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Hola !
Voici le deuxième chapitre où j'ai du introduire vite fait la relation Brenda/Thomas (snif) parce que bon, je ne peux pas faire comme si elle existait pas. Mais le Newtmas vaincra !
Oui il arrive plus tôt que prévu mais je suis en avance dans cette fiction (de deux chapitres, c'est la première fois de ma vie) donc autant en profiter ;)
Bonne lecture :)
Merci pour les reviews, les follow et les favoris.
Et surtout bonne année 2015 !
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Disclaimer : Tout est à James Dashner
Hozier - Take me to church
Thomas sentait ses dernières forces le quitter. Il s'assit dans l'herbe, essoufflé et entreprit de reprendre un rythme de respiration plus régulier. Il observait les alentours avec curiosité. C'était un peu comme le Bloc quand il regardait de plus près. Il y avait quelques cabanes en bois déjà construites et une ferme remplie d'animaux. Apparemment, la chancelière Ava Paige avait déjà tout prévu pour les aider à survivre dans ce nouveau monde ; monde qu'il avait surnommé le Paradis.
« Va falloir qu'on parle tous les deux, le prévint Minho d'un ton qui n'envisageait rien de bon. »
Thomas acquiesça la tête et vit l'asiatique commencer déjà à regrouper les Imunes en quelques groupes pour ne pas rester sans rien faire et se préparer au mieux à vivre dans leur nouvelle société. Il était soulagé de ne pas être considéré comme le chef et que Minho lui laisse un peu de temps pour décompresser après tout ce qu'il avait vécu. Il devait apparemment s'estimer chanceux parce que tous les autres devaient déjà se mettre au travail avant le coucher du soleil. Sauf les blessés bien entendu, que Sonya et Clint allèrent installer dans une des cabanes pour les soigner avec le peu de matériel qu'ils avaient à disposition.
« Je suis désolé pour Teresa. »
Thomas leva ses yeux vers Newt qui détourna aussitôt le regard, irrité. Ce simple geste lui fit un pincement au cœur. Son meilleur ami ne semblait pas vouloir lui pardonner de l'avoir laissé en vie et surtout de l'avoir amené ici mais c'était trop tard pour des regrets. Et de toute façon, Thomas ne regrettait pas une seule fois d'avoir de nouveau Newt à ses côtés. C'était peut-être égoïste de sa part mais il n'aurait pas pu vivre avec le souvenir de Newt au milieu de tous ces fondus ou alors simplement mort... mort de ses propres mains.
« Merci, lui répondit-il dans un souffle.
- Bon. Je vais visiter le coin, dit Newt.
- Je viens avec–
- Non, le coupa aussitôt le blond. Laisse-moi tranquille. »
Thomas se mordit la lèvre et Newt soupira avant d'ajouter d'une voix plus douce :
« S'il te plaît. »
Thomas hocha la tête et regarda l'autre garçon partir, sans un mot. Il se demandait combien de temps tout cela allait durer avec Newt, si un jour leur amitié pouvait redevenir comme avant. Il avait du mal à y croire lui-même mais il espérait pouvoir retrouver le garçon souriant et légèrement sarcastique qu'il avait découvert dés son arrivée au Bloc. C'était aussi celui qui l'avait aidé à se sortir de tout ce foutu plonk avec le WICKED. Et il lui avait sauvé la vie en blessant Janson. Alors peut-être... peut-être qu'un jour Newt reviendra vers lui et comprendra enfin pourquoi Thomas n'avait pas pu pas le laisser tomber. Et tant pis si cela faisait de lui le pire des tocards.
Une main se tendit sous ses yeux et Thomas la prit sans hésiter en remarquant que c'était celle de Brenda. Il se releva et la jeune fille lui sourit, contente de pouvoir enfin avoir une vie à peu près normale. Ils marchèrent silencieusement durant quelques minutes, les doigts entrelacés, avant de s'installer sur une falaise, les pieds dans le vide.
« Où est Newt ? Lui demanda-t-elle, brisant le silence qui s'était installé entre eux.
- Il voulait visiter... seul.
- Oh. »
Thomas ne voulait plus penser à Newt pour l'instant. Cela lui faisait à chaque fois une sensation bizarre au creux de l'estomac. Il était si proche mais en même temps si loin de lui... Pourtant, il savait qu'il allait entendre parler de son meilleur ami durant de nombreuses heures. Il avait ramené un fondu parmi eux et il se doutait bien que des personnes seraient contre cela. Mais heureusement, Minho avait pour l'instant réussi à éviter le sujet en obligeant les Imunes à s'occuper d'autre chose que de la présence de Newt.
