Hey ! Je suis de retour pour votre plus grand malheur ou bonheur ~

Merci pour vos commentaires ! Ils font plaisir ^^ (surtout quand je regarde ma moyenne désastreuse...)

Sinon ce chap'-ci est le premier (entièrement) corrigé par ma petite AoiHane o/ celle qui se cache (ou pas) là-bas derrière le gros livre.

Enjoy ? (j'ai pas fumé de champignon de Mario et je le jure !)


Une lumière scintilla au loin. Craquement. Elle se redressa sur ses mains. Elle saisit une aile bleuté et l'arracha, ainsi que le papillon à qui elle appartenait ; ces affreuses créatures dévoraient son dos. Puis un second et encore un. Ces bestioles poussèrent ce qui semblaient être des cris suraigus, elle en faisait fi, de même que le papillon se nourrissant de la chair de son doigt. Plusieurs étaient mort à cause de son sang mais d'autres résistaient plus. Ses os, ses muscles et même certains organes étaient visibles sous le sang s'écoulant abondamment. Elle se releva, un léger cri s'échappa de ses lèvres. Elle tituba mais parvint à se stabiliser. Elle observa les alentours. La brume s'était dissipée, le mur avec les chaines se dressait au même endroit, sans le prisonnier, les fers se cognaient l'un contre l'autre malgré l'absence de vent. L'ouverture pratiquée par Joyd avait modifié l'air. Passer aux travers des choses… Passer au travers de l'espace-temps… Les quelques bougies qui flottaient encore éclairaient les nombreuses traces sanglantes. Elle se mordit la lèvre, en plus de s'être échapper il n'avait reçu pratiquement aucun dommage corporel contrairement à elle. Elle rentra l'une de ses côtes qui jaillissait de sa poitrine. Déjà ses tissus se reformaient. Derrière elle reposaient les cadavres des Teases. Certains se putréfiaient, un système de décomposition accéléré, ou bien se vidaient des dernières gouttes de sang, la vie s'était envolée ; c'était le cas pour les derniers en date. Une aile tressauta. Un sourire fleurit sur ses lèvres. Elle s'approcha du survivant. Elle tendit la main et l'attrapa. Il tenta de la mordre mais il n'avait plus de force. Elle prit chaque partie de la mâchoire du papillon et les sépara lentement, très lentement. Elle fouilla dans les cadavres et en ressortit la vertèbre qui lui manquait pour que sa régénération soit complète. Elle saisit le bout de lance qui trainer au peu plus loin, s'ouvrit la peau de son dos nouvellement créé, inséra deux doigts entre deux vertèbres comme levier puis plaça le morceau manquant. Elle n'avait plus l'habitude de se battre dans son propre corps, il lui faudrait du temps pour reprendre ses marques.

L'esprit vide, elle changea la configuration des lieux et apparut alors une salle de bain. Les murs étaient recouvertsd'un affreux papier peint rose bonbon qui se décollait par endroit, ses pieds foulaient un tapis mauve, qui, malgré les incessantes allées et venues de la Noah, gardait toute sa douceur. L'eau coulait dans la baignoire qu'elle rejoignit après s'être dévêtue des lambeaux de sa robe. Elle se laissa bercer par l'eau et les effluves de savons. Elle n'était pas mécontente en soi de la fuite de son prisonnier, au lieu de le tuer maintenant elle le ferait devant Nea, la douleur serait d'autant plus succulente à savourer.

Le cavalier s'avança et prit le fou. Entre ses doigts reposait feu le fou. Elle s'empara de chaque pions puis les brisa en petits morceaux, ils s'enfoncèrent dans la mousse du bain. Elle briserait toutes les personnes qui se mettraient devant elle. Elle inclina la tête sur le côté. Quel coup devait-elle jouer ? Pour l'instant il n'y avait qu'elle qui s'était réveillée… Devait-elle faire de même avec le comte ? Ou bien attendre le bon moment pour que, dès qu'Adam ouvrirait les yeux, il aurait l'immense joie de les tuer ? Ces traitres, ces vermines. Elle pencha pour le dernier [la dernière option], il avait tellement souffert, ce serait son cadeau d'anniversaire par la même occasion, sept milles ans ça se fête ! Ou était-ce plus ? Les années passaient ainsi qu'une partie de la mémoire.

