Voici le second chapitre ! Au programme l'arrivée de notre joueur fantôme préféré et d'un autre personnage !
Risque de spoil si vous n'avez pas fini l'anime !
Bonne lecture !
PDV Aomine
Malheureusement pour moi, sa tête effrayée disparaît pour refaire place à son sourire arrogant habituel. Ayant du mal à reprendre sa respiration, il se dégage de mon emprise et me murmure à l'oreille : "Eh ben je savais pas que Ryōta avait une telle influence sur ton comportement. Enfin j'vais pas chercher les embrouilles plus longtemps, j'me tire."
"Ouais c'est ça casse-toi."
Une fois parti, je suis encore sous le coup de la colère donc j'ai pas intérêt à rencontrer quelqu'un qui cherche la merde au lycée. Je finis par arriver à l'heure en cours, pour une fois. La place devant moi me paraît bien vide tout à coup. Il n'y a pas de touffe blonde qui me gêne pour voir le tableau, même si je ne m'y intéresse pas vraiment. La starlette ne se fait pas martyriser par Kasamatsu et la prof. C'est drôle, on dirait presque que je suis dans une autre classe. Enfin pas vraiment non plus car Tetsu est à côté de moi cette fois.
"Aomine-kun ?" dit-il en me fixant de ses grands yeux bleus.
Je sors de ma rêverie et lui répond machinalement d'un hochement de tête approuvé. Il est vrai que ça faisait longtemps que je ne l'avais pas vu mais je suis tellement ailleurs que pour l'instant, il n'est pas vraiment dans mes priorités.
"Aomine-kun pourquoi Kise-kun n'est pas là aujourd'hui ?" m'interroge-t-il avec son éternelle expression indéchiffrable.
"Il s'est fait exclure." conclus-je rapidement.
Je n'avais pas spécialement envie de m'étaler sur le sujet d'autant plus que ma matinée avait déjà été assez éprouvante. "Demain Kurokocchi viendra au lycée faire un stage d'une semaine. Fais-moi plaisir et profites-en pour lui déclarer ta flamme d'accord ?" Ces paroles me reviennent soudain en tête. Pourquoi m'a-t-il sorti un truc pareil ? Est-ce qu'il pense que j'accorde plus d'importance à Tetsu qu'à lui ? C'est vrai qu'on m'a toujours dit que j'étais proche de Tetsu mais je le considère comme mon frère, ça n'a rien à voir. Kise tu ne serais quand même pas abruti à ce point-là...
PDV Kise
11h37, j'ai dormi beaucoup plus que d'habitude. D'ordinaire je me réveille environ à 5h30, ça doit être la fatigue. Après tout je n'ai rien à faire aujourd'hui alors ça ne fait rien. Je me lève doucement et me dirige vers ma salle de bains tel un zombie. Je m'observe dans la glace mais je n'aurais pas dû. Ça ne fait que me déprimer davantage. J'applique mon rituel comme chaque matin, je me lève, je tente de vérifier si je n'ai pas de bleus, et je me pèse. Heureusement que je n'ai pas de shooting photo prévu.
Pour la seule fois depuis le début de l'année, je m'accorde une journée farniente et m'écroule sur mon canapé. Je ne regarde même pas la télévision et me rendors automatiquement sur les coussins moelleux de mon salon. Lorsque que je me réveille à nouveau il est 21h43. Décidément je suis vraiment crevé aujourd'hui. J'ai à peine le temps de me relever de ma sieste qu'on sonne à ma porte.
Je fais comme si il n'y avait personne, je ne veux pas qu'il revienne. Sans réponse, il sonne à nouveau. Je commence à paniquer, mon cœur s'affole et je transpire fortement de partout. "Calme-toi Kise, calme-toi." je répète tout en serrant la main sur ma poitrine. Je supplie mon cœur de bien vouloir se calmer mais en vain, ça ne fait que le rendre plus fou.
"Eeeh Ryōta je sais que t'es là fais pas ta chochotte et viens m'ouvrir."
Non je n'irai pas, je n'irai pas. Je songe à m'enfuir mais je ne peux pas, je suis bloqué. Je n'arrive plus à bouger tellement j'ai peur. Je tremble et ma gorge devient subitement aride comme un immense désert de sable. Je déglutis péniblement mais même ma salive est amère. Je suis figé telle une statue je ne peux rien faire. Qu'est-ce que je dois faire ? Je ne veux pas, je ne veux plus !
"Ryōta je vais enfoncer la porte si t'ouvres pas t'sais."
Je respire trop fort, il va m'entendre. Je deviens parano, j'ai l'impression qu'il peut sentir le moindre de mes mouvements depuis l'extérieur. Bordel de merde calme-toi ! Soudain, la porte tremble dans un bruit assourdissant, ça y est il va détruire la porte. Il va m'attraper. Je n'arrive pas à bouger merde ! Si je ne fais rien je vais encore me faire tuer. La porte s'ouvre dans un grand vacarme et Shougo-kun apparaît dans la maison.
