Bonsoir à tous,

Voilà un quatrième chapitre qui arrive avec beaucoup plus de retard que promis. Je n'en suis pas spécialement content voir pas du tout mais j'ai eu beaucoup de mal à "améliorer" et "remanier" l'ancien chapitre qui en est à l'origine. Il faut croire que je ne suis pas doué pour les textes licencieux et les tableaux lascifs. Changement de décor également, on passe en Lenclume en 4E 220 soit un saut de 20 ans environ. Ehh oui Aïcha est grande maintenant mais vous ne la voyez toujours pas niark niark niark. Vous n'avez qu'une sublime princesse rougegarde pour vous faire les dents...

Bref, je vous souhaite une lecture la moins pénible possible et vais publier dans peu de temps 1 ou 2 chapitres bien moins compliqués à retravailler puisqu'ils sont moralement acceptables.

Littérairement votre,

Altenos


La tête appuyée contre les carreaux de sa fenêtre, Sherina soupira légèrement, tournant doucement la page de son livre. Absorbée par son ouvrage, ses yeux ne clignaient presque pas, suivant méthodiquement les lignes manuscrites. Régulièrement, elle remettait en place, d'un geste mécanique, une mèche folle qui tombait devant ses yeux. Parfois elle allait même jusqu'à réajuster ses coussins mais bien c'était là la seule chose qui la détournait quelques instants de sa lecture.

Elle adorait lire au clair de lune. En règle générale, elle adorait tous les soirs comme celui-là où la Lune éclairait le désert comme si le jour avait refusé de se coucher complètement. Ces soirs qui offraient tant d'opportunités pour s'amuser et briser les règles. Quand elle dérivait le long du fil de ses pensées, c'était aux souvenirs de ces nuits qu'elle rêvait en souriant. La lumière argentée permettait de se déplacer quasiment comme en plein jour et, lorsqu'elle se coulait dans sa chambre, elle remplaçait largement la lueur vacillante d'une bougie. Confortablement installée dans une de ses fenêtres en alcôve, Sherina restait éveillée une bonne partie de la nuit à lire, rêver ou épier ce qui se passait dans la cour en contrebas. C'était ses activités favorites depuis que Larthjar et Aïcha, ses frères et sœurs de lait, étaient partis pour Bordeciel. C'étaient surtout les dernières qu'elle puisse faire toute seule. Lorsque Larthjar et Aïcha vivaient encore avec elle, ils faisaient lors de nuits comme celle-ci des chevauchées nocturnes ou des courses dans les vergers. C'était Nachael, son cousin, qui les avait initiés à de telles explorations à l'époque où il était également éduqué au palais. Plus jeunes, à l'époque où ils n'avaient pas le cran de sortir de l'enceinte, ils observaient les messagers qui portaient des missives à la faveur de la Lune, se demandant quel lourd secret ou grave nouvelle parvenait au maître de maison. C'était ensuite tout un jeu le lendemain matin pour extorquer la vérité au seigneur Azzan. Quand la nouvelle était trop importante pour de jeunes oreilles, Azzan omettait de répondre et rétorquait même qu'aucune lettre n'était parvenue, juste un messager changeant de cheval. Les enfants restaient certes sur leur faim mais avaient l'impression de détenir un grand secret. Lorsque la nouvelle était légère, il finissait par baisser sa garde et l'enfant qui l'avait poussé à bout ou soutirer l'information gagnait la partie. C'était presque toujours Sherina qui gagnait. Après tout, le seigneur Azzan était son père et elle savait mieux que quiconque le faire céder.

Ses gouvernantes et professeurs l'avaient très souvent réprimandée quand elle était plus jeune, car ces veillées l'empêchaient de se concentrer le lendemain. Aujourd'hui, à près de vingt ans, elle était capable de veiller plusieurs soirs par semaines et de n'en être pas importunée si elle se ménageait le reste de la journée. Elle avait moins de choses à faire qu'avant et puis les nuits aussi brillantes étaient rares en dehors de l'été. Elle passait donc la majorité de ses nuits dans son lit, prête à mener le lendemain une vie de plus en plus monotone.

