Re-coucou à tous,
Je sais j'ai été très très très longue et j'en suis navrée. Mais bon voilà le chapitre 2 est enfin posté.
Je suis contente d'avoir eu quelque petites reviews, ça fait toujours chaud au cœur.
NekroPhobia: Merci d'avoir lu ma fic, je suis contente de savoir que je ne suis pas la seule à apprécier Deute. Ça risque être un personnage importante dans toutes ma fictions :)
HayliaMani: Merci pour ta review, Elle m'a redonné un petit coup de boost. Mais ne t'inquiète pas, je n'abandonne pas parce que je n'ai pas de review. C'est juste que je ne suis pas très régulière dans mes postes. Le prochain chapitre arriveras surement le mois prochain. (Enfin j'espère T.T)
Sur ce, Bonne lecture.
Chapitre 2
_Ô douleur ! Ô douleur ! Le temps mange la vie,
Et l'obscur Ennemi qui nous ronge le cœur
Du sang que nous perdons croît et se fortifie.
C. Beaudelaire, Ennemi.
Essayer de se rappeler, c'est ce que je devais faire, mais impossible. Seule chose donc j'étais sûr, c'était d'avoir quitté la petite vallée herbeuse. Des images me revenaient petit à petit, comme des flashs. Je me sentais spectateur de ma propre existence. Me rappelant du petit blond, je me surpris à espérer qu'il aille bien. Comment s'appelait-il déjà ? Je devais me forcé à me souvenir. J'étais dans le noir le plus total, n'osant pas ouvrir les yeux par crainte de ce que je verrais, cela m'aidais à réfléchir. Je me concentrais sur l'image de ce jeune garçon. Il était apeuré, mais par quoi ? Par qui ? A genoux dans l'herbe, il gardait les yeux obstinément fermé même après avoir essuyé plusieurs coups. Des coups ?
Avec un mal de tête abominable, tous les événements de la soirée me reviennent en mémoire. Asmita. J'espérais qu'il est atteint le Sanctuaire à temps. Niguel et Andore étaient resté avec moi assez longtemps après ma perte de connaissance, ou avaient-ils filés à la poursuite du jeune apprenti aussitôt ? Touchant le sol qui s'étendait sous mon dos, je confirmais ma première impression. Je n'étais plus dans la vallée. Un doux courant d'air me caressa le visage. Cela fessait bien longtemps que je n'avais pas sentis le vent sur mon visage. À notre arrivés au Sanctuaire, mon frère et moi étions resté collé l'un à l'autre comme si notre vie en dépendait. Nous partions à la plage qui borde le domaine sacrée pour profiter de la brise marine, mais ce temps était révolu désormais. Peu après la découverte de la voie de mon frère, je n'ai jamais pu retourner sur la grève pour jouir des bien fait de l'air iodée de la mer. J'étais devenu « L'Etoile Maudite » comme ils disent tous. Soudain, une douleur lancinante se fit ressentir dans mon bras que j'écartais vivement.
-Navrée, je ne voulais pas vous faire mal. J'ignorais que vous aviez reprit vos esprits.
Je ne pus retenir un soupir en constatant que la voix n'appartenait à aucun des deux Argents. Non, elle était douce et mélodieuse. Un peu comme celle d'une fille. Hein ? Mais depuis quand il y avait-il des filles au Sanctuaire ? Ouvrant enfin les yeux, la lumière du soleil m'aveugla. Et ce fut en jurant que je me redressai enfin, grognant de plus belle en sentant des douleurs affreuses dans tout mon corps. J'étais complètement perdu. Enfin non pas tout à fait, je savais que je n'étais pas chez moi, c'était déjà un début.
-Je suis tellement désolée, mais je me refusais à laissé un homme dans votre état dehors. S'excusa mon hôte. Puis-je ?
Me tournant vers elle, je vis qu'elle tenait un tissu imbibé d'eau et de sang. Toujours aussi perdu, j'acquiesçais totalement au hasard. Je ne savais ni ce qu'elle voulait ou ce qu'elle avait déjà fait. Soupirant, elle trempa et essora son linge avant de recommencer à nettoyer mes plaies. Je grimaçais sous la douleur mais je la laissai faire le temps de me faire une idée de où je me trouvé.