Maintenant qu'il est là j'essaie encore une fois de bouger mais je n'y parviens pas putain ! Il vient, il s'approche de moi, je n'arrive même pas à le repousser. Il me fait une clé de bras et me plaque au sol.
"Eeeh ben t'en as mis du temps à m'ouvrir, il a fallut que j'ouvre moi-même t'as vu ça ? Hein t'as vu ça Ryōta ?" dit-il en m'écrasant le visage au sol.
Il me tient le bras et me force à me relever mais je refuse. Alors il me frappe violemment le dos, si fort que j'en ai le souffle coupé pendant d'interminables secondes. Je me lève avec beaucoup de difficultés car mon dos me fait horriblement mal. Il me prend par le cou et me plaque contre le mur.
"Ce serait dommage d'abîmer ton beau visage de mannequin hein ? Tu veux pas faire de la chirurgie esthétique ? Je peux te refaire le portrait s'tu veux ?"
"A-Arrête..." je peine à articuler.
Ma respiration est entrain de chuter à vitesse grand V. Je ne peux presque plus respirer mais je le supplie j'agrippe mes mains à son bras, je tente de lui donner des coups de pieds mais je n'ai plus de force. Je vois flou. Merde je vais m'évanouir à ce rythme-là, faut surtout pas que je perde conscience. Si je tombe dans les pommes Shougo-kun va me tuer, il va en profiter. Je...peux...pas..
PDV Aomine
Les cours sont enfin finis et je décide de rentrer à pied avec Tetsu. On parle de tout et de rien comme au bon vieux temps. Je passe devant un café et propose à Tetsu d'aller manger quelque chose ce qu'il accepte volontiers.
"Aomine-kun ? Réveille-toi s'il te plaît." me secoue Tetsu.
"Aaaah quoi ? Merde je me suis endormi ! Il est quelle heure ? Je vais me faire tuer !"
"Il est 21h30." dit-il posément.
"Faut que je me grouille !"
Sur le chemin du retour, Tetsu me parle de ses amourettes avec Kagami. Pas que je sois jaloux mais ça fait depuis tout à l'heure qu'il en parle, je commence à être légèrement lassé. Sans faire exprès je baille ouvertement devant lui.
"Je t'ennuie Aomine-kun ?"
"Non c'est juste que je savais pas que tu pouvais être aussi bavard. Enfin tant mieux, du moment qu'il te rend heureux." lui souris-je.
Il me rend la pareille.
"Dis Aomine-kun est-ce vrai que l'amour rend heureux ?"
"Ah... Je sais pas. Pour toi oui en tout cas."
"Pourquoi ? Pas toi ?"
"C'est compliqué tu vois.."
"Non je ne vois pas. Si vous vous aimez soyez un couple, si ce n'est pas le cas tournez la page. C'est comme ça que je vois les choses."
À ces mots je ne peux réprimer un fou rire.
"Tetsu t'as une vision bien simpliste de l'amour tu trouves pas ?"
"Non pas vraiment."
C'est sur cette réponse que notre conversation s'acheva. Le silence pesant mais auquel je suis habitué avec Tetsu commence à devenir de plus en plus lourd. J'essaie de lancer un sujet de discussion mais au bout d'à peine deux phrases, elle est terminée et l'absence de son revient. Ah... Si j'étais seul j'aurais mis mes écouteurs mais là ce n'est pas le cas et j'évite de les mettre tout simplement parce que je n'aimerais pas qu'on me fasse la même chose. Sauf avec les personnes que je déteste évidemment. "Aominecchi t'as vu le nouvel article qui parle de moi ! Hein ? Hein tu l'as vu ? Regarde j'en ai 10 exemplaires si tu veux !"
C'est clair qu'avec lui j'ai pas le temps de m'ennuyer tellement il prend de la place. Au moins, comme je ne suis pas du genre à parler beaucoup ça compense.
Tetsu ne parle toujours pas, il est trop occupé à manger sa glace comme à l'époque du collège. Tetsu et moi arrivons finalement devant sa maison, il me dit au revoir de la main et avant de rentrer chez lui il se retourne et me dit : "Aomine-kun ne laisse pas tomber Kise-kun s'il te plaît."
Je le fixe avec incompréhension et le regarde disparaître derrière la porte d'entrée. Pourquoi me dit-il ça ? C'est plutôt lui qui m'a laissé tomber. Je n'ai plus rien à faire avec lui.
Je sais que quelques instants plus tôt je voulais à tout prix me dépêcher de rentrer sous peine de "me faire tuer" mais j'ai dit ça uniquement pour Tetsu. Ses parents sont gentils mais assez stricts pour ne pas le laisser dehors trop tard non plus. Maintenant, je peux faire ce que je veux. Je décide de traîner dans la ville. Je déambule à droite, à gauche. J'aime bien l'ambiance de la nuit, c'est calme, il n'y a que quelques lumières de temps en temps. Cette nuit est plutôt chaude mais agréable grâce au vent frais qui circule dans les rues. Je me promène, fais des vas et viens, m'assois un moment puis repart. Je m'occupe quoi. Il est 23h15, je marche là où j'en ai envie. Je ne sais pas où je vais mais j'y vais. Et puis c'est pas comme si quelqu'un m'attendait chez moi.
