Hey ! Chapitre 2 is here.

J'préfère prévenir que je ne sais pas du tout comment cette histoire va tourner, omg :P On peut dire que j'ai une sorte de fil conducteur dans ma tête, mais je ne le suis quasiment jamais quand j'écris, donc...

Disclaimer : Je ne possède pas Star Wars. Dans le cas contraire, il y aurait déjà un film sur la romance entre Dooku et Dark Maul ;D

Allez, bonne lecturation.


Chapitre 2 : Le réveil sans forces

Obi Wan fut tiré de ses songes par une chaleur intense au niveau de sa paupière. Il ouvrit rapidement les yeux, pour les refermer aussitôt. Il avait maintenant la sensation que ses deux rétines venaient d'être grillées, et un grognement de douleur échappa des ses lèvres. Un énorme marteau cognait contre sa boite crânienne dans un rythme régulier et assourdissant. Il tira les couvertures le plus haut possible au dessus de lui et s'emmitoufla dedans. Après un moment dans le noir, il tenta à nouveau de battre des paupières, lentement, sa main tendue devant les yeux, doigts écartés pour voir à travers, sans risquer de se faire agresser une fois de plus.

Ce qu'il avait prit pour un jet d'acide quelques minutes auparavant se révéla n'être que les rayons du soleil qui passaient entre les pales des volets, à demi-fermés. Il se retourna dans le lit et enfoui sa tête dans l'oreiller. Une douce odeur de cannelle l'enivra et il se sentit retomber doucement dans les bras de Morphée. A quelques secondes près, il aurait pu se rendormir, c'était sans compter sur un détail qui avait bien faillit lui échapper. Mais bien évidemment, rien n'était sensé échapper à Obi Wan Kenobi, et même sa gueule de bois le rendait plus lent, il conservait toutes ses compétences.

Le jeune homme se décrivait comme un observateur accomplit. Grace à ses années passées à enquêter sur tout et n'importe quoi il avait réussit le concours d'une grande école de journalisme dans la ville de Coruscant, il y a deux ans de cela. (il se rappela d'une de ses affaires les plus passionnantes, qui' il avait sobrement intitulé : Qui donc vend des Death Sticks pendant la récréation ?... Eh, pour un enfant c'était déjà suffisant comme enquête!).

C'est donc en remarquant ce petit détail qu'il parvint à se réveiller pleinement. Je n'ai pas de volets vénitiens... Il se redressa d'un coup du lit et observa autour de lui. Nope, définitivement pas chez lui. Il aurait du s'en douter plus tôt, il détestait les bougies à la cannelle, et il y en avait une, posée juste de l'autre côté de lit double, sur la table de nuit.

Posant sa tête entre les paumes de sa main, il poussa un long soupir. Il allait falloir se rappeler de la veille, et surtout, avec qui il avait passé la nuit. Il se mit donc en quête, et remarqua que l'autre côté de lit n'était pas défait, et était froid. Il avait donc dormit seul, bonne chose à savoir. Pas de dérapage donc... Pas dans cette pièce tout du moins.

Il scanna la pièce des yeux à la recherche de photos, posters ou de quelconques morceaux de papier qui pourraient le renseigner un peu sur l'identité de la personne qui lui avait généreusement laissé son lit pour la nuit. Puisqu'il n'avait visiblement plus aucun souvenir de la veille. La pièce était vide. Il avait l'impression de contempler un de ces magazines de déco, où carrément d'être dans une pièce type d'Ikea. Le genre d'endroit mis en scène pour avoir l'air habité, mais qui ne l'est clairement pas. Il décida de visiter les autres pièces, et éventuellement la cuisine, à la recherche d'un petit mot de la part du proprio et surtout d'une aspirine.

Obi Wan se leva non sans vaciller, le marteau cognait toujours. Il portait son t-shirt, et quelqu'un avait retiré son jean et ses chaussures, qu'il ne tarda pas à identifier, posés sur une chaise près de la porte. Arrivé dans la cuisine, il fut soulagé de trouver ce qu'il cherchait. Il prit le verre d'eau qui l'attendait sur la table et s'empressa d'avaler le cachet anti douleur. Son regard se porta ensuite sur le mot qu'il tenait dans sa main et le porta près de son visage, plissant les yeux, son état ne s'étant guère amélioré depuis le réveil. Il du s'y reprendre à plusieurs fois pour déchiffrer les pattes de mouches recouvrant le papier.

