Voici le chapitre numéro 4, avec un peu plus d'action que le précédent =)

Désolée pour le retard, comme je vous l'ai dit, le travail ne me laisse pas autant de temps que je le souhaiterais...Mais bon, le chapitre est là, c'est le principal, non ?

Merci à tous pour vos reviews, bonne lecture =)


Chapitre 4 : Déductions et sauce au chocolat

Après un court trajet en taxi, Sherlock et John se trouvaient devant le porche d'une nouvelle maison. John nota que celle-ci était plus légèrement plus grande que l'appartement reconvertit où Thomas et Sean avaient vécu. Ce couple-ci devait avoir plus de fonds.

Lestrade les rejoignît près de la porte d'entrée, impatient. ''Il était temps Sherlock- oh, est-ce que... mon appel à interrompu quelque chose ?''

John suivit le regard de l'inspecteur et réalisa que Sherlock et lui se tenaient toujours la main. Il sursauta légèrement et se dégagea. ''Ne soyez pas stupide.'' marmonna t-il en regardant le sol.

''Venez Lestrade'' dit Sherlock, prenant les choses en main. ''Montrez-nous les corps.'' Les trois hommes entrèrent dans la maison, suivirent un petit couloir et tournèrent à droite pour entrer dans le salon.

C'était une scène étrangement familière, avec tout de même quelques différences clés.

John prit une inspiration et scanna la scène devant lui. Deux hommes pendaient au plafond cette fois. Pas de haut plafond ni de poutre de support visible, toutefois, des crochets avaient étés fixés dans le plafond et maintenaient les deux hommes bien en place. John doutait que du plâtre serait assez solide pour supporter deux hommes adultes. Donc, les crochets devaient avoir étés fixés aux poutres porteuses qui se trouvaient derrière le plâtre. Bien attachées aux crochets, se trouvaient des cordes qui suspendaient les corps par les poignets.

John fit une brève analyse des cadavres. Blessures similaires aux précédents. Traces de coups sur les tempes (sur les deux hommes cette fois), marques de fouet, strangulation. L'homme le plus près de lui avait de longs cheveux bruns atteignant ses épaules. L'autre victime, elle aussi pendue, avait de courts cheveux roux.

L'homme roux était pendu dans un angle qui, s'il avait été en vie, n'aurait pas été très confortable car il n'était attaché que par l'un de ses bras. Son autre bras pendait mollement à son côté, le poignet cassé et le pouce si démis que John pouvait le voir depuis l'autre bout de la salle.

''Leurs noms sont Bryan'' indiqua Lestrade en montrant l'homme roux ''et Marcus.'' Lestrade était resté à l'entrée de la salle, laissant de cette façon de l'espace au détective consultant et son blogueur pour travailler.

Sherlock examina les corps et la pièce aux côtés de John. Après quelques minutes à le faire en silence, il se tourna pour faire face à John. ''Vos impressions docteur ?''

''Cette fois, aucun d'eux n'est mort par asphyxie.'' John regarda Sherlock un moment avant de continuer. ''Ils sont tous les deux incroyablement pâles, et étant donné la quantité de'' John s'interrompit pour jeter un œil au plastique transparent sur lequel ils marchaient ''sang séché sur le sol, la cause de leur mort était sans doute leur perte de sang.'' Il s'arrêta un moment, regardant le sol puis les corps. ''S'ils étaient morts avant, le sang ne serait pas si sec. Le tueur les a torturés pendant un long moment.''

Sherlock roula des yeux ''Est-ce que tu pourrais être encore plus vague, John ? Combien de temps dure 'un long moment' ?''

John lui lança un regard noir avant de se retourner vers les corps. Mon Dieu, Thomas et Sean avaient étés fouettés, mais Marcus et Bryan avaient étés torturés. Leurs corps étaient recouverts de blessures, coupures, marques de fouets, si emmêlées qu'il était difficile de les différencier. ''Au vu du stade de guérison je pense...au moins trois jours. J'ai du mal à croire, même en les voyant, que c'est avec un fouet qu'on leur a fait tout ça...''

Sherlock marmonna quelque chose sur de minuscules cerveaux avant de prendre la parole. ''Ils ont étés torturés pendant quatre jours, John, et le fouet n'est pas responsable de 'tout ça' comme tu dis. Tu ne vois donc pas les coups de couteau ?!''

