Plusieurs heures après que Diggle ait laissé Oliver au Verdant, celui-ci frappait encore le mannequin devant lui, les jointures de ses mains rouges et écorchés par la brutalité qu'il infligeait au matériel.

Aucune larme n'avait coulé depuis qu'il était arrivé au Verdant. Juste une colère énorme qui lui donnait envie de tout casser dans le repère. Il avait même commencé lors de son arrivée dans le repaire, la table médicale avait été la première à être renversée. Puis celle où se trouvaient toutes les éprouvettes avait été la suivante. Un tabouret avait volé dans les airs pour se fracasser sur la paroi en verre où se trouvait son costume.

Devant le poste informatique de Felicity il s'était stoppé net, avait regardé le matériel se demandant s'il devait ou non les détruire. Il se mit à penser un instant que Felicity lui en voudrait et lui ferait la morale s'il cassait ses bébés, pour se rappeler ensuite que cela n'arriverait plus jamais. Il essaya de dormir pendant un moment, mais à chaque fois qu'il fermait les yeux il voyait la scène se passer au ralenti devant lui. Elle ne changeait jamais, Felicity le regardant, lui souriant puis le bruit des coups de feu. Ensuite la jeune femme allongée sur ce béton froid, morte encore et encore. Il connaissait les cauchemars à cause de l'île, ses démons faisant de nouveau une apparition dans la nuit noire, mais jamais il avait souffert autant avec eux, surement car il acceptait les décisions qu'il devait prendre là-bas. Mais pour ceux qui le hantaient ce soir, il ne comprenait toujours pas ce qui était réellement arrivé.

Ne supportant plus de revivre la perte de Felicity, il décida donc de passer sa colère sur son matériel d'entraînement, et des heures après il y était encore, la colère toujours aussi vive. Oliver continuait de frapper quand il entendit des pas dans les escaliers. Levant les yeux il aperçut Roy avec une mine aussi horrible que la sienne. Le jeune archer avec son hoodie rouge remarqua tout de suite les mains de son mentor

"Tu devrais arrêter de taper ce mannequin Oliver, si tu veux pouvoir tirer une flèche dans celui qui a tué Felicity"

"Je suis tellement en colère, et je me sens impuissant que si je m'arrête je vais tout détruire"

"Je te comprends mec, crois-moi. Mais elle ne voudrait pas que tu te fasses du mal, si elle était là"

Roy retira sa veste et commença à taper sur le sac de boxe, il avait aussi besoin d'évacuer toute sa colère envers le monde. Oliver le fixa, puis ses mains et se rendit compte qu'il avait raison, rien de bon ne viendrait en continuant à s'infliger cette torture. Après s'être soigné, Oliver enfourcha sa moto et partit en direction de l'appartement de Felicity, il avait besoin d'un lien avec elle, même si elle n'était plus là. Toucher des affaires lui ayant appartenu, être avec elle d'une certaine façon. Depuis hier, en fait depuis qu'il avait réalisé qu'elle était vraiment morte dans cette salle d'urgence, il n'arrivait pas à respirer tellement la douleur était intense.

Il gara sa moto devant son immeuble et s'avança doucement, prenant les escaliers pas à pas. Arrivé devant la porte, il sortit de sa poche un kit d'intrusion et pénétra dans l'appartement de la jeune femme en évitant de se faire remarquer. En entrant dans l'endroit où avait vécu Felicity, qui l'avait changé à tout jamais, il repensa à toutes les fois, où il était venu par hasard le matin la voir pour lui apporter son breuvage préféré, ou le soir boire un dernier verre et regarder un film ou une des séries qu'elle appréciait tant. A l'odeur persistante du café qu'elle avait dû se préparer hier avant de partir pour le repère, des souvenirs affluèrent

Il se souvint d'une fois où ils étaient rentrés dans l'appartement de la jeune informaticienne, mouillés par la pluie qu'ils venaient de se prendre sur la tête. Oliver avait invité Felicity dans un petit restaurant sympa qui se trouvait à cinq minutes de chez la jeune femme et ils s'y étaient rendus en marchant l'un à côté de l'autre discutant des progrès pour la futur reprise de Queen Consolated quand en revenant vers son appartement, un orage avait éclaté au-dessus d'eux les trempant de la tête au pied. Après être passé par la salle de bains chacun leur tour, Oliver se trouvait dans la cuisine et Felicity à la fenêtre regardant la pluie tomber.

« Je vais nous concocter un bon chocolat chaud, tu as tout ce qu'il faut pour le préparer, cela va nous réchauffer».

