Bonjour ^^ ! Yatta c'est bientôt les vacances plus qu'un jour \o/ (on sent le chapitre baclé à la fin... c'est pas vrai )

Au début c'était sur un certain moyashi que je devais écrire mais le destin en a voulut autrement et c'était donc encore une fois au alentour de minuit que le (début du) chapitre fut écrit (normalement au suivant il y sera). Finalement je suis plus un être nocturne de diurne, cela risque de me poser problème pour la suite :/ *soupir*

Vous pourrez me tuer à la fin...


Regarder. Écouter. Analyser. Réagir.

Il était prisonnier. Attaché par des menottes à un mur de pierre dont les roches saillantes lui déchiraient le dos, il avait les mains au dessus de sa tête, ses pieds frôlaient le sol. Il ne pouvait utiliser ses pouvoirs de Noah, elle les avait bridés par un moyen inconnu mais il lui restait encore Teases, une dernière carte à jouer au meilleur moment mais qui ne c'était pas encore présenté. Il se sentait faible. Il était en colère contre lui-même. Il devait être plus concentré et trouver la faille malheureusement Road ne laissait aucune ouverture dans ses actions.

Plus il la regardait plus il doutait que se soit elle mais son instinct lui criait, lui hurlait. Elle était vêtue à présent d'une robe en toile noire qui moulait son corps et mettait ses formes en avantage, simple, sans décoration ou ornement, juste du tissu. Elle avait relevé sa chevelure en un chignon serré au sommet de son crâne, son visage semblait être marquée par les années, les âges, ses yeux -deux véritables billes d'or- le transpercèrent à chaque fois qu'ils se posèrent sur lui, il réprimait un frisson de dégoût. Les stigmates de son front créaient un relief sur sa peau lisse, les bords discontinus et relevés paraissait avoir été fait par un couteau mal aiguisé ou alors une pierre à tant soit peau taillée.

Elle s'avança vers lui avec une démarche pareille à une panthère. L'ourlet de sa robe remuait la brume qui survolait le sol. Et, dans une vision fugace du sol, il aperçut une flaque de sang séchée qui se fissura sous son pied. Elle bougea encore, des lambeaux de vêtements jonchés le sol. Il reconnut la jupe ainsi que la chemise que Road adorait tant mettre. Elle s'approcha d'avantage, elle avait les sourcils froncés. Sa langue roula sur son palet et claqua sur ses dents blanches en un bruit sec et réprobateur. Elle colla son corps au prisonnier, les lèvres à son oreille et elle lui murmura :

- Luberier va nous donner du fils à retordre mais il pourrait nous être utile..., elle inspira, les humains sont si fascinant... un rien peut basculer leur monde... Tu sais Joyd... tu n'as pas détruit que le monde de papa et moi mais aussi de celui de plusieurs milliers de personnes j'espère que tu ne l'oublies pas... si... si seulement cela c'était passé autrement... alors viens, viens pour régler ce problème une fois pour toute…

Sa voix était douce, elle aurait presque pu paraître gentille si il n'y avait pas eu cette impression de menace permanente, cette froideur qui transformait chacune des syllabes en glace.

Elle éloigna son visage d'une dizaine de centimètre et observa attentivement la réaction de Tyki. Elle se crispa, il avait haussé un sourcil moqueur. Il ne savait pourquoi mais il avait envie de rire.

Tu m'accuses hein ? Alors que c'est à cause de vous ! De toi et père !

Tyki contint sa surprise. Quelqu'un venait de parler. Road ne semblait pas l'avoir entendu. Avait-il rêvé ? Une haine soudaine s'empara de lui.

- Lâche... tu n'es qu'un lâche ! Même maintenant tu te caches au fond de lui ! Je te ferais sortir de gré ou de force ! Notre petit Allen y est bien arrivé... Il faut quoi à ton avis Tyki pour faire sortir de sa cachette ce peureux de Joyd ? Muh et si on essayer ça ?

Elle tendit sa main gauche en arrière. Dans la paume il vit la peau se tordre, se déformer et s'allongea pour former un pieux cunéiforme d'une blancheur immaculée. Et en une fraction de seconde elle l'enfonça brutalement dans le stigmate central du front de Tyki. Le choc violant causa plusieurs micro-fractures au niveau de l'impact. Un voile noir s'abattit devant le Noah du plaisir.

