Et on enchaîne avec le chapitre 7 ! Quand y'en a plus, y'en a encore comme on dit =)
Je m'excuse si certains sont religieux, ou pointilleux envers la religion, je n'en ai, personnellement qu'une connaissance tout à fait approximative...si vous trouvez des erreurs n'hésitez pas à m'en faire part, j'en tiendrais compte pour les prochains chapitres ^^
Dumini : Effectivement ce tueur est vraiment sadique ! Mais nous croyons en Sherlock, il va bien finir par l'attraper ! Adorable oui, même si je suis sûre qu'il ne serait pas enchanté de savoir que ce qualificatif lui est attribué x) Enfin bon, voilà le chapitre 7, bonne lecture !
Jabjabricot : Merci pour ces compliments, c'est toujours agréable de savoir que ce travail est apprécié. Les oublis de mots oui...je dois avouer que j'étais un peu moins concentrée pour le chapitre 6, et ça s'en est ressentit...Je le déplore mais je vais me rattraper, c'est promis ! ) Voilà la suite, bonne lecture !
Chapitre 7 : Le saut
John soupira, mal à l'aise, en éloignant ses yeux des murs de sa chambre. Il essayait, très fort, de ne pas penser à ce qu'il se passait en bas.
Quand ils étaient arrivés au 221B Baker Street, Sherlock lui avait demandé à pouvoir parler à Mycroft seul. John avait levé un regard blessé vers Sherlock, un peu perplexe. Sherlock lui avait rendu son regard, suppliant. A la fin, John avait soupiré, mécontent et avait monté les escaliers menant à sa chambre.
John faisait confiance à Sherlock, bien sûr, il l'avait toujours fait. C'était fou, vraiment, quand John y pensait. Il avait fait confiance à Sherlock entièrement si tôt après leur première rencontre. Sherlock avait marqué un tournant dans sa vie, et il lui semblait ne jamais avoir assez de leurs courses folles dans Londres depuis le moment où il avait abandonné sa canne chez Angelo...
Un rai de lumière capta son regard et John sourit. Il avait suspendu le cristal que Sherlock lui avait donné à sa fenêtre de chambre. Il avait choisit cet endroit en partie parce qu'il ne voulait pas que Sherlock ne voit son sourire idiot que John avait, peu importe le moment où il le regardait.
Se levant, John alla de son lit vers sa fenêtre. Il était tard dans l'après-midi, et le cristal brillait dans la lumière dorée. John le prit dans sa main, bloquant la plupart de la lumière, mais il continua de briller, fidèle à son nom.
John passa prudemment son pouce sur l'ornement, sentant ses facettes coupantes sous lui. Avoir le cristal dans sa chambre voulait aussi dire qu'il pouvait le voir briller dès qu'il se réveillait d'un cauchemar et qu'il se souvenait du jour où Sherlock le lui avait donné. C'était un sentiment idiot, vraiment, mais il faisait John se sentir mieux.
Les bruits d'une bagarre venant d'en bas firent que John leva rapidement les yeux de son cristal. Le son qui suivit quelques instants pus tard, eut pour résultat John courant vers sa porte et dévalant les escaliers.
John fit irruption dans le salon pour trouver Sherlock et Mycroft l'air un peu échevelés. Une petite table était renversée ou avait été renversée et son contenu était maintenant éparpillé sur le sol. Sherlock faisait face à Mycroft, la posture ouverte, les genoux et les coudes fléchis, les joues rougies. John savait que Sherlock était plutôt bon en combat quand il le voulait, alors le voir dans une posture de combat n'était pas aussi surprenant que de voir Mycroft en abandonner une.
Mycroft n'était pas un combattant aussi expérimenté que Sherlock, mais montrait les signes d'avoir prit part à une bagarre. Ses genoux et ses coudes, se raidissant à présent, avaient étés légèrement pliés quand John était entré dans la pièce. John remarqua également que l'œil droit de Mycroft commençait à enfler, comme s'il avait prit un coup, et les phalanges de sa main gauche était tachée d'une petite traînée de sang.
Mycroft tira sur ses vêtements, les lissant pour se redonner fière allure, et il lança un regard noir à son frère à l'autre bout de la pièce.
''Souviens-toi simplement de ce que je t'ai dit, Sherlock. Tu joues avec le feu.''
Les yeux de Sherlock se plissèrent, alors qu'il se campait sur ses jambes. ''Dehors Mycroft.'' siffla t-il.
Mycroft se fit un devoir de porter son regard sur John, puis de nouveau sur Sherlock avant de secouer la tête, critique.
''Maintenant !'' insista Sherlock, faisant un pas en avant.
