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Hola !
On arrive à la moitié de la fiction :B Et j'ai déjà écrit l'épilogue, hihihi ! (bon il me manque plusieurs chapitres entre mais c'est déjà ça hein xD)
Je crois que c'est le chapitre que j'ai préféré écrire pour l'instant (vous allez vite deviner pourquoi je pense...).
Je m'excuse pour mon énorme retard mais je m'occupe de pleins d'autres choses en ce moment en dehors de la fac et ça me prend assez de temps malheureusement :/ Mais je n'abandonnerai pas cette fiction, ne vous inquiétez pas !
Merci pour les reviews, follows, favoris.
Bonne lecture :)
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Disclaimer : Tout est à James Dashner
Christina Perri - Human
Thomas se frotta longuement les yeux avant de les ouvrir doucement. Il grogna et cacha sa tête sous sa couverture quand les rayons de soleil vinrent le frapper. Après s'être peu à peu habitué à la lumière, il regarda la pièce où il se trouvait et se rappela brusquement ce qui s'était passé le soir du Conseil. Il voulut alors se lever – il avait déjà assez perdu de temps à dormir – mais à peine eût-il essayé de mettre un pied en dehors du lit qu'il dût se rasseoir sur le lit. Sa tête était douloureuse et tournait tandis que son estomac lui faisait un mal de chien.
Thomas se résigna alors à quitter le lit et s'y recoucha, ses yeux noisettes fixant le plafond fait de bois avec un intérêt soudain. Il avait l'impression de devenir fou depuis son arrivée ici. Peut-être n'était-ce pas qu'une impression, après tout... Mais cette crise, cette crise de panique qu'il avait fait lui avait confirmé que quelque chose ne tournait pas rond chez lui. Il était au Paradis, il était enfin en sécurité... De quoi pouvait-il rêvé de mieux ? De retrouver ses amis morts par sa faute ? De voir Newt en bonne santé ? Oui. C'était tout cela qui lui manquait pour ne pas flancher.
Thomas n'allait pas bien. C'était un fait. Et il pouvait le sentir un peu plus chaque jour. Il savait qu'en sortant des Épreuves, il ne pourrait jamais être complètement sain d'esprit. Mais il espérait pouvoir se reconstruire sans trop de problème. A croire que non, sa vie était foutue depuis que le WICKED était intervenu dans celle-ci. Il avait beau être vivant grâce à Ava Paige, il ne pouvait tout de même pas s'empêcher d'éprouver une haine envers l'organisation qu'elle avait créé.
L'ancien coureur se demandait souvent comment aurait été sa vie sans le WICKED et surtout sans la Braise. Il n'aurait pas connu ses amis d'aujourd'hui mais peut-être qu'il en aurait eu d'autres et tout aussi géniaux. Peut-être. Peut-être pas. Et Newt ne serait pas malade. Newt vivrait normalement. Tout comme lui. Ils se seraient même peut-être rencontrés par hasard... Et il s'imaginait le voir sourire, lui lancer des remarques sarcastiques, entendre son rire sans qu'aucune foutue connerie ne puisse intervenir entre eux ; sans cette maladie qui décimait Newt jour après jour.
Thomas ferma les yeux, les poings serrés. Il refusait de verser une autre larme ; il refusait de s'écrouler encore une fois. Il devait se montrer fort, comme Minho qui lui aussi voyait son meilleur ami s'éloigner à cause de la Braise. Mais il savait que c'était trop tard.
Thomas avait toujours cette sensation que quelque chose de mal allait se produire tôt ou tard. Il n'arrivait pas à s'imaginer pouvoir aller bien de nouveau un jour. Il trouvait cette pensée terriblement égoïste – après tout, il était vivant et en bonne santé contrairement à d'autres – mais c'était réellement ce qu'il ressentait au plus profond de lui. Il refusait d'en parler à qui que ce soit ; ne voulant pas alerter les autres. Sa petite crise le soir du Conseil avait largement suffit.
Il avait aussi constamment l'impression d'être vide ; d'avoir un foutu creux dans le cœur qui ne voulait pas se refermer. C'était un sentiment assez troublant mais aussi indescriptible. Il n'avait jamais ressenti tout cela auparavant. Tout était apparu presque dés l'instant où il avait posé son pied sur les terres du Paradis. Thomas ne voyait plus l'intérêt de se battre quand il n'y avait plus d'espoir. Plus l'intérêt de vivre s'il ne pouvait pas le faire comme il le désirait. Plus l'intérêt de continuer à marcher alors qu'il s'écroulait à chaque pas.