Les fumées noircies par la suie envahissaient le ciel, nappant constamment le village minier d'un nuage gris et sombre. La faune et la flore avaient depuis longtemps déserté cet endroit morose, seules quelques herbes tenaces surgissant d'entre les fissures des vieilles bâtisses témoignaient d'un passé révolu où la nature était maître. Cependant le temps sombre, humide et la chaleur étouffante étaient propices aux bactéries et champignons qui proliféraient et rongeaient la vie des mineurs qui ne disposaient malheureusement pas de médecin.

Le village était logé au fond d'une vallée escarpée, coupé du monde par les hautes falaises qui rendait les voies peu praticables. Un vent brûlant soulevait par saccades les pierres devenues grain puis sable. Dans ses conditions climatiques peu de personne restaient et peu survivaient si ils n'étaient pas mort dans les mines.

Les mines, le charbon étaient leur unique raison de vivre. A l'aube de la révolution industrielle la demande était très forte. De nombreuses personnes ont été remplacées par des montres de fer et d'acier, et nombreuses d'entre elles se vinrent contraintes de chercher la nourriture de leur remplaçant. Elles passaient pratiquement toute leur journée pour l'extraire, elles passaient plusieurs jours sur les routes plus dangereuses les unes que les autres pour la vendre quelques bouchées de pain. Mais au moins elles se sentaient utiles d'une certaine manière, au moins elles pouvaient se nourrir et espérer ainsi vivre plus longtemps et vivre une vie meilleure.

C'était ce que croyait un frère et une sœur liés par leur passé.

La fille se prénommait Rachel Kamelott. Elle avait du fuir sa région de France. Elle était une enfant battue. Un jour elle prit l'arme et gagna la liberté par le sang versé de ses géniteurs. Elle avait à présent quinze ans et malgré la vie dure qu'elle menait, elle était heureuse.

Le garçons qui l'avait recueilli et pris sous son aile s'appelait quant lui Tykki Mikk, il devait avoir dans la vingtaine. Il était jeune, fort, musclé et instruit mais le chômage avait toqué à sa porte bien trop tôt. Rapidement il tomba dans les jeux, l'alcool et la drogue. Là se furent ses dettes qui le rattrapèrent, il fut contrains lui aussi à s'enfuir.

Un jour Rachel lui apporta une carte, c'était un As de cœur. Elle savait à quel point son frère aimait jouer aux cartes. Elle avait réussit à la dérober dans un casino lors de sa dernière excursion hors du village. Elle n'avait que les rudiments du poker appris par Tykki, de toute les cartes c'était sa préférée. Elle lui offrit comme un signe d'amour fraternel. Ils n'avaient pas de papier pour écrire, pas de fusain pour dessiner, tout était vendu, et un dessin sur le sol était aussi éphémère qu'un rayon de soleil ; mais le petit bout de papier comportait un grand cœur rouge en son centre, il ne disparaîtrait pas. Elle lui fit promettre de donner cette carte qu'à la personne qu'il aimerait.

Ce n'était qu'un bout de papier mais il était rempli de sentiments et d'amour. Elle avait bien plus d'importance que leur maison, leurs vêtements ou leurs nourritures qui étaient leurs seuls biens.

- Oh que c'est mignon ! Ainsi même dans le choix des corps nos âmes choisissent un frère et un sœur. Alors elle s'appelait Rachel ? De toute façon dès qu'elle a pris mon nom elle était déjà morte….Dès que je me suis emparée de son âme pour être exacte…Malheureusement tu persistes à vouloir survivre….

- Qu'est-ce que…

-Voyons, voyons, tu commences à comprendre ? Allons encore plus loin, on doit retrouver Joyd, ce souvenir doit être bien enfui en toi.

Elle enfonça son pieux plus profondément encore. Du sang coula le long du visage de Tyki et éclaboussa celui de Road. Elle s'écuma les lèvres puis entreprit de lécher celui présent sur Tyki.