Mycroft recula d'un pas, et leva les mains en signe de reddition. ''Souviens-t'en juste, quand ce jeu prendra fin, Sherlock, je t'ai prévenu.'' Cette phrase mystérieuse dite, Mycroft quitta la pièce.
John fixa l'aîné Holmes un moment alors que la porte se fermait derrière lui, avant de ramener ses yeux vers Sherlock. Le détective dégingandé se redonnait une apparence plus ordonnée, tirant sur les vêtements lui aussi.
''Qu'est-ce qu'il s'est passé ?'' demanda John, sidéré. Les relations houleuses des frères Holmes n'étaient pas un secret, mais John ne les avait encore jamais vus en venir aux mains.
''Ce n'est rien.'' dit Sherlock avec un geste de la main.
John posa ses mains sur ses hanches, en colère. ''Sherlock tu m'as promis des réponses-'' John s'interrompit alors que Sherlock se retournait pour lui faire face. Il avait une méchante coupure qui saignait au niveau de sa joue.
''Seigneur Sherlock, est-ce que je ne peux vraiment pas te laisser seul pour deux minutes ?'' John s'avança et attrapa le menton d'un Sherlock peu coopératif dans sa main afin d'examiner la blessure.
''Techniquement'' commença Sherlock, s'éloignant légèrement de la main de John, seulement parce qu'il savait qu'il ne pouvait s'empêcher de se fondre dans son contact. ''Mycroft et moi avons parlés pendant plus de quarante minutes.''
John croisa le regard de Sherlock un moment, puis sourit malgré lui. ''Tu es impossible parfois, tu le sais.''
Le souffle de Sherlock se bloqua un peu dans sa gorge. John était proche, trop proche pour qu'il puisse penser convenablement, et Dieu qu'il avait besoin de penser à cet instant. Il était, évidemment en train de faire ce qu'il fallait. Il connaissait tous les détails de cette enquête, et c'était un plan intelligent, non ? Soudainement, Sherlock sentit une légère pression sur ses épaules.
''Assieds-toi Sherlock.'' murmura John, continuant de le pousser dans la direction du canapé. ''Je vais aller chercher de la crème antibiotique et de l'antiseptique.''
Oui, s'asseoir, ça il pouvait faire.
Sherlock plia doucement les jambes et s'installa sur leur canapé vert si familier. Sherlock prit plusieurs inspirations profondes et mesurées en écoutant John fouiller dans l'armoire à pharmacie. Il avait besoin d'être sûr, absolument sûr de son plan. Une fois qu'il l'aurait présenté à John, il n'y aurait pas de retour en arrière. Ça allait, certainement. Ça pourrait les mettre dans la ligne de mire du tueur, mais ça avait aussi une bonne chance d'empêcher d'autres doubles meurtres. Si, bien sûr, John acceptait. John devait être totalement d'accord pour que ça marche.
Sherlock avala sa salive et se força à se calmer alors que John revint dans la pièce avec du coton, un petit tube de crème antibiotique et de l'antiseptique.'C'est un bon plan' se dit Sherlock. 'Oui, un bon plan.'
John s'agenouilla entre les jambes légèrement écartées de Sherlock, complètement en mode docteur. John pressa le coton sur la bouteille d'antiseptique, la retourna, la remit droite et la posa. Sherlock suivait des yeux tous les mouvements de John. John se pencha légèrement en avant, saisissant de nouveau le menton de Sherlock, et tapota doucement le coton humide sur le sang. ''Ça va peut-être piquer.'' souffla John, intensément concentré sur son travail, et Sherlock se sentit coincé.
Ce n'était pas le moment de se faire rattraper par des sentiments idiots. Il avait besoin de se concentrer, mais tout ce sur quoi il pût se concentrer pendant de longues minutes furent les petits mouvements que John faisait avec sa main en tapotant la coupure de Sherlock.
A un moment, John posa le coton, et étudia la joue de Sherlock et acquiesça pour lui-même. ''Je pense que le saignement s'est arrêté.'' murmura John, se posant sur ses talons et entourant le coton couvert de sang d'un mouchoir.
John commença à se lever pour jeter le coton usagé, mais s'arrêta en sentant la main de Sherlock sur son poignet.
''Sherlock ?'' demanda John, confus.
Sherlock serra doucement le poignet de John avant de l'attirer sur la canapé. John suivit le mouvement et s'assit près de Sherlock, plaçant le kit de premier secours sur la table basse en même temps. Ils se tournèrent afin de se faire face correctement, John pliant une jambe sous lui et laissant l'autre pendre sur le canapé.
John regarda Sherlock, attendant une explication, des réponses. Quelque chose avait perturbé Sherlock depuis qu'ils avaient examinés le corps d'Evan, et John ne laisserait pas Sherlock s'en tirer sans une complète explication...il ne pouvait le faire, pas depuis la Chute de Sherlock.
