Bonjour ou bonsoir,

Me revoilà avec le deuxième chapitre, en espérant qu'il vous plaira.

Mercià clOclo-sorciere-megalo et à Emaa95 qui ont laisser une review pour le chapitre précédant et bonne lecture !

...

Je resserrais mon nœud de cravate en souriant à mon reflet. J'étais impressionnant dans mon smoking, un peu de la même façon qu'à la moisson. Je n'étais pas très grand, certes au-dessus de la moyenne, mais je n'étais pas aussi grand que le carrière du un, le un avait toujours de grands carrières, ils croyaient que tout se faisait dans la grandeur. Il avait beau être plus grand, il n'avait aucune chance contre moi, j'étais né pour tuer et pour être le meilleur, mission accomplie, je l'étais. Ce qui m'amène à ma carrure, j'avais des épaules larges et je pouvais porter au bas mot deux fois mon poids. Je portais mes cheveux blonds courts, et mes yeux étaient bleus claires. Je vous avoue que je plais plutôt aux filles, entre l'entretient parfait de mon corps et ce que m'avait déjà donné Dame nature à la naissance, je n'avais pas de quoi me plaindre.

J'étais parfaitement prêt pour l'interview, je me doutais des questions qui allaient m'être posé. J'étais parfaitement conscient de l'importance de l'interview et que c'était maintenant que j'allais me trouver de nombreux sponsors.

J'attendais tranquillement que mon tour vienne, en regardant l'écran. Le carrière du un, Janson, mais je l'appellerai le carrière du un pour éviter tous malentendus, et sentiments, je ne perdais pas de vue sa mort prochaine. Donc, le carrière du un était féroce et rustre, il voulait impressionner et ça marchait. La carrière du un, de son côté, voulait montrer qu'elle ne ferait pas preuve de pitié, mais je pouvais très nettement observer son jeu de séduction. Sa méthode serait bien plus efficace que celle de son partenaire.

« Valerk Mirvarc, le tribu du district deux ! s'exclama Flickerman, celui qui serait chargé de m'interviewer. »

Je m'avançais et avant de m'assoir, je marquais un temps d'arrêt pour embrasser la foule du regard, un demi-sourire énigmatique collé aux lèvres. J'en imposais de toute ma hauteur et le public m'adorait déjà. Mon regard dansait de visage en visage à une vitesse fulgurante, je donnais l'impression que tout le monde avait son importance, je n'avais pas ouvert la bouche, mais ce que je dirai ne serais pas bien significatif, j'étais attirant, musclé, un carrière et j'avais eu la note de 11 à l'évaluation des capacités. Je crois que ça suffisait pour faire de moi un tueur populaire. Je m'asseyais.

« Alors, dis-nous, comment trouves-tu le capitole ? »

Je souriais, la réponse était facile. Le capitole aimait qu'on le flatte et il me suffisait d'être honnête, la richesse du capitole me faisait penser à ma future richesse.

« En un seul mot : impressionnant. La vue depuis mes fenêtres est magnifique, je serais ravi de revenir après les jeux. J'aimerais beaucoup visiter. »

Emballé, c'est pesé, je venais de sous-entendre ma victoire des hunger games comme une évidence. Cela montrait ma détermination et certains pourraient dire de l'arrogance, mais pourquoi se montrer faible, je voyais les choses en face, les autres n'avaient pas la moindre chance…

« Faisons un marché, vous gagnez les hunger games et je vous trouve un joli guide… si vous voyez ce que je veux dire, me glissa-t-il. »

Je me contentai de sourire. Les tribunes étaient secouées de rire. Et les femmes chuchotaient en gloussant.

« Une chose me tracasse, il me semble qu'un tribu du deux de l'année dernière portait le même nom que vous. »

Du regard, je cherchais le meurtrier de mon frère, il était mentor du tribut mâle du un.

« Oui, c'était mon frère, répondis-je sans me défaire de mon sourire. »

Je déclarai ces mots sans quitter du regard cet homme et il sourit. Il avait tué mon frère et il souriait, je n'avais qu'une envie : me lever et lui envoyer un couteau entre les deux yeux. Je me contentais de serrer mon poing, geste parfaitement imperceptible. Peut-être qu'un jour, il aura besoin de moi, et je lui sourirais comme il le fait pour l'enfoncer encore plus.

« Oh, c'est ce que je pensais, continua-t-il. »

OxoxO

J'enjambais le corps d'un de mes adversaires, j'avais abattu cinq personnes au bain de sang, les tributs du un en avait tué sept, la moitié des tributs était déjà mort, c'était un bon début. Il est tellement facile de tuer, c'est exactement pareil que dans les simulations, je ne dirais pas que ça me plait, mais tuer m'indiffère. Vingt-trois personnes devaient mourir, plus vite ce sera fait plus vite je serai vainqueur, j'étais extrêmement impatient, et je ne voyais qu'une chose : Il ne restait que onze personnes à tuer.