John s'approcha de Marcus et examina son corps quelques instant avant que Sherlock ne soupire et se rapproche de lui. John tourna la tête juste à temps pour le voir se placer juste derrière lui.

''Concentre-toi sur les corps.'' murmura Sherlock à son oreille, il saisit la main de John et la souleva, pointant quelque chose de son index.

John suivit des yeux la ligne formée par leurs doigts et la vit. Là, dissimulée par le sang séché et les zébrures du fouet, se trouvait une petite marque de perforation, pile sur le cœur. Il regarda Bryan et vit qu'il avait la même blessure. ''Bon sang, celles-ci ne sont que des piqûres comparées à celles de la dernière fois.''

John sentit Sherlock acquiescer et le souffle du détective consultant lui chatouilla les oreilles lorsqu'il parla. ''La pique de la cheminée.''

John tourna la tête en même temps que Lestrade et les quelques autres se trouvant dans la pièce. Tous les outils près de la cheminée semblaient être à leur place, mais en y prêtant attention, John en remarqua un teinté de rouge.

''Emballez le'' ordonna Lestrade à la police scientifique. Ils s'exécutèrent.

''Assurez vous de prendre le drapeau et le passage de la bible.'' précisa Sherlock.

John regarda la cheminée et vit les restes d'un drapeau arc-en-ciel ainsi qu'un papier sous du ruban adhésif transparent. S'approchant, il pût le lire. Il disait :

Révélation 2:2 – Je connais tes œuvres, ton travail et ta persévérance. Je sais que tu ne peux supporter les méchants que tu as éprouvés ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs.

''Ces hommes étaient bien plus actifs dans la communauté gay que ne l'étaient Thomas et Sean. Ils étaient supposés être à un rassemblement aujourd'hui.'' ajouta Sherlock.

''Comment-'' commença Lestrade, ne paraissant qu'a moitié surpris.

''Regardez les preuves,'' dit Sherlock, interrompant l'inspecteur. ''Les photos sur leurs murs nous montrent plus de rassemblements, parades et événements, moins de choses personnelles. De plus, il y a des dépliants concernant l'événement d'aujourd'hui sur la table basse. En considérant que personne n'a remarqué leur absence de plusieurs jours, je pense qu'il était prévu qu'ils partent, peut-être en vacances ?''

''Oui,'' soupira Lestrade, résigné. ''Sally, une membre de leur communauté est venue vérifier si tout allait bien étant donné qu'ils n'étaient pas venus. On a reçu l'appel à 11 heure ce matin. Vous voudrez l'interroger ?''

Sherlock secoua la tête. ''Inutile. Le tueur prend pour cible des couples gays qu'il ne connaît pas, mais il a un type.''

''Vous voulez partager avec la classe ?'' demanda Lestrade, impatient.

Sherlock fit volte-face vers les corps en parlant. ''Gay, mariés, fortement impliqués dans la communauté.'' Sherlock jeta un regard par dessus son épaule avant de continuer. '' Je vous avait dit qu'il s'attaquerait à des couples plus hauts sur l'échelle sociale.'' Sherlock secoua la tête. ''Il est plus prudent également, plus réfléchi. Il n'est pas écœuré par son œuvre. Probablement un ancien militaire, ou'' Sherlock ramena ses yeux vers Lestrade. ''Ou un ancien agent de police. Quelqu'un qui sait ce qu'il fait.''

Sherlock fit une pause et sourit quand il remarqua que Lestrade avait rougit à l'insinuation, puis continua : '' Regardez sous les victimes. D'après les légères traces de sciures dans la moquette crème, les crochets du plafond on étés installés récemment, par quelqu'un de fort. Notez qu'il n'y a pas ni de clous ni de verrou il les a fixés directement dans les poutres porteuses, derrière le plâtre. Il n'y a pas de marques d'hésitation, pas de trous supplémentaire. Grâce à ça, on peut déduire que le tueur a trouvé les poutres à son premier essai. Le tueur était soit familier avec les lieux, ou, plus probablement, a certaines connaissances concernant l'architecture. Il était assez fort pour enfoncer les crochets tout en ne craignant aucune représailles de ses victimes, qui devaient être inconscientes et ligotées, mais pas encore pendues...''

Sherlock aurait continué sans s'arrêter, mais même lui avait besoin de respirer une fois de temps en temps.

