Bonjour !

Je suis donc de retour avec un nouveau chapitre, et je tient à remercier celles qui ont reviewer à savoir Aka Serdaigle et Plume De Pan.

Voilà, voilà, je vous laisse lire.


Un nouveau interminable voyage qui me mènerait chez moi. Un même paysage qui défilait une nouvelle fois, les mêmes personnes qui circulaient derrière moi. Même mon mentor évitait d'avoir un quelconque contact avec moi. Je faisais flipper tout le monde, je voyais bien qu'on m'évitait. Cela devait être dû au fait que je poignardais du regard toutes les personnes que je croisais, faute de mieux… de cette façon, j'avais la paix.

Je me laissais tomber sur le canapé et j'allumais la télévision. Il y avait une émission sur le district treize et les mêmes images passèrent, les mêmes images que toutes celles précédentes du district treize. Je zappais. Un gros et « magnifique » singe de je ne sais quel pays du monde prit place. Je zappais. Une fille, une émission sur un défilé de mode, inintéressant. Je grognai en regardant l'écran, il y avait-il une seule émission intéressante et digne d'intérêt ? Je zappais. Une émission sur… moi, ça aurait été intéressant, mais je savais à peu près toutes les choses qui me concernait. Je zappais. Un mec apparut à l'écran, il prit un air de chien battu, en se détourant d'une fille et déclara de façon théâtrale :

« Je suis mauvais pour toi… Bella…»

L'homme fut remplacé par une fille qui pleurnicha :

« Mais je t'aime Edouard ! »

Je roulais des yeux, agacé par tant de mièvrerie. Je me levais, je ne trouverais rien de bien sur cette télévision. Je me dirigeais vers la fenêtre, comment pourrait-on l'ouvrir puisqu'il n'y avait pas la moindre poignée ? Je grinçai des dents. J'avais besoin de respirer le grand air. Je tournai le regard vers la télévision où Edouard embrassait à pleine bouche une Bella aux anges… mon regard tomba sur la table basse. Je souriais. J'attrapais la table basse et je l'envoyais dans la vitre qui se brisa. Une bourrasque de vent ébouriffa le peu de cheveux qui recouvraient mon crâne.

Aaaaah, le vent, je souriais en m'accoudant aux restes de la fenêtre et je continuais à observer le paysage défilé.

Une porte s'ouvrit à la volé sur un homme qui me regarda les yeux écarquillés.

« Mais… je… euh… »

Oui, j'avais cassé une fenêtre, mais on peut m'expliquer pourquoi il avait l'air d'un poisson hors de l'eau ?

« Quoi ? l'agressai-je, j'avais besoin d'air et il y a pas de poignée, ça t'pose un problème ?

- Euh… je… vous »

Et il partit en courant, un peu émotif tout de même.

OxoxO

« Eh, Valerk ! m'interpela une voix. »

Je me tournais vers Enobaria, ma voisine du village des vainqueurs. Je faisais, comme tous les matins, mon jogging.

« 'Y a un gamin qui t'attends sous ton porche depuis environ une demi-heure, je lui ai dit que tu courrais, il n'a rien voulu savoir.

- T'es incapable de faire fuir un gamin ? »

Elle feula en me montrant ses dents et rentra chez elle en riant. Cette femme est tout bonnement incroyable, elle est plutôt sympa et tout le monde l'adore jusqu'au moment où elle ouvre la bouche et l'on puisse voir ses dents taillée en pointe et recouverte d'or. Allez savoir pourquoi, ça met souvent mal à l'aise les gens.

Je continuai le reste du chemin en marchant. Il y avait, en effet, un gamin assis sous mon porche, il jouait avec quelque chose que j'étais incapable de distinguer. C'était le même gosse qui avait été sélectionné pour mes jeux. Quand il m'aperçut, je n'étais pas très loin à cinq mètres environ, il se leva d'un bon.

« Je t'attendais, me déclara-t-il.

