Bonjour, bonsoir?

Me voilà donc après une longue absence pour poster ce nouveau chapitre, en espérant qu'il vous plaira. Et merci au lectrice qui ont laissé une review.

...

Pour la première fois de ma vie, j'avais peur. Je n'avais pas peur d'aimer, il faut être idiot d'avoir peur d'aimer, personne n'y peut rien. Non, j'avais peur que si je la revoyais les choses empireraient, parce qu'une chose est sûre, j'étais prêt à faire n'importe quoi pour que Nina aille bien.

Et, je voulais que Nina aille bien, plus que n'importe quelle autre personne, plus que moi-même. Elle était juste tout ce que j'avais et c'est assez risible que c'est seulement après tout ce temps que je m'en rende compte.

C'est assez effrayant de constater que votre vie est dictée, de s'apercevoir que l'on a perdu le contrôle et que la seule façon de le récupéré est de tuer le président de Panem. C'est un sacré chalenge à relever mais je me porte volontaire sans la moindre hésitation.

Oui, c'était la première fois que j'avais peur, depuis longtemps. Mais où est le courage s'il n'y a pas de peurs ? Après tout, on m'avait entraîné toute ma vie pour me battre, il est naturel que j'aie plus peur de quelque chose de nouveau comme le chantage.

Le même pacificateur que la fois précédente ouvrit la porte et il me regarda avec agacement. Mais cette fois au lieu de l'entrouvrir et de me demander ce que je voulais, il l'ouvrit complètement et s'effaça pour me laisser entrer.

« Elle fait quelque chose qui nécessite, entre autre, qu'elle soit présente, alors il va falloir que vous attendiez. »

Je soupirai, en faisant un bref état des lieus, une salle banche aux mobiliers gris, mobiliers qui se résumaient à un bureau caché derrière une vitre et de quelques chaises. Il y avait deux autres portes, une qui menait au bureau. La salle était en forme de L.

« Vous pouvez vous installez. »

Je l'ignorais en me demandant ce qui pouvait bien me valoir tout ce respect, sûrement sous ordre du président. Je m'adossais à un mur. Il haussa les épaules et s'assit derrière le bureau pour se plonger dans de la paperasse.

Une des portes s'ouvrit et deux pacificateurs entrèrent. Je me redressais. D'où j'étais ils ne me voyaient pas et moi non plus, mais à entendre leurs allures lourde, il n'y avait pas de doute sur le fait que ce soit deux pacificateurs, en plus, me trouvant dans l'antre des pacificateurs, il aurait été étonnant que ce soit un vendeur de poisson…

« 'est pas possible, répliqua l'un d'eux.

- Si, si, il lui a défoncé le crane en le balançant contre un mur. En plus, il était à main nue.

- Et il s'est attaqué au président seul ? reprit la première voix.

- Ouais, on ne parle que de ça… ce vainqueur est taré, je ne sais pas comment il a fait pour buter un pacificateur à main nue et pour se dégager de la poigne d'un autre, mais… »

Les pas s'arrêtèrent. Ils parlaient de moi, cela ne faisait aucun doute.

« …t'as bien vu au hunger games quand il a attrapé la flèche au vol ? C'était incroyable… continua-t-il.

- Ouais, bah, ça explique pas comment il aurait pu tuer un garde d'élite du président… oublie pas que ce sont les meilleurs. »

Ils finirent par arrivé à ma hauteur et il y eut quelques secondes de suspens avant qu'il ne réalise qui j'étais. Leur première réaction fut de dégainer leur pistolet. Je soulevais un sourcil, amusé par la situation.

« Mais, qu'est-ce qu'il fait ici ? Walt' ! Qu'est-ce que le vainqueur fout ici ? beugla-t-il. »

Je tournai brièvement la tête vers le bureau du vigile, le bureau de Walt. Celui-ci se précipita à l'extérieur en nous regardant.

« Nan, mais ça va pas, baisser vos armes !

- Qu'on baisse nos armes, alors que cet enfoiré a tué un des nôtres et qu'il est chez nous ! Hors de question !

- J'ai des ordres, baissez vos armes. »

Celui qui était dubitatif quant à la véracité des propos de son ami baissa son arme. L'autre lui lança un regard et répliqua :

« Je suis ton supérieur, alors ne me donne pas d'ordre. »

Je me mis à rire sous le regard étonné des pacificateurs. En toisant son insigne avec mépris, colonel.

« A mon avis, les ordres viennent de bien plus haut qu'un simple colonel des pacificateurs, je ne suis pas le genre de mec à traiter avec des hommes en bas de la hiérarchie, j'préfère le haut du panier.

- Les ordres viennent de la capitale, alors baisse ta putain d'arme. »

Le pacificateur s'exécuta non sans me lancer un regard noir.

« J'peux savoir ce qu'il fout ici ?

- Non, répliqua implacablement l'interpelé, file moi les papiers et casse toi. »

Le colonel grinça des dents et lui tendit une pochette. Il s'en alla avec le peu de dignité qu'il lui restait, suivit par l'autre pacificateur.

