Salut tout le monde,

Oui, je sais, ça date beaucoup depuis le dernier chapitre mais bon, me revoilà, donc je vous souhaite à tous une bonne lecture et tiens à remercier tout particulièrement cloclo-sorcière-mégalo pour ses reviews.

Merci aussi à tous les lecteurs anonymes qui lisent, hésitez pas à laisser une petit mot, ça fait toujours plaisir !

Chapitre 7

« Tu joues à quoi ? »

Anna Quendal, la fille s'étant portée volontaire regardait Enobaria avec indifférence et une pointe de mépris. Enobaria était vraiment extraordinairement calme avec une gamine aussi agaçante en face d'elle. Anderson était assis à côté de moi et on regardait la scène avec un léger amusement. Anderson adore voir les gens s'énerver.

« Comment ça ?

-Tu n'avais pas le droit de faire ce que tu as fait, tu as empêché quelqu'un de se porter volontaire et tout ça pourquoi ? Tu ne tiendras pas deux secondes dans l'arène. Tu ne mérites pas de vivre. Je préfère que ce soit un des carrières du un qui gagne plutôt qu'une fille égoïste qui a détruit la vie de deux filles.

-C'était mon droit, je peux me porter volontaire quand je veux.

-Et qui va se porter volontaire au soixante-quatorzième hunger games ? Personne puisque tu devais le faire, c'était ton année ! »

Anna ricana.

« Nina Rowken ne sait bien pas porter volontaire. »

Je me redressai brusquement.

« Qu'est-ce que t'insinue ?

-Elle a préféré ne pas se porter volontaire et ça a tué cette fille. Elle est lâche. »

Enobaria garda le silence sachant parfaitement pour ma relation avec Nina. Je me levai et j'attrapai Anna par la gorge pour la plaquer contre un mur, elle porta ses mains à mon poignet et elle me griffa et me donna des coups de pieds. Ses yeux me montraient toute la peur qu'elle ressentait, son expression de mépris et d'arrogance bien loin derrière. C'était très différent de la discussion qu'elle avait eue avec Enobaria, Enobaria se maîtrisait complètement. Il était clair pour tout le monde que ma vie était dictée par mes émotions.

« Tu insultes de nouveau Nina et je te jure que ce sera la dernière chose que tu feras. »

Je crois que le truc qui effrayait les gens chez moi c'était que l'on pouvait voir dans mon regard que je ne balançais pas les menaces en l'air et que je pouvais déraper à chaque instant. J'étais, disons, instable.

Je la relâchais et je quittais la pièce, énervé. Si j'avais entendu un mot de plus sortir de sa bouche, je crois que je l'aurais encastré dans le mur.

OxoxO

« Efface ce sourire idiot de ton visage. Tu es un carrière, tu ne souris pas. »

Je regardais d'un air sévère le jeune homme, qui ne se défit pas de son sourire. Il était ridicule avec son costume de maçon marron et lui il souriait comme un débile, comment voulait-il que je lui trouve des sponsors s'il n'était pas foutu de se comporter correctement ?

« Mais ils sont à poil, A POIL ! »

Et sur ces mots, il explosa de rire, je tournais un regard agacé vers les tributs du distrct douze. Ils étaient en effet nus et couvert d'une poudre noire qui devait faire penser à du charbon. Ils avaient accepté de défiler de la sorte ? Parce que quand on a un physique avantageux, je veux bien que l'on soit d'accord mais eux ne sont pas précisément dans ce cas. Ils auraient au moins pu demander un caleçon parce que là franchement ils me font plus pitié qu'autre chose.

Les tributs du un étaient déjà aller leur dire bonjour et ils étaient actuellement en train de se foutre allégrement de leur pomme. Et franchement à leur place, je leur ferais bouffer leurs ridicules écharpes de velours. Il va sans dire que même, étant complètement extérieur à la situation, j'ai une surprenante envie de les tuer. Mais ce n'est pas entièrement dû au fait qu'ils soient entrain de rire très bruyamment mais plutôt au fait que leur mentor soit encore le type qui a tué mon frère et qu'il soit tout aussi amusé qu'eux.

Je donnais un coup à Anderson qui rigola de plus belle. Enobaria se dirigea vers les deux tributs ridicules qui avaient le regard baissé sur le sol et dont les stylistes étaient entrain de prétendre que ça allait faire un ravage même s'ils auraient voulu que leur tribut soit un peu moins maigre, ça aurait fait meilleure impression.

Elle se posa devant eux et les obligea ainsi à lever les yeux sur elle. Elle les détailla du regard sans la moindre gène et vue que les deux tributs tentaient de cacher ce qui peut l'être, je dirais que, eux, sont légèrement gênés. Un petit ricanement méprisant s'échappa de sa bouche.