Tyki tournait en rond dans la petite et unique pièce de leur maison. Il était inquiet. Les cheveux désordonnés, les habilles froissés et mal mis, les cernes violacées témoignaient de sa fatigue, lui qui d'ordinaire malgré leur existence misérable restait impeccable. Il se rongea les ongles jusqu'à l'os. Ne pouvant plus rester dans la pièce, il sortit, les jambes tremblantes. Le groupe qui devait livrer le charbon en ville n'était toujours pas revenu depuis quatre mois alors qu'il fallait que deux pour un aller-retour. Road faisait partie du groupe. Il traversa rapidement la cour du village et se dirigea vers ce qui tenait lieux de mairie. Il ouvrit la porte brusquement, plus d'une personne prise de surpris lâcha le verre qu'elle tenait en main. Il balaya le bar et ayant enfin trouvé la personne qu'il cherchait, il fonça tête baissée, renversant au passage plusieurs chaises.

- Toujours pas, souffla le vieil homme.

Il était facile pour lui comme pour tout le monde de savoir la question qu'il allait prononcer.

- Pourquoi n'envoyez-vous personnes ?! Il faut le chercher ! Ils peuvent être en danger ! s'écria Tyki.

- Tsss ils seront chanceux si la grande faucheuse les emmenait avec elle, dit un mineur en reniflant.

Le bruit de fond s'éleva. Le vieil homme frappa le sol avec sa canne, le niveau sonore baissa.

- Je comprends-

- Non vous ne-

- Laisse-moi parler jeune homme !

Tyki se mordit les lèvres, il devait obéir au chef.

- Nous attendrons encore un peu et alors seulement nous enverrons quelqu'un mais nous ne pouvons pour l'instant se passer de main d'œuvre.

Le jeune homme s'apprêtait à parler quand soudainement la porte s'ouvrit sur une fillette le visage rouge d'une course.

- Déjà Tyki maintenant toi ? Qu'est-se qui se passe cette fois Lili ?

La petite fille reprit son souffle.

- Elle… ils….

Mais avant qu'elle ne pût ajouter quoi que ce soit elle s'écroula sur le sol, son dos se teinta de rouge. Les villageois la regardèrent interdis. Puis l'un d'eux se leva et s'approcha d'elle.

- Morte.

Un rire éclata en dehors des murs, il était tellement en contraste avec l'évènement survenu que certain rire. Le villageois recula de plusieurs pas montrant du doigt quelque chose qui était hors de leur champ de vision. Il commença à bégayer. Tyki alla aussi voir ce qui ce passait. Comme tout le monde il passait que c'était une mauvaise blague mais quelle fut sa surprise lorsqu'il vit qui riait. Il se figea. Maintenant il voyait. A l'entrée du village se tenait Road. Entourée de cadavres, recouverte de sang dans son intégralité, tenant dans l'une de ses mains les viscères de la personne qu'elle tenait fermement dans l'autre, elle offrait une vision surréaliste. Le villageois qui avait constaté la mort de la fillette vomit. Les autres comprirent que quelque chose n'allait pas et déjà les curieux sortir à leur tour. Mais les uns après les autres ils périrent par une force inconnue. Road semblait se délecté de la scène.

Non elle se délecte, pensa Tyki avec effroi.

Comment cela avait-il pu se produire ?

Voir les êtres qu'il considérait comme sa seconde famille mourir, voir sa sœur être la responsable de ce carnage… Il ferma les yeux pour ne plus voir, pour oublier.

Douleur.

Déchirement.

Brûlure.

Il tomba, son corps prit de convulsions. Sa tête était sur le point d'exploser. Il avait l'impression que chacune des cellules de son corps et de son âme se déchirait. Il se sentait se détruire de l'intérieur.

Joyd… Je suis Joyd le Noah du plaisir.

- Il semblerait que ton esprit cherche à se protéger.

Elle retira le pieu de son front et le suça avidement.

- Joyd… je suis Joyd…

Elle sourit comme on sourit à un enfant qui n'a pas compris quelque chose.

Ce sentiment qu'il avait depuis le début, ce sentiment d'être épié, ce sentiment de ne plus maîtriser la situation….

- Ahhh tu réagis enfin petit frère !

Laisse-moi faire, cela te dépasse.

Qui es-tu ?

Joyd. Nous devons partir. J'aurais du prendre le contrôle plus tôt…

Prendre le contrôle de mon corps et puis quoi encore ?!