Sherlock regarda John, puis éloigna ses yeux, puis les reposa sur John. La bouche de Sherlock s'ouvrait, se fermait, mais toujours aucune explication.
Finalement, avec un soupir frustré, Sherlock se leva du canapé et commença à arpenter le salon. John se tourna pour suivre les mouvements de Sherlock des yeux, toujours assis, mais les deux pieds sur le sol cette fois.
John regarda Sherlock faire des allers-retours pendant un moment avant que le détective consultant ne parle. ''Notre tueur est un fanatique.'' commença Sherlock. ''C'est une guerre sainte pour lui il est là pour punir la communauté et les couples individuels des tords dont il pense qu'il a été victime. Notre plus gros problème pour le moment est qu'il y a trop d'idiots qui correspondent à cette description...''
Sherlock se tu un moment et John intervint. ''Oui, je sais déjà ça, Sherlock.''
Sherlock eut un soupir étranglé avant de se tourner vers John. ''John, j'essaie de te présenter un argument, là, soit gentil d'écouter.''
''Oh.'' souffla John, surpris. Sherlock ne s'était jamais dérangé à lui exposer ses arguments du début à la fin jusqu'alors. Il déblatérait juste d'incroyables déductions et présentait la conclusion. Si la plupart des gens n'était pas assez rapide pour suivre, c'était leur problème. John avala sa salive. Ça devait être gros. ''Je t'écoute.'' murmura enfin John, ses yeux ancrés dans ceux de Sherlock.
Sherlock supporta le regard de John un bref instant avant de recommencer à faire les cents pas. ''Ce tueur choisit des profils de plus en plus haut et de plus en plus riche au fur et à mesure de ses meurtres.''
John approuva, pour montrer qu'il suivait.
''Il a commencé n'importe comment, dans un moment de facilité.'' continua Sherlock, ''puis, il est devenu plus organisé, mais agissant toujours sur une vive émotion, colère, haine, comme le montrent les deux corps trouvés en second.''
Sherlock fit une pause et John hocha de nouveau la tête, il suivait toujours. Sherlock avait adopté sa 'pose de réflexion' alors qu'il faisait des allers et retours dans la pièce.
''Avec son dernier double meurtre,'' continua Sherlock, en désignant de ses index le plafond. ''Le tueur à créé une imagerie gothique et religieuse. Ce n'est pas un génie, malheureusement, et ses motivations sont trop ordinaires pour qu'on puisse le qualifier ainsi. Il s'échauffe maintenant, mais il fait également des erreurs tout comme nous le voulions.'' finit Sherlock en faisant face à John, les deux mains étendues, juste devant lui et sur les côtés de sa tête, comme s'il était arrivé à un grand point.
John fixa son colocataire un moment, la bouche légèrement ouverte, avant de secoua et tête et d'admettre, ''Oui, tu m'as perdu quelque part.''
Sherlock souffla, irrité, et se mit à genoux devant John, gesticulant fortement, comme si ça pouvait aider à faire passer le message qu'il tentait de faire comprendre au petit cerveau de John. ''John, il nous a fait un plan, d'où il va frapper ensuite.''
John se lécha les lèvres par réflexe, et ouvrit la bouche pour demander à Sherlock de commencer à s'expliquer, quand l'homme plus grand prit une pile de papiers et une bible de sur la table basse. Sherlock les étala rapidement sur les cuisses de John.
''Là.'' commença Sherlock, montrant les papiers. ''Ce sont les photocopies de chaque citation de la Bible que nous avons trouvées. La première : Lévitique 18:22 Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C'est une abomination. I la mit toutes ses cartes sur la table avec celle-ci, il est seulement concentré sur sa colère contre les homosexuels.''
Sherlock chercha un moment dans les papiers avant de mettre la seconde citation devant eux. ''Celle-ci dit : Révélation 2:2 – Je connais tes œuvres, ton travail et ta persévérance. Je sais que tu ne peux supporter les méchants que tu as éprouvés ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs. Là, il se proclame comme étant la personne qui 'débarrassera le monde de ces méchants' ou quelque chose d'aussi absurde.''
Sherlock marmonna pour lui-même, parcourant une copie de la Bible du Roi James avant de tomber sur la citation qu'ils avaient trouvée aujourd'hui. ''Ah, la voilà : Proverbes 16:12 - Les rois ont horreur de faire le mal. Car c'est par la justice que le trône s'affermit.'' Sherlock posa son doigt près du passage et leva les yeux sur John. ''Cette citation, combinée avec le schéma que nous avons vu se construire, ainsi que la parodie de couronne d'épines que le tueur a placé sur Nathan et Evan ne nous mène qu'a une seule conclusion.''