« T'as réussi à échapper au grand chef Minho ?
- Il était trop occupé à se disputer avec Sonya pour se rendre compte que je n'étais pas dans un groupe, rit Brenda. »
Le rire de Brenda l'apaisait. Et Thomas voulait encore l'entendre pour se sentir mieux. Il ne pouvait s'empêcher de repenser à Teresa... Teresa coincée sous les débris sans qu'il ne puisse rien faire. Et Newt. Newt qui lui disait qu'il l'avait condamné à la folie. Il ferma les yeux, s'obligeant à chasser ses pensées de son esprit et se détendit un peu quand il sentit les doigts de Brenda parcourir son dos dans un geste réconfortant.
« Je sais ce que ça fait de perdre les gens qu'on aime, dit la jeune fille. Mais grâce à elle, tu peux vivre. Et elle n'aimerait pas te voir t'apitoyer sur ton sort. Garde les bons souvenirs et oublie les mauvais. Et profite enfin, Tom. »
Il aimerait. Il aimerait tellement pouvoir enfin profiter de la nouvelle vie qu'on lui offrait ; pouvoir se créer de nouveaux souvenirs mais le passé continuerait de le hanter. Thomas savait qu'il lui resterait toujours des séquelles de ce qu'il avait vécu, qu'il ne pouvait s'en sortir totalement indemne. Mais il avait cette désagréable impression de trahir Teresa s'il était heureux sans elle. Alors que c'était certainement ce qu'elle avait voulu sinon elle ne l'aurait pas sauvé d'une mort certaine.
Pourtant, il était temps pour lui de reprendre toute sa vie à zéro. Il ne regrettait pas une seule seconde d'avoir refusé que le WICKED s'introduise dans son cerveau afin de lui faire retrouver la mémoire sur sa vie d'avant le Labyrinthe. Cela aurait été douloureux pour lui de se reconstruire en sachant qu'il ne reverrait plus certaines personnes de son passé. L'inconnu faisait souvent peur... Thomas, lui, préférait cela plutôt que de devoir pleurer la disparition des personnes qui lui avaient été proches autrefois, comme ses parents dont il n'avait que des brefs souvenirs. Et il se promit d'avoir une pensée pour Chuck, Teresa, Alby et les autres blocards qui s'étaient battus à ses côtés chaque jour dans ce nouveau monde. Car ils méritaient eux aussi d'y être, d'une manière ou d'une autre.
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« Maintenant que t'as bien glandé, au boulot ! Lui cria Minho en lui balançant une pelle dans les bras. »
Thomas la rattrapa de justesse et observa les autres travailler autour de lui, perdu. Il était doué pour courir... Mais c'était tout. Et il se rappelait très bien des remarques qu'il s'était pris dans le Labyrinthe quand il avait eu le malheur d'essayer les autres métiers. Comme la fois où il avait essayé de couper du bois avec Newt et que celui-ci l'avait menacé de le prendre comme exemple pour lui montrer comme il fallait faire tellement qu'il était exaspéré de le voir galérer pour un simple bout de bois. Ou encore la fois où il avait essayé d'être bâtisseur avec Gally et qu'il s'était malencontreusement fait mal à l'orteil sous le regard désespéré du maton.
« Alors, il paraît que tu t'entends bien avec Sonya ? Lui lança Thomas avec un clin d'œil tout en creusant dans la terre.
- Mec, cette nana est complètement barge, répliqua Minho. Elle voulait aller me faire traire les vaches pour pouvoir se faire un chocolat chaud ! Sérieusement, je ne sais pas comment on va faire pour repeupler la planète de pleins de petits Imunes si elles sont toutes comme elles.
- Minho... On vient à peine d'arriver, tu le sais ça ?
- Les hormones, tocard, les hormones. Moi ça commence à me travailler. »
Thomas ne pût s'empêcher de rire, croyant que son ami blaguait mais celui-ci gardait une mine sérieuse tout en continuant de travailler comme si de rien n'était. Il leva alors son regard vers le ciel et remarqua que le soleil se cachait peu à peu derrière les nuages. La nuit n'allait pas tarder à tomber et tout le monde devait mourir de faim à avoir bosser toute la journée. Comme si Minho avait lu dans ses pensées, il ordonna à tout le monde de s'arrêter et de rejoindre le feu qu'avait allumé Poêle-à-frire non loin de la falaise.
Thomas laissa tomber sa pelle avec un soupir de soulagement mais Minho l'arrêta en le retenant par le poignet. Il se tourna vers lui, un sourcil haussé.