Thomas avait tout simplement envie de mourir.
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Thomas se réveilla en sursaut en entendant la porte de la maisonnette en bois dans laquelle il se trouvait claquer. Il entendit des bruits de pas et se releva à l'aide de ses bras sur le lit, les sourcils froncés. Il entendit des mots fuser sans en comprendre réellement le sens et soudain, ce fût la porte de sa chambre qui s'ouvrit en grand, laissant apparaître Newt. Celui-ci s'approcha de lui et sans un mot, le prit dans ses bras.
Thomas entoura à son tour le corps de Newt et ferma les yeux quand son visage alla se nicher dans son cou. Il le serrait contre lui avec force, ne voulant plus le lâcher. Newt était tellement important pour lui. Ce n'était plus un secret pour personne.
« Je suis désolé, Tommy, ne cessait de lui murmurer Newt à son oreille. »
Thomas s'accrocha un peu plus à l'autre garçon comme s'il avait peur de le voir partir. Il se rappelait sans cesse les paroles de Newt qui lui disait qu'il voulait passer ces derniers moments de lucidité avec lui. Et il espérait que cet instant que les deux partageaient à présent durerait pour toujours et qu'il ne verrait jamais le jour où son meilleur ami lui tournera le dos.
« Cette foutue maladie elle me... »
Newt s'arrêta au beau milieu de sa phrase et laissa échapper un soupir. Un silence s'installa entre les deux garçons, aucun ne voulant briser ce rare moment. Thomas savait que Newt s'excusait à cause de la manière dont il lui avait adressé la parole juste avant le Conseil et il ne pouvait pas lui en vouloir. Ce n'était pas de sa faute, après tout.
Thomas ouvrit les yeux et remarqua d'étranges traces rouges dans le cou de Newt qui formaient comme des cicatrices de part et d'autre. Il les avait déjà vu... sur des fondus. Il comprit que le blond subissait la transformation physique de la Braise et que cela n'annonçait rien de bon. Le compte à rebours était maintenant lancé.
« Newt, reste avec moi, le supplia Thomas en prenant le visage de l'autre garçon entre ses mains. S'il te plaît, reste avec moi. Ne laisse pas la Braise prendre le dessus, pas maintenant ok ? »
Quand Thomas vit Newt hocher la tête, il décida de ne pas perdre une seconde de plus. Et sans aucune hésitation, il posa ses lèvres sur les siennes. Il voulait montrer à Newt à quel point il tenait à lui, à quel point il avait besoin de lui. Et quand il sentit le blond poser sa main sur sa nuque afin d'approfondir leur baiser, Thomas comprit qu'il ne perdrait jamais Newt. Qu'un jour ou l'autre, ils se retrouveraient comme à chaque fois que l'un fuyait ou se perdait. C'était sûrement naïf de sa part de croire que cela pouvait être possible mais c'était le dernier espoir auquel il se rattachait à présent.
Thomas savourait la douceur des baisers de Newt, ne trouvant aucune volonté pour s'éloigner de lui. Toujours assis sur son lit, le brun écarta ses jambes et agrippa ses mains au haut de Newt pour presser un peu plus son corps contre le sien. Il sentit Newt sourire contre sa bouche et celui-ci détacha son visage du sien, les yeux brillants. Leurs regards se croisèrent et ce contact ne dura qu'un bref instant car Newt reprit rapidement ses lèvres avec une avidité que Thomas ne lui connaissait pas.
Thomas se rendait compte que Newt était peut-être la personne qui lui faisait le plus de mal à ses dépends mais aussi la seule qui le maintenait encore en vie. Il ne se voyait pas sans lui ; ce n'était pas sans raison qu'il avait refusé de le tuer lorsque son ami lui avait demandé. Et ce n'était pas non plus sans raison qu'il l'avait amené ici alors qu'il le savait malade et incurable. Ce n'était pas comme Teresa ou Minho, non. Il ressentait bien plus que de l'amitié pour Newt ; c'était un attachement qui lui semblait bien trop fort par moment et Thomas n'avait jamais réussi à trouver les mots pour expliquer toutes les émotions qui le submergeaient quand il était au côté du blond. Tout ce qu'il savait, c'était que sans Newt, il ne survivrait pas une minute de plus ici.