« Vous avez fait fort cette année. »

Puis elle les regarda de la tête aux pieds avec mépris, elle passa ses cheveux sur son épaule dans un geste sensuel et s'en alla me rejoindre à côté du chariot de l'abruti finit que j'entendais glousser derrière moi. Je me tournai vers Anderson et, cette fois, je lui donnai un puissant coup de pied dans le tibia et il gémit de douleur, en grommelant qu'il allait vraiment falloir que j'envisage les cachets.

« Tu te souviens ce que les profs t'ont dit ? Tu souries, mais pas trop. Tu regardes le publique, sans donner plus d'importance à qui que ce soit. Et enfin, tu te tiens droit. » je me tournais vers Enobaria. « J'ai oublié quelque chose ? »

Elle secoua la tête avec légèreté.

« Très bien. Va sur ton carrosse. »

Il y eut un compte à rebours et la voix stridente et désagréable de Flickerman retentit à mes oreilles. Le carrosse du un s'ébranla et se mit à avancer, bientôt suivi par celui du deux. Et voilà que tous les chariots tirés par de magnifiques chevaux se mettaient à avancer dans un mouvement parfaitement bien exécuté.

« Mirvarc. J'ai toujours voulu te parler. »

Je tournais la tête vers le type qui avait prononcé ces mots et je me retins de justesse de me jeter sur lui pour l'égorger. Comment avait-il eu le culot de m'adresser la parole ? Il avait tué mon frère presque sous mes yeux puisque je l'avais vu en direct à la télévision, et je l'avais revu, encore et encore, à chaque rediffusion. J'avais regardé la scène avec une haine et une colère à chaque fois grandissante. Il osait m'adresser la parole ? J'allais vite lui montrer que c'était l'une des pires décisions qu'il n'est jamais eu le loisir de prendre.

« J'peux vite faire en sorte de changer ça. »

Mes yeux étaient plantés dans les siens, attendant une quelconque trace de peur, mais je ne pus en trouver, juste de la surprise et du mépris. DU MÉPRIS ?! J'allais lui donner un coup de poing dans l'estomac quand une main se posa sur mon épaule, légère mais puissante. Enobaria.

Je me tournais avec colère vers elle, et dans ces yeux je pus lire : « Ce n'est pas le bon moment. » et mes yeux lui crièrent « Il a tué mon frère. Ce sera toujours le bon moment. ». C'était imparable, tellement simple, il avait tué mon frère, je devais le tuer. Élémentaire.

D'un violent mouvement d'épaule, je dégageais la main d'Enobaria. Je la sentis reculer, elle avait essayé de me raisonner, maintenant il était naturel qu'elle préfère ne pas être impliqué. Avant que je n'eus esquisser le moindre geste, il prit la parole d'une voie assurée qui me donna une folle envie de lui arracher la langue :

« Tu ne m'en veux pas quand même ? Enfin ce sont les jeux, toi aussi, tu as tué des enfants qui avaient une famille. Tu l'as bien vu durant la tournée des vainqueurs comme je t'ai vu durant ma tournée, j'ai vu que tu me haïssais pour avoir été meilleur que ton pathétique frère. Tu as vu à quel point il a été facile à tuer ? Un jeu d'enfants. Dommage que s'est été aussi rapide, j'aurai adoré le voir me supplier. Mais, ça a dû être dur pour toi, voir à quel point il était faible. Je suis sincèrement désolé. »

J'étais figé, incrédule. Comment osait-il me provoquer de la sorte ? Bafouer la mémoire de mon frère ? Le traiter de faible ?

Je le haïssais à un tel point que c'était au-delà des mots, au-delà de tout. Il voulait que le frappe, que l'on se batte, je ne lui donnerais pas ce plaisir. Pour, sans doute, la première fois de ma vie, je ne riposterais pas à travers la violence physique, pas alors que l'on pouvait m'arrêter. Je le tuerais, mais avant je voulais le voir pleurer, supplier, s'excuser. Mon propre sang-froid m'étonna moi-même, pourtant, c'est la voie posée, implacable et pleine de menace que je prononçais ces mots :

« Je vais te tuer, ni maintenant, ni ici. Sache juste que ça arrivera, un jour. Et ce jour, je ne vais pas me contenter de te tuer. Ce serait trop facile, je veux te voir pleurer, je veux voir la souffrance dans le regard de ta famille quand ils verront ton corps éviscéré en direct à la télé. Mais ce ne sera pas seulement parce que tu as tué mon frère mais parce que, même après sa mort, tu n'as pas montré une once de respect envers lui. Ouais, je te jure que je vais te tuer, et s'il y a bien une chose que je fais, c'est tenir mes promesses. »

Tout au long de ma tirade, son sourire arrogant avait disparu et je mettais inconsciemment avancer de façon à ce que nos visages ne soient plus qu'à une dizaine de centimètres. Son expression était impassible, mais on savait tous les deux que je mettrais tout en œuvre pour respecter ma promesse.