Un petit choc se fit entendre mais Sherina ne broncha pas. A peine l'entendit-elle. Il se répéta une fois puis une autre et la jeune femme leva les yeux de sa page. Elle jeta un coup d'œil par la fenêtre espérant voire la pluie. Elle était si rare en Lenclume, même ici en dehors du désert alik'r, que le reste de la nuit aurait été une grande célébration remplie de cris de joies s'il avait plu à verses. Mais il ne pleuvait pas… Personne non plus dans la cour. Sherina ne s'inquiéta pas mais quitta tout à fait son livre, collant sa figure aux carreaux. Elle se fit la plus discrète possible, espérant voire sans être vue. Suspicieuse, elle fouilla les coins d'ombres et les porches, à la recherche de formes inhabituelles. La tâche était rendue plus compliquée à cause de plusieurs chariots de marchandises qui n'avaient pu rentrer dans les entrepôts au village et qui, du coup, étaient stockés ici. Soudain, un projectile vint heurter la vitre entre ses deux yeux. Elle se jeta en arrière en réprimant un cri, le cœur battant à tout rompre. Elle avait voulu être discrète, c'était raté… Doucement, elle jeta un coup d'œil et vit une forme humaine se détacher de l'ombre des chariots. La forme s'avança dans la lumière, se relevant en laissant s'échapper une poignée de sable et de gravillons. Lorsque Sherina la vit, elle laissa s'échapper un cri de joie et se précipita hors de sa chambre. Elle fit tout de même attention à ne pas claquer les portes mais bientôt, le bruit de ses pieds nus lancés au pas de course se perdit dans les couloirs vides du palais. Il ne restait plus que le livre, jeté au sol, ouvert et froissé.

« Le cavalier est passé » murmura Sherina en s'éloignant de la fenêtre.

Elle traversa la chambre à pas feutrés et retourna vers l'alcôve dans laquelle se trouvait son lit. Elle en écarta les légers voiles flottants du baldaquin. En contrejour, la lumière de la lune dessina les courbes parfaites de son corps à travers la fine gaze de ses robes de nuit.

L'homme qui se trouvait allongé là laissa échapper un grognement approbateur, souriant devant la vision qui s'offrait à lui. Il tendit les bras et referma ses doigts sur la taille de la jeune fille, sentant sa chaleur au travers du vêtement. Délicatement, il l'attira à lui, la faisant lentement tomber sur son torse musclé. Ravie, elle se laissa faire et se blottit contre sa poitrine. De ses doigts fins, elle caressa imperceptiblement ses tétons puis descendit très lentement jusqu'à ses abdominaux. Elle adorait sentir les muscles puissants se contracter juste sous la peau lorsque ses doigts passaient. Du bout de son index, elle suivi le visible tracé des muscles, envoyant des frissons parcourir tout ce corps qu'elle découvrait peu à peu. S'arrêtant, elle remonta d'un coup, brossant le torse de l'homme sur toute sa longueur. Il ne put retenir un gémissement face à la vague de chaleur qui parcourut son corps.

Elle taquina doucement une petite cicatrice rosée qui ressortait sur la peau basanée au-dessus du téton droit. Loin de trouver qu'elle enlaidissait la poitrine qui la portait, Sherina la considérait comme une marque de vie, de feu dans les veines, d'ardeur… La trace du courage de son porteur qui n'avait pas laissé son ennemi aller plus loin. Un bijou précieux augmentant la valeur totale du trésor et à traiter avec la plus grande précaution avec vénération. Elle y posa ses lèvres. En un long et doux baiser, elle fit glisser ses lèvres le long de la poitrine jusqu'au cœur qu'elle sentait battre à grande vitesse. Tournant son visage, elle déposa son oreille contre ce cœur et, laissant cascader ses longs cheveux noirs, elle écouta l'afflux et le reflux de sang qui animait le corps parfait allongé à ses côtés. Elle resta attentive, se concentrant sur le sang rubis qui parcourait les veines.

L'homme ronronna puis partit d'un léger rire très bas, intime, en écho au sourire qui se répandait sur son visage. Il posa un baiser sur le front de la jeune fille puis l'entoura de son bras droit. Tandis que sa main gauche replaçait les mèches noires qui cascadaient, sa main droite s'immisça entre les voiles, rentrant en contact avec la peau délicate. Même si son visage resta impassible, l'épiderme de Sherina réagit promptement au toucher masculin et se hérissa. Quelques secondes plus tard, lorsque la paume du séducteur vint se placer dans le bas de son dos, son corps se cambra de lui-même, faisant ressortir ses formes voluptueuses et pressant leurs poitrines plus intensément.

Relevant la tête, elle lui quémanda un baiser qu'il lui offrit sans hésiter. Cependant, il ne fit aucun geste supplémentaire. Ils restèrent ainsi, immobile quelques minutes, jusqu'à ce que Sherina ne demande à nouveau un baiser. Souriant l'homme lui ré offrit et ne sépara pas leurs lèvres. La main de Sherina descendit lentement jusqu'aux lacets de cuir qui fermaient son pantalon. La jeune femme commença à jouer avec les lacets tout en les défaisant un à un puis fit glisser sa main entre les épaisseurs du cuir. Le baiser cessa. Elle rouvrit les yeux et se vit fixée par des yeux gris, froids et durs. Sa résolution fondit en un instant. Maladroitement elle essaya de poursuivre et poussa sa main plus avant dans le pantalon de l'homme, rentrant en contact avec le tissu de ses sous-vêtements. Au travers, elle sentit la chaleur qui se dégageait de la virilité de son compagnon.