- C'est ce que j'ai cru comprendre… »

Ce fut à ce moment précis que j'aperçus l'hématome sur sa joue gauche. Je grinçai des dents et d'un coup de menton le lui désignais.

« C'est quoi ça ? lui demandai-je. »

Il porta sa main à sa joue et un air triste lui barra le front. Il baissa les yeux et m'expliqua :

« J'ai suivi ton conseil, je leur ai dit que tu t'occuperais d'eux s'ils me frappaient de nouveaux, ils m'ont ri au nez… un grand carrière comme toi, protéger un orphelin… ils ne m'ont pas cru. Alors je me suis défendu comme tu me l'as dit et… » Il déglutit difficilement «… et tout a empiré ils ont frappé plus fort que d'habitude, plus fort qu'ils ne l'ont jamais fait. Je ne sais plus quoi faire. Il faut que tu le fasses… même…. même si tu m'as dit que je devais être convainquant, que tu ne ferais pas une déclaration publique et tout ça. »

Je le regardais, je devrais peut être avoir pitié de lui, après tout mon père me frappait quand j'étais gosse. C'est d'ailleurs mon frère qui m'avait défendu, bon j'avais huit ans et si ça avait continué je me serai sûrement débrouillé tout seul avec un couteau… mais le fait est que mon frère de neuf ans et moi qui n'avais que huit ans nous nous étions très bien débrouillés. Mais lui, il n'avait pas de grand frère, ce n'était même pas son père qui s'en prenait à lui mais de parfaits inconnus… du moins c'est ce qu'ils devaient être au début. Et puis, il était loin de ce que j'étais à huit ans.

Mais je ne suis pas un super héros, près à sauver les orphelins en détresse. Je suis un carrière, bon sang, un carrière sanguinaire, un tueur sans merci… et c'était pour toutes ces raisons que j'allais le défendre. Le défendre serait une occasion en or de me défouler, j'en avais grandement besoin depuis mon entrevue avec Snow, casser une fenêtre ne me suffisait pas, il me fallait une personne matériel.

Me voyant réfléchir, il s'exclama :

« Je t'en supplie ! Je ferais tout ce que tu veux, il faut juste que tu leurs fasses peur, tu peux faire ça !»

Il ferait tout ce que je veux ? Mais comment un gamin de sa taille et de sa corpulence qui n'est même pas capable de se défendre tout seul pourrait m'être d'une quelconque utilité ?

« Alors tu veux bien ? me demanda-t-il en me suppliant du regard. »

Qu'il arrête avec son air de chien battu ou je jure que je l'étrangle !

« Que les choses soit claires, gamin, je ne suis pas ta baby-sitter qui viendra voler à ton secours chaque fois que quelqu'un fera quelque chose qui te déplaît. »

Un grand sourire apparut sur ses lèvres. et je grinçai dents en me retenant de lui envoyer mon poins dans le ventre pour le faire disparaître de ses lèvres. Ne pas perdre de vue que je vais avoir des pungching ball bien plus divertissant.

« Arrête de sourire comme un idiot. »

Il souriait de plus belle en me glissant :

« Tu ne sais même pas comment je m'appelle.

- Et je m'en contrefiche, gamin, lui répliquai-je, c'est comme ça que je t'appelle et ça me suffit. Ça te pose un problème ? »

Il secoua énergiquement la tête en me répondant :

« Nan, j'aime bien les surnoms.

- Joue pas au plus con avec moi. Bon on y va ou tu comptes attendre que je change d'avis et que je décide de plutôt me défouler sur toi ? »

OxoxO

« C'est eux. »

Je regardais les quatre types, un sourcil levé. Ils étaient quatre pour s'en prendre à un seul gosse ?

« Hum, tous les quatre ? le questionnai-je. »

Il hocha frénétiquement de la tête en acquiesçant. Bon, bah alors, passons aux choses sérieuses. Je me tournai vers le petit et d'un coup de menton, je lui demandai :

« Tu t'appelles comment, gamin ? »

Il releva rapidement la tête, il souriait :

« Jérémy, Jérémy Hilton.

