-je dubitativement.

- Dites, ma chère, tu me sembles, d'après ce que tu viens de dire, tu sembles très intéressée par l'Histoire?

- Oh oui, pour moi, l'Histoire c'est nos racines, on ne peut pas comprendre les situations présentes sans connaître le passé. L'Histoire c'est les nombreuses cultures, les guerres, les progrès.

- C'est assez rare de nos jours de trouver des gens passionnés par un tel sujet. Je trouvé que c'est bien.

- Remerciez plutôt mes parents: à chaque vacance, ils me faisaient découvrir des lieux qui ont marqué l'Histoire. Ils me manquent.

- Mes condoléances, ma chère, mais c'est la vie. Chaque être vivant à sa propre destinée et lorsque l'on a accompli ce pourquoi nous sommes nés nous rejoignions les Cieux. Cela fait longtemps que j'arpente cette terre pour croire en un dieu précis, mais là-haut, d'après moi, il y à une entité qui nous surveille et nous guide à travers notre vie jusqu'à ce que l'on comprenne ce que à quoi nous somme destiné à être.

- C'est beau, mais triste. Vous devez être vraiment vieux pour réfléchir sur le sens de la vie et de la mort.

- En effet, on a tout le temps d'y penser quand on a 2500 ans.

- Quoi! M'exclamai-je, vous êtes pas un papi mais une vraie momie!

- Merci, ma chère, j'apprécie beaucoup cette comparaison, ironisa-t-il.

- Désolée, monsieur, c'est sortie tout seul. Mais je sais que plus on est vieux, plus on est sage non?

- Cela se pourrait, oui. Je n'en suis pas si sûr, mais je crois être un des plus vieux vampires qu'ait connu notre Terre.

- La momie, en plus d'être vieux, est très modeste.

Il ria, d'un rire qui ressemblait au doux bruit du vent à travers des carillons. Pourtant le rire n'atteigna pas ses yeux qui étaient toujours remplis de tristesse. Il regarda alors dans le vitrail à côté de nous et son regard resta fixé dans les airs. Il devait avoir perdu quelqu'un de cher, pensai-je. Hein? Un instant, je savais ça comment moi? Et puis merde, c'était pas mes affaires. Mais je pouvais toujours lui demander, juste pour assouvir ma curiosité. Je pris alors mon air le plus innocent possible:

- Monsieur, vous allez bien?

Il releva rapidement sa tête vers moi, ses yeux, encore vides il y à quelques secondes, me regardaient avec intensité. Puis il se décontracta un peu et repris la parole:

- Vous me rappelez ma femme, Didyme. Elle était aussi énergétique et joyeuse que vous.

- "Était" ? Vous voulez dire qu'elle est morte?

Son expression me suffit comme réponse. Je voulus parler, mais je ne savais absolument pas quoi dire dans une situation comme ça.

- Je n'aime pas trop en parler mais je ne peux m'en empêcher de vous comparer à ma femme, votre ressemblance est vraiment dérangeante.

- Peut-être je suis sa réincarnation? Et que c'est mon destin de vous écouter parler de votre vie passé, qui sait? D'ailleurs, en parlant de vie, pouvez-vous me parler de la vie dans l'Antiquité?

Un nouveau sourire apparut sur le visage de mon maître, content du changement de sujet, même s'il était brusque. Il se mit alors à raconter et fus surprise, je ne savais pas qu'il était un si bon conteur: il mettait bien en avant les anecdotes et les détails de la vie de cette époque, rendant le tout très captivant. Sous son air constamment ennuyé, maître Marcus était un être attentif à tout ce qui se passait. J'étais pendue à ses lèvres et perdis la notion de temps avec lui. Notre entrevue se finit hélas lorsqu'un garde se rapprocha de nous et nous annonça que Monsieur Marcus était demandé par ses frères.

- Ce fut un plaisir, mademoiselle, d'avoir pu causer avec vous.

- C'est à moi de vous remercier. J'ai beaucoup appris grâce à vous, monsieur. Merci encore. Pourrais-je vous appelez Père?

Il hésita un moment puis me sourit gentiment.