« Merci, si je l'avais fait moi-même, j'aurais surement brûlé la casserole" dit-elle en regardant toujours dehors.

"Pas de soucis. Après j'irais me battre contre les éléments dehors pour rentrer au bunker"

« Tu n'as qu'à rester ici »

« Quoi... » dit l'archer

« Nous dormirons ensemble » lui répondit la jeune femme avant de réaliser ce qu'elle venait de dire "je veux dire que nous dormirons ici ensemble...et par ici je veux dire toi sur le canapé et moi dans ma chambre toute seule"

"Pourquoi je ne peux pas dormir dans ta chambre aussi" la taquina Oliver.

Il compta jusqu'à trois dans sa tête avant que Felicity ne réalise les mots prononcés et se retourne vers lui avec ses grands yeux bleus. Elle ouvrit la bouche pour parler mais vit son regard taquin.

« Tu n'es vraiment pas possible. Mais tu peux toujours dormir sur le canapé»

« Ne t'inquiètes pas pour moi, je vais rentrer avec ma moto, même s'il pleut» dit-il en se mettant derrière elle.

Felicity put apercevoir son reflet dans la fenêtre et au bout d'un instant se retourna. Leurs visages se retrouvèrent l'un en face de l'autre. Ils arrêtèrent immédiatement leurs mouvements. Oliver la regarda intensément, l'envie soudaine de prendre sa belle informaticienne dans ses bras et de l'embrasser, il commença à avancer ses lèvres vers les siennes. Felicity sentit son cœur battre à vive allure, ce qu'elle attendait depuis toujours allait enfin arriver. Mais subitement, Oliver se retira, réalisant ce qu'il allait faire. A cause de la vie qu'il menait il ne pouvait pas se permettre de céder à son désir pour la jeune femme, elle serait en danger permanent en ayant une relation amoureuse avec lui. Il la fixa de nouveau un instant puis partit finir les boissons chaudes.

« Tu as finis mon chocolat, je commence à avoir froid » dit-elle en partant s'asseoir sur le canapé, triste qu'il se soit reculé, mais essayant de ne pas le montrer.

« Oui, voilà » dit-il en déposant la tasse dans ses mains.

Ils passèrent la soirée, jusqu'à ce que la pluie ne cesse, à discuter de tout, de rien, et en regardant un film ensemble. Felicity n'évoqua jamais avec lui ce qui avait failli arriver et lui non plus. Ils étaient proches, ils étaient amis, et partenaires, c'était déjà beaucoup pour lui.

Il ouvrit doucement les yeux et sentit son cœur se serrer d'une douleur vive au souvenir de ce moment où il avait failli l'embrasser, failli laisser libre cours à ses sentiments. Il toucha chaque meuble du bout des doigts, regarda plusieurs minutes les Dvd et les livres bien rangés dans la bibliothèque, souriant en voyant la collection de Dr Who, qu'elle lui avait fait regarder avec insistance. Il lui avait expliqué qu'il ne croyait pas au voyage dans d'autres univers, ou d'autres temps, mais elle lui avait dit qu'elle y croyait elle, lui demandant de lui faire plaisir et l'amadouant avec ses magnifiques yeux et son sourire à croquer. Il avait cédé seulement pour qu'elle continue à le regarder comme cela.

Soufflant un bon coup, et laissant de côté la bibliothèque, il prit ensuite la direction de la chambre de Felicity. La main sur la poignée de sa chambre, il s'en voulait de fouiner chez elle, de rentrer dans cette pièce privée mais c'était plus fort que lui, il devait être là. Il ouvrit la porte, s'avança doucement, scrutant le moindre recoin. Son regard tomba sur son lit où il savait qu'elle ne dormirait plus jamais, sur des magazines informatiques qu'elle ne lirait plus. Il savait que c'était fou mais il espérait toujours au fond de son cœur que ce soit une erreur et qu'il allait pouvoir la prendre dans ses bras de nouveau un jour.

Il respira l'odeur de la vanille qu'elle mettait tous les matins et qu'il pouvait sentir quand elle était proche de lui. Il s'assit sur son lit et prit l'oreiller dans ses mains, l'approchant près de son visage pour humer son odeur imprégnée sur la taie d'oreiller. Tout en le gardant dans les mains, il se leva et se dirigea vers la chaise qui se trouvait près de son bureau rempli de pièces d'ordinateur entre autre, et ramassa une de ses robes qu'elle avait laissé dessus. Il respira le parfum naturel de Felicity. Il put se calmer rien qu'en sentant son parfum sensible accroché aux fibres du vêtement. Il le plia et le déposa de nouveau sur la chaise.