John fixa les photocopies, puis la bible, puis Sherlock. ''Il va, quoi'' s'embrouilla John. ''S'attaquer à la Famille Royale ? De ce que je sais, aucun d'entre eux n'est gay.''
Sherlock roula des yeux et souffla au travers de ses lèvres pincées, faisant voler les mèches sombres sur son front.''Ne soit pas idiot John. Ce n'est pas au noyau de la Famille Royale qu'il va s'attaquer...'' Sherlock fit alors une pause, et John se pencha vers lui, suspendu, comme d'habitude, à chacun des mots de Sherlock. ''...mais la reine a un cousin. Son nom est Albert, et il va se marier à son partenaire de longue date, Trevor, dans un mois et demi.''
John était béat, il fixait Sherlock, incrédule. ''Non.'' souffla t-il, n'y croyant pas. ''Comment est ce que ça colle avec les autres meurtres ?''
''Pense aux victimes.'' insista Sherlock, comptant chaque couple sur ses doigts. ''Thomas et Sean étaient le couple 'normal'. Marcus et Bryan étaient très actifs dans la GLBT et se battaient pour les droits des gays. Nathan et Evan ne sont pas seulement des activistes, mais avaient l'argent et le renfort politique pour avoir un impact. La seule chose qui relie ces hommes, mis à part l'homosexualité et l'influence grandissant envers la politique, est leurs mariages. Ils avaient tous un mariage heureux, ou aussi près qu'ils le pouvaient par rapport aux lois.''
Sherlock fit une pause pleine de sens, saisissant un journal récent, la Une proclamant la nouvelle légalité du mariage gay en Grande-Bretagne. ''Maintenant, non seulement la Reine et le parlement ont donné leur accord pour l'acceptation du mariage gay,'' insista Sherlock ''mais l'un des premiers à se marier est-''
''Albert'' finit John, figé.
Sherlock approuva, semblant se calmer un peu, maintenant que John et lui en étaient au même point.
John s'enfonça un peu dans le canapé, enregistrant tout. ''Donc, tu penses que le tueur va pourchasser Albert et Trevor juste avant leur mariage ?''
''Non,'' Sherlock secoua fortement la tête, étonnant John. ''Ce serait trop simple. Tu vois, c'est bientôt le début de l'été et 'l'heureux couple' préparent une lune de miel dans les Hamptons de New York, en Amérique. Les tuer là-bas rendrait son message choquant et international.''
''C'est diabolique.'' murmura John, appuyant sa tête sur une de ses mains. John leva la tête puis fit un geste souple de la main. ''Donc, tu as un plan ?''
Sherlock évita son regard et s'appuya sur ses talons. Est-ce qu'il se mordait la lèvre ?Impossible.
''Sherlock ?'' pressa John, s'avançant un peu, le regard pour une fois baissé vers son meilleur ami. ''Tu as un plan, n'est-ce pas ? Tu as toujours un plan, même un farfelu, de dernière minute.''
Sherlock prit une inspiration, leva les yeux et soutint intensément le regard de John. ''J'ai une idée pour un plan.'' concéda t-il ''mais il ne fonctionnera que si tu es d'accord je veux dire, complètement.''
Les sourcils de John frôlèrent l'implantation de ses cheveux. ''Ça doit être un sacré plan. Tu ne me demandes pas ma permission d'habitude.''
Sherlock resta silencieux un moment, son regard étudiant celui de John. ''Celui-ci ne marchera pas sans ta permission.'' souffla Sherlock, les joues paraissant un peu rouges.
John se pencha, maintenant intrigué. Les boucles sombres de Sherlock touchaient presque son front. ''Qu'est-ce que c'est ?'' murmura t-il.
Sans briser le contact visuel, Sherlock tendit la main et saisit celle de John. John se recula un peu dans son siège, surpris du geste. Sherlock devait être inquiet à propos de quelque chose. John serra doucement la main de Sherlock, ''Écoute, tu me demandes d'abord,'' commença t-il. ''J'apprécie cela. Si je ne peux pas faire quoique ce soit, je te le dirais. Pas de ressentiments. Spécialement en considérant toutes les fois où tu m'as jeté dans tes plans farfelus, quoi qu'il en coûte.''
Sherlock rit et regarda leurs mains jointes, passant son pouce sur les doigts de John ce faisant. ''Être proche d'Albert et Trevor, les suivre dans leur lune de miel nous mettrais dans la meilleure position pour attraper le tueur avant qu'il ne frappe, cette fois.''
John hocha la tête, suivant. ''Nous devons être proches mais pas trop, où nous ferons fuir le tueur.''