La pièce était assez petite mais arrangée, ce qui donnait un effet spacieux. Ce devait être une chambre à en juger par le lit sur le quel je me trouvais. Les couleurs de la pièce et des meubles restaient assez sobre, rien de très sophistiqué. Un peu comme mon hôte. Une jeune fille ne cherchant pas à se faire remarquer à en juger par la simplicité de sa robe en toile blanche qu'elle portait. Ses longs cheveux bleus tirant sur le noir étaient totalement lâche lui cachant le visage. Une fille quelconque en somme.
-Je ne vous ai jamais vu au village, vous n'êtes pas d'ici ?
Me sortant de ma contemplation, la jeune femme repoussa mes longs cheveux par-dessus mon épaule. Je me rendis compte que j'étais torse nu et à visage découvert.
-Je… Je vis un peu plus haut, mais je viens rarement à Rodorio. Dis-je en rougissant un peu.
La situation me gênait. Jamais, je n'aurais imaginé qu'une telle situation puisse m'arriver. Le tissu humide parcourait mon dos laissant son sillage brûlant, je mis ça sur le compte de la douleur. Niguel et Andore ne m'avaient pas raté. Je regardais l'eau du seau se teinter de rouge à chaque rinçage. J'imaginais sans mal l'état lamentable de mon dos.
- Euh… sans vouloir vous vexer, euh… Puis-je savoir comment je me retrouve chez vous ?
Eh bien, il fallait réellement que je pense à demander à mon frère d'où il sortait une telle assurance devant les gens. Juste de parler à une inconnue ne fessait peur. Me battre contre deux Argents en colère, tout les jours, mais parler avec les gens, alors ça. Ce n'était vraiment pas fait pour moi.
- Comme je vous l'ai dis, je ne pouvais pas vous laisser dehors dans votre état, alors je vous conduis chez moi. Enfin quand je dis « je », je pense plus à Goliath, j'en aurais été incapable sans lui. Me répondit-elle en empoignant le seau d'eau. Je vais changer l'eau.
N'hésitant pas une seule seconde à tourner le dos à un étranger potentiellement dangereux, la jeune femme quitta la chambre. Ce n'étais pas dans mes habitude de me faire recueillir mais je n'allais pas faire le difficile. Essayant de me levais, je pris conscience de l'ampleur des dégâts. J'avais tous les muscles engourdis, j'étais même en phase de m'en découvrir d'autre. J'avais l'impression que même mes cheveux me fessais souffrir. Nausées et mal de tête finirent le travaille en m'obligeant à me rassoir. Du coin de l'œil, je vis un objet briller au soleil. Mon masque. Oui, c'était bien ça. Le métal de celui-ci reflétait la lumière de soleil comme pour me rappeler à la réalité. Je devrais être au Sanctuaire depuis déjà bien longtemps.
-Vous seriez incapable de bouger d'ici dans votre état.
Regardant la brune revenir vers moi, je commençais à me poser des questions sur ses capacités à lire dans les pensées.
-Oui, je viens de m'en rendre compte, merci. Grognais-je au moment où elle s'assit à mes côtés.
-Mauvais caractère en plus, mais de rien.
Oups, je devrais lui être reconnaissant et je l'envoie promener. C'était définitif, jamais je ne reconvertirais dans les relations humaines.
-Faites pas cette tête, ce n'était pas un reproche. D'où je viens, c'est rare de rencontrais des gens sympathique, alors on va dire que j'ai connu pire. Rigola-t-elle.
Intrigué, je commençais à imaginer d'où est ce qu'elle pouvait bien venir.
-J'ai oublié de me présenter tout à l'heure, je dois faire un bel effet. Je m'appelle Alaria.
Elle me fessait face, main tendu, souriant franchement. Je ne savais pas que cela pourrait me faire autant plaisir que les gens arrête de me fuir. Ce fut étrange, mais j'étais sincèrement heureux. Je pris sa main dans la mienne. Subitement, je ne compris pas pourquoi Aspros s'esquiver à tout contacts humains. La chaleur dégager par l'autre était franchement agréable.
- Deuteros.
Alaria reprit sa place à côtés de moi et recommença à nettoyer mes plaies. L'eau était plus chaude que la première fois, me réchauffement doucement la peau. Fermant les yeux, je me mis à savourer ce léger contact sur mes épaules. Si c'est l'effet que procure le fait d'être un minimum au centre de l'attention, alors j'allais surement commencer à regretter d'avoir opté pour l'ombre et la vie par procuration.
