Coucou,
D'abord je me dois de vous remercier d'avoir lu aussi loin cette histoire.
On avait laissé notre brave Valerk à la fin de ses jeux, mais ne pensez surtout pas qu'il a finit les épreuves, ça vient de commencer. Et ce qu'il suit sera bien pire pour lui que ce qu'il a jamais enduré mais attention je ne spoil rien du tout...
Je remercie chaleureusement clOclo-sorcière-mégalo pour ces adorables reviews et sur ce bonne lecture !
Le train filait comme le vent vers mon district. Je regardais, songeur, le paysage défilé. Je me demandais quel serait mon premier achat entant que vainqueur. Ça avait une valeur symbolique, je devrais peut être acheté un couteau ou une piscine… ce serait bien une piscine.
Brusquement, il ralentit et s'arrêta. J'étais rentré chez moi !
Je me dirigeai vers la porte avec un empressement non dissimulé, mon district m'avait manqué, son climat, et même les gens qui l'habitaient, les habitants du capitole ont tendance à franchement me taper sur le système.
Dehors, j'embrassai la foule du regard, ma mère me regarda avec fierté. J'étais le fils qui revenait victorieux, à défaut de mon frère, mort au combat. Mon père était aux abonnés absents, mais cela ne me dérangea pas plus que ça. Elle me serra lentement contre elle, pour la caméra.
« Je suis fière de toi, mon fils, déclara-t-elle en insistant particulièrement sur le dernier mot. »
On fut tous les deux soulagé en se séparant. Tout le district semblait réuni pour m'accueillir, ils étaient heureux de ma victoire, pas pour moi évidemment, mais pour eux qui allaient avoir des vivres, grâce à moi. Ils m'acclamèrent avec énergie. Je parcouru du regard la foule à la recherche d'une silhouette familière. Mais où se trouvait-elle ? Elle n'avait pas daigné venir m'accueillir. C'était la seule ombre à ce magnifique tableau.
Je finis par être agacé par toute cette foule et je déclarai désirer revoir mon ancienne maison, ou centre d'entraînement, avant de déménager. La revoir et récupéré mes affaires. On m'y emmena sans discuter.
Une fois seul avec ma mère dans ma chambre, je ne tardais pas à la questionné sur la personne manquante.
« Où est Nina ?
- Pas ici, me répondit-elle froidement. »
Je grimaçai, la colère me gagnant.
« Je te déconseille de jouer au plus con avec moi, où est-elle ? répliquai-je en espaçant les trois derniers mots. »
Ce fut à son tour de grimacer mais elle capitula.
« Elle est parti peu après ton départ. »
Elle capitula ? je retire ce que j'ai dit. Je donnai un violent coup de poing dans le mur, elle sursauta. Elle m'énervait, je ne supportai pas quand on ne disait pas les choses clairement. Je revenais vainqueur des hunger games et elle, elle croyait encore qu'elle pouvait se foutre de ma pomme, déjà qu'avant…
« Arrête avec tes énigmes et dis-moi où elle est !
- Elle est parti au centre d'entraînement pour les pacificateurs dans la montagne. »
Quoi ? Comment ça elle est partie ? Elle ne peut pas juste s'être cassée ! Pour devenir pacificateur en plus ! Ils sont tellement insupportables avec leur air supérieur. Un jour où j'avais fait une grosse connerie et ils étaient venus m'arrêter. Je n'avais que treize ans et ils avaient commencé à me punir de façon… musclée mais ma qualité de futur carrière les avait arrêté. Depuis je ne les supporte pas, disons que si je devais exterminer un groupe d'individus, je les supprimerai en premier et je m'occuperai moi-même de faire régner l'ordre, et ce serai beaucoup plus efficace… et sanglant. Mais devenir pacificateur, c'était aussi con qu'inattendu.
« La noix ? Mais qu'est-ce que tu racontes ? m'exclamai-je.
- Ses parents l'ont foutu dehors et elle est allée se faire voir chez les pacificateurs. »
Mon sang ne fit qu'un tour. J'attrapai ma mère par la gorge et je la plaquai violemment contre le mur derrière elle. Je la regardais droit dans les yeux, je vis la peur y briller.
« Tu parles encore une fois de Nina comme ça et je t'explose la gueule de façon à ce que tu sois méconnaissable et tu sais maman, que je tiens toujours mes promesse. »
Je la lâchai avec autant de violence que quand je l'avais saisi. Elle quitta calmement la pièce avec le peu de dignité qui lui restait.