Sherlock lui fit un petit sourire pincé en étudiant leurs mains liées. ''Ce serait mieux si nous étions également d'inconscientes et potentielles cibles par la même occasion.''
John hochait toujours la tête. Ça avait du sens. Ce ne serait pas la première fois qu'ils se mettraient en danger pour une enquête. Sherlock et lui avaient une attraction malsaine envers le danger. ''Nous pourrions l'appâter de cette façon, en restant proches et cibles potentielles.'' devina John.
Sherlock acquiesça mais resta silencieux pour le moment.
''Alors quoi, nous partirions en vacances en tant que couple ou quelque chose comme ça ? Ce ne serait pas choquant, au vu du nombre de fois où nous avons étés dans les journaux en temps que couple ces temps-ci. Bordel, nous serons probablement dans les journaux demain. Je t'ai dit que j'étais d'accord pour cette ruse, quel est le problème ?''
Sherlock recommença à passer son pouce sur les doigts de John, finissant par le poser au-dessus de l'annulaire gauche de John et le laissant là. Prenant une inspiration, Sherlock leva les yeux et soutint le regard de John. ''Le tueur ne prends pour cibles que les couples mariés, John.''
John se raidit un peu sur le canapé, la tête lui tournait.
Sherlock insista. '' Pour l'instant, ils représentent la pire des insultes pour lui.''
''Es-Est ce que ça n'aura pas l'air un peu suspect ?'' demanda John, essayant désespérément de ne pas rougir, et échouant. ''Il doit savoir que nous sommes sur l'affaire.''
''Ce ne sera pas suspect s'il croit que nous avons abandonné l'enquête.'' Sherlock s'autorisa d'espérer juste un peu maintenant. John n'avait pas dit non, il discutait des détails.
Les sourcils de John se froncèrent de confusion. ''Pourquoi abandonnerions-nous l'affaire ?''
''Si nous pensons qu'elle est résolue.'' répondit Sherlock. ''Une des choses les plus frustrantes à propos de cette affaire est ô combien de gens peuvent avoir le mobile pour perpétrer ces crimes. Si nous nous arrangeons pour que quelqu'un en prenne la responsabilité, quelqu'un dont la police ferait toute une scène pour l'arrêter, nous devrions pouvoir endormir le tueur, le rendre complaisant. Nous l'avons déjà mis en colère. Si nous le rendons paresseux, et nous présentons comme cibles potentielles, il frappera sans doute, simplement pour se venger.''
Les yeux de John parcouraient le visage de Sherlock, essayant de le suivre de donner un sens au raisonnement du détective. ''Tu n'es pas du genre à piéger les gens.''
Sherlock secoua la tête. ''Bien sûr que non, nous, le Yard, et la personne qu'ils arrêterons seront au courant. Le Yard de retiendra cette personne que pour un temps, le temps que attrapions le vrai tueur.''
''Et tu penses que tu peux convaincre Lestrade d'accepter ?'' demanda John, incrédule.
Sherlock lança un regard à John et haussa un sourcil, comme pour lui dire 'Tu doutes de moi ?'
John rit. ''C'est vrai, tu le mènes par le bout du nez.''
Sherlock haussa les épaules. ''Faire en sorte que quelqu'un ai l'air bon en résolvant des crimes pour lui a quelques avantages.''
John sourit affectueusement, puis regarda ailleurs, pensif. Son visage s'adoucit, avant de baisser de nouveau ses yeux vers Sherlock, semblant ne pas y croire. ''Tu...Tu veux te marier avec moi ?''
''Oui'' répondit Sherlock sans hésitation, et John sentit son souffle se bloquer dans sa gorge.
Sherlock serra de nouveau les mains de John, et insista. '' Ça ne marchera que si tu le veux , John. Amener la ruse à ce niveau apportera plus de moments intimes, en fonction de ce qui semblera le plus logique sur le moment. Ça n'aura pas l'air vrai si tu as l'air de simplement tolérer le fait d'être touché. Il faudra que ça ait l'air aussi vrai que possible.''
John avala sa salive, durement. Il venait à peine de s'avouer qu'il était attiré par Sherlock, et maintenant il était supposé l'épouser ? Ça n'allait pas aider son béguin, ou quoi que ce soit d'autre. Mais, encore une fois, Sherlock lui demandait. Sherlock lui demandait parce que leur amitié lui importait mais aussi pour que tout ça soit plausible, John en était sûr. Il pouvait voir l'inquiétude percer sous les traits de Sherlock. Il ne voulait pas endommager leurs relations. Sherlock avait, à sa façon, exprimé son soulagement à l'accueil chaleureux que John lui avait donné lors de son retour d'entre les morts. Sherlock ne voulait certainement pas tout gâcher maintenant. Ça et il était prudent plus sur ses gardes depuis Moriarty. Inquiétude pour eux deux, pour leur relation, et pour l'affaire. C'était ce qui motivait cela.