Sans savoir pourquoi, je me retrouve devant la maison de Kise.
"Je fais vraiment pitié." me dis-je avec un air blasé.
Il est plus de minuit et toutes les lumières encore vacillantes se sont éteintes au fur et à mesure mais pas celles de Kise. Sa maison est toujours éclairée. Il doit être entrain de s'admirer dans sa glace. C'est vraiment un narcissique pas possible. Enfin je dis ça mais ça m'étonne car Kise a l'habitude de se coucher tôt, surtout avec son boulot de mannequin et sa passion pour le basket. Franchement jongler entre les deux c'est balèze. Bref, je vais pas poireauter trois heures devant son portail. Je reprends ma route et m'éloigne petit à petit.
Du moins je la reprends jusqu'à ce que j'entende un hurlement à vous glacer le sang en une fraction de secondes. Je n'y réfléchis pas deux fois, ça vient de chez Kise. Je reviens sur mes pas et me retrouve à nouveau devant l'immense portail en métal. Est-ce que je sonne ? Il ne doit pas avoir envie de me voir. Mais si il lui était arrivé quelque chose ? Non ça m'étonnerait venant de lui. Il a toujours été le plus joyeux de la bande, impossible qu'il soit triste. Les seules fois où il était déprimé et qu'il pleurait c'était pendant les matchs de basket. Je m'apprête à repartir lorsqu'un cri de douleur ressurgit à nouveau. Cette fois, j'appuie d'instinct sur la sonnette. Je n'ai plus qu'une envie c'est de m'enfuir mais je ne le ferai pas tant que je n'aurais pas vérifié ce qu'il se passe.
C'est bizarre, personne ne répond. Il ne s'est pas assoupi tout en oubliant d'éteindre les lumières et en regardant un film d'horreur en plus tout de même ?! Ça fait un peu gros. Je ressonne. Toujours rien. Oï Kise qu'est-ce que tu fabriques encore ?! Je me prépare à forcer la serrure du portail lorsque Haizaki ouvre la porte, à moitié à poil.
"Qu'est-ce que ?"
"Eeeeh tu tombes plutôt mal Daiki j'suis occupé là t'sais."
"Où est Kise, sale ordure ?"criai-je en tentant de garder mon calme.
"On traite pas d'ordure le petit-ami d'un mannequin dis donc !"
"P-Petit-ami ?" je bégaie.
"Ba quoi ça te choque tant que ça ? Tu crois qu'avec le succès qu'il a ,auprès des mecs comme des filles, il va se priver ? T'es bien naïf." éclate-t-il de rire.
"... J'me casse."
"Sa-yo-na-ra Daiki."
... Enflure de merde, comment Kise peut sortir avec lui ?! C'est une putain malédiction que j'ai ou quoi ?!
"A-Ao...mine...cchi.."
Kise ? Je me retourne vivement avant qu'Haizaki ne ferme la porte pour apercevoir Kise. Il saigne, il est à moitié mort ?! Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?
"Oï Haizaki !" dis-je en grimpant au-dessus du portail.
Je bloque la porte qu'il tente de refermer.
"Enfoiré qu'est-ce que tu fous ?"
"Tu veux te joindre à nous Daiki ? Parfait."
Il me tire violemment le bras et réussit par je ne sais quel tour de magie à m'attacher avec une corde qui me colle à la poignée de porte de la cuisine de Kise. C'est là que je me rends compte de l'ampleur de ce qui se passait. Tout était détruit dans cette pièce, il y avait du sang partout et pire que tout, Kise qui gisait au milieu de ce foutoir entrain d'agoniser comme pas possible, les mains liées.
"Kise ! Qu'est-ce qui se passe au juste ?"
Il ne parvient même pas à parler, il est dans un état pitoyable.
"Ça te plaît hein ? Le sol, la crasse, le sang pas vrai Ryōta ? C'est tout ce que tu mérites pas vrai ?" dit-il en écrasant le visage de Kise avec son pied contre le sol.
"Lâche-le ! Tu peux me dire à quoi tu joues enfoiré !"
Je hurle, je m'époumone mais il ne m'écoute pas et continue à frapper Kise de toutes ses forces.
"C'est un jeu très amusant tu verras, on s'amuse bien, n'est-ce pas Ryōta ?" rit-il en relevant la tête de Kise comme un vulgaire détritus.
"..."
"J'ai dit n'est-ce pas Ryōta ?!" hurle-t-il en éclatant la tête de Kise au sol, une fois de plus.
"...oui..."
Il est couvert de bleus et pleure avec l'énergie qu'il lui reste. Haizaki je vais te tuer, je vais te tuer, je vais te tuer !
"Je t'ai dit de ne pas pleurer sale merde !" lui crie-t-il à la figure.
J'essaie de toutes mes forces de casser mes liens mais je n'y arrive pas. Si je ne fais rien Kise va vraiment y passer pour de bon !