''La sciure sur la moquette démontre que le tueur ne se souciait pas de couvrir ses traces, toutefois il y en a moins qu'il ne devrait y en avoir, ce qui suggère que le tueur en à reçu une partie sur ses vêtements.''

''Donc, nous cherchons quelqu'un qui aurait des traces de sciure sur ses vêtements ?'' demanda Greg.

Sherlock lui envoya un regard sévère. ''Vraiment Lestrade, n'avez vous rien appris sur l'observation durant toute ces années où nous avons travaillé ensemble ?'' Sherlock s'avança vers une corbeille à papier dans le coin. ''Vous noterez que le reste de la sciure est ici. Il en reste sur la moquette, donc ce n'était pas une tentative de nettoyer la maison. C'était plutôt un moyen de se nettoyer lui-même. Il est intéressant de remarquer qu'il n'est pas dérangé par le sang mais qu'il s'arrête pour enlever de la sciure de ses vêtements. C'est une vieille habitude. Il devait être habitué à rester présentable en toutes circonstances, ce qui est, une fois encore une indication vers un emploi impliquant un uniforme.''

''Ils n'ont pas d'alliances, pas comme les deux derniers.'' remarqua Lestrade.

''Honnêtement Lestrade, est-ce que je dois tout faire pour vous ? Regardez leurs doigts.'' Sherlock les montra, extatique. ''Il leur à arraché leurs bagues cette fois. Je vérifierais la cheminée à votre place.''

''Vous voudrez les examiner quand nous les aurons trouvées ?'' offrit Lestrade.

''Ce n'est pas nécessaire. C'était un mariage heureux.'' Sherlock fit un geste vers Bryan, ''Il s'est blessé en voulant se dégager de ses liens, probablement pour atteindre Marcus.''

''Et ce tueur homophobe l'a laissé faire ?'' questionna Lestrade.

Sherlock haussa les épaules. ''Sa victime souffrait plus, et il n'a pas réussit à s'échapper, donc ce n'était pas un problème.'' Sherlock s'arrêta et un sourire dangereux apparu sur son visage. ''Mais nous pouvons faire en sorte que ça en soit-''

''Non !'' Lestrade l'interrompit. ''Non, hors de question. Ni détails, ni photos pour la presse. Ils ont eut tout ce qui leur fallait avec la photo que vous avez prise de Thomas et Sean. Comment vous y être vous pris d'ailleurs ? Sûrement votre putain de téléphone.''

''Je n'admets rien, et vous n'avez aucune preuve.'' se moqua Sherlock.

''Cette affaire nous amène beaucoup d'attention, Sherlock.'' dit Lestrade. ''Ne rendez pas cela plus difficile pour nous que nécessaire.''

Sherlock haussa un sourcil accusateur. ''Je n'oserai pas. Viens, John.''

John bredouilla un peu à causa de la surprise en suivant Sherlock à l'extérieur de la pièce. ''Où est-ce qu'on va ?''

''La morgue.'' répondit Sherlock.

''Pourquoi la morgue ?'' questionna John. ''Les corps n'y seront pas avant des heures.''

Sherlock lui sourit par dessus son épaule avant de dévaler les escaliers de la maison. ''Nous n'avons pas besoin de ces corps.'' dit Sherlock.

'Ça, ça va être intéressant.' pensa John en suivant son ami.

oOoOoOoOo

Sherlock et John entrèrent dans la morgue comme s'ils étaient les propriétaires des lieux. Même s'ils ne faisaient pas partie du personnel officiel, ils étaient là assez souvent pour personne ne les arrête.

''Bonjour Sherlock, John.'' Molly les accueillit dans le labo avec un sourire.

John lui rendit son sourire. Sherlock et lui travaillaient toujours étroitement avec Molly sur certains cas. Après son 'retour', Sherlock, en partie grâce à l'insistance de John, avait eu une conversation avec Molly.

John ne connaissait pas les détails mais supposait, au vu de la conversation qu'il avait eu avec Sherlock, que Sherlock s'était excusé de certains de ses comportements passés envers Molly, tout en mettant au clair (Gentillement avec un peu de chance) qu'il ne lui retournait pas son affection.

Peu importe les détails, Sherlock et Molly semblaient mieux s'entendre. Molly reluquait toujours Sherlock de temps en temps, mais c'était plus appréciatif et moins amourette de lycéenne.