Je voulais qu'il ait peur. Je voulais qu'il se demande quand je frapperais, qu'il sache que ça arrivera un jour ou l'autre, peut-être demain, peut-être dans dix ans. Juste un jour.

Un pacificateur entra dans la salle, ferme et droit, il avait beau être en costume sa démarche puait la Noix, sa façon de se tenir, sa façon de me regarder. Il se dirigea vers nous et je me tournai lentement vers lui. S'il était là pour la raison que je pensais, il avait plutôt intérêt à repasser.

« Monsieur Mirvarc, désolé de vous importuner mais je me vois dans l'obligation de vous demander de me suivre. »

Les poings serrés, je fis circuler mon regard dans la salle et je pus constater qu'Odair était affublé du même genre d'individu. Alors lui aussi ? Quand nos regards se croisèrent la question ne se posa plus, ni pour lui ni pour moi. Il y avait dans son regard une colère contenue et de la souffrance. Donc Snow ne se contentait pas de faire du chantage avec moi, il manipulait également Odair. Du haut de ses dix-sept ans, il était condamné à se prostitué, et ça devait probablement daté de sa victoire à laquelle il n'avait que quatorze ans. Nous devions être les seuls dans cette position, ma fois très désagréable.

Je fis claquer ma langue et en lançant un regard courroucé à Enobaria qui me détaillait du regard, qui nous détaillait du regard, avec un mélange de pitié, de compassion et d'amusement. Si elle continuait à me regarder de la sorte, je ne peux pas promettre que je vais encore me retenir longtemps de lui tordre le cou, dents pointues ou pas.

Je retournai le regard vers Filcher, le meurtrier de mon frère et ce connard souriait. Il savait de toute évidence ce que signifiait cette mascarade et j'étais étonné qu'il n'en fasse pas partie, après tout s'il n'était pas magnifique, il était loin d'être moche. Mais le sourire dessiné sur les lèvres fut la goutte qui fit déborder la vase. Certes je n'allais pas le tuer maintenant, mais j'allais lui faire comprendre que je ne suis pas le genre de personne dont on se fout de la gueule. J'attrapais la cravate du vainqueur et, avant qu'il n'ait esquissé le moindre geste, je lui donnai un coup de boule qui l'envoya valser plus loin.

Le pacificateur se précipita vers moi, et me signifia avec un grand désarroi que ce genre de comportement était entièrement proscrit. Comme si j'en avais quelque chose à secouer de qui était interdit.

Je suivis le pacificateur de mauvaise grâce et nous nous retrouvions tous les quatre dans le couloir qui menait on ne sait où. S'il croyait que j'allai les suivre sans rechigner il se fourrait le doigt dans l'œil, et bien profond. Je posais une main sur l'épaule du pacificateur et je lui demandai d'une voix vibrant de colère où ils pensaient m'emmener comme ça. Il se tourna lentement vers moi et répondit avec une lenteur qui me donna envie de me taper la tête contre le mur :

« Certaines personnes ont envie de vous voir.

-Sans blague, on peut savoir pourquoi maintenant ? Et pourquoi il n'y a qu'Odair et moi ? »

Ce dernier me lança un regard ennuyé. Ce fut lui qui me répondit, ils ne venaient chercher que les vainqueurs dont ils avaient besoins, or c'était d'Odair et de moi dont ils avaient besoin. Si tel était le cas, je n'osais imaginer le genre d'endroit dans lequel ils nous emmenaient.

OxoxO

L'hôtel dans lequel on nous a emmené était magnifique, une grande tour de style avant-guerre, tout de verre et d'acier. Etincelant dans la nuit, tout simplement majestueux. Nous devions voir des sœurs, bien sûr j'avais écopé de la plus grande puisqu'Odair n'était pas encore majeur. Il avait donc eu la petite blonde souriante qui avait hurler en le voyant et la mienne avait de longs cheveux bruns qui lui tombait dans le dos en boucles souples.

Nous étions tous les deux dans une chambre. Elle s'assit sur le lit en me regardant silencieusement. Il y eut un moment de suspens et je me décidais enfin à me déshabiller. De toute façon, ça allait finir comme ça, alors autant bien commencer.

Elle me regarda faire la bouche entrouverte, un air choqué collé au visage. Je n'eus que le temps de retirer ma chemise avant qu'elle s'exclame :

« Arrête ! »

Je soulevai un sourcil avant de la regarder.

« Quoi ?

-Ce n'était pas du tout comme ça que ça devait se passer, souffla-telle.

-Comment ça ?

-Je, eh bien, tu ne peux pas juste te déshabiller, sans aucun préambule. »

Elle ne voulait quand même pas que l'on fasse des préliminaires ?

« Tu veux quoi au juste ?