Il se dirigea ensuite vers la petite table de nuit, toujours avec l'oreiller dans la main. Impossible de résister, il commença à inspecter le meuble, touchant délicatement les boucles d'oreilles accrochées à un portant, prenant un des rouges à lèvres roses qu'elle mettait souvent, il le fit glisser dans sa poche, voulant sentir un lien plus personnel avec elle d'une manière quelconque. Il vit une photo d'eux, qu'elle avait dû prendre en selfie un jour et faire encadrer, elle adorait tellement toute sa technologie. Il caressa son visage à travers le cadre, un frisson le parcourant au même moment. Il le déposa de nouveau à sa place et continua son inspection, il ouvrit ensuite le tiroir et pu apercevoir une enveloppe avec marqué dessus "Pour mes garçons".

La tâtonnant, il comprit que c'était une clé usb à l'intérieur, il se demanda si elle ne leur avait pas laissé des dossiers dessus pour expliquer ce qui l'avait tracassée depuis deux semaines, l'espoir de comprendre ce qu'il s'était passé. Il la prit et la fourra dans sa poche. Il referma le tiroir, regarda encore une fois la chambre et sortit de celle-ci puis de l'appartement, son trésor bien caché dans sa veste. Avant de monter sur sa moto, il envoya un texto à Diggle pour lui demander de venir le plus rapidement au repaire et à Roy d'y rester. Il devait leur montrer quelque chose.

Assez rapidement, il arriva au Verdant et descendit les escaliers où il trouva devant le poste informatique John et Roy qui se demandaient ce qu'il voulait leur montrer.

"Qu'as-tu trouvé Oliver" demanda le militaire.

"Une enveloppe chez Felicity avec une clé usb, qui nous est adressé. Elle avait surement dû trouver quelque chose et l'enregistrer sur la clé pour nous le montrer plus tard ou bien c'est une preuve qu'elle gardait pour la police." il était confiant sur le fait de trouver un indice sur celui qui l'avait emmené loin de lui

"Connaissant Felicity" dit Diggle "elle a surement voulu faire des recherches avant de nous embêter avec son problème. Malheureusement elle ne se doutait pas qu'elle allait mourir" dit-il tristement.

Oliver s'avança vers l'ordinateur et inséra la clé, mais au lieu de trouver des fichiers à l'intérieur il n'y avait qu'un dossier marqué vidéo. Il cliqua dessus et le visage de Felicity apparut à l'écran. D'une main tremblante, prit par l'émotion de la voir devant lui sur ce petit écran, il appuya sur lecture et la vidéo démarra. Les trois garçons restèrent hypnotisés par le son de sa voix

« Salut mes garçons,

Si je fais cette vidéo c'est que je prévois qu'il puisse m'arriver malheur, et je veux que vous sachiez que ce n'est pas quelque chose que je souhaite, mais si vous êtes tous les trois devant l'ordinateur c'est que je n'ai pas réussi à me dépatouiller toute seule de mes problèmes. Je sais que depuis un certain temps vous vous inquiétez pour moi et cela me fait mal de ne rien vous dire et votre inquiétude me serre le cœur mais je dois régler cela toute seule. Bien sûr vu que vous me connaissez très bien, vous savez que vous n'aurez aucune explication, je ne veux pas vous mêlez à cela et que vous risquiez votre vie à cause de moi. Et si je suis morte, ne recherchez pas le coupable, laissez la police faire son enquête. Oliver, promets-moi que tu ne feras rien, ton secret doit rester en sécurité, tu ne dois surtout pas montrer qu'Arrow s'intéresse au meurtre d'une informaticienne. Aide le capitaine Lance en tant qu'Oliver Queen si tu veux mais c'est tout. Starling City à beaucoup plus besoin du justicier qu'une enquête sur un meurtre.
Maintenant, je veux juste poser devant cet écran les mots que je n'arriverai jamais à vous dire en face à chacun. Donc je vais commencer avec toi Roy, pas que tu sois le moins important mais juste parce que je ne te connais pas aussi bien que les deux autres"

Roy sourit au visage de la jeune femme comprenant très bien son raisonnement

"Tu es venu dans notre team pour pouvoir aider l'homme qui t'a montré qu'il y a mieux dans la vie que la délinquance. Tu t'es montré exceptionnellement bon dans ta façon de combattre à ses côtés et je sais qu'Oliver est fier de toi, même s'il ne le dit pas, et moi aussi. Je sais que tu t'en veux d'avoir tué ce flic à cause du mirakuru, mais ce n'était pas toi à ce moment-là. Toi tu es un héros et cet homme avec le mirakuru était un pion dans le jeu de Slade et tu as été meilleur que lui car tu es sorti de cette expérience encore plus fort, tu n'es pas devenu un monstre comme lui, rien que cela montre le genre d'homme que tu es, un homme bon.