Thomas était tout simplement devenu dépendant de Newt ; il était devenu dépendant d'un fondu, d'un malade mais par dessus-tout d'un jeune homme destiné à la folie et à la mort. Et il se rendit compte qu'il était vraiment dans un désespoir immense pour s'être attaché à quelqu'un qui courait à sa perte. A leur perte. Mais peu importe. C'était trop tard pour revenir en arrière.
Ce fût Newt qui rompit le baiser, à bout de souffle et Thomas, perdu dans ses têtes, ne remarqua pas le regard de son meilleur ami sur lui. Il avait du mal à réaliser ce qui venait de se passer entre eux. Mais c'était venu naturellement, comme si chacun des deux attendaient cela depuis un bout de temps. Et il n'avait pas envisagé que Newt puisse le rejeter une seule seconde.
« Je t'assure que je peux éviter la Braise de prendre le contrôle si tu recommences, dit Newt avec un air taquin sur le visage.
- J'aimerais bien te croire..., répondit Thomas en détournant le regard.
- Alors crois-moi pour de vrai, Tommy. »
Thomas sourit avant de sceller une nouvelle fois ses lèvres à celles de l'autre garçon. Le contact ne dura que quelques secondes mais ce baiser signifiait qu'il lui faisait confiance, qu'il croyait en ses paroles même si au fond de lui, Thomas savait que tout était faux et que rien ne pouvait éviter la déchéance de Newt. Mais pour une fois, il souhaitait se cacher la triste vérité et profiter de ces derniers moments avec Newt sans se soucier de quoi que ce soit.
« Les cinq minutes sont passés, annonça une voix froide derrière eux. »
Les yeux de Thomas se posèrent sur Clint, qui les regardait tour à tour, les bras croisés contre sa poitrine. Il comprit alors pourquoi il avait entendu autant de bruit si Newt avait croisé le Medjack... Le blond avait sûrement dû insisté longuement pour pouvoir s'accorder un peu de temps afin de le voir. Il vit alors celui-ci se tourner vers le jeune Medjack à son tour et lui lancer un regard noir.
« Sérieusement, Clint ? Je ne vais pas tout détruire ici, c'est de ça que tu as peur, dit Newt, les dents serrés, se retenant visiblement de s'énerver. »
Clint secoua la tête, ignorant totalement ses paroles. Il regarda alors directement son ancien ami dans les yeux avant de déclarer toujours avec ce même ton glacial :
« Je ne veux pas de malade comme toi ici. »
Newt était encore proche de lui et Thomas pouvait le voir trembler de colère Une seule remarque pouvait le mettre dans un état auquel le brun ne préférait même plus penser ; il en avait déjà assez fait les frais. Il posa alors une main sur le bras de Newt et enfonça légèrement ses ongles dans sa peau pour le forcer à se tourner vers lui. Il vit les yeux noisettes de son meilleur ami se poser sur lui et Thomas hocha légèrement la tête avant de se décider à parler :
« Calme-toi et ne l'écoute pas. On se verra plus tard, ok ? Dés que je sors d'ici. »
Thomas sentait que Newt retrouvait peu à peu son calme et ne le lâchait pas du regard. Il avait réussi à le calmer un temps soit peu même s'il pouvait voir que l'autre garçon était encore un peu en colère à cause des paroles de Clint.
« Sors vite d'ici alors Tommy..., souffla Newt avant de s'éloigner de lui. »
Thomas lui sourit, lui promettant ainsi silencieusement de faire de son mieux. Il regarda le blond passer au côté du Medjack en sentant un bref sentiment de panique le gagner, de peur qu'il fasse quelque chose de regrettable mais Newt se contenta de quitter la cabane comme si de rien n'était sans même jeter un coup d'œil à Clint.
Une fois que Thomas fût sûr que Newt était bien sorti de la cabane et ne pouvait ainsi pas l'entendre, il se tourna vers Clint, les sourcils froncés.
« A quoi tu joues exactement, tocard ?
- J'essaye de te montrer qu'il est dangereux pour nous, et même pour toi, répliqua Clint apparemment désespéré par l'attitude du brun. T'es con à ce point-là ou quoi ?