Alors Nina était encore parti sans se retourner, maintenant il allait falloir que j'aille la chercher au centre d'entraînement, mais si elle a cru que ça m'arrêterai, elle a eu tort. Celui qui se placera entre Nina et moi subira toue ma colère et Dieu sait qu'il faut éviter de me mettre en colère.
OxoxO
La montagne était grande et impénétrable devant moi, impénétrable ? Rien n'était impénétrable pour moi.
Le pacificateur finit par ouvrir la porte, faut dire que ça fait à peu près dix minutes que j'attendais et je commençais à perdre patiente.
« Que voulez-vous ? m'agressa-t-il. »
Je me retins de lui rappeler que j'avais tué onze personnes et qu'en tuer une de plus ne me contrarierais pas le moins du monde, au contraire. Je ne pense cependant pas qu'il me laisserait entrer si je le lui disais, donc je vais me montrer pacifique. Pacifique, pacificateur… bon ok, trêve de plaisanterie.
« Je souhaite voir Nina Rowken.
- J'ignore qui elle est, rentrez chez vous. »
Il s'apprêtait à fermer la porte, mais je la bloquais d'une main. Qu'est-ce que je disais ? prétentieux. Il n'avait pas la moitié de la force dont j'étais doté. Il la rouvrit agacé, mais je ne le laissais pas parler.
« Vous savez qui je suis ? »
C'était une question de pure rhétorique. Tout Panem savait qui j'étais.
« Valerk Mirvarc, le vainqueur des Soixante-huitième hunger games, me répondit-t-il froidement. Ça ne change rien. »
A sa place je me serais déjà fermer la porte au nez, mais il a peur de se faire arrêter, ce serait con d'abîmer le vainqueur avant la tournée.
« Ça change tout, répliquai-je, mais de toute façon je suis là pour voir une amie, tu la connais forcément, elle est la carrière qui ne s'est pas porté volontaire. »
Je le toisai avec mépris, j'avais cessé de le vouvoyer et ça changeait tout. Un sourcil levé, j'attendais. Il fit claqué sa langue, énervé de se rendre compte qu'on ne pouvait pas avoir plus raison que moi et j'exagère à peine.
« Je vais voir ce que je peux faire, ne bougez pas. »
Il referma la porte, heureux de ne souffrir d'aucune objection. Les minutes passèrent et j'attendais. Il n'était pas question que je m'en aille, il fallait que je vois Nina. J'étais vainqueur et elle était vivante, ça m'avait paru impossible durant tant d'année et maintenant que c'était le cas, je ne pouvais pas la voir.
La porte s'ouvrit sur un autre pacificateur, il avait une allure plus droite et ferme que le précédent, un supérieur sans doute. Je souriais, passons aux choses sérieuses.
« On m'a fait part de votre demande… commença-t-il. »
Je m'avançai déjà, pour entrer.
« Mais, je me vois dans l'obligation de la décliner. »
Dans l'obligation? Il se fout de moi là ? On est jamais obligé à rien, il lui suffit juste d'ouvrir la porte et de me faire entrer.
« Comment ça, décliner ? sifflai-je.
- Eh, bien nous ne sommes pas disposés à vous laisser voir la recrue Rowken. Je vous suggère de revenir après votre tournée. Peut-être pourrai-je vous laisser la voir.
- Vous pouvez, vous ne voulez pas ! rugis-je. »
Il fallait que je le tue pour entrer ? parce que si c'était le cas je le fais quand vous voulez.
« Je vous souhaite une agréable journée. »
Il referma la porte et en plus il a le culot de me fermer la porte au nez !
Je me trouvais donc là face à la porte les poings serrés et tremblant de rage. Je donnai un violent coup de poing dans cette porte, rouvrant par la même occasion la blessure que je m'étais faite un peu plus tôt dans la journée. Je réprimai un cri de rage et je me contentai de grogner de dépit.
OxoxO
Que dire sur la tournée des vainqueurs ? Elle est aussi inintéressante, que débordante de peine et de tristesse, à quoi ça pouvait bien servir que je me balade dans tout Panem, pour parader. Qui plus est, je déteste quand il y a du monde, ça me donne des envies meurtrières.