- Nous nous ne connaissons pas très bien encore, mais je serai honoré de vous considérer comme ma fille.

- Merci.

-Voudriez-vous que l'on continue notre discussion sur l'Histoire?

- Je n'osai pas vous le demander mais...

- Bien, me coupa-t-il, nous nous verrons donc demain ici à la même heure. Je vous souhaite une bonne soirée, ma fille.

Et sans attendre de réponse, il partit en compagnie de l'autre garde.

Bonne soirée, il avait dit? Mais on avait vraiment parlé jusqu'au soir? Wahoo, trop! Et maintenant, je n'avais plus très envie de rester lire. Je reposais donc mon livre et sortis de la bibliothèque. Je suivais ensuite un couloir puis un autre, m'arrêtant parfois pour regarder les différents tableaux qui ornaient les murs.

Au bout d'un moment, j'entendis un son doux comme si on avait oublié de fermer un robinet. Un cœur, il y avait des humains ici? Piqué par la curiosité, je me dirigeai vers le bruit et me retrouvai dans un hall éclairé et vis en effet par une fenêtre que le soleil se couchait. Devant moi il y avait un grand bureau derrière lequel une jeune humaine qui pianotait sur un ordinateur. Lorsqu'elle me vit, elle se leva et me parla dans sa langue natale, de la crainte dans les yeux.

- Heu, madame, fis-je en anglais, je ne comprends pas l'italien. On peut parler en anglais?

- Pardonnez-moi, mademoiselle, je...j'aurai...

- Non, vous ne pouvez pas le savoir. Au fait, je m'appelle Elana.

Je lui tendis ma main qu'elle prit avec hésitation.

- Violetta, mademoiselle Elana.

- Non, juste Elana.

- Mais vous êtes un garde Volturi, ce serait un manque de respect si on se parlerait familièrement.

- Vous êtes au courant de l'existence des vampires? Je croyais qu'on avait pas le droit d'en parler aux humains!

Elle se rassit et rangea quelques papiers sur la table.

- Comme vous pouvez le voir, mademoiselle Elana, je suis la secrétaire des Volturi et par là, j'ai accès à tous les affaires de la Famiglia. Je m'occupe de l'administration et de la comptabilité du clan.

- Ah bon? C'est un job important!

- Vous trouvez?

- Oui!

- Merci, mademoiselle Elana, je n'ai pas beaucoup eu de compliments de la part de votre espèce.

- Oui, je sais, on m'a toujours trouvé bizarre. Je peux accéder à l'ordinateur?

- Bien sûr! Tenez.

- Merci.

Je m'installai sur une chaise qui traînait par là et ouvrit un nouveau onglet dans le moteur de recherche.

- Vous allez faire quoi?

- Vais sur Facebook pour voir ce que mes amis disent sur ma famille. Vous savez, c'est normal que je n'ai pas pu trouver des ordinateurs dans le château?

- Oui, j'ai le seul ordinateur ici.

- C'est nul! Ils ont peur des nouvelles technologies, où quoi? Voyons voir disait l'aveugle à sa femme qui était sourde. Non à part quelques photos ajoutés, rien sur ma disparition ni sur celle de mes parents. On ne manque à personne, fis-je déçue.

- Vois avez quel âge?

- En âge réel ou vampirique?

- Vampirique.

- 2 jours, je crois.

Elle fut surprise mais je la rassurai puis on commença un peu à parler. J'appris ainsi qu'elle avait 18, qu'elle avait fugué de chez ses parents il y à quelques années et ça faisait un an qu'elle était au service des Volturi. Je lui parlai de moi, de mes parents, de mes projets si je n'avais pas été transformée. On s'entendait très bien toutes les deux. Lorsque la cloche de l'église de Volterra sonna dix heures, elle prit congé, en promettant qu'on se reverrait bientôt et alla rejoindre son appartement à Volterra. Je partis de mon côté, le sourire aux lèvres, j'étais contente de moi, j'avais gagné un père et une amie. Pourtant mon ancienne vie me manquait, je me demandais où étaient mes parents et si mes amis allaient bien.


Merci pour votre lecture et à bientôt ;)