Bonjour Obi Wan,

Je suppose qu'en lisant ça, tu ne seras pas au mieux de ta forme. Comme tu as pu le voir, je t'ai laissé de quoi apaiser le plus gros de la douleur, c'est un peu plus fort que l'aspirine alors ça devrait allez mieux dans peu de temps.

J'ai du quitter l'appartement tôt pour le travail c'est pourquoi je ne suis pas là pour te raconter tes exploits de la veille. Dans les grandes lignes; tu étais déjà pas mal amoché quand tu es venu me voir, et on a passé la soirée à boire et parler. Tu m'as principalement parlé de toi et tu as surtout eu de nombreux épisodes où tu soliloquais. Tu devrais te lancer dans la politique, tes idées n'étaient pas si mauvaises. Bien que tu sois un peu trop jeune à mon humble avis.

En résumé, passer la soirée en ta compagnie m'a rappelé que parfois, créer des liens sociaux n'était pas si mal. Par contre, un conseil pour toi si ce que tu recherche n'est pas exactement une discussion sympa autour d'un verre : évite les vieux aigris comme moi.

La clef est près de l'entrée, tu pourras la laisser en dessous du paillasson en partant. Et passe une bonne journée, en espérant que tu te remette vite sur pieds.

-Qui Gon-

p.s : Le café est préparé, et il doit rester deux trois paquets de gâteaux. Fouille dans les placards si l'envie te prend.

Cela serait un euphémisme de dire que le jeune homme ne fut pas surpris par ce mot. Qui s'apparentait plus à une lettre. Si l'appartement de cet homme ne laissait rien transparaître sur lui, tout était définitivement dans ces quelques mots. Et Obi Wan avait en quelque sorte déjà dressé le portrait psychique de ce Qui Gon, à défaut de se souvenir de lui au plan physique.

Il avait donc affaire à un homme d'âge moyen, voir avancé à en croire l'expression utilisée (qu'Obi Wan suspectait être tout de même un peu exagérée), qui ne recherchait définitivement pas un plan cul sans lendemain quand il se rendait dans un bar. Il lui sembla également être attentionné, il lui avait laissé sa chambre, avait préparé de quoi l'aider à faire passer sa gueule de bois. Et avait définitivement une sorte d'ironie cachée en lui. Au final Obi Wan ne fit même pas étonné d'apprendre que ce fut lui qui ai fait le premier pas. C'était à peu près ce qui l'attirait chez un homme. Évidemment, ce dernier devait être particulièrement bel homme, car il croyait en son goût en la matière.

Après un petit déjeuner bien mérité et un passage dans la salle de bain pour se rafraichir en vitesse, il pensa qu'il serait préférable de quitter les lieux, comme l'avait sous entendu Qui Gon dans sa lettre. Obi Wan était déçu. L'homme n'avait pas laissé de numéro de téléphone et n'avait, d'aucune manière, exprimé l'envie de le revoir. Dans un élan de curiosité, et aussi d'envie d'en savoir plus sur cet homme mystérieux, il sortit un stylo de la poche de son jean et inscrit son numéro de potable sur le morceau de papier où Qui Gon avait rédigé sa lettre. Sur ce, il prit ses dernière affaires, nettoya son verre et quitta les lieux en verrouillant la porte.

Il suivit les indications de Qui Gon et s'accroupit pour déposer la clef sous le tapis d'entrée. Il était encore perdu dans ses pensées et surtout pas vraiment remis de sa cuite de la vielle. C'est comme ça qu'il se retrouva sur les fesses, abasourdi lorsqu'il entendit un fort aboiement juste à coté de lui. Avant qu'il ne puisse analyser la situation, une petite boule de poil s'était jetée sur lui et avait entreprit de lui recouvrir le visage de salive. Une exclamation de surprise échappa de ses lèvres, et il espéra que personne ne l'avait entendu. C'était assez embarrassant à vrai dire. Surtout qu'il n'aimait pas beaucoup les chiens, et le fait qu'il y soit allergique pesait évidemment dans la balance. En général, il n'était pas fan des animaux de compagnie et préférait largement les bêtes sauvages.

Il tenta d'éloigner le chien, et du s'y prendre à deux mains. C'est qu'elle est têtue la bête ! Obi Wan s'impatienta et jura dans sa barbe quand un autre bruit attira son attention. Il leva la tête et distingua clairement une autre personne, qui se tenait devant la porte voisine et le regardait d'un air amusé.