Je sais que tu es malheureux depuis plusieurs mois, car la femme que tu aimes est partie sans te donner de raison valable. Ne me regardes pas comme cela, j'ai vu la lettre, je ne t'ai pas espionné, juste elle était tombée de ta poche. Désolée je l'ai lu. J'ai fait des recherche, car c'est ce que je sais faire, et je l'ai retrouvée, elle est à Corto Maltese. Tu fais ce que tu veux, mais sache par ma petite expérience que quand une personne ressent la même chose que toi, tu ne dois pas la laisser partir, jamais, sinon tu le regretteras. Sois heureux Arsenal, avec ou sans Théa"

Roy recula du bureau et essuya les larmes qui coulaient sur son visage. Même après sa mort, cette femme qu'il avait connu pour un laps de temps assez court l'aidait à le réunir avec Théa.

"Maintenant à Diggle, mon grand frère. Tu as été un rocher sur lequel j'ai pu m'appuyer après le tremblement. Tu as su me rassurer et veiller sur moi quand je faisais mes cauchemars, au dépend de ta relation avec Carly. Tu m'as toujours écouté surtout il y a quelques mois, après l'attaque de Slade sans me juger, juste me consolant, encore, essayant de réparer mon cœur qui avait été de nouveau brisé. Te connaître est une des plus belles choses qui me soient arrivés dans ma vie. Je suis triste de te décevoir en ne te confiant pas mes soucis, car je sais que comme Oliver tu te plierais en quatre pour m'aider. Mais je ne peux pas vous impliquer, vous êtes beaucoup trop important pour moi, et vous avez une vie en dehors de nos affaires de justicier. Surtout toi, tu vas être le meilleur papa du monde à ta petite merveille elle sera la plus chanceuse sur terre de t'avoir comme père. J'espère juste pouvoir la voir, si ce n'est pas le cas j'en suis désolée d'avance. Restes comme tu es mon grand frère, honnête, courageux, aimant et surtout pardonne."

Felicity essuya les larmes qui étaient tombées sur son visage et se prépara pour son dernier discours. Diggle se mit de côté pour laisser de l'intimité à l'archer et la jeune femme, essayant aussi de comprendre sa dernière phrase.

"Oliver, en repensant à notre rencontre, je remercie encore le destin de t'avoir mis sur ma route, de t'avoir fait rentrer dans mon bureau ce jour-là avec ton ordinateur avec des impacts de balles. Je n'ai pas compris à cet instant là, mais après quand tu m'as dévoilé ton secret, lorsque tu m'as fait assez confiance pour monter dans ma voiture en me demandant de l'aide, tu as changé ma vie, et tout ce que pensais du monde. Aussi tu as fait de moi la femme que je suis à présent, plus forte, plus courageuse et aussi plus réaliste sur la vie. Après que Walter ait été trouvé, j'aurais pu partir comme je l'avais dit, mais j'étais déjà accroc à l'adrénaline, à la justice et au bien que l'on faisait John, toi et moi.

Après ton retour de Lian Yu, je t'ai regardé autrement. J'ai continué notre croisade mais avec un plus dans mon cœur...pour toi. Je ne devrais pas te dire que je ressens pour toi des sentiments très fort, qui je sais ne seront jamais réciproques, j'en ai conscience, mais il faut que je te le dise, au point où j'en suis à quoi bon les cachés. Bien sûr je n'aurais jamais réussi à te l'avouer en te regardant dans les yeux, tes magnifiques yeux qui m'ont troublée dès que nos regards se sont croisés, je n'aurais pas pu y voir ton refus et détruire ce qu'il y a entre nous. Je sais tu me verras toujours comme une partenaire et une amie, et je le respecte car notre amitié est très précieuse. J'ai souffert de te voir avec Isabel ou Sarah, mais je préfère être à tes côtés en tant qu'ami, que de ne pas être à tes côtés du tout. Nous sommes tellement différents que je ne pensais même pas que nous puissions arriver un jour à ce stade. Alors je suis déjà heureuse d'être dans ta vie.