Je fouillais et me servais dans la corne d'abondance, il y en avait largement assez pour nous trois. Je finis équipé d'une épée, plus pour éviter que ce soit eux qui l'aient que pour vraiment m'en servir, j'avais un faible pour les couteaux, d'ailleurs, j'en avais six. J'avais un sac rempli de provision, d'une corde et d'une couverture.

« J'prends l'arc, me déclare une voix masculine, le tribut du un.

- Te gêne pas, j'ai pris l'épée. »

Et je t'enverrai un couteau dans la gorge avant que tu n'aies ne serait-ce que bandé ton arc.

OxoxO

J'avançai à pas de loup, il me suffirait d'avoir un contact visuel et je pourrai le tuer. Je lui enverrai le couteau, que je tenais entre mes doigts, dans la gorge et si par malheur-par miracle, tout dépendait du point de vue- il n'était pas mort, je bondirais pour l'égorger avec un second couteau. Il me faudrait faire vite car le tribut du sept est allié à sa partenaire et elle ne devrait pas tarder, je voulais avoir fini le bouleau avant son retour. De cette façon, je n'aurais plus qu'à la traquer.

Je l'aperçus et avec rapidité, je projetais mon couteau, qui se planta dans sa cible. Le canon retentit en même temps qu'il toucha le sol. Je souriais satisfait, un de moins, chaque mort me rapprochait plus de ma victoire et du combat final qui m'opposerait aux deux carrières que j'avais quitté un peu après le bain de sang, d'un commun accord on liquidait chacun de notre côté, enfin moi de mon côté et eux du leurs. J'avais tué six personnes, trois autres étaient mortes, douze au bain de sang. Il ne restait que huit personnes à tuer.

Je devrais sans doute dire que plus les minutes passent, plus j'ai peur de mourir de la main d'un des carrières, sauf que c'est faux. Je n'avais jamais été aussi sûr de gagner.

Je trottinais jusqu'au corps, en restant sur mes gardes. Je me souvenais parfaitement de la mort pathétique de mon frère. J'extirpais ma lame de sa gorge et un flot de sang coula, j'essuyais cette dite lame à même les vêtements du jeune homme. Je rangeais soigneusement le couteau dans mon pantalon et me relevais pour m'éloigner.

Je continuais ma traque de ma septième proie.

OxoxO

Je regardais la scène impassible, cette fille du sept, que je traquais depuis une petite heure, pleurait, mais la seule erreur au tableau est que ce n'était pas moi qui se dressait au-dessus d'elle près à faire tomber la sentence finale. Un mec du quatre se tenait droit épaulé par une fille du neuf, je crois, ils rigolaient devant la fillette de treize ans, qui essayait de reculer tant bien que mal. Elle avait des coupures partout et je devinais sans mal ce qu'elle avait pu endurer. Le mec du quatre et la fille du neuf devait s'être mis dans l'idée de jouer un peu avec la nourriture. La fillette les supplia, elle ne leurs demanda pas de l'épargner mais de la tuer, elle les supplia de mourir et eux ils riaient aux éclats, ils ne pensaient certainement pas en avoir fini.

Ils avaient pourtant tort, c'était fini, ça devait arrêter. Je sortais des fourrés et les yeux de la fillette s'écarquillèrent de peur en me reconnaissant. Elle pensait sans doute que j'allais me joindre à ces deux tortionnaires. Mon couteau parti et se ficha au milieu du dos du garçon avant qu'il ne se soit aperçu de ma présence. Je dégainais mon épée et la fille rejoignit son ami au sol, morte et la tête roulant au pied de la fillette étonnée, elle me regarda avec tristesse et me supplia du regard. Ses yeux semblaient dire "Tue-moi, je t'en prie, tue-moi…". Je m'agenouillais à ses pieds et je lui souris, pas de façon cruelle ou mystérieuse, pas de façon séduisante. Je lui souriais comme je ne l'avais pas fait depuis longtemps, je lui souriais de la même façon que je souriais à Nina quand nous étions gosses et qu'elle ne voulait pas tuer un poulet. Je lui souriais et je lui disais avec mes yeux "Tout va s'arranger." Et tout s'arrangeait je tuais le poulet, aussi simplement que j'écrivais, sans la moindre cruauté. Je me demande quand Nina a cessé d'être la petite fille incapable de tuer un poulet. Je pense que ça ne s'est pas fait d'un coup, ça a été dur. A cette époque tout était si simple, je n'avais qu'à la regarder pour savoir ce qu'elle pensait. Les temps avaient changés, la fille était devenue une femme et j'étais devenu un homme, un homme qui allait gagner les hunger games.

