~Bunya~
Il s'agit ici d'un petit texte écrit pour les jolis yeux de Rain Flicker (keur sur toi petite pluie)
Iel m'avait commandé un Braggière qui ne serait pas triste, et j'avais fait du mieux selon l'inspi
Pour l'anecdote, Camillo Agrippa à vécu au XVIème siècle et à transformé le style d'escrime,
mettant en avant les attaques d'estocs (avec la pointe de l'épée)
Type d'attaque privilégié par ? La rapière.
C'est tout pour moi, bonne lecture, et n'oubliez pas le petit mot !
(t'as fini de mendier ?)
Ses doigts passèrent dans la chevelure de Bragg. Allongé lascivement dans ce lit, il contemplait l'intendant, incapable de démêler l'écheveau de ses pensées. Bien sûr qu'il n'aurait pas dû. Il ne savait pas jusqu'où iraient les plans de son maître. Il ignorait de quoi serait fait son lendemain. Peut-être même devrait-il partir d'ici quelques jours, quelques heures, quelques minutes. La vie d'un mercenaire était pleine de surprises plus ou moins heureuses, mais jamais il n'avait eu besoin de connaître son avenir. Et désormais, ce brouillard le terrifiait.
Bragg l'observait à travers ses cils. Il observait l'homme dont il ne connaissait rien, pas même le nom, mais dont, il n'y avait plus de doutes, il était éperdument amoureux. Le voir ainsi pensif, le couver d'un regard si insondable. Quelques jours passés en sa compagnie lui avait fait voir un être plein de nonchalance, de mystères, un homme avec qui il avait pu partager sa passion pour les découvertes et discuter de milles choses. L'une de ces discussions avaient porté sur son nom. Après moult essais, il avait fini par le nommer comme l'elfe ayant popularisé son arme de prédilection, la rapière. Camillo Agrippa. Oh, comment pouvait-on aimer si fort en sachant si peu !
Camillo l'embrassa lentement, savourant ce baiser volé à celui qu'il pensait endormi. Ce dernier mourrait de dévorer de nouveau ces lèvres, ce corps si proche du sien. Cette félicité fut interrompue lorsqu'il s'assit sur le bord du lit, avec l'intention manifeste de partir. Ne désirant pas qu'il puisse fuir, Bragg se redressa pour l'enlacer.
Figé, son amant senti ses lèvres remonter contre son omoplate, et venir embrasser sa clavicule. Il ferma les yeux, tiraillé entre le désir de rester et l'envie de fuir. Ne pas s'attacher. Ne rien laisser derrière. Pour ne jamais souffrir.
Mais cette fois, il était bien trop tard. Il se retourna pour embrasser l'intendant.