Elle ne parvint pas à continuer plus loin. Saisissant ses poignets, l'homme se redressa et la repoussa au milieu des coussins avant d'aller s'asseoir à l'autre bout du lit contre le mur de pierre froide. Les larmes aux yeux, Sherina enfonça sa tête au milieu des coussins sans même prendre la peine de masser ses poignets endoloris. Là, seulement, elle laissa échapper ses sanglots, essayant de ramasser les débris de sa fierté de rougegarde tout en se soustrayant au regard de son amant. Aussi fut-elle étonnée lorsqu'elle sentit le matelas s'affaisser et l'homme l'entourer de ses bras. Elle se sentit enlevée des coussins puis elle se retrouva assise, dos au mur, au côté de son compagnon. Pétrifiée, elle pencha sa tête dans le creux de son épaule afin de l'empêcher de voir son visage ruisselant.

« Est-ce que tu m'aimes ? » murmura-t-elle d'une voix enrouée par les sanglots

« Bien sûre » répondit son compagnon

« Nachael ! Est-ce que tu m'aimes vraiment ? » redemanda-t-elle, plus fort. Il se raidit.

« Shhhh tu m'avais promis de ne pas prononcer mon nom ! Si quelqu'un t'entends ça peut très mal finir ! »

« Il leur aurait été plus facile d'entendre tes gémissements » rétorqua-t-elle hargneuse « Si quelqu'un nous espionne, il serait alerté depuis longtemps. »

Nachael s'empourpra, « Une promesse est une promesse ! Je risque ma tête ! »

Face au regard inquisiteur de Sherina il ne savait que répondre. Il finit par ajouter rapidement « Et non nous ne ferons définitivement pas l'amour ensemble »

Il avait touché juste, la bouche de sa compagne s'agrandit comme pour dire quelque chose mais elle se referma bien vite. Maintenant qu'il avait à nouveau brisé son peu de détermination il pouvait lui imposer son point de vue sans grands débats. C'est tout ce qu'il voulait éviter ce soir.

« Sherina tu es ma cousine. Tu es magnifique, agréable et délicieusement vive d'esprit. Mais je ne te toucherai pas ou ne t'autoriserai pas à me toucher davantage que ce que l'on a déjà fait. Si nous continuons… Je ne suis pas sure de pouvoir nous arrêter. Ton père nous a fait promettre à tous ou nous a tous intimidés de façon à ce que l'on ne prenne pas ta virginité avant ton mariage. C'est on ne peut plus clair ! Je ne vais pas faire ça à mon propre oncle sinon il me tuera si un autre membre de la famille ne réussit pas avant lui. En plus nous étions d'accord pour ne pas aller trop loin, tu sais tout ça et pourtant tu nous mets en danger, en plus de ton avenir. »

Le silence de la jeune fille l'étonna. Il savait qu'elle n'était pas aussi combattive que la majorité des femmes rougegardes mais de la a entendre ce discours bancal jusqu'au bout. En se retournant vers elle, il se rendit compte qu'il était sorti du baldaquin et qu'elle le regardait fixement, ravalant ses dernières larmes. Il revint après d'elle et la serra contre lui pour sceller leur réconciliation. Pour toute réponse, elle se blottit dans ses bras avant de relever la tête et de demander :

« Pourquoi redoutes-tu ce cavalier ? »

« Quel caval… Ahhh non je ne le redoute pas ! Du moins pas lui directement. Tu sais, il y a vingt-cinq ans, notre pays, Lenclume, a fait sécession et a refusé de se rendre au Domaine Aldmeri. La guerre civile a duré cinq années jusqu'à ce que nous repoussions l'envahisseur elfe et gagnions notre liberté. Récemment, il y a eu quelques résurgences de cette querelle à cause de groupuscules de sympathisants qui espèrent le retour de nos anciens tortionnaires. La guerre n'est plus officielle sur notre territoire mais il y a des escarmouches entre pro-rougegardes et pro-altmers. Actuellement, la région accueille plusieurs seigneurs en contact avec le Talmor. Depuis plusieurs mois je sillonne le désert pour lever des volontaires et des mercenaires afin de stopper ces seigneurs. Les deux milices se sont affrontées il y a trois jours dans les dunes. Nous avons gagné mais les survivants se sont séparés. Une fois payés, les mercenaires de l'Alik'r sont retournés au désert les paysans patriotes s'en retournent tranquillement chez eux en prétextant avoir visité de la famille. Nous, les généraux organisateurs sommes en danger. Les seigneurs du coin savent qui nous sommes et que nous leurs sommes hostiles alors ils nous traquent et nous devons tout faire pour passer entre les mailles du filet. Normalement je ne crains pas grand-chose ici mais je ne veux prendre aucun risque. A ma connaissance il n'y a aucun seigneur traître qui soit d'un rang supérieur à ton père. Mais je me méfie des messagers, on ne sait jamais… »