- Ferme ta gueule Clint. Vraiment, ferme-là. »
Thomas se coucha de nouveau sur le lit, montrant ainsi que la discussion était close. Il crût être tranquille jusqu'à entendre la voix de Clint résonner à nouveau :
« Regarde-toi, tocard. Tu deviens comme lui. Voir plus cinglé que lui par moment. »
Thomas entendit la porte claquer et des bruits de pas s'éloigner. Il ferma les yeux en pensant à ces quelques mots qui résonnaient dans sa tête. Les poings serrés, Thomas se retint de ne pas craquer pour la énième fois... car il se rendit compte qu'au fond, Clint avait entièrement raison.
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« Thomas, réveille-toi. »
Une douce voix résonnait aux oreilles du jeune homme et il sentit quelqu'un déposer un bref baiser sur sa joue. Il ouvrit difficilement les yeux, se rendant compte qu'il s'était une nouvelle fois endormi... Il ne faisait que cela depuis qu'il était dans la cabane. C'était le seul moyen qu'il avait trouvé pour ne penser à rien d'autre, surtout que Thomas n'avait pas encore eu de nouveaux cauchemars.
Il se releva difficilement sur son lit et regarda la jeune femme à ses côtés. C'était Brenda. Celle-ci lui souriait de toute ses dos et lui caressa le bras du bout de ses doigts.
« Ça va mieux ? Lui demanda-t-elle sans lui laisser le temps de prendre la parole. »
Thomas acquiesça. Il préférait mentir plutôt que de devoir inquiéter son amie qui faisait toujours attention à lui.
« Je sais que tu te sens mal par rapport à Newt. »
Thomas ferma les yeux en entendant la petite brune prononcer le prénom de son meilleur ami. Il les rouvrit quelques secondes plus tôt et la fit taire d'un simple regard.
« Je ne veux pas en parler, dit-il d'un ton brusque.
- Tom..., reprit Brenda avec douceur, tu sais pourtant que tu ne vas pas bien à cause de lui. C'est difficile de ne pas le voir. »
Tom. C'était Teresa qui l'appelait de cette manière habituellement. Et il l'avait tué. Il l'avait tué comme il était en train de tuer Newt en ce moment.
« Ne m'appelle pas Tom. »
La voix emplie de colère du jeune homme claqua dans le silence qui s'était installé entre les deux amis. Thomas vit le sourire de Brenda s'effacer de son visage et il ne sentit pas même une once de remord. Il aimait Brenda ; elle était son amie mais en ce moment, il ne supportait plus que l'on vienne le voir uniquement pour lui parler de Newt. Et Brenda lui rappelait Teresa... Ce qui n'arrangeait pas les choses, car il n'avait toujours pas fait son deuil de celle qu'il avait pris pour une traîtresse avant de se rendre compte qu'elle avait tout fait pour le sauver. Jusqu'à mourir pour lui.
« Je ne te reconnais plus depuis qu'on est ici, Thomas, lâcha dans un murmure la jeune femme en détournant son regard du sien. »
Thomas se mordit la lèvre. Ne pouvait-il donc pas avoir la paix juste cinq minutes dans ce foutu endroit ?
« Tu devrais partir, Brenda, lui dit-il d'un ton calme.
- Thomas...
- Laisse-moi. »
Leurs yeux se rencontrèrent durant un bref instant avant que Brenda ne se décide à se lever non sans lui embrasser le front cette fois-ci. Il fronça les sourcils à ce contact, ayant l'impression que la jeune femme le traitait comme un gosse mais ne fit aucun commentaire. Il se contenta de la regarder fermer la porte derrière elle avec soulagement.
Thomas voyait bien que Brenda essayait de l'aider, et Clint aussi en quelque sorte... Mais il ne voulait pas les écouter. Il ne s'en sentait pas capable ; car les écouter revenait à accepter qu'il ne reverrait plus jamais Newt. Et si cela arrivait... Thomas savait d'avance comment tout cela se terminerait.
La mort.
Que ce soit pour l'un, ou pour l'autre.
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RàR anonymes :
Evy : Je suis désolée mais ta review m'a fait rire (surtout parce qu'on dirait moi quand je m'excite la patate sur des fictions haha), ET OUI QU'ELLE LAISSE NEWT TRANQUILLE NON MAIS !
Zeinab3397 : Vous êtes de plus en plus nombreux dans le club Anti-Brenda xD J'espère que ce chapitre t'a plu, et merci pour ton avis :D
Lou42 : Vous êtes beaucoup à vouloir tuer Brenda, arrangez-vous entre vous pour que chacun ait sa part haha ;) Merci pour ta review !
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