« Je t'ai dit qu'il fallait qu'on parle, lui dit Minho en l'amenant dans un coin de la forêt à l'abri du regard des autres.
- Écoute Minho...
- Non, toi tu vas m'écouter Thomas. Je ne sais pas ce qui s'est passé dans ta petite tête de pioche pour ramener Newt ici mais... Je voudrais te remercier de l'avoir fait.
- Quoi ?
- Tu m'as très bien entendu, tocard. Me force pas à répéter. »
Les deux anciens coureurs se sourirent. Et l'asiatique reprit la parole, cette fois-ci d'un air plus soucieux :
« Par contre, Clint commence déjà à trop ouvrir sa gueule... Il est venu me voir pour me demander ce que foutait un fondu ici.
- Qu'est-ce que tu lui as répondu ?
- A ton avis, tocard ? Je lui ai dis d'aller se faire voir chez les Griffeurs. Et je l'ai un peu menacé aussi...
- Minho ! S'exclama Thomas en roulant les yeux.
- C'est pour ça que je préfère que tu ailles le voir pour lui rappeler avec diplomatie que Newt est notre ami. Et qu'il a été le sien avant d'être considéré comme un fondu. »
Thomas acquiesça et promit de le faire dés le lendemain. Il ne comprenait pas pourquoi la présence de Newt pouvait déranger, surtout les anciens blocards qui le connaissaient. Newt n'était pas dangereux. Ou du moins, pas pour l'instant..., ne pût-il s'empêcher de penser.
« Tu devrais aller chercher Newt pour manger, ajouta Minho. Je l'ai vu s'enfermer dans la cabane la plus proche de la forêt. »
L'asiatique posa sa main sur son épaule et la pressa avec un sourire encourageant. Thomas eût du mal à lui rendre son sourire et son estomac se fit plus douloureux à mesure qu'il s'approchait de la cabane que Newt s'était attribué. Arrivé devant la porte en bois, il donna trois coups et attendit. Un grognement se fit entendre de l'autre côté et quelques secondes plus tard, Newt se retrouva face à lui.
« Quelle surprise, railla Newt. »
Thomas avait envie de vomir. Il aimerait tant de nouveau voir le sourire de son ami.
« Je suis venu te chercher pour qu'on aille manger, se força-t-il à dire tout en essayant de faire passer sa nausée.
- Je n'ai pas faim. »
Newt allait lui refermer la porte au nez mais Thomas entra avant même qu'il n'eût le temps de la déplacer.
« Je t'avais dit de me laisser tranquille, lui rappela Newt d'un ton glacial. »
Thomas s'appuya contre le mur le plus proche et passa nerveusement une main dans ses cheveux bruns. La sueur perlait son front tandis que son ami l'observait, les sourcils froncés. Celui-ci fit un pas vers lui et recula presque aussitôt comme s'il avait peur de le toucher.
« Ça va ? Lui demanda-t-il simplement.
- Oui, répondit Thomas. Je voulais juste savoir si... si un jour tu allais me pardonner.
- Je ne pense pas. »
Newt paraissait tellement sincère que Thomas ne pouvait pas douter une seule seconde de cette réponse. Il aurait pourtant aimé ne pas le croire mais la réalité venait de le frapper en plein fouet. Il avait forcé son ami à vivre quand celui-ci ne demandait qu'une seule chose : mourir. Dans un certain sens, il pouvait comprendre le comportement de son ami à son égard... Mais il commençait aussi sérieusement à l'énerver. Il ne s'attendait pas à ce que l'autre garçon lui saute dans les bras, il voulait simplement retrouver leur amitié. A croire que c'était trop demandé.
« Est ce que tu t'es mis une seule seconde à ma place ? S'emporta-t-il. Qu'est-ce que tu aurais fait si je t'avais demandé de me tuer ? Tu l'aurais fait ? DIS-MOI QUE TU L'AURAIS FAIT ! JURE-LE MOI ! »
Ses poings se serrèrent alors qu'il attendait la réponse de Newt qui se contentait de le fixer en silence, avec une indifférence qui ne faisait qu'accentuer sa colère naissante. Il trouvait cela un peu trop facile de la part de son ami de lui reprocher de ne pas l'avoir tué alors que lui aurait sûrement aussi essayé de le sauver au lieu d'abréger ses souffrances. Ce n'était pas simple de savoir comment réagir dans ce genre de situation... Et Thomas commençait à croire qu'il aurait peut-être dû obéir à Newt. Mais il ne s'en était jamais senti capable. Et même s'il retournait en arrière, il était presque certain de refaire exactement la même chose.