''John'' murmura Sherlock ''Tu n'as pas à faire ça si tu ne le veux pas.''
John ne put s'empêcher de sourire. Sherlock ne s'inquiétait jamais d'avoir la permission de quiconque s'il avait besoin de leur aide sur une affaire. John avait perdu le compte du nombre de plans qu'il avait dû suivre à l'aveugle au cours des années. Il était possible de Sherlock devienne en quelques sortes plus prudent concernant ce cas en général. Après tout, la dernière affaire qui avait duré si longtemps avait résultée avec la chute de Sherlock...De toute façon, John était certain qu'une partie, si ce n'est l'entièreté, de l'inquiétude de Sherlock venait du fait qu'il ne voulait pas endommager sa relation avec John. C'était un preuve positive prouvant que Sherlock tenait autant à John qu'à l'affaire. Il était même possible que Sherlock tienne plus à John qu'a l'enquête. Cette pensée fit rougir John.
Est-ce que ce serait si terrible ? C'était juste un stupide béguin. Ça pouvait être un moyen pour lui de dépasser cette fixation sur Sherlock sans blesser personne, et d'aider Sherlock à résoudra ce cas.
''Okay. Je marche.''
Sherlock avait toujours l'air prudent. ''Tu es sûr ? Même si nous ne devrons pas consommer le mariage, nous devrons feindre une lune de miel en suivant discrètement un autre couple en vraie lune de miel.'' Sherlock s'efforça d'avoir l'air calme en insistant. ''Nous pourrions nous trouver dans une situation qui inclurait la chimie et la biologie. C'est tout ce que c'est, de la chimie et de la biologie. Je ne veux pas de sentiments blessés ou d'excuses.''
John rougit et regarda ailleurs. C'était la façon de Sherlock de dire que l'un d'eux ou les deux d'entre eux pourraient se retrouver excités à cause de...choses. Eh bien... tant qu'ils le comprenaient à ce moment, et qu'ils réagissaient en adultes.
John dut réprimer un rire à cette pensée. Oui, bien sûr. Qu'est-ce qui pourrait bien être mature là dedans ? John baissa les yeux sur Sherlock et le trouva en train d'attendre la réponse de John. Toujours nerveux à l'idée de blesser ou d'aliéner John par inadvertance.
John retira sa main gauche de la prise de Sherlock et caressa le côté du visage du détective consultant, essayant de lui transmettre qu'il serait à l'aise avec ce qui pourrait se passer. ''C'est bon, Sherlock.'' murmura t-il. ''Tout est okay.''
Sherlock lui sourit, mettant sa main sur celle de John, la gardant sur son visage.
''Les gens vont demander comment je t'ai demandé en mariage par contre.'' spécula John. ''Nous allons devoir penser à une bonne histoire.''
''Je t'ai demandé en mariage.'' insista Sherlock, reposant leurs mains jointes sur les cuisses de John.
''Qui croirait que Mr 'Je-suis-marié-à-mon-travail' serait celui qui ferait la demande ?'' demanda John, amusé par l'idée. ''Tu as dit qu'il fallait que ça reste aussi près de la vérité que possible.''
''Ça peut l'être.'' assura Sherlock, balançant son poids de façon à n'être que sur un genou.
''Sherlock ?'' demanda John, plus que surpris.
Sherlock prit une fois de plus les mains de John et leva son regard brillant vers John, le clouant sur place. ''John Hamish Watson, je n'aurais jamais pensé tomber amoureux. J'avais toujours vu l'amour comme une dysfonction chimique du côté perdant une n'aurais jamais pensé rencontrer un sentiment que je ne pourrais rationaliser ou ignorer, puis je t'ai rencontré. Quelqu'un de si simple, avec les pieds sur terre, et si plein de surprises. Je ne pourrais toujours pas te dire pourquoi tu as tiré sur ce taxi, mais tu étais là. Tu m'as protégé de moi-même depuis ce jour.''
John regardait Sherlock, transporté. Sherlock devait mélanger une description de l'amitié qu'ils avaient forgés avec de la romance.C'était pour l'enquête, évidemment, pour que John ai un réel souvenir à se présenter si on lui posait des questions sur la demande. Même en sachant cela, John se trouvait transporté.
''Et pourtant, je n'ai pas pu te dire je t'aimais, jusqu'à ce qu'il soit presque trop tard.'' Sherlock avala sa salive et fit une pause, pesant ses prochains mots. ''Mais je savais que je t'aimais quand j'ai sauté de St Bart.''