"Daiki."
Il ?! M'embrasse ?! Haizaki m'embrasse ?! Sans attendre , je le mords et lui fout un violent coup de pied dans l'abdomen.
"Sale fils de chien ! Dégage de là !"
Il ne m'écoute pas, cet enflure ne m'écoute pas. Je vais le détruire !
"Dis Ryōta, ça t'as plu ?"
"...je..."
Sans pouvoir finir sa phrase, il crache une énorme giclée de sang sur le parquet. Je me sens totalement impuissant... Il va vraiment mourir sous mes yeux sans que je ne puisse rien faire ? Bordel !
"MERDE !" hurlai-je.
À ce moment précis, la sonnette de l'entrée retentit.
"Eh ! Shougo grouille-toi ! Tu l'as trop fait crier les keufs arrêtent pas de patrouiller devant la maison !"
"Pfff... Juste quand ça devenait intéressant. On remet ça à plus tard Ryōta ?"
Et il se barre de la maison. Une immense vague de soulagement me parvient et je soupire de fatigue. Putain, maintenant qu'on est censés être de nouveau libres je suis toujours attaché à cette maudite porte. J'ai beau forcer ça ne marche pas. Je pousse à fond sur la poignée et frotte la corde sur le métal ce qui finit enfin par la couper.
"Enfin ! Kise ça...va ?"
Ma joie s'estompe en un instant en voyant Kise au sol, inerte.
"O-Oï Kise ! Déconne pas ! Réveille-toi !"
J'écoute sa respiration mais je n'arrive pas à la sentir, je commence à m'affoler. J'ouvre sa chemise pour mieux écouter les battements de son cœur et c'est là que je le vois. Un coup de couteau en plein abdomen. Il a carrément une énorme hémorragie ! Et la blessure n'est pas récente.
"Putain... Ça fait combien de temps que t'es dans cet état-là ... Baka Kise.." Je m'effondre mais parviens tout de même à rassembler mon courage pour prévenir les secours.
PDV Kise
Hôpital. Blanc. Flou. Je suis perdu. Qu'est-ce qui s'est passé ? Ah...je me souviens, Shougo-kun, Aominecchi...
"C'est plutôt pas mal hein... Je suis resté éveillé sans m'évanouir plus d'une heure cette fois..." me dis-je.
"Kise ! T'es réveillé ?!"
"A...o..mine..cchi ?"
"T'es réveillé pour de vrai ?!" s'exclame-t-il.
Je ne parviens pas à entendre tout ce qu'il me dit mais il a l'air heureux. Ça fait combien de temps que je suis dans cet hôpital au fait ? Une infirmière arrive quelques minutes plus tard et fait sortir Aominecchi de ma chambre.
PDV Aomine
Il s'est enfin réveillé. Je suis tellement soulagé.
"M. Aomine ? Puis-je vous parler un instant s'il vous plait ?"
"Oui bien sûr."
Je sors de la pièce accompagné par l'infirmière.
"Alors qu'est-ce qu'il a ?" je demande sans plus attendre.
"Il..."
Elle soupire et prend une grande inspiration comme pour annoncer une mauvaise nouvelle.
"Il a de nombreuses blessures à la tête et au corps. Son dos ainsi que son abdomen sont gravement touchés. Il a des côtes cassées et son hémorragie n'est pas encore stoppée à l'heure qu'il est. Il risque de rester un bon bout de temps à l'hôpital."
"Est-ce que sa vie est en danger ?"
"Son rythme cardiaque est certes très faible mais il est encore présent. Pour l'instant ce n'est pas parce qu'il s'est réveillé de son coma que tout va bien. Je ne peux pas encore vous donner de réponse concrète, désolé."
"Je vois. Merci."
Son dos, son abdomen, sa tête. Mourir. Vivre. Putain de merde ! Arrivé à l'extérieur de l'hôpital je m'effondre à terre.
"HAIZAKI JE TE JURE QUE TU VAS CREVER !"
Kise va vivre hein ?... Il va...vivre... S'il vous plaît !... S'il vous plaît...
PDV Kise
Le lendemain (à l'hôpital)
"M. Kise Ryōta, quelques personnes souhaitent vous voir." me dit l'infirmière.
Je suis content, je peux entendre clairement à nouveau. Je prends une grande inspiration, un peu nerveux à l'idée de retrouver mes camarades. La porte s'entrouvre et laisse apparaître toute la Génération Miracle accompagné de Kagamicchi et Senpai. Je suis un peu surpris de la présence d'autant de personnes dans la même pièce.
"Tout le monde... Vous êtes venus pour moi ?" dis-je au bord des larmes.
"Non on est venus pour la beauté des rideaux. T'es débile ou quoi ?" réplique Aominecchi.
Je rigole doucement et essuie mes pleurs.
"Désolé de vous avoir inquiété." je murmure.
"Kise-kun est-ce que tu vas bien ?" me demande Kurokocchi.
"Mieux oui."
"Il y a intérêt !" crie Senpai. "On a un match dans 2 mois ! T'as intérêt à être sur le parquet le jour J !"