Je souriais à cette gamine de façon franche, mais surtout rassurante. Elle voulait mourir, je l'aurais tuée de toute façon, mais je préfère tuer quelqu'un avec son consentement, j'adore rendre service.

Elle était couverte de sang et elle devait terriblement souffrir. J'attrapais un de mes couteaux et je la tuais silencieusement aussi proprement qu'il est possible de le faire.

Je récupérais mes couteaux et je m'en allais sans un regard pour les trois gamins. Il ne restait que cinq personnes à tuer dont les deux carrières. Ma victoire était proche.

OxoxO

Deux coups de camons retentirent, bientôt suivis par un troisième. Il ne restait plus que deux tribus, probablement les carrières et moi. Ce n'était pas un problème, je les tuerais sans difficulté. Je trouvais même les jeux un peu trop longs. Ça faisait combien de temps que j'étais dans cette arène ? Cinq jours ? Une semaine ? Peut-être plus… je ne m'amusais plus, trois jours s'étaient écoulés depuis que j'avais tué les trois gamins et je n'avais plus aperçu personne. Je me contentais de guetter l'apparition de trace au sol et de me procurer à manger et à boire. Si j'avais au moins pu tuer un ou deux tribu… mais non, l'arène était trop grande et il n'y avait personne dans le coin ou je me trouvais et ce n'était pas faute de me déplacer. Je m'ennuyais à mourir. Mais j'allais enfin pouvoir affronter les carrières, enfin un peu d'action dans ma triste existence !

Je montai dans un arbre et m'y installai confortablement, j'irai rejoindre les carrières à la corne d'abondance seulement le lendemain, il était préférable que je dorme cette nuit.

Je levai les yeux au ciel, et la musique du capitole retentit. Les visages des morts apparurent. Ma compatriote du deux, elle avait survécu plus longtemps que je le pensais. Le tribu masculin du huit et, à mon plus grand étonnement, le tribut masculin du un. Je pensais que ce serait la dernière personne à mourir, mais il faut croire que non. Il ne restait donc plus que trois personnes en vie, la fille du un, moi et … je n'arrivais pas à me souvenir de le troisième personne. Je fis un rapide compte rendu des morts. Les tribus du onze, du douze et du trois était mort au bain de sang, ainsi que les tribus féminin du quatre, du huit et du cinq et que les tribus masculins du neuf, du dix et du six. J'avais tué les tribus du sept, le tribu masculin du quatre et celui féminin du neuf. Les tribus masculins du un, du cinq, du huit et ceux féminin du deux et du dix étaient morts. Il ne restait plus que le tribut féminin du six. Je fronçais les sourcils, la fille du six m'avait paru plutôt inoffensive, elle devait avoir dans les quinze ans et je crois qu'elle a eu un cinq à l'examen d'évaluation de ses capacités. Elle avait bien caché son jeu.

OxoxO

-Te voilà enfin, me déclara une voix dans mon dos.

Je sentis une flèche se fiché dans ma cuisse et je me tournai, ça faisait mal, mais disons que sur une échelle de un à dix de ce que j'avais déjà ressenti, ce serai à trois, de la pacotille, quoi.

La fille du six avait un arc dans ses mains, je compris aussitôt, mais une seconde trop tard. La fille du un me tomba dessus, alors que je n'avais dégainé qu'un seul couteau. Elle m'écrasa face contre terre et me tira le peu de cheveux que j'avais pour mettre un couteau sous ma gorge et…

« Arrête, tu avais dit que… commença la fille à l'arc. »

Je profitais de ce petit moment d'inattention de la part de la carrière pour la renverser. Elle lâcha l'arme qui roula plus loin.

« Que tu me laisserais le tuer, finit-elle. »

Une flèche m'effleura la nuque, sans que je n'y prête la plus petite attention. Je maintins la carrière au sol d'une main et avant qu'elle ne se soit réellement rendu compte que les rôles étaient inversés, je me saisis de mon couteau et je lui transperçai la tempe. Le canon retentit.

Je me relevais et la fille du six me regarda paniquée, elle tremblait et elle banda son arc. Un sourire sadique naquit sur mes lèvres, elle aurait dû se résigner à sa mort comme la fille du sept, mais plus important, elle n'aurait pas dû essayer de jouer dans la cour des grands.

Je me souvenais parfaitement avoir tué son partenaire du six durant le bain de sang. Elle avait dû me voir et elle a voulu se venger. J'ignore quel pacte elle a conclu avec la carrière mais en tout cas celle-ci lui a filé l'arc et lui a dit qu'elle la laissera me tuer, quand bien même elle aurait respecté leur marché, je doute qu'elle aurait réussi à me tuer, oui, je l'ai échappé belle, mais c'était la carrière qui aurait pu me tuer et pas elle. Les hunger games n'étaient qu'un spectacle pour le capitole, alors que le meilleur gagne !