« Papa peux te protéger ! Tu es toujours son héritier tant que Trevaia n'a pas accouché d'un garçon ! Même s'il ne peut pas approuve publiquement cette guérilla pour sauvegarder sa position, tu sais parfaitement qu'il déteste le Talmor. Il a fait la même chose que toi lors de la guerre d'Indépendance. Il a été dans l'illégalité et il a fini anobli ! Il ne peut que t'appuyer et te protéger. »

« Je sais tout ça ! Je sais qu'oncle Azzan ne me rendra jamais si on lui demande. Mais c'est un palais de riche bourgeois anobli ici, pas une forteresse ! Les traîtres sont désespérés et ton père en agace plus d'un. S'ils veulent raser le village, le château et avoir nos têtes à ton père et moi ils en sont capables. » Il se tut. « Et je ne veux pas me présenter devant lui en fuyard. Nous nous sommes quittés fâchés la dernière fois et je préfère reparaitre dans quelques jours en héros qui a vaincu la troupe altmer plutôt qu'aujourd'hui en rescapé d'une bataille dont personne à Lenclume ne connait le résultat. Je dois juste attendre que les autorités de Sentinelle se déplacent. C'était une vraie bataille, ils vont être obligés d'en tenir compte. Ils ne pourront pas faire passer ça pour un règlement de compte. Alors je me ferrais connaitre.»

Elle l'observa puis finit par laisser tomber : « Et tu comptes rester cacher dans mes appartements pour les cinq prochains jours au moins ? » questionna-t-elle.

Nachael baissa les yeux et rencontra le visage moqueur de Sherina. Il avait fait un faux pas. Il avait tendu une perche à sa cousine. Elle avait dû voir une faille évidente dans son plan qui lui avait échappé. Elle eut un sourire carnassier.

« Et tout cela bien entendu sans me toucher un seul instant ni te faire remarquer par aucune de mes servantes. C'est un plain infaillible Nachael… Tu dois être le meilleur tacticien que Lenclume ait accueilli depuis l'aire méréthique au moins. » et elle se mit à rire.

Elle se leva d'un bond et traversa sa chambre dans un tourbillon de froufrous colorés et de bruissements soyeux. Grimpant sur la banquette près de sa fenêtre et baignée par l'éclat de la lune, elle déclama : « Sire Nachael, fils de Shamar et héritier d'Azzan, je capitule devant la sagesse de votre diplomatie qui me dissuade d'essayer même de lutter contre vous. Je laisse vos forces armées rentrer en ma cité et prendre contrôle de mes terres jusqu'à mes propres appartements. Prenez vos quartiers comme bon vous semblera mais laissez-moi vous implorer à genoux de me laisser au moins ma chambre … »

Sautant au sol elle courut ouvrir la porte du boudoir puis se saisit un pichet d'eau. Effaré, Nachael la regardait faire et se rapprocher jusqu'à ce qu'un jet d'eau glacé le fouette en plein visage. L'eau dégoulina sur son torse athlétique, le long de son pantalon de cuir et jusque sur les draps du lit. Complètement sorti de sa torpeur, il se leva comme un serpent et tendis sa main vers Sherina pour tenter de l'arrêter. Même s'il adorait ça, il ne voulait pas que son rire enchanteur ne réveille toute la maisonnée. Sa main ne rencontra que de l'air tandis que sa cousine s'était déjà esquivée dans une corolle de tons rosés, orangés et satinés. Il la pourchassa à travers la chambre en s'escrimant à ne pas renverser les tables couvertes de feuilles et de bibelots. Lorsqu'il la rattrapa, il la plaqua contre le mur et l'embrassa à pleine bouche en pressant férocement leurs corps trempés. Elle lui rendit son baiser mais plaça sa main sur sa poitrine et le repoussa en arrière. Effaré, il la regarda sans comprendre. Quelques minutes plus tôt, elle le suppliait de ne pas la repousser contre tout bon sens et maintenant qu'elle l'avait réveillé, lui et toute son anatomie, elle l'envoyait paître. Elle se rapprocha, reposa sa main à plat sur sa poitrine et le fit reculer à nouveau. Puis soudainement, elle lui déposa un rapide baiser sur le front avant de se jeter en arrière et de claquer la porte les séparant. Il se rua sur la poignée mais entendit déjà le bruit de la clé dans la serrure.

Derrière la porte la voix de Sherina repris « … et contentez-vous de mon boudoir ! »

Se retournant dos au bois rugueux, il observa la pièce ronde et douillette avant de taper un dernier coup dans la porte pour la forme. Félin, il traversa la pièce et s'installa bientôt sur la banquette ou il attendit ses songes en vidant la carafe de vin et en maugréant contre sa cousine.