"Oui." je souris.
"Ryōta, si tu ne guéris pas je t'ouvre en deux avec mes ciseaux." menace Akashicchi tout en faisant couiner sa paire de ciseaux.
Je déglutis de frayeur à l'idée de me faire couper en deux.
"Kise" intervient Midorimacchi en remettant en place ses lunettes pour la millième fois. "Tu n'es qu'un imbécile, tout ça n'est dû qu'à ta stupidité."
"Maiiis, tu es méchant Midorimacchi !" dis-je en me plaignant.
Murasakibaracchi m'offre même une de ses chips que je me dois de refuser car je ne peux pas encore manger d'aliments durs.
"Tu t'en remettras Kise ?" s'inquiète Kagamicchi.
"Oui ne t'en fais pas, il n'y a pas de raison." je souris.
Seul Aominecchi semble rester en retrait.
Après quelques heures passées à discuter de tout et de rien, le temps des visites touche peu à peu à sa fin.
"Bien messieurs, il est temps de laisser le patient se reposer."
Quelques instants plus tard, il ne restait presque plus personne dans la pièce. Au final, seuls Aominecchi et moi étions dans la chambre. Je me sens un peu gêné de lui parler normalement après les événements passés. Il semble assez réticent quant au fait de me parler. Je devrais sûrement lancer un sujet de conversation mais lequel ? Rien ne me vient à l'esprit pour l'instant. Je finis toutefois par lui adresser une phrase plutôt maladroite dans une telle situation.
"Alors, ça s'est passé comment avec Kurokocchi ?" lui souris-je.
Sans que je m'y attende, Aominecchi s'approche de moi, m'attrape par le col et...me crie dessus ?
"Non ça s'est pas bien passé ! Écoute je sais pas où tu vas chercher toutes ces idées mais je ne suis pas amoureux de lui ! Il est simplement un frère alors ferme-la !"
Je n'arrive même pas à articuler une seule phrase tant ces paroles m'ont perturbées. Au moment où je m'apprête enfin à lui répondre du mieux que je peux, il plaque sa main sur ma bouche.
"Ne...parle pas... Je parle d'abord... Réponds juste à mes questions d'accord ?" dit-il en enlevant sa main avec précaution.
Je hoche la tête en signe d'approbation.
"Ok..."
Il prend une grande inspiration comme si ça pouvait l'aider à se concentrer.
"Quand Haizaki est venu te voir l'autre jour, à quelle heure il est arrivé chez toi ?"
"21h43." je réponds avec précision.
"... Et je suis arrivé à 00h30... Donc t'as tenu pendant plus de 2h... 2h17.."
Je baisse le regard mais murmure : "Tu sais d'habitude je ne tiens même pas 1h alors je suis plutôt fier de moi pour cette fois tu vois."
"C'était pas la première fois ?"
"4."
"Quoi ?"
"C'était la 4ème fois."
"Pourquoi t'en as a pas parlé ?!" s'énerve-t-il.
"... Je voulais pas qu'il s'en prenne à vous. J'ai tout tenté, j'ai même déménagé l'année dernière à cause de lui mais il arrive toujours à me retrouver alors j'ai abandonné l'idée de le fuir."
Plus qu'énervé, il respire un coup avant de me répondre.
"Ok, c'est décidé. Je vais vivre chez toi."
"Qu-Quoi ? Qu'est-ce que tu racontes Aominecchi ?" je m'exclame, rouge cramoisi.
"Je raconte que je vais vivre chez toi à partir d'aujourd'hui. Passe-moi les clés de ta maison." dit-il en tendant la main vers moi.
"M-Mais pourquoi faire ?"
"Je resterai chez toi pendant ton séjour à l'hôpital pour garder ta maison et après que tu sois sorti de l'hôpital je vivrai avec toi jusqu'à ce qu'Haizaki arrête de venir." conclut-il.
"Mais je.."
"Y a pas de mais, c'est moi qui décide maintenant file-moi ton trousseau de clés."
"...Dans mon sac." dis-je, la tête enfouie sous ma couverture pour cacher mon visage qui ressemblait plus à une tomate qu'à une face d'humain.
Il fouille dans le sac et en ressort l'objet en question.
"Allez je te laisse pour aujourd'hui, salut !"
"A-Aominecchi, tu ne vas pas dans ma chambre hein ?"
"Baka, si je garde ta maison où tu veux que je dorme ?"
Sur ces paroles il quitte la pièce et me laisse comme un abruti sous ma couette. Aominecchi va dormir chez moi ! Dans MA chambre ! Dans MON lit ! AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHH calme-toi petit cœur ça va aller. Respire.
PDV Aomine
J'ai pas osé lui demander pourquoi Haizaki était à moitié à poil quand je suis arrivé... En plus, j'ai voulu me la péter en prenant ses clés mais maintenant que j'y suis, je suis super nerveux. Ah merde ressaisis toi Aomine ! Allez on y va. Je rentre prudemment et me retrouve dans l'immense allée lorsque je me retrouve face à un nouvel obstacle. La porte d'entrée. Raaaaah ! Je suis vraiment trop ridicule, je n'ai ouvert que le portail et l'immense allée dont je parle ne fait même pas 3m de long !