Tous les muscles de mon corps étaient tendus à l'extrême. Sa flèche partit et je m'écartai en l'attrapant au vol, mon sourire s'accentua, j'allai la tuer avec cette flèche. Elle hurla de peur et je m'élançai vers elle, je l'écrasai de tout mon poids et je lui transperçai l'œil de sa flèche, elle mourut avec un long cri. Les trompettes sonnèrent, j'avais gagné les hunger games.

Je me relevai dans un grand rire. J'avais GAGNE les hunger games ! Une joie sans nom m'envahit, ce pourquoi j'étais né, ce pourquoi on m'avait élevé, ce pourquoi j'avais tué sans le moindre remord venait de se réaliser.

« Le vainqueur de la soixante-huitième édition de hunger games est… *roulement de tambours imaginaires* Valerk Mirvarc, tonitrua Flickerman. »

Mon rire s'accentua, et je pensai à Nina, elle allait être tellement heureuse à mon retour. Je m'occuperais de tout. Et ceux à qui ça ne plaira pas, je les emmerde parce que je suis riche et parce que je me contrefous de ce que peuvent bien penser les autres, tant que l'on ne me fait pas chier. J'étais sûr que Nina avais vu cette scène finale et qu'elle était fière ! On allait pouvoir vivre ensemble au village des vainqueurs et je répondrai à tous ses besoins jusqu'à ma mort.

L'hovercraft atterrît, sous mon rire et mes visions de bonheur. Je me dirigeai vers lui et des hommes en blanc se précipitèrent vers moi, ils regardèrent la flèche dans ma cuisse d'un air abasourdi, ah, je l'avais oublié celle-là. Je baissais le regard vers elle et je rigolai mon pantalon était tâché de sang, de mon sang, je réalisai que sans que je ne m'en rende compte je me vidais de mon sang et en plus ça me faisait rire-oui, vous avez raison, je suis irrécupérable-. Cela n'avait pas la moindre importance, ils allaient s'en occuper.

OxoxO

Je me réveillai en grognant, mais putain, qui a allumé cette foutue lumière de merde. Je me redressai et j'observai la pièce où je me trouvai, blanche, immaculée, j'étais très certainement une pièce d'hôpital. Je regardai mes bras où des perfusions étaient plantées. Une femme me demanda de boire en me tendant un verre, je lui indiquais calmement que si, la prochaine fois que je me réveillerai, la lumière était allumée, j'égorgerai la personne présente, avec les dents s'il le faut. J'ingurgitais le produit et je retombais mollement sur mon oreiller.

La fois suivante comme toutes celle qui suivirent, la lumière était éteinte.

OxoxO

Je me réveillai une énième fois et je constatai qu'une légère lumière avait été allumé, je grognai, je ne voyais pas grand-chose ! Je constatai malgré tout qu'il n'y avait plus aucun tuyau branché à mes bras. Cela était le signe évident que je pouvais enfin quitter le lit, et ce n'était pas pour me déplaire je détestai l'inaction, heureusement que j'avais été endormi, parce que sinon je crois que j'aurais tué quelqu'un. Je balayai la pièce du regard et je distinguai un interrupteur. Je me levai et j'allai l'allumé. J'étais absolument seul dans la pièce et ce n'était pas pour me déplaire, j'examinai la cicatrice sur ma cuisse elle était encore fraiche. A première vue et compte tenu des capacités du capitole, je dirais que ça fait un peu plus d'une semaine que je suis ici, c'est raisonnable.

Il y avait des habits sur un tabouret, il n'y avait aucun doute sur le fait qu'ils m'iraient à merveille. Je les enfilai.

Il y avait un miroir et je m'observais dedans, le tee-shirt que je portai me moulait, et je constatai avec soulagement que je n'avais presque pas, voire pas du tout, perdu de masse musculaire.

J'avais une nouvelle cicatrice sur le cou et j'avais beau réfléchir je ne me souvenais pas d'où elle venait et pourtant elle était plutôt conséquente. La fille du un avait dû me la faire en essayant de me tuer.

Enfin, mon regard se posa sur mon avant-bras où une légère cicatrice se distinguait encore, je passai mon doigt dessus et je constatai que la bosse dû au traceur avait disparu, j'en avais enfin été débarrassé. Je souriais à mon reflet, qui était bien plus impressionnant qu'il ne l'avait jamais été et ça non plus ce n'était pas pour me déplaire.

J'ouvris la porte et je tombai nez-à-nez avec mes préparateurs attitrés. Ils s'extasièrent devant moi et je roulai des yeux, agacé, mais amusé malgré moi, ils avaient l'air aussi heureux que moi de ma victoire. Pour la première fois depuis longtemps je n'avais plus envie de tuer quelqu'un, enfin pour le moment. Je vous arrête tout de suite, je n'étais pas passé du côté pure de la force.