John prit une inspiration, il ne s'était pas attendu à ce que cela rentre en ligne de compte.
''C'était pour cela, plus que pour toute autre raison, que je devais feindre ma mort. Je ne pouvais rien laisser t'arriver. Si ça pouvait te garder en sécurité, je le ferais de nouveau.''
''Idiot'' souffla John.
Sherlock lui sourit en réponse. ''La plupart des gens le sont, particulièrement en ce qui concerne l'amour.''
John ne put faire autrement que de lui sourire en retour.
Sherlock leva leurs mains liées vers ses lèvres et embrassa les phalanges de John. ''Tu as fait de moi un idiot plein de sentiments, John Watson.'' murmura t-il, regardant John au travers de ses cils. ''et je ne peux y trouver de remède. Seras-tu mon mari ? Veux-tu m'épouser ?''
Sherlock avait l'air si sincère, comme s'il pensait chaque mot.
''Oui, Sherlock.'' murmura John ''Je le veux.''
Sherlock lui sourit. ''Tu vois ? Facile. Maintenant on a une histoire.''
John cligna des yeux et se secoua alors que Sherlock se levait et s'asseyait près de lui sur le sofa. Ça pourrait être plus difficile qu'il ne l'avait pensé. Il s'appuya sur le dossier du canapé et jeta un regard à Sherlock. ''Donc, et maintenant ?''
Sherlock s'installa dans le canapé, reprenant sa 'pose de réflexion'. ''Nous devrions aller voir Ms Bruckner demain, je pense qu'elle pourra nous aider à trouver un 'tueur' pour que le Yard l'arrête. Quatre jours sont assez pour ne pas éveiller les suspicions, c'est à ce moment que nous planifierons l'arrestation. Nous pourrons annoncer notre engagement peu après.''
John approuva. ''C'est poétique.''
''Nous voulons être dans les Hamptons juste avant Albert et Trevor, donc ça te laisse environ trois semaines pour planifier le mariage.''
''Quoi, attends Sherlock, je ne vais pas préparer un mariage entier tout seul !'' protesta John.
Sherlock lança un regard à John du coin des yeux. ''Pourquoi pas ?''
''Parce que !'' insista John. ''Un mariage devrait être préparé par les deux personnes concernées.''
Sherlock fit un geste de la main. ''Détail.''
''Oui.'' répondit John. ''Détails. Ceux que tu vas préparer en même temps que moi.''
Sherlock plissa les yeux et se pencha légèrement en avant. ''Et pourquoi je ferais ça ?''
''Tu as dit que tu voulais que ce soit aussi réel que possible, non ?'' demanda John. ''Eh bien si nous nous mariions vraiment-''
''Nous allons vraiment nous marier.'' intervint Sherlock.
''Tu sais ce que je veux dire.'' contra John. ''Si c'était réel, je trouverais un moyen de te faire participer. Le mariage est un partenariat, Sherlock, et un la cérémonie est une célébration de ce partenariat. Ce n'est pas bien sauf si les deux parties ont leur mot à dire.''
Sherlock soupira dramatiquement, se renfonçant dans le sofa et couvrit ses yeux d'un de ses bras. ''Tu vas me battre à froid avec cette excuse du 'on doit faire que ça ai l'air réel' n'est ce pas ?''
John sourit. ''Ne donne pas de flingue à un homme, sauf si tu sais où il va le pointer.''
Sherlock laissa son bras retomber sur ses cuisses et regarda John une nouvelle fois. ''C'est noté.''
John appuya sa tête sur le sofa et sourit. C'était toujours amusant de jouer avec Sherlock. Sherlock s'approcha de John sur le sofa, faisant se toucher leurs jambes. John leva la tête et regarda son détective consultant.
Sherlock leva sa main droite et la plaça sur l'épaule gauche de John, la laissant là. ''Je vais t'embrasser maintenant, John.'' murmura t-il.
John sentit une vague de chaleur et son souffle s'accéléra légèrement. Sherlock se pencha vers lui, ses yeux bleus/gris capturèrent le regard de John et le retint, figé. Quand John sentit le souffle de Sherlock sur son visage, il ferma les yeux et frissonna. Les lèvres chaudes et douces de Sherlock se pressèrent contre les siennes. John gémit doucement au contact, ouvrant les lèvres contre celles de Sherlock. Sherlock ouvrit les siennes à son tour et leurs lèvres glissèrent et se moulèrent contre celles de l'autre.