Bon cette fois c'est la bonne. J'introduis la clef dans la serrure et ouvre "réellement" la porte d'entrée. Je referme la porte derrière moi et observe toutes les pièces. J'en profite pour nettoyer la cuisine encore couverte de sang, dû à l'autre enfoiré (pas Kise hein). J'ai fait toute la maison sauf une pièce, une seule porte que je n'ai pas ouverte. Ça ne peut être que la chambre de Kise. Je l'ouvre ? Ou pas ? Il avait quand même l'air de tenir à ce que je n'entre pas. Aaaah je me fatigue c'est pas compliqué quand même, j'entre et puis voilà ! Ou alors je jette un coup d'œil ? Ou alors je n'entre pas du tout ? Ou bien je reste planté là comme un con pendant 3h ?! Bon allez je vais ouvrir. Je vais ouvrir. Je vais ouvrir cette foutue porte !
À peine ai-je le temps de poser la main sur la poignée que mon téléphone sonne.
"Ouais ?"
"A-Aominecchi ?"
"Kise ?! Pourquoi tu m'appelles ? Il s'est passé quelque chose ?"
"Ah non je voulais juste vérifier que tu allais bien."
"Menteur, qu'est-ce que tu veux ?"
"D-Dis tu n'es pas allé dans ma chambre hein ?"
Me sentant soudainement coupable, je m'éloigne de la poignée de porte à grande vitesse et sans m'en rendre compte, je suis déjà sur le palier d'entrée de la maison.
"N-Non pourquoi ?"
"Pour savoir."
"Il y a un trésor ou quoi dans cette pièce ?"
"Non mais n'y va pas !"
"Tu me donnes encore plus envie d'y aller là."
"Non non pardon ! Mais s'il te plaît n'y va pas..."
Mais qu'est-ce qu'il cache à la fin ? Je vais vraiment finir par y aller si il me dit pas ce qu'il y a là-bas.
"Aominecchi ? T'y vas pas hein ? Promets-le."
"Hein ?" dis-je absorbé par mes pensées. "Ouais ouais j'irai pas c'est bon."
"Promis ?"
On se croirait à la maternelle sérieusement, il pire qu'un enfant de 5 ans. Je soupire longuement avant d'acquiescer.
"Promis."
À l'autre bout du fil, je sens comme une sorte de soupir de soulagement de sa part.
"Merci Aominecchi."
Je l'imagine bien entrain de sourire tel un idiot en me sortant ces mots. Enfin, dès qu'il ira mieux je le forcerai à me montrer sa chambre. Je ne suis pas spécialement curieux mais ça m'intrigue voilà tout. La maison nettoyée, je me décide à partir faire quelques courses. Il fait si chaud que toutes les personnes à l'extérieur sont entrain de fondre. Je sens que je ne vais pas tarder à subir le même sort si je garde mon blouson. Je l'enlève et le pose dans le salon de Kise.
Vêtu d'un simple jean, de mes baskets et de mon débardeur blanc, je me surprends à être habillé exactement de la même façon que le jour où j'ai rencontré Kagami. Peu importe mes vêtements, je déambule dans les allées du supermarché mais je ne fais qu'observer les produits et les personnes. Contrairement aux apparences, je ne me soucie pas de ma personne. Avant ma défaite contre Seirin j'avais, je le reconnais, une grosse estime de moi. Désormais toute cette vanité s'est évaporée comme si perdre m'avait permis de relâcher toute l'arrogance présente en moi. Je peux me permettre de remercier Tetsu et Kagami pour une fois. J'avais pensé que Kise ne valait rien lorsqu'il avait pleuré mais maintenant je crois comprendre pourquoi ce match l'avait autant affecté. Je n'étais plus le même qu'auparavant et il voulait retrouver "l'ancien moi". Je m'arrête au rayon surgelés et aperçoit à travers la vitre couverte de givre, les glaces que nous avions l'habitude de manger au collège Teiko. Ça ramène des souvenirs tout ça.
D'un coup je me stoppe au rayon gâteaux et vois une boîte de Pocky. Je la fixe un instant en pensant que je pourrais m'amuser avec Kise mais je ne veux pas dépenser de l'argent inutilement, même pour 1,50€. Je sais c'est cruel mais bon. J'arrive au final à prendre la base d'une nourriture " saine et équilibrée" avec de la viande, du poisson, des légumes et des fruits. Les mains chargés par les deux sacs de course je parviens avec brio à rentrer à la maison (chez Kise quoi) et range tous les aliments dans la cuisine en prenant soin de les mettre aux bons endroits. Il est vrai que la demeure de Kise se trouve beaucoup plus près de cette supérette bas-étage que ma maison. C'est beaucoup plus pratique ainsi. Je prends une douche et m'affale sur le grand canapé en cuir avec un paquet de chips dans les mains. Avec une soudaine envie de regarder un film, je cherche un peu partout où Kise pouvait bien cacher ses DVDs. Je finis par trouver une grand armoire avec d'immenses vitres noires opaques. J'ouvre prudemment la porte et à ma grande surprise ou déception, je me retrouve face à tous les albums photos dans lesquels Kise a posé.