Cette guerre était comme une partie d'échec, toujours les mêmes pions, toujours les mêmes camps, toujours la même chose, toujours différent… Cette partie se répétait inlassablement jusqu'à ce que l'un des deux se fasse prendre. Elle se rongeait l'ongle cependant elle le délaissa pour un sucre d'orge qu'elle prit dans un vase reposant sur la petite table à côté de la baignoire. Elle se laissa glisser dans son bain, le plateau d'échec tomba, la mousse recouvrit sa tête mais sa sucrerie était toujours entre ses dents. Road adorait ses petites douceurs mais moins qu'un visage déformé par l'horreur, la peur, la tristesse et la colère. L'eau du bain picota les dernières plaies encore ouvertes.

XxX

Entre les paupières de ses yeux à demi-closes, il voyait le ciel se napper d'un voile brillant. De sa position allongée, la vue du ciel bleu sombre était magnifique, les ruines de la Bibliothèque s'élevaient encore telles les doigts d'un cadavre calciné resserrant dans une dernière étreinte un parchemin précieux – ou ; était-ce un appel au secours ? Il ne voyait que les ogives du Hall d'entrée, les pierres entre étaient tombées, fissurant le sol au point d'en faire une mosaïque brisée. Il ne voulait pas y croire, mais la vérité était si forte qu'il ne pouvait pas l'ignorer. Son corps était baigné par la chaleur des petits brasiers disséminés et par la froideur de la neige l'enveloppant. La fumée s'était dissipée cependant il savait, sentait que le feu brulait encore dans le puits. La neige du pic avait dû s'engouffrer lorsque le « toit » s'était effondré, il n'avait pas neigé a ces hauteurs depuis plusieurs jours, les nuages avaient été absents, ne voulant sans doute pas être des témoins silencieux de ce "massacre". Combien de temps s'était-il écoulé ? Ou était Bookman ? Les autres, avaient-ils pu s'enfuir à temps ? Et le vieux qu'il avait laissé dans un placard...

Les souvenirs des derniers événements lui revenaient lentement. Ses larmes brûlèrent les blessures qu'il avait au visage, il bougea ses mains mais ses mouvements étaient restreint, il cherchait son marteau. Il avait été dans sa main puis… sous ses doigts il ne sentait rien d'autre que le sol brisé.

Une odeur singulière puis de faibles sons l'alerta d'un potentiel danger, ils n'étaient pas dû au brasier encore vivant se trouvant à plusieurs couloirs d'ici, l'odeur se rapprochait de la cigarette. Lavi tourna sa tête endoloris vers la droite. Il entrapercevait une silhouette humaine qui se découpait sur le fond rouge des flammes. Un frisson le parcouru. Il était assis de profil sur les restes d'un arc en plein cintre. Les habits étaient troués en certains endroits, sur des parties de la taille d'une paume de main le tissus était plus sombre, du sang sans doute. Il tenait quelque chose en main, c'étaient des cartes, il en prit une et les déposa devant lui. Lavi s'humecta les lèvres, l'inconnu quitta son jeu pour le regarder. C'était Tyki. Il allait ouvrir la bouche quand Tyki le devança :

- Joyd, moi c'est Joyd. Tu ne devrais pas parler, tu n'es pas en état de le faire.

Puis il retourna à son jeu, plus intéressé par ses bouts de papier que par l'humain.

- Ce vieux Bookman a bien des tours dans son sac, je ne pensais plus voir une de ses bombes, dommage qu'avec le temps sa maitrise ait baissé. Cette senteur d'encre… impossible de se méprendre sur son fabricant.

Lavi ne l'interrompait pas même si l'envie se faisait de plus en plus forte, son instinct lui disait de se taire et il se trompait quand de rare occasion. Tyki – Joyd – déposa sa dernière carte.

- Je ne sais pas où commencer. J'apprécie – appréciait vraiment ce lieu. Moi et Nea on venait de temps à autres dans le passé.

Joyd parlait plus pour lui-même que pour Lavi, sa voix n'était qu'un faible chuchotement entre les crépitements des flammes. Il se leva, enleva les quelques flocons de neige sur ses vêtements et s'approcha de lui. Il sortit de sa poche un morceau de tissus pas très large mais dont la longueur pouvait faire le tour d'une tête.

- Qu'est-ce que tu fais là ? demanda sèchement le jeune Bookman, malgré les avertissements de son instinct, pendant que Joyd lui mettait le bandeau à la place de son cache-œil qui était tombé dans le combat.

- J'aime vraiment pas voir le Cœur comme ça…, murmura-t-il. Je pense que tu le sais… Bookman a dû t'en parler… Si jeune et déjà tes mains sont tachées de sang.

- Nous sommes les historiens de l'ombre, nous écrivons l'Histoire qui n'a jamais été révélée… Nous écrivons l'Histoire… qui aurait cru que c'était un Noah qui avait crée les Bookmen, de plus par le quatorzième, pas étonnant que mes mains soient pleines du sang coulé par les inconnus morts devant mes yeux.