OxoxO

Je regardais Nina retirer son casque et dévoiler ses cheveux bruns aussi court que les miens et je me rendais compte que j'étais bien loin de ce que j'étais avant les hunger games. Je me faisais pitié, j'étais là à défendre une personne que j'aurais pu tuer, que j'aurais dû tuer quelques mois plus tôt. Nous nous regardions tous deux étonné des personnes que nous étions devenus, tous les deux biens loin de nos projets. Moi qui me prostituai pour la préserver de tous dangers et elle qui était pacificateur, alors que l'un d'entre nous devrait être mort.

Sous mes yeux et sous ceux du garde qui m'avait escorté elle retira son armure, pièce par pièce, dévoilant un peu plus à chaque seconde sa peau brune. J'avais les poings serrés, mais je ne bougeais pas, respectant le temps qu'elle se donnait pour réfléchir, sans doute. Je me contentais de l'observer, je ne pouvais pas croiser son regard mais je m'imaginais très bien ses yeux noirs que je connaissais par cœur. Ce qui me troublait le plus était ses cheveux, ils étaient si beau, elle allait chez le coiffeur une fois par mois pour qu'il lui arrange ses dreds. Et maintenant, ils étaient incroyablement court. Je ne dirais pas que ça ne lui allait, mais le fait est que pour quelqu'un qui ne l'avait jamais vu qu'avec des dreds c'était troublant... Ce petit détaille certes futile me servait sans doute à me détendre, à m'occuper l'esprit, la présence du pacificateur me rappelait que je n'étais qu'un pion sur le grand échiquier de capitol, un pion qui servait à financer les projets illégaux, à n'en pas douter, de Snow. Sa présence me rappelait ma décision de ne pas parler à Nina du petit accord qui m'unissait à notre détestable président, à notre détestable dictateur devrais-je dire.

La dernière pièce d'armure tomba au sol dans un léger tintement métallique. Elle marqua une pause et me déclara calmement :

« J'ai beaucoup aimé comment t'as tué la fille avec la flèche, c'était mémorable, presque légendaire. »

Je riais, notre séparation de quelques mètres se rompit rapidement et je la prenais dans mes bras en l'embrassant, elle n'eut pas même une seconde d'hésitation pour partager mon baiser.

Je sentis un mouvement dans mon dos, le pacificateur s'en allait silencieusement, aussi silencieusement qu'il le pouvait, avec ses bottes de fer qui martelaient le sol. Il devait considérer qu'il en avait assez vu et ce qui allait suivre serait un peu trop… intime.

OxoxO

« Pouquoi tu ne t'es pas porté volontaire ? »

Elle me détailla du regard, réfléchissant aux mots qu'elle allait prononcer. Elle avait toujours été comme ça, calme et réfléchie. L'exact opposé de moi. Quand je m'énervais, elle attendait que l'orage passe ; quand j'hurlais, elle me disait que j'étais ridicule quand je frappais, elle esquivait.

Dire que j'étais anxieux face à son silence me répugne mais voilà, c'était le cas. Elle se redressa dans mes bras, nous étions dans sa chambre. J'ignore si l'on peut appeler ça une chambre, c'était plutôt une petite cellule dotée d'un lit, d'une commode et d'une salle de bain.

Elle inspira profondément et répondit :

« Ces jeux ne pouvaient que mal finir. »

Je hochai la tête, on le savait depuis le début que ça finirait mal. L'un de nous d'eux au moins devait mourir. C'était dans l'ordre des choses, c'était dans ce but que l'on nous avait élevé. Mais elle n'avait jamais dit être contre. Elle ne s'y était jamais opposé d'une quelconque façon, elle suivait les leçons sans rechigner.

« Pourquoi tu ne m'en as jamais parlé ?

-Oh, Valerk, s'il te plait, tu m'aurais ri au nez, je te connais. Tu ne vivais que pour les hunger games. »

Je ricanai. Elle avait probablement raison je l'aurais traité de folle. Je lui aurais dit que l'on ne peut pas échapper au system. Au fond, Nina avait été bien plus courageuse que moi. Oui, elle avait eu le courage de sortir du chemin, de s'écarter de la voie tracée, alors que j'avais suivi la route pour laquelle on m'avait élevé.

« Tu m'as manqué.

-Toi aussi, il paraît que tu aurais déplacé une montagne pour me voir ! »

Je m'esclaffai bruyamment et la prenant dans mes bras.

« J'aurais affronter une armée pour te voir. »

Elle m'embrassa. Et ça, ça c'est notre façon de dire : je t'aime, et croyez-moi, ça veut bien plus dire que ces trois stupides mots car s'il avait fallu je n'en aurais fait qu'une bouchée de cette armée. Oui c'est niais au possible, mais je préfère penser que c'est ça la vie. Une petite touche de rose bonbon dans le noir infini de la nuit.