"C'est pas possible d'être aussi narcissique sérieux." Je soupire fortement en scrutant l'armoire remplie de sourires de Bisounours.
"Trop pour moi." dis-je en claquant violemment les portes du meuble.
Heureusement que j'ai pensé à ramener mes DVDs. J'en sors un de mon sac. Un porno. Déjà vu, celui-là aussi, ça aussi. J'ai beau étaler tous les films que j'ai pris je les ai déjà tous vu et ce n'est que des pornos. Bon, je vais encore fouiller un peu. Kise doit bien avoir autre chose que ce que j'ai vu. Par miracle j'arrive à trouver des vieux DVDs et des bouquins tout poussiéreux traînant sous une commode de bois. "Comment séduire votre ami ?", " Gay ou hétéro ?", "Mon petit-ami n'aime que les gros seins, que faire ?" et pire "Suis-je performant au lit ?".
C'est quoi ça ?! Kise, tu vas me devoir des explications quand on se reverra. Tes bouquins ne sont que sur des sujets sexuels ! Je ne suis pas le mieux placé pour dire ça mais quand même ! J'ai peur de regarder les DVDs mais je me lance, les rassemble et les retourne un par un face à moi. Bon ça ne change rien de ce que j'ai chez moi. "J'ai besoin d'un docteur", " Toi + moi = lit"... Kise, t'es pire que moi ma parole ! Il y a même un porno gay ?! Je suis tellement affligé par toutes ces découvertes que mon envie de regarder un BON film s'enfuit en moins de deux.
Finalement je pars me coucher. Mais où ? J'avais complètement oublié ma promesse ! Je ne peux pas aller dans sa chambre. Su-per, j'ai plus qu'à dormir dans le canapé je suppose. Kise a intérêt à me dédommager.
Le lendemain je retourne à l'hôpital et parvient à négocier un lit dans la maison de Kise. Il me dit qu'un lit se trouve dans le garage et que je n'ai qu'à le mettre dans la pièce à côté de sa chambre "au cas où". Il aurait pas pu me le dire plus tôt hein. Bref, de retour chez lui je me rends dans la pièce d'à côté, j'y mets le lit sorti du garage, le plus simple possible, et m'en contente largement pour toutes mes siestes. Il est vrai que la maison de Kise est tellement grande que ça m'étonnait qu'il n'y ait pas de deuxième chambre. Avec autant d'espace je me sentirais bien seul. La nuit commence à tomber et je m'endors paisiblement.
Les jours suivants, je passe voir Kise chaque matin et je reste jusqu'au soir. La Géneration Miracle et Kaijõ passent également de temps en temps prendre des nouvelles mais je suis le plus présent à ses côtés et c'est ce que je veux. Je sèche les cours et les entraînements mais ce n'est pas comme si ça changeait de d'habitude. Kise a beau me supplier de faire des efforts et me rendre au moins en classe, je refuse catégoriquement. En sortant de chacune de mes visites, je demande l'amélioration de sa santé auprès des docteurs. Tout a l'air de s'améliorer hormis une blessure qui ne cesse s'aggraver. L'hémorragie au niveau de son abdomen ne s'arrête pas.
S'aggraver. S'aggraver. S'aggraver. Ce mot reste coincé dans mon esprit et je n'arrive pas à m'en défaire. Je fais les cents pas dans le salon en essayant de me changer les idées mais aucun succès.
Le lendemain j'y retourne et le docteur m'interpelle dès qu'il m'aperçoit.
"Monsieur, vous venez rendre visite à Kise Ryōta c'est cela ?"
"Oui." répondis-je avec beaucoup d'anxiété dans la voix.
"Je suis désolé mais..."
"Mais quoi ?" je perds patience.
"Monsieur Kise nous a quitté la nuit dernière... Toutes mes condoléances."
Je suis en sueur, je me retrouve dans le néant le plus total, les larmes perlent à mes yeux, ma gorge me pique...
Mon téléphone sonne. Je me lève d'un bond énergique hors de mon lit.
"Un...un cauchemar..."
Je transpire énormément et j'ai chaud. Je reprends petit à petit les esprits après un mauvais rêve pareil. Je n'avale rien au petit-déjeuner, je n'ai pas faim. Je suis complètement ailleurs. Je suis nerveux à l'idée de me rendre à l'hôpital à cause de ce maudit cauchemar.
"Aominecchi ?" m'appelle Kise.
"Hein oui ?" dis-je, un peu surpris.
"Dis, tu m'écoutes ?" boude-t-il, avec une petite moue, que je trouve adorable (mais ça je le garde pour moi).
"Je sors dans un mois et demi, Aominecchi !" reprit-il avec joie.
Piqué au vif, je le prends par les épaules et mets mon visage pile en face du sien.