-Euh, je ne sais pas, qu'on fasse connaissance. »

C'était encore pire.

« Je crois que l'on s'est mal compris. Je ne suis pas une espèce de psy à qui tu vas raconter tout tes problèmes d'enfant pourri gâté, je ne suis rien d'autre qu'une pute de luxe. On va coucher ensemble, tu vas le raconter à toutes tes petites copines et ce sera très bien. »

La fille était clairement outrée, j'ignore à quoi elle s'attendait mais elle aurait probablement dû choisir Odair. Je n'allais certainement pas l'écouter parler, je détestais écouter les gens raconter leur vie, mais alors une fille avec qui je devais coucher, ce n'était pas question.

« Une pute de luxe, répéta-t-elle incrédule. Tu n'es pas une pute de luxe. Tu es un vainqueur, tu es un dieu vivant.

-T'as payé combien pour me voir ?

-Euh.. je... ce n'est pas le problème, j'ai payé pour te voir, pas pour coucher avec toi. Si on n'a pas de feeling, je.. on ne le fera pas.

-Je vais être franc avec toi, on aura aucun feeling, je déteste le Capitol, tous ses habitants, tout ce qu'il représente.

-Je suis différente.

-J'en doute, mais peu importe à vrai dire, j'en ai rien à foutre de qui tu es, qu'on le fasse ou qu'on ne le fasse pas ce soir, je ne te verrais plus jamais et ce ne sera plus qu'un vague souvenir, alors tu ferais mieux de te décider. »

Elle fronça les sourcils, les choses se passaient probablement très différemment de ce qu'elle avait voulu.

« Je m'appelle Vanessa. »

Je fermais les yeux d'exaspération. Cette phrase ne pouvait annoncer qu'une très longue soirée.

OxoxO

« Anderson, est-ce que, pour la millième fois, tu peux fermer la bouche en mangeant ? demanda Enobaria. »

Ce dernier leva le regard de son assiette remplit de purée de carottes, je me demandais par quel moyen Anderson pouvait ingurgiter autant de nourriture, il en était à sa huitième assiette. On avait sectionné les plats avec soin pour que ça ne perturbe pas son régime mais il était capable d'ingurgiter une quantité incroyable de purée de carotte et de pavés de saumons que j'en venais à douter s'il n'allait pas exploser.

Anderson ferma la bouche et avala la purée avec un son guttural répugnant. Enobaria se leva de table et claqua qu'elle ne pouvait supporter de manger avec un tel porc. Anderson se tourna vers moi et avec la mine de chien battu dont il avait le secret, il me demanda :

« Mais qu'est-ce que j'ai fait ?

-T'es juste le mec le plus dégueulasse que je n'ai jamais vu, claqua Anna. »

Anna était comme ça, toujours blessante et cassante. Elle faisait toujours des commentaires et je voyais bien qu'Anderson ne savait sur quel pied danser avec elle. C'était plutôt évident de voir qu'il était gêné, sa fourchette stoppée à quelques centimètres de sa bouche et le regard dirigé vers moi dans je suppose un appel au secours. Je ne comprenais pas pourquoi il se laissait atteindre et insulter par cette gamine. A sa place je lui mettrais une bonne baigne pour lui apprendre la vie.

« Bon Anna, j'crois qu't'as assez mangé.

-C'est pas moi qui suis en train de m'empiffré depuis au moins un quart d'heure, riposta-t-elle.

-Joue pas avec mes nerfs et tires-toi. »

Elle se leva avec un air outré et s'exclama :

« Juste parce que Anderson ne sait pas se tenir à table, je ne peux pas manger en paix ?

-Non, effectivement et tu vas donc te casser avant que je ne m'énerve. »

Elle tapa du pied comme l'enfant insupportable qu'elle était.

« C'est pas juste ! Vous me détestez juste parce que je me suis portée volontaire. »

Je me levais pour la regarder droit dans les yeux.

« Tu as entièrement raison. La vie n'est pas juste. Les districts sont asservis par un Capitol surpuissant et sont forcés d'envoyer leurs enfants à l'abattoir. C'est injuste. Mais ne te crois pas exceptionnels en disant que je te déteste. Tu n'es qu'un petit moucheron qui m'insupporte et que le savoir-vivre de notre société me retient à grande peine d'écrabouiller. Mais tu n'es qu'un nom de plus sur une grande liste. Alors fous-moi le camp avant que je ne te raye de la liste. »

Elle grinça des dents en me mesurant du regard. Elle dut juger qu'elle n'était pas de taille car elle fit volte-face et s'en alla. C'était vraiment épuisant de s'occuper de gamins toute la journée. Alors que je pourrais être en train de faire tellement de chose, m'entraîner au lancer de couteau, être avec Nina, tirer dans des cibles…

« J'ai plus faim. »

Exténuant.