Je réfléchissais sombrement à tout ça en goûtant à un nouvel alcool, du Rhum, un grand classique, il parait, je n'ai jamais été alcool. L'idée de perdre mes moyens m'est désagréable. Qui voudrait se savoir totalement démuni et sans défense, à la portée du moindre problème et même incapable de marcher correctement ? Encore si j'avais aimé le goût… il est pour la plupart du temps amer et je déteste tous ce qui est amer. De toute façon je n'ai jamais été très nourriture ou boisson. Le régime très strict que j'ai toujours dû suivre ne m'a pas donné l'occasion d'approfondir la question et comme, je n'avais pas prévu de l'arrêter, je me contentais de goûter à ceci et de jeter le reste de cela.
Les habitants du Capitol m'entouraient, ils se délectaient presque de ma présence. Je répondais monotonement à chacun d'entre eux, satisfait de l'admiration qu'ils me vouaient. Le problème est que tout ce monde m'agaçait avec ses questions, ses remarques. Leurs simples présences m'énervaient, les habitants du capitol et leurs accents me donnaient envie de m'exploser la tête contre un mur, quoique plutôt la tête d'une de ses dindes qui m'entouraient, tant qu'à faire. Et pour finir, comment pouvait-on être aussi débordant de bonnes intentions envers quelqu'un qui avait tué à lui tout seul onze personnes, pas que je le regrette. Tout ça me dépassait, je n'étais pas fait pour devenir une lubie du capitol mais pour être riche, incroyablement riche et impressionnant, effrayant même.
J'indiquais, à la jeune femme qui était accroché à mon bras, qu'il fallait que j'aille aux toilettes, le fait est que je ne supportais plus de sentir son parfum.
J'entrais donc dans l'hôtel de ville, à la recherche de ces dites toilettes. Je parcourais les couloirs, réalisant qu'ils avaient sûrement installé des toilettes dehors.
« Monsieur Mirvarc, quel plaisir de vous voir, m'interpella une voix sifflante dans mon dos. »
Je faisais volte-face, agacé. J'eus l'honneur et la dignité de constater que cette voix très désagréable à entendre n'est autre que celle du président de notre cher pays. Et il se trouve qu'il est bien entouré, si je m'amusais à compter le nombre de garde dans son ombre, ce serait vraiment long et, à la réflexion, pas drôle… Mais, la question est que fait-il dans ce couloir ? Que fait-il devant moi ?
« Vous vous êtes perdu ? »
Moi ? Me perdre ? J'ai un sens de l'orientation excellent ! Je sais exactement quel chemin prendre pour retourner dans la soirée. Je lui lançai un regard noir et me retenais de lui expliquer que je pourrais retourner sur mes pas les yeux fermés.
« J'ai un marché à vous proposer, continua-t-il. »
Notre discussion ressemblait plus un monologue, mais que répondre à ça ? Je ne pactise pas avec l'ennemi ? Je ne le qualifierais pas d'ennemi, même si il m'est un peu désagréable. La seule personne avec qui je ferai un marché sera le diable, parce que c'est la seule personne à être susceptible de me servir à quelque chose. Alors ne pouvant exprimer mes pensées à voix haute, je me contentai de le regarder d'un regard qui en disait long.
« Mes hommes vont vous présenter une femme de temps en temps et vous, vous vous contenterez de vous occuper d'elle… »
Hum… il veut que je fasse du baby-sitting ? J'ai gagné les hunger games et lui il me demande de garder des femmes… des femmes… la réalité me frappa de plein fouet. Je n'avais jamais été aussi atterré. Le président de Panem venait de me demander de me prostituer ! Il ne pouvait pas être sérieux, un président pouvait vraiment faire ça ? Il avait demandé ça aux autres vainqueurs ? Nan, nan, je m'égare, la question n'était pas si il avait déjà fait cette proposition à quelqu'un mais comment il osait me la faire à moi ? La colère bouillonna dans mes veines. Je me retins de me jeter sur le président et de l'exécuter sur place. Je donnais un violent coup dans le mur.
« Vous me demandez de me prostituer, répliquai-je.
- Non, vous ne recevrez pas d'argent, je m'occuperais de l'argent. »
Il voulait que je me prostitue pour du beurre… Mon self contrôle avait ses limites et il était en train de les mettre à rude épreuve.