Je sens un lien invisible qui nous lie. Je ne sais pas ce que c'est, mais des fois j'ai l'impression d'être connectée à toi. Je devine que de ton côté, tu n'as jamais ressenti ce lien, et je ne t'en veux pas, ton cœur n'a pas les mêmes réactions envers moi. Je sais que tu crois qu'avec la vie que tu mènes tu n'as pas le droit au bonheur, mais c'est faux Oliver, tu as assez souffert comme cela dans ta vie. Tu dois laisser ton cœur s'ouvrir comme tu l'as fait avec moi et laisser une femme y pénétrer. Peut-être que tu pourrais faire un nouvel essai avec Laurel, maintenant qu'elle connaît ton secret il n'y a plus de barrière entre vous et vous avez changé tous les deux. Tu n'es plus un playboy et elle te laisserait le temps d'aller à ton rythme. Je veux que tu sois heureux même si ce n'est pas avec moi, tu es un homme extraordinaire Oliver et la femme qui sera avec toi aura une chance unique de recevoir ton amour. Je n'arrive pas à croire que je dis tout cela, mais j'ai besoin que tu saches, j'ai besoin de te le dire.

Oliver, je... »

Felicity se tourna au son d'un bruit et arrêta l'enregistrement. La vidéo se termina comme cela sur ses mots. Elle ne l'avait pas terminée. Elle devait penser pouvoir la finir plus tard, mais ne s'attendait pas à ce que sa vie s'arrête si brutalement. Oliver resta planté devant l'écran d'ordinateur, attendant que quelque chose se produise, les yeux fixés sur l'écran. Il pouvait presque la sentir près de lui en ce moment. Etait-ce à cause du lien qu'elle ressentait entre eux ? Il ne savait pas.

Diggle s'approcha de lui, touchant son épaule "Ça va Oliver ?"

"Elle veut que je retourne avec Laurel alors que je ne veux que son retour à elle. Comment je vais pouvoir vivre sans elle maintenant, en sachant qu'elle ressentait ces sentiments pour moi. Pourquoi je n'ai rien remarqué avant ?"

"Je me pose la même question" dit-il en souriant " mais je me demande surtout pourquoi elle nous a laissé ce message".

"Savait-elle qu'elle allait mourir d'après toi ?" demanda Roy.

Le justicier se tourna vers les deux hommes. "Tu penses que quelqu'un l'a menacée John ? Que c'était cela son problème ?" dit-il avec colère
"Ce qui est sûr c'est que quelqu'un devait la traquer, ou la faire chanter, et elle savait que cela pourrait mal finir...sa vidéo est un adieu Oliver...elle nous a dit au revoir. Elle savait qu'elle risquait de mourir, elle ne savait pas quand"

"Mais pourquoi bon sang elle nous en a pas parlé, on aurait pu l'aider, trouver l'ordure qui lui voulait du mal" hurla l'archer.

"Pour nous protéger" murmura Roy "elle a fait cela pour protéger nos identités, nos secrets, c'est ce qu'elle essayait de dire en te demandant de ne pas chercher le coupable en tant qu'Arrow Oliver"

"C'est pas vrai" il balança la chaise à travers la salle "je t'avais dit que c'était à cause de moi John"

"Pas seulement à cause de toi Oliver, à cause de nous trois, sinon le message aurait seulement été destiné à ton attention, mais elle nous en adressé un aussi à Roy et moi. Elle voulait nous protéger, on a dû la faire chanter"

Un silence se fit entendre dans la pièce, les trois hommes se regardèrent réalisant que leur geek s'était sacrifiée pour eux, pour leur liberté. Mais au plus profond de lui Oliver sentait qu'il y avait autre chose et il comptait bien comprendre le fin mot de l'histoire. Mais pas en ce moment, il voulait être seul pour regarder de nouveau la vidéo de Felicity, se sentir de nouveau proche d'elle. Il demanda à ses amis de bien vouloir rentrer chez eux, qu'ils commenceraient leur recherche demain. Diggle et Roy le saluèrent et quittèrent le bunker, laissant l'archer seul.

Dans un autre secteur de la ville, à l'hôpital exactement, Lyla rentra dans une salle où se trouvaient quatre hommes. Elle leur donna à chacun une enveloppe leur expliquant que leur nouvelle identité se trouvait à l'intérieur et qu'elle avait effacé leur dossier dans le mainframe de l'argus, qu'ils ne risquaient plus de représailles de la part de Waller. Elle les remercia pour leur travail dans la soirée d'hier, et d'avoir accepté les contraintes liées au secret. Elle leur dit au revoir et sortit de la salle, toujours le cœur lourd d'avoir du mentir à ses amis.