Des picotements naquirent sur la nuque de John, faisant leurs chemin vers ses bras, laissant la chair-de-poule après leur passage. John n'avait jamais eut de baiser comme ça avant, calme, tentateur, bouche ouverte, presque douloureux. John glissa sa main droite sur l'épaule gauche de Sherlock, autour de son cou, et commença a passer ses doigts dans les boucles noires qu'il trouva là.
La langue de John passa ses lèvres pour voyager sur la bouche de Sherlock, elle rencontra la langue de Sherlock peu après. Cette fois ce fut Sherlock qui gémit, ou peut-être l'avaient-ils fait tous les deux. Les doigts se resserrèrent sur les épaules et dans les cheveux alors qu'ils attiraient l'autre plus près, avides de plus. Les langues dansèrent ensembles, les lèvres bougèrent de concert, et pour quelques minutes, le monde s'effaça.
Sherlock passa son bras autour de la taille de John et caressa son dos. Doucement, il commença a retirer sa langue, et après quelques instants de plus, ses lèvres également. Sherlock ne s'éloigna pas beaucoup leurs fronts étaient collés, et leurs souffles toujours mêlés.
John garda tout d'abord les yeux fermés, son cerveau toujours au ralentit. A la longue, Sherlock s'éloigna encore et rencontra le regard de John. ''Eh bien'' souffla t-il souriant ''Nous allons peut-être pouvoir convaincre les gens que nous sommes un couple après tout.''
John secoua la tête et gloussa. C'était fou, et brillant, et tellement Sherlock.
''Je pense qu'il est temps d'aller au lit, John.'' murmura Sherlock, quand John se couvrit la bouche pour étouffer un bâillement.
''Oui'' répondit John. ''Pour ceux d'entre nous qui dormons vraiment.''
John se leva et à sa surprise, Sherlock se leva en même temps que lui. ''Tu vas dormir aussi ?''
''Nous allons partager un lit pendant la lune de miel.'' observa Sherlock ''Il paraît logique de s'y habituer.''
''Oh.'' John ne rougissait pas, pas du tout. ''T-très bien alors. Quelle chambre ?''
Sherlock roula des yeux. ''La mienne, bien sûr. J'ai un lit plus grand et plus confortable.''
''Bien sûr'' répondit John sarcastiquement alors qu'ils marchaient dans le hall. ''Je vais monter me changer alors.''
John revint rapidement, dans un doux T-shirt trop grand et un bas de pyjama confortable. Il trouve Sherlock, dans une tenue similaire, repoussant les couvertures.
''Tu as un côté de prédilection ?'' demanda Sherlock.
John secoua la tête.
Sherlock fit un geste vers le lit. ''Monte alors.''
John pencha la tête et le ne pouvait s'empêcher de remarquer, alors qu'il s'installait entre les draps, a quel point le lit de Sherlock était mou. On s'enfonçait dedans. John ferma les yeux et soupira de contentement.
''N'est-ce pas mieux que ton matelas dur à l'étage ?'' demanda paresseusement Sherlock en éteignant la lumière.
John sourit simplement et acquiesça. Après un moment, il roula sur le côté et s'installa confortablement. ''Bonne nuit Sherlock.'' murmura t-il. John sentit le lit se creuser alors que Sherlock bougeait, puis il sentit un bras l'entourer et son dos rencontrer le torse de Sherlock. Les yeux de John s'ouvrirent sous la surprise.
Sherlock surpris encore plus John en plaçant sa jambe sur celle de John, le rapprochant de lui. Il se mettait en position de la cuillère. Sherlock. Le choc mis à part, John remarqua à quel point c'était agréable, chaleureux.
''Bonne nuit, John.'' murmura Sherlock, son souffle sur l'oreille de John.
John frissonna. Il sentait des picotements sur tout son corps. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas été tenu de cette façon, et, Dieu, c'était agréable...La plupart des femmes qu'il fréquentait voulaient que John les prennent dans ses bras. John n'était pas contre, mais il était agréable d'être celui qui recevait l'étreinte de temps en temps. Sherlock semblait être parfait pour jouer le rôle de la 'grande cuillère'', John se sentait entouré, en sécurité.
'Eh bien,'' pensa t-il, en se rapprochant encore de Sherlock. 'J'ai dit que je marchais, non ?' John ferma les yeux, inconscient du sourire satisfait sur ses lèvres. Cette folle enquête était parfaite pour relâcher un peu la pression et lui permettre de dépasser son stupide béguin. Après tout, ce n'était que ça, un béguin...
Eh voilà, pour me faire pardonner du retard du chapitre précédent...
Sherlock n'est-il pas absolument adorable ? Mais aussi très frustrant ? La façon dont il a finit sa demande...j'aurais put l'étrangler ^^' quelle idée de briser un moment si parfait entre eux... ?
J'espère que vous avez aimé ! A bientôt !
Uzelle