"Vraiment ?! Dans un mois et demi, c'est sûr ?"
"O-Oui pourquoi ?"
Je pousse un long soupir de soulagement et m'éloigne soudain, réalisant à quel point j'étais collé à lui.
"R-Rien c'est bien."
Rouge comme pas possible, je tourne ma tête du côté opposé à lui. Je pars quelques heures plus tard.
Les heures, les jours puis le mois défilèrent à toute allure. Le jour de la sortie d'hôpital de Kise était enfin arrivé. Il est censé sortir à 9h30 mais je suis venu à 9h00 au cas où. Assis sur le banc en face de la porte de sa chambre, je trépigne d'impatience sans m'en rendre compte. 9h10, 9h12, 9h13, 9h13, plus je regarde ma montre, plus j'ai impression que le temps passe à une vitesse d'escargot. Pour patienter je décide d'écouter de la musique. Je choisis une chanson au hasard dans mon répertoire et la met en boucle. Elle est "simple" mais je l'aime bien et puis ça fait passer le temps plus vite que si je me morfondais. Je répète les paroles dans ma tête, il est 9h23 plus que quelques minutes. Je réécoute la même musique encore et encore jusqu'à l'heure fatidique. Il est 9h31.
Enfin il sort, il n'a plus sa blouse, il n'est plus allongé dans son lit blanc mais est debout en face de moi. En chair et en os. En me voyant sur le banc, il me sourit gaiement. Il a encore du mal à marcher mais ça y est, il est là. L'infirmière l'aidant à marcher, le lâche lorsqu'elle me voit.
"Vous êtes entre de bonnes mains Monsieur Kise."
Pas du tout discrète par sa remarque, je me sens obligé de protester mais comme si j'étais aussi invisible que Tetsu, Kise la remercie en rétorquant qu'il le savait déjà. La jeune femme partie, Kise ne bouge pas et s'accoude au mur pour tenir sur ses jambes.
"Eh bien Aominecchi ? Tu ne viens pas me dire bonjour ?" sourit-il.
Pour réponse, je me lève du banc et le prend dans mes bras.
"A-Aominecchi ?" semble-t-il surpris.
"Baka... Je te déteste.."
Je murmure ces mots pour moi-même et pourtant Kise m'entend. "Moi aussi Aominecchi, moi aussi je t'aime." Je sais qu'il dit ça pour plaisanter mais juste entendre "je t'aime" me fait un drôle d'effet. Je finis par relâcher mon étreinte et il me prend la main.
"On rentre ?" me dit-il.
Je hoche la tête et nous marchons jusqu'à sa maison.
PDV Kise
Main dans la main. Je lui tiens la main pendant tout le trajet ! C'est le plus beau jour de ma vie. Aominecchi a l'air un peu gêné mais ça le rend encore plus mignon.
"Dis-moi Aominecchi, est-ce que je t'ai manqué ?"
Ce genre de question est risqué car je sais qu'il va me dire "Non pourquoi ?" ou quelque chose dans le genre. Je le connais depuis le temps.
"Bof."
"Donc peut-être un tout petit peu ?" j'insiste.
"...Non."
Je souris à cette réponse. Avant que je ne m'en rende compte, nous sommes déjà devant la maison. Ça m'était complètement sorti de l'esprit mais... JE VAIS DEVOIR VIVRE AVEC LUI !
Ça ne me dérange pas, au contraire mais Aominecchi est plutôt solitaire alors bon.
"Ça ne te dérange pas de devoir cohabiter avec moi ?"
"C'est moi qui ai proposé alors arrête de poser des questions stupides tout le temps."
"J'ai l'impression qu'il a un peu changé" me dis-je intérieurement. Enfin ce n'est pas pour me déplaire après tout. Il me faut un moment mais je parviens à me réhabituer à ma petite (bon grande) maison. Je me dirige vers ma chambre lorsqu'on m'attrape l'épaule par derrière.
"Oï Kise, je viens avec toi." lance Aominecchi.
"Mais tu ne peux pas c'est.." Aominecchi me coupe la parole.
"Aaaah comment ça je peux pas ?"
"C'est-à-dire que.."
"Oï, j'ai gardé ta maison pendant presque deux mois Kise... Montre-moi maintenant."
"Hum..."
Sentant comme une légère aura menaçante dans mon dos, je m'exécute et ouvre aussi lentement que possible la barrière nous séparant de mon espace privé. Une boule d'anxiété se forme dans ma gorge et avec tout le peu de courage que je possède, je pousse violemment la porte qui laisse apparaître l'intérieur de ma chambre.
C'est fini pour ce second chapitre, j'espère qu'il vous a plut !
J'ai beaucoup fait souffrir mon p'tit Kise dans celui-ci je sais
Dans le prochain chapitre : Les choses se concrétisent petit à petit entre Aomine et Kise avec une légère touche de KagaKuro (pensée à mon Akashicchi qui va me tuer pour avoir mis son Tetsuya avec Kagami (O.O) !)
J'attends vos avis :)