''Comment se passe l'enquête Sherlock ?'' continua Molly, retirant ses gants et se lavant les mains.

Sherlock se lança dans son explication sans préambule, comme à son habitude. ''Pour le tueur, c'est personnel. Les deux cadavres qui vont arriver sont dans un état épouvantable.''

Molly hocha la tête, reconnaissante de l'avertissement. ''Que voulez-vous dire, personnel ?'' demanda t-elle en se tournant vers Sherlock.

''Il a torturé ses dernières victimes pendant quatre jours avant de les tuer. Le sang était sec le temps que nous arrivions là bas, donc ils étaient morts quelques jours avant que nous ne les trouvions. Toujours aucune empreinte de pas. Je n'ai même pas pu trouver de quoi évaluer sa pointure. Il pourrait les avoir trouvés peu de temps après ses précédentes victimes.''

Molly fronça les sourcils. ''C'est terrible.'' elle fit une pause et mit un de ses lèvres entre ses dents pendant un moment avant de reprendre. '' Est-ce qu'ils...Hum...Est-ce qu'ils ont étés tués pendant qu'ils...'' Molly s'arrêta, les joues rouges.

Sherlock roula des yeux. ''Ils ont pu avoir des relations sexuelles plus tôt ce jour-là, mais non, je suis presque certain qu'ils dormaient quand le tueur à forcé leur porte. Probablement en cuillère, de cette manière, quand il à frappé le premier, le second s'est retourné juste à temps pour être frappé à son tour. Ils ont les même blessures.''

''Tu ne crois pas que tu aurais dû dire ça à Lestrade ?'' demanda John, incrédule.

Sherlock haussa les épaules. ''Je lui ai dit que notre tueur était méticuleux, planifiait les choses à l'avance. Le reste n'est que du détail.''

C'était à John de rouler des yeux. ''Est-ce qu'il y a d'autres détails que tu aurais oublié de mentionner ?''

Sherlock réfléchi un moment avant d'acquiescer. ''J'ai dit que c'était personnel. Quelqu'un proche du tueur, probablement son fils, à été blessé ou tué dans ou par la communauté gay. Ou du moins c'est le cas aux yeux du tueur. Ça colle. Ça rends les choses personnelles, le rends violent. C'est aussi pourquoi il vise des individus dans la communauté plutôt que des groupes. Il veut que sa revanche soit personnelle elle aussi.''

Molly secoua la tête tristement.

''C'est toujours aussi brillant.'' murmura John, impressionné.

Sherlock sourit diaboliquement. ''Tu ne penseras plus que je suis si brillant dans un instant, John.''

John leva un sourcil prudent. ''Pourquoi ?''

Sherlock tourna son regard vers Molly sans s'expliquer. ''Vous avez reçu mon message ?''

''Quand est-ce que tu lui as envoyé un message ?'' demanda John, un peu inquiet.

''Quand tu ne regardais pas.'' dit Sherlock rapidement, les yeux fixés sur Molly. ''Vous avez ce que j'ai demandé ?''

Molly lança un regard interrogateur à John avant de se tourner vers Sherlock et d'acquiescer. ''J'en ai subtilisé à la cafétéria, mais pourquoi ?''

''Ramenez ça ici, voulez-vous ?'' demanda Sherlock. ''Oh, et prenez un appareil photo également.''

''Okay...''Molly s'éloigna en hésitant vers la réserve alors que Sherlock tournait son attention vers John.

Maintenant, John.'' dit Sherlock d'une voix traînante, s'approchant de lui.''Retire ton T-shirt.''

John avala sa salive et recula d'un pas. ''Excuse-moi ?''

Sherlock continuait d'avancer doucement, et John continuait de reculer. ''J'ai besoin d'une photo à présenter à la presse.''

''Quoi ?!''

Le dos de John heurta un mur.

''Il est important de continuer de déstabiliser le tueur.'' Sherlock se reprit un moment avant de dire, ''Il pourrait déjà avoir ses prochaines victimes...''

John fronça les sourcils et regarda le sol, préoccupé. Sherlock avait raison. Bryan et Marcus avaient étés torturés pendant des jours. Ça faisait mal de penser à qu'un autre couple amoureux pourrait déjà être en train de souffrir.

Une paire de chaussures noires entra dans le champs de vision de John, et il leva les yeux pour rencontrer ceux bleus-gris et sérieux de Sherlock.