« En échange, je garantirai la sécurité de vos proches, il serait dommage qu'il leur arrive quelque chose… »
Je rigolais, il me menaçait de façon pas du tout subtile de s'en prendre à mes proches… Quels proches ? Il aurait dû se renseigner, je ne supportais pas ma mère avec son incessante manie de me prendre de haut, mon père m'avait battu toute mon enfance, mon frère était mort et je pouvais compter le nombre de mes amis avec les doigts de ma main, zéro. Peut-être que certaines personnes prétendaient en faire partie mais ceux-là pouvaient toujours mourir. J'étais déjà sorti avec des filles, mais elles n'avaient pas la moindre importance, alors dites-moi ce que je risque !
Ce qui m'énervait n'était pas qu'il menace des proches imaginaires, mais qu'il me menace moi, et qu'il me prenne pour un faible… je ne suis pas faible ! Je suis un monstre, un tueur, j'ai été élevé pour être démuni du moindre sentiment et il vient m'emmerder avec ses niaiseries ! Il vient me demander de me prostituer alors qu'il devrait me proposer d'éliminer quelqu'un. Enfin, je crois qu'il n'a pas perdu de vue cet aspect de la situation, d'ailleurs tous les gardes qui l'entourent sont prêts à agir. J'allai lui faire part de mon point de vue de la situation quand il me devança.
« Particulièrement la recrue Rowken, elle est bien plus exposé, un accident est si vite arrivé. »
Il osait menacer Nina ! Je vis rouge. J'allais lui sauter à la gorge mais deux hommes anticipèrent mes mouvements et me plaquèrent contre un mur me tenant chacun un bras. Je me dégageai un bras pour donner un coup de coude dans le nez de l'homme qui produisit un craquement sourd et je fracassai la tête de celui qui tenait mon deuxième bras en la propulsant contre le mur. Je m'exécutai une seconde trop tard, trois autres hommes étaient déjà sur moi, ils me plaquèrent contre le mur avec plus d'entrain que les deux précédents.
« Si vous touchez un seul des cheveux de Nina, je vous jure que vous n'aurez plus nulle part où aller ! hurlai-je. »
Il souriait.
« Mais il n'y a aucune raison que cela se produise, puis que vous allez faire exactement ce que je vous demande. »
Tout en moi criait non, mais je gardai le silence, mon regard enflammé. Il venait de se faire un ennemi et pas des moindres. Un jour il me le paiera au centuple, ce jour là il verra ce que ça fait de se mesurer à moi, il verra que c'était la pire idée qu'il n'est jamais eu. Mais en attendant, je le regardais droit dans les yeux et d'une secousse je me dégageai des gardes. Je faisais un pas et je répondais avec colère :
« Qu'est-ce que vous voulez de moi ? »
OxoxO
Je me réveillai en sursaut et je tournai la tête sur la jeune femme étendue à mes côtés. Le président avait eu ce qu'il voulait, j'avais passé la nuit avec cette femme. Je m'assaillais sur le lit, dos à elle et je soupirai. Je n'arrivais pas à croire ce que je venais de faire. J'avais mal à la tête et je ne portais que mon caleçon, ce qui représentait un miracle. Je me rhabillai et je m'éclipsai, il n'était pas question que j'attende son réveil.
J'étais ivre de colère, mes membres tremblaient. Si lors des jeux, j'avais été un tueur sans limites, il verra ce que je peux faire lorsque je suis vraiment motiver. Il s'en était pris à la mauvaise personne ! Je détruirais tout ce qui lui est cher. Enfin je le ferais à la moindre occasion, si occasion il y a…
Il se trouve que les vainqueurs ne sont pas aussi bien traités que l'on le prétend… très bien, mais il se trouve aussi que je suis bien plus dangereux et cruel que chacun pourrait le croire. J'espère pour le président qu'on ne se retrouvera plus face à face.
Je m'entraînerai comme je ne me suis jamais entraîner et il tâtera de ma lame, qu'il soit président ou pas.
Mon premier achat sera un pistolet, au marcher noire bien sûr. Le lancer de couteau avait beau me satisfaire une balle était bien plus efficace, je serai sans aucun doute excellent dans les deux matières. Ce n'était qu'un arc beaucoup plus petit.
Alors oui, mon premier achat aurait une valeur symbolique, je m'entraînerais chaque jour avec la même idée en tête : tuer Snow. Mon problème serait mon désir ardent de survivre, si je tuais Snow, je serais exécuté et Nina par la même occasion, ça n'aurait aucun intérêt.