Je ne pense pas que tu saisis entièrement la situation, tu avais des ouvertures avant, je t'avais averti, même ton esprit est embrumé. Ne remarques-tu pas que depuis le début tu agis de la même façon qu'un patin ? Elle a du l'utilisé… elle l'a utilisé… Je vais te montrer ce qu'est vraiment capable d'un Noah en pleine possession de ses moyens ! Road vient juste de se réveiller, elle est encore instable… Regarde et apprend !

Tyki regarda droit dans les yeux Road. Il contracta les muscles de ses bras, une légère pression et les menottes cédèrent. Road sourit de plus belle.

- Je m'excuse petite soeur mais ça sera pour une autre fois, souffla-t-il.

Mon corps, mon corps !

Cesses de gémir comme une gamine merde ! T'as plus douze ans ! Tch pas possible ça !

Le changement de ton le perturba. Mais cela ne l'inquiétait pas plus que les évènements en cours. Il se sentait tirer vers l'arrière puis sa vision bascula en noir et gris. Il se sentit compresser, écraser. Il se sentait réellement humilier. Comment avait-il pu se laisser avoir de la sorte ? Il se maudit. Il ne comprenait pas sa faiblesse. Son corps qui n'était plus sien engagea le combat. Mais était-ce seulement un ? Il ne parvenait pas à voir correctement. Il ne sentait plus rien physiquement mais il ressentait. Il ressentait les sentiments de l'autre. Toute cette palette pourtant caractéristique des "humains".

Lumière. Un papillon noir. Une lance pointée à son encontre.

Douleur.

Lumière. Road recroquevillée sur le sol. Un papillon immense sur son dos.

Soulagement.

Lumière. Le papillon mangeait le corps vivant de Road.

Tristesse.

Lumière. Une porte blanche.

Peur.

Lumière. De la neige.

Je te rends ton corps pour l'instant...

La gorge sèche, les yeux larmoyants il affronta les minutes écoulés qu'il n'avait pu voir. Le visage déformé par la colère et la folie, les paroles sans sens, le cartilage qui se brisa, les os qui se fissurèrent, le sang qui s'écoulait à flot, les organes dispersés, l'odeur épouvantable des intestins ouverts, les membres qui se soulevaient de manières inhumaines... Mais il le sentait, elle n'était pas morte, elle ne pouvait mourir aussi simplement.

Une vraie fillette... On doit se dépêcher, Luberier a peut être déjà commis l'irréparable. Je vais vraiment croire que tu n'es qu'un bon à rien si je ne suis pas là ! Ressaisis-toi ! Où est passé le gars qui se dit être Noah ! L'être classe qui fait fondre le coeur des jeunes, innocentes, candides femme ?!

Ce que j'ai vu quand tu as pris possession de mon corps... c'était la vérité ?

"C'est"... Oui... maintenant allons-y on doit récupérer Lavi.

Et...

Nea s'en sortira, tu le sens pourtant bien à présent puisqu'on est tous relié, puisque tu connais le fond de l'histoire.

Il leva la tête vers le ciel. Il était vide de tout astres et de nuages. Il regarda autour de lui en quête du moindre repère mais malheureusement il ne vit qu'un long et immense manteau blanc. Étrangement il était quiet. Son esprit était à nouveau vide et paisible. Il porta sa main machinalement à son chapeau haut de forme mais ne rencontra que ses cheveux. Il la laissa glisser sur son visage et se mit alors à rire. Il sortit de la poche de son pantalon une cigarette en piteuse état et la coinça entre ses lèvres sans l'allumer.


Moi : Tu sais il y a certains personnages auxquels il faut pas toucher... alors tu m'expliques ce...ce Tyki ?! Il est classe et tout et tout comme le dit Joyd alors pourquoi ? Pourquoi ?!

Moi : Qui t'as dit que c'était son vrai caractère... celui d'avant... ?

Moi : ... mais qu'est-ce que tu fiches avec les personnages de DGM ?! T.T Et puis comment il peut y avoir une histoire d'amour si les deux concernés-

Moi : Mais tu vas te taire oui ! Je sais ce que je fais !

Moi : ... mouaif 'fin pour l'instant ils ont tous des problèmes mentaux -_-

Moi : bah attend de voir Nea, Road, Joyd et le conte millénaire en mode pétage de plomb après seulement tu pourras le dire !

Moi : *est totalement désespéré * merci pour les commentaires mais ne l'encouragez pas... vous risquerez de le regretter... vraiment...