''Il saura qu'elle n'est pas vraie.'' commença Sherlock. ''Bon sang, tout le monde le saura, parce que Marcus et Bryan étaient morts quand nous les avons trouvés.''

Sherlock était juste en face de John maintenant, tendant les mains vers les bords de son pull. ''Le rappel, toutefois, va le rendre fou. Le public n'est pas censé ressentir de compassion pour ses victimes, et le déstabiliser pourrait nous donner une chance de l'arrêter et d'empêcher d'autres morts.''

''Tu es un tendre.'' accusa John avec un sourire.

Sherlock lui rendit son sourire. Quand il sentit John se détendre sous ses mains, il enleva rapidement le pull et le T-shirt en dessous.

John glapit de surprise, ses mains couvrant son torse. ''Je retire ça ! Tu es froid et calculateur !''

''La flatterie ne te mènera nulle part, John.'' répondit Sherlock.

Molly revint dans la pièce à cet instant et rougit à la vue de John. ''Sherlock ?'' demanda t-elle.

Sherlock lui arracha presque la sauce au chocolat des mains et se dirigea vers John. ''Reste tranquille où il y aura sur ton pantalon.''

''Sherlock !'' protesta John, en vain. Il fut rapidement recouvert de longues traînées de sauce au chocolat sur toute la moitié supérieure de son torse. ''Quel est l'intérêt de ça ?''

Satisfait de son travail manuel, Sherlock posa la sauce chocolat. ''J'ai en tête d'éditer la photo de sorte à ce qu'elle soit en noir et blanc. La sauce chocolat ajoute simplement la bonne couleur et la bonne texture. C'est ce qu'ils utilisaient dans ce film Américain, Psycho, après avoir découvert que le ketchup et tous les autres colorants rouges devenaient un gris-foncé délavé une fois en noir et blanc. Maintenant ne bouge plus.'' Sherlock se tourna vers Molly. ''Prenez la photo de sorte à ce que l'on ne voit que ma main et une partie du torse de John.''

''Sherlock je ne-'' John s'arrêta en voyant le regard de Sherlock. C'était un brillant acteur, et il jouait avec tout son corps. Il devait avoir essayé de mettre John à la place de Marcus et lui-même de se mettre à celle de Bryan, parce qu'il tendit la main vers John avec une telle expression de besoin que ça le stoppa immédiatement. Sherlock ne le touchait même pas, mais John ne pouvait se détacher de ce regard. Sherlock avait cet air, comme s'il l'aimait, mais ne pouvait l'atteindre...C'était si sincère, John y croyait presque lui-même.

''Je pense avoir quelques bonnes prises.'' intervint Molly, l'air un peu troublée.

John la regarda, perplexe. Il n'avait même pas remarqué le flash. Il était si plongé dans ses pensées que ça ?

''Merci, Molly'' dit Sherlock, lui arrachant l'appareil des mains. ''Aidez le bon docteur à se nettoyer, voulez-vous ?''

Et, juste comme ça, Sherlock s'en fut de la pièce avec son trophée.

John cligna des yeux et Molly gloussa. ''Venez là.'' dit-elle, sortant une lingette humide.

John secoua la tête et obéit. ''Je vais le tuer.'' marmonna John alors que Molly et lui commençaient à retirer la sauce au chocolat de son torse.

Molly sourit ''C'est mignon ce qu'il peut vous faire faire même après tout ce temps.''

''Ce n'est pas mignon.'' grogna John ''C'est un cauchemar de colocataire.''

Molly le regarda au travers de ses cils. ''Vous n'arriverez pas à me convaincre que c'est tout ce que vous êtes.''

John la regarda, choqué. ''Molly, non, pas vous aussi. Nous ne sommes pas un couple !''

Molly leva un sourcil en continuant de nettoyer. ''Tout ce que je dis c'est que j'ai vu la façon dont vous le regardez. Et la façon dont il vous regarde.''

John soupira un bon coup en remettant son pull sur son torse (presque) propre. ''Je ne suis pas gay.''

Molly haussa les épaules, mettant ses gants et les lingettes sales dans la poubelle. ''Parfois, Dr. Watson, le cœur veut simplement ce que le cœur veut.''

John secoua la tête et sortit de la morgue. Il n'était pas amoureux de son meilleur ami. Il ne l'était pas...honnêtement.


Eh voilà ! Alors qu'en pensez-vous ?

Uzelle