-Et voila, j'ai terminée de vous torturer. Mais vaut surement mieux pour vous que vous restiez encore un peu assis.
Hochant la tête, je me remis à réfléchir à l'endroit d'où aurait bien pu vivre Alaria avant d'arriver à Rodorio. Mais toutes les idées qui me venaient en têtes me paraissaient aussi stupides les unes que les autres. Prenant sur moi, je me décidais à posé quelques questions à la jeune femme.
- Mais vous vivez seul ? Enfin Rodorio est un petit village mais cela peu rester dangereux quand même.
La brune rigola en me rappelant l'état dans le quel je me trouver encore quelque instant plus tôt.
- Dangereux, surement. Mais j'ai toujours mon frère pas très loin.
Me rappelant qu'elle avait prononcé un prénom un peu plutôt, je tentais ma chance.
-Goliath ?
-Non raté. Dit-elle en souriant. Goliath c'est un cheval. Mon fidèle ami depuis mon arrivé dans ce village. Mon frère n'habite pas avec moi.
Alors c'était un cheval qui m'avait accompagné jusqu'à chez elle. Sacré bestiole ce Goliath.
-Pourquoi être venue à Rodorio si vous ne connaissiez personne ?
Bizarrement l'humeur d'Alaria s'assombrit rapidement, comme si elle revivait certains moments sombres de sa vie. La curiosité poussait à l'extrême, j'avais irrévocablement envie de savoir pourquoi cette femme c'était retrouvée à Rodorio et où était son frère. L'encourageant à tout me racontait, je m'imaginais pas que son enfance était aussi macabre.
La nuit commençait à tombé sur le Sanctuaire. Dans la maison des Gémeaux, Aspros tournait en rond comme un lion en cage. Assis sur mon lit, je ne quittais pas mon frère du regard.
Après plusieurs heures passées à discuter avec ma salvatrice, mes force avaient décidé de me revenir. Apres m'être excuser de lui avoir fait perdre presque une journée entière, j'avais quitté Alaria pour retrouver les hautes tours de marbre du Sanctuaire. Première chose à faire, retrouver mon frère pour lui dire que j'allais bien. Cela fut un véritable défi herculéen. Après avoir fait trois fois le tour du Sanctuaire, être allé au moins une quarantaine de fois sur la plage et arpentait les douze temples du zodiaque, aucune trace de mon ainé. Dépité, je croyais que la journée ne pourrait être pire et pourtant.
-Comment est ce que tu as pu faire ça, Deuteros ?
Me ramenant à l'instant présent, Aspros me fixait intensément. Je le comprenais. Il essayait de comprendre comment son petit frère pouvait être aussi idiot.
- Tu t'es battu avec des chevaliers d'Argents, tu t'entraîner au combat et pour finir, comble de tout, tu contrôle ta cosmo-énergie. Tu aurais pu me le dire au moins.
J'oubliai momentanément mon frère pour me concentrer sur le plus important. Comment expliquer au Grand Pope que si j'avais fait ça s'était pour protéger la vie d'un apprenti ? Pfff… impossible qu'on me prenne au sérieux. C'était ma parole contre celle de deux Argents. Bon j'allais devoir me faire à la triste réalité, je n'allais certainement pas revenir de cet entretient avec le Pope.
-Deuteros, tu m'écoute au moins ?
J'acquiesçais doucement. Après tout plus rien avait d'importance.
-Bon c'est décider, je viens avec toi.
Soupirant, je savais que je ne pourrais pas le faire changer d'avis. Je me levai du lit en tirant mon frère.
-Alors on est partis.
L'ascension des marches se fit dans le plus grand silence. Aspros devait être encore son le choc de mon non-refus. Malheureusement la réalité me frappa de plein fouet quand le temple du Grand Pope se dessina devant mais yeux. J'allais mourir ce soir. Le tout à cause de deux mauvais Argents bon à servir de pâture aux chiens errants. Je m'immobilisai à l'entré de temple, bien décider à savoir pourquoi j'allais mourir.
-Dis-moi Aspros. J'attendis que mon frère se tourne vers moi avant de continuer. Tu connais un certains Asmita ?