- Nea, s'il te plait.

- Nea, cracha Lavi. Que tu prennes la place de Tyki cela m'importe peu mais ton cher Nea, si il prend le corps d'Allen je t'arracherai les yeux.

- Allen et Tyki… à une autre époque, dans un univers différent… peut-être qu'ils auraient pu être heureux. Mais ce n'est pas le cas, on vit dans ce monde injuste avec une vie cruelle, je les plains. Nous les empêcherons d'aller plus loin dans leurs sentiments, de plus leur corps nous appartiennent. Nous méritons de vivre en paix.

Ses paroles confirmèrent les soupçons de Lavi.

Il y a bien quelque chose entre eux deux.

- Ordure comment oses-tu parler de paix ?! siffla le rouquin.

- Modère tes propos Lavi Bookman Jr. ! Tu n'es pas en état de te défendre.

- Vous, les Noahs, tous, vous n'êtes que des êtres abjectes ! Vous avez causé tous ces malheurs !

Les villes détruites, les victimes innocentes, les personnes manipulées par leur douleur, le bonheur arraché de force...

Joyd se pencha à l'oreille de Lavi.

- Tu sais, Tyki n'est qu'un pâle reflet du sadisme dont je peux faire preuve. J'admire le courage que tu as su montrer avant, pas facile de se découper la jambe avec le matériel qu'on a sous la main…

Joyd appuya fortement sur la base du genoux gauche de Lavi. Les bandages se gorgèrent rapidement de sang même si le froid avait ralentit sa circulation sanguine. Si Joyd avait retiré les bandages il aurait vu un moignon calciné, une découpure rugueuse et barbare. Lavi avait du s'y prendre à plusieurs fois avec le sceau du feu pour arriver enfin à se délogé du rocher menaçant de l'ensevelir complètement. Il se secoua la tête pour ne plus y songer.

- Ne me met pas dans le même sac qu'eux !

Le rouquin laissa échapper un cri et la douleur l'aidant assena un coup de poing à Joyd.

- Le lapin a encore des forces à ce que je vois...

- O-où est Bookman ?

Il pencha la tête sur le côté, un doigt sur ses lèvres retroussées en un sourire moqueur.

- OU EST-IL ?

- Tu ne devrais pas crier, vraiment. Tu ne voudrais quand même pas mourir ?

Voyant qu'il ne pourrait rien en tirer du Noah, Lavi tenta de se relever, mais il ne pouvait à peine soulevait son torse et replier sa jambe encore valide.

- Le froid, la chaleur, le choc émotionnel, si tu ajoutes en plus les quelques os brisés lors de l'explosion... Cela devait être vraiment une situation désespérée pour qu'il utilise un de ses explosifs... On a besoin de toi vivant alors fait un effort de ne pas mourir avant la fin.

Lavi lui lança un regard noir, prêt à se jeter sur lui.

- Bookman et Luberrier sont introuvables, la troisième génération de même.

L'exorciste s'immobilisa, comment savait-il ? Il craignait pour la suite, mais pouvait-il avoir confiance en lui ?

- Tous les autres sont morts.

- T-tou-tous ?

Il le regarda, atterré. Des morts il en avait vu mais la douleur était toujours présente.

- Tu mens ! Ce ne sont que des balivernes !

Joyd soupira. Il attrapa fermement par le cou son cadet.

- Écoute-moi bien, je ne vais pas répéter. Soit tu meurs ici, l'esprit rongé par le désespoir et tous ces autres sentiments futiles, mais après t'avoir utilisé. Soit tu viens avec moi, on rejoint Nea, tu fais ton travail de Bookman et celui qu'on te demandera de faire, et en même temps tu pourras voir pour une solution pour Allen même si je doute fortement que tu en trouves une. Alors tu choisis quoi ? Ou alors je devrais utiliser des moyens plus persuasif pour que tu me suives de ton plein gré ? Cette petite Lenalee par exemple… en plein dans la Congrégation… cette même Congrégation qui a envoyé Luberrier…