« Pourquoi m'as-tu amené ici, Tommy ?
- PARCE QUE TU ES MON AMI ! Hurla celui-ci, à bout.
- Si j'étais vraiment ton ami, tu m'aurais écouté. »
Thomas ricana et se dit qu'entre eux deux, celui qui semblait avoir la Braise maintenant était lui. Newt se tenait droit, le dominant de toute sa hauteur et parlait avec un calme déconcertant.
« Est-ce que je serais toujours ton ami quand tu me verras essayer de bouffer un de ces tocards dehors ? Continua Newt sur ce même ton. »
Newt s'avança vers lui et le plaqua violemment contre le mur, sa main se serrant autour sa gorge. Thomas essaya de le repousser mais l'autre montrait beaucoup plus de force que lui à cet instant-même. Alors il se contenta de le regarder dans les yeux, attendant patiemment que Newt le lâche. Celui-ci voulait jouer au gros dur. Bien. Thomas en avait connu d'autres, et des pires. Il n'avait pas peur de Newt. C'était son meilleur ami.
« Est-ce que je serais toujours ton ami lorsque j'essayerais de te tuer ? »
La main du blond se resserra autour de son cou et Thomas commençait à respirer de plus en plus difficilement.
« Réponds-moi, Tommy.
- Oui. »
Newt le lâcha et se recula, un sourire moqueur sur les lèvres.
« T'es vraiment qu'un tocard, dit-il. J'espère qu'un jour tu te rendras compte de ce que tu as fait. Maintenant dégage.
- Très bien, Newt, rétorqua Thomas en haussant les épaules. Continue de réagir comme un foutu gamin qui n'a pas eu ce qu'il voulait... C'est ton problème. Désolé de ne pas avoir eu le cran de te tuer quand même. Vraiment désolé. Je commence maintenant à regretter de ne pas l'avoir fait. Dis-moi, c'est trop tard ou je peux encore me rattraper ? »
Il vit le visage de son meilleur ami se décomposer au fur et à mesure de ses mots. Cependant, celui-ci se reprit très vite et ouvrit la bouche comme pour répondre quelque chose avant de la refermer. Thomas n'avait pas voulu lui faire de mal ; il avait simplement cherché à le faire réagir, à lui faire comprendre. Il n'était pas certain d'avoir employé la meilleure des solutions mais il ne savait plus quoi faire pour retrouver Newt. Il avait besoin de sa présence à ses côtés. C'était devenu une foutue évidence depuis qu'il l'avait retrouvé au milieu de tous ces fondus.
« Je te laisse tranquille à partir de maintenant si c'est ce que tu veux, rajouta Thomas. Mais sache que je serais toujours ton ami. Peu importe ce qu'il puisse se passer. »
Et sans un mot de plus, Thomas quitta la pièce.
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Il faisait nuit à présent. Thomas marchait dans la forêt. Il était seul. Et cet endroit commençait sérieusement à lui foutre la trouille. L'ombre des arbres se reflétaient grâce à la légère lumière que diffusait la lune et il eût un frisson lorsqu'il remarqua quelqu'un l'observer face à lui.
Un garçon aux cheveux blonds. Grand. Maigre. Cela ne pouvait être que Newt. Il s'approcha et remarqua que celui-ci lui souriait de toutes ses dents. Ce n'était pas normal. Il s'avança un peu plus et vit le couteau dans la main de son meilleur ami. Couteau qu'il pressait contre son ventre.
Il entendit la voix de Newt lui demander s'il préférait le voir mourir ou mourir. Thomas ne répondit pas. Newt fit quelques pas vers lui et Thomas sursauta d'horreur. Il avait la Braise. Cette foutue Braise lui avait ravagé le corps. D'ignobles plaques rouges apparurent un peu partout sur son visage et Newt se mit à s'arracher ses propres cheveux sous les yeux horrifiés du plus jeune. Ses dents tombaient une à une sur le sol et ses vêtements crasseux étaient couverts de sang. Le sien ou celui d'un autre ? Peu importe. Cela n'avait plus aucune importance.
Newt lui dit qu'il allait se tuer sous ses yeux. Thomas refusait. Et quand il vit son meilleur ami enfoncer la lame en lui, il ne pût s'empêcher de hurler. Hurler comme un damné. Il appelait à l'aide, cherchant Minho ou n'importe quel autre blocard qui se trouvait non loin de là mais il n'entendait que des rires, des ricanements insupportables qui dansaient dans son crâne. Alors il continuait de crier.
« Tommy ! »