Mon ainé rigola avant de repartir. Je n'avais pas d'autre choix que le suivre. Prenant mon courage à deux mains, je lui emboitai le pas.
-Ça se voit que tu n'ai pas un apprenti toi. Asmita est le futur chevalier d'or de la vierge. Son cosmos est très puissant.
Me stoppant net, je me remémora la petite chose blonde et chétive que j'avais croisée la veille. Futur chevalier d'or, ce n'est pas possible. Oui c'est ça, il devait y avoir méprise sur la personne. Riant à gorge déployées, je repris ma marche son le regard ahurit de mon frère. C'était définitif, j'accepterais ma sentence sans broncher.
Quelques minutes plus tard, j'étais genou à terre à écouter la morale du Pope.
-Tu connaissais les limites qui t'étais imposées, Deuteros ?
Hochant la tête à plusieurs reprises, je me forçais à rester éveiller. Le sommeil commençait à me gagné. Aussi fourbe qu'était Hypnos, il venait me cherché dans les moments les plus délicats. Un ange passa, le Pope ne disait mot. Me demandant si je devais, oui ou non, relever la tête, je me lancé dans un débat intérieur qui promettait d'être très long et inintéressant. Heureusement pour ma santé mentale, la porte de la salle d'audience du Pope s'ouvrit avec fracas. Deux voix me parviennent aussitôt. Niguel et Andore. Je me redressai d'un coup, ne voulant pas montrais une seule faiblesse face à ses types.
-Approchez vous, tout les deux. Ordonna le Pope.
Les deux Argents s'inclinèrent devant leur supérieur tout en me fusillant du regard. Pourquoi diable c'est deux choses étaient-elles présentes ?
-Veuillez me conter l'histoire depuis le début.
Les deux Argents se lancèrent dans explications éhontés me fessant passé pour le méchant de l'histoire. A leurs dires, je me serais jeté sur eux après avoir comprit qu'ils savaient que je m'entrainer en secret. Ne leurs laissant aucun échappatoire possible, j'aurais déchainé mon cosmos sur ses deux abrutis les obligeants à me tabasser pour rester en vie. Le tout racontait à renfort de grands gestes et de supplique douteuse. Pfff…lamentable.
-Est-il vrai que tu part t'entrainer le soir à Rodorio ? me demanda le Pope à la fin de leur pitoyable récit.
-Oui, c'est vrai.
-Tu contrôle ton cosmos ?
- Oui
-Deuteros !
Mon frère s'interposa entre le Pope et moi avant de baisser honteusement la tête.
-Tout cela est faux. Jamais mon frère n'aurait fait des choses pareilles. Il respecte les chevaliers, c'est pour cela qu'il ment. Il ne veut pas leur faire de tort mais…
-Arrête Aspros.
Je lis l'incompréhension la plus totale dans les yeux de mon ainé quand il se tourna vers moi. J'avais mal de le décevoir à se point, mais il devait savoir la vérité.
- Il est vrai que je me suis entrainé pendant plusieurs années à l'abri des regards. Tout comme il est vrai que j'ai une totale maitrise de ma cosmo-énergie. Mais cela ne devait pas porter à mal le Sanctuaire, Grand Pope.
-Si les dire de ses chevaliers sont vrai, je ne peux rien pour toi Deuteros. Ta violence à été sans limite ce soir là. Je me devrais t'attentais à ta vie.
M'inclinant, j'acceptais amplement mon sort. J'étais conscient des risques que je prenais depuis le début. Le Pope se rapprocha de moi avant d'ordonner aux gardes de retenir mon frère. Ce dernier se débattait en calmant en ma faveur. Je savais pertinemment que ma vie allait s'achever ici. Fermant les yeux, je repensais à Asmita. J'aurais bien voulu apprendre à le connaître, tout comme Alaria. Mais surtout j'aurais du parler à Aspros de l'enfance de la jeune femme car j'étais intimement convaincu que son frère était quelqu'un qu'il connaissait. Mais tout cela été trop tard. Mais mon frère lui vivra la vie que je n'ai pu avoir, la chance ne tournera jamais. Mais j'en suis heureux.
Voili, voilou.
J'avoue que je ne suis pas vraiment satisfaite de ce chapitre, mais bon...
Je pense que le suivant seras un peu mieux.