-Arrête de sourire, tu me crispes.»

Il me lança un regard inquiet et je levais les yeux au ciel. Je me dirigeai droit vers les quatre types.

« Eh, vous ! »

Ils se tournèrent vers moi, dans un même mouvement. Leurs visages prirent une expression étonnée.

« Vous connaissez le petit Hilton..? »

Ils m'entourèrent, ils pensaient vraiment avoir la moindre chance face à moi ? Je souriais.

« Il m'a dit que vous ne l'aviez pas cru, leur dis-je en secouant la tête d'un air déçu.

Tu crois nous faire peur, petit ?»

PETIT ?! Ils ont vraiment fait un mauvais choix de vocabulaire. Je ne saurais tolérer le fait que l'on m'appelle petit. Ils vont le regretter, amèrement le regretter.

« Je vais vous le dire une seule fois, si vous touchez de nouveaux Hilton, vous le regretterez toute votre vie, qui sera alors probablement courte. »

Ils rigolèrent et je levais les yeux au ciel. Ils sont sûr d'eux car ils sont quatre, c'est l'effet de groupe. Ça ne durera pas.

« C'est pas parce que t'as gagné les hunger games qu'on a peur de toi. T'as faillis de faire tuer par deux gonzesses. »

J'ai faillis me faire tuer par deux gonzesses ? C'est vrai, mais l'une d'entre elles étaient sur entraîné et elle n'aurait eu aucune difficulté à les tuer. Je commençai à m'en aller, je n'allai sûrement pas débattre sur ma capacité à tous les tuer. Je n'avais rien à prouver. Ils ne se décalèrent pas pour me laisser passer et à la place l'un d'entre eux essaya de me donner un coup de poing, je l'esquivais.

« Vous êtes aussi idiot que je le pensais. »

Je ripostai sans la moindre hésitation. Je ne me battais pas, je les défonçais dans les règles de l'art. Je ne m'arrêtais de cogner que lorsqu'ils furent tous quatre à se dandiner et à gémir à mes pieds. Je soupirai, cela faisait tellement de bien de se défouler. Je m'en serait bien fait un cinquième, un peu plus compétent de préférence, ou un pacificateur. Je me vois bien défoncer un pacificateur, jusqu'à ce qu'il gémisse à mes pieds. Ou le président Snow en lui crachant à la gueule de se trouver une autre pute. Quoique je pourrais aussi me battre avec ce connard qui a tuer mon frère.

Mais pour l'heure, je devais me contenter de ces quatre types qui gémissait à mes pieds. On pouvait leur reconnaître cela, il étaient très doué pour gémir. Je donnais un coup de pied dans l'estomac de l'un d'entre eux, pour la forme et je leur intimait un dernier conseil.

« Un dernier conseil, ne touchez plus au gamin. »

Je m'en allai sans leur accorder un regard de plus. Le gamin me regardait, abasourdi.

« Tu les as tabassé. Ils vont bien ? Ils vont survivre ? »

Je lui passai devant en le regardant avec agacement.

« Ce n'est pas mon problème. »

Il me suivit en courant et continua de se plaindre :

« Mais… mais… »

Je me tournai franchement vers lui.

« Si tu voulais que je leurs tape la discute tu aurais dû t'adresser à quelqu'un d'autre, j'ai toujours régler mes problèmes de façon musclé. Je suis déjà gentil de régler les tiens.

-Oui, mais…

- Non, pas de « mais », à partir de maintenant tu te tais et tu écoutes. J'ai fait ce que je t'avais promis, j'ai fait en sorte que ces hommes ne s'en prennent plus à toi… Ni à une quelconque autre personne, il ne sortiront pas de l'hôpital avant longtemps, s'ils en sortent. »

Je recommençai à marcher, il me suivit en trottinant.

« On fait quoi maintenant ? me demanda-t-il.

- On observe le silence. »

Je peux vous assurer qu'il est vraiment nul pour ça.