XxX

Il inspira. Il expira. Il ferma les yeux puis les ouvrit. Ce n'était qu'un rêve. Était-il sur le point de mourir pour faire ce rêve en particulier ? La fois où il avait failli mourir. Cet épisode de sa vie semblait si lointain, comme le souvenir d'une arrière-grand-mère sur son enfance, mais ce n'était pas le cas. Il savait déjà ce qu'il allait se passer pourtant il ne faisait rien pour changer le cours de se rêve. Il se tenait face à Tyki, il venait de voir Suman mourir sous ses yeux, il n'avait pu le sauver. Les tiges de bambous l'oppressaient, il se sentait emprisonné. Tyki posa sa main sur son torse, sa chaleur traversa le tissu, son corps se rapprocha du sien, il sentait son odeur, délicieuse et envoûtante, il sentit sa main traverser sa chair et se refermer autour de son cœur. Tyki tenait sa vie entre sa main, il tenait son cœur au creux de sa paume. Allen déglutit. Normalement, il se débattait, non ? Pourtant il restait immobile, serin. La scène devint noire et blanche. Un rire retentit. Tyki ne bougeait plus, les feuilles ne se balançaient plus au gré du vent. La chemise immaculée du Noah se teinta de rouge. La scène était noire, blanche et rouge. Une lame dépassait de son abdomen, d'une dizaines de centimètres au moins. Elle étincelait au claire de lune. Elle se retira. Douleur. Allen pencha sa tête en avant. La main de Tyki était toujours présente dans son corps mais la douleur ne venait pas de là. La lame traversait les deux corps. Elle tourna et fit des va-et-vient. Elle se retira. Tyki se penchait dangereusement en avant. Son corps bascula sur Allen. Sa main propulsa son cœur en dehors de son habitacle. Ils tombèrent tout les deux. Les contours se brouillèrent. La forêt de bambous laissa place à une prairie verdoyante. L'herbe courbait légèrement sous le vent. Il n'y avait personne. Il n'y avait rien à part de l'herbe. Il n'y avait rien à part lui. Le même rire retentit. Des ombres apparurent autour de lui. De simples formes floues, elles devinrent Lavi, Lenalee, Kanda, Choji, Miranda, Marie, Komui… tous des personnes de la Congrégation, tous avaient les yeux arrachés, les globes oculaires reposaient aux pieds d'Allen, ils le fixaient. Leur bouches se mouvaient mais aucun son n'en sortait. La terre trembla.

- Pourquoi tu m'as tué ?

- Pourquoi…. Pourquoi…

- Amis… Nous sommes amis non ?

- … Allen…. Allen…

- Le quatorzième…

- Nea…

De la bile remonta le long de son œsophage. Il vomit.

Il crachota. Sa gorge le brulait. La scène changea encore une fois.

Un bâtiment en proies aux flammes dans les montagnes. Une salle d'eau. Des dizaines et des dizaines de téléphone. Des voix lui parlaient, il ne comprenait pas, il y avait tellement de langues différentes, venue de tout pays, de tout âge.

- Ton corps m'appartient… il n'a jamais été tien… tu es un Noah…

- Jamais de la vie… Je suis un exorciste !

- C'est la fatalité de ton destin.

- Le destin n'a pas d'emprise sur moi. Je suivrai la voie que je choisirai, aux côtés de mes amis !

- Petit naïf…

Sa nuque se brisa nette.

XxX

- Allen tiens bon !

Lenalee regardait impuissante son ami se tordre de douleur sur sa couche. Elle lui maintenait une serviette froide sur le front pour atténuer sa fièvre mais elle ne voulait pas baisser. Ses cheveux blancs étaient poisseux de sueur ainsi que ses vêtements. Elle supplia Kanda de lui venir en aide mais depuis qu'Allen l'avait agrippé dans son sommeil il ne l'approchait plus.

- Kanda…

Sa voix était sur le point de se briser. Les hurlements d'Allen faisaient échos au tonnerre qui grondait. Les yeux noirs et froids de Yuu rencontra ceux perdus de la fille. Il grogna. Il se décolla du mur et s'approcha d'eux. Il la prit par l'épaule et la poussa fermement.

- Va tenir le gouvernail avant qu'on ne s'échoue.

- Merci…

Une fois qu'elle fut partie, Kanda s'occupa de l'alité. Il se taillada le pouce et fit couler le sang entre les lèvres d'Allen. Il se calma un peu.

Il se demandait quels pouvaient être les cauchemars qu'il subissait. Il savait mieux que quiconque l'effet néfastes qu'ils pouvaient avoir. Des fois, encore, il se réveillait les yeux humides aux souvenirs de son passé.

-… exorcistes…amis…

- Maudit Moyashi.


Pas vraiment d'action, on retourne vers quelque chose de plus calme... enfin...

Laisser vos impressions, ça fait plaisir et m'aide. (en plus j'ai eu 6 à mon bac blanc de français... non c'est pas une technique pour vous forcer... pas du tout... juste un peu démoralisée T.T)

Comme j'ai quelques petits problèmes familiaux il se peut que la suite mette un peu de temps avant d'arriver, je m'excuse d'avance.