Bonjour !

Voici le premier chapitre de ma fanfiction. Le début, je dois l'avouer, commence assez lentement, voila pourquoi j'ai posté le prologue et le chapitre un très rapidement l'un après l'autre mais à partir du chapitre deux l'intrigue sera plus palpitante. Je posterais a partir alors de ce moment là un chapitre toutes les semaines voir toutes les deux semaines selon mes cours. Ce chapitre est plutôt court mais introduit bien l'histoire.

N'hésitez pas à donner votre avis, positif ou négatif, cela permet toutes amélioration possible.

Sur ce enjoy !


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Le réveil brutal d'un mur qui parle

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Ce matin lorsque Daphné Greengrass, jolie blonde de 5ème années appartenant à la maison Serpentard, se réveilla, elle avait la bouche pâteuse et de nombreux fourmillements sur tout le corps très désagréable. Elle s'assit lentement en tailleur sur son lit et regarda bêtement autour d'elle, avisant ses camarades qui se préparaient toutes à différents rythmes. Tracey Davies passa justement à ce moment-là devant le lit de sa camarade et fut étonnée par son air hébété inhabituel.

—Daphné ? Demanda-t-elle hésitante. Tu vas bien ?

Celle-ci ne remarqua la présence de son amie seulement qu'après plusieurs secondes de flottement et n'hocha que vaguement la tête. Elle allait bien, seulement elle ressentait une drôle de sensation au creux de son ventre qui finissait continuellement par se répercuter sur le reste de son corps. Comme si elle avait perdu quelque chose cette nuit mais qu'elle n'arrivait pas à deviner quoi. Avec un haussement d'épaules, Daphné se persuada que ce n'était rien, que cela passerait et alla se préparer pour la journée. Enfin prête, Daphné prit son sac de classe et rejoignit la salle commune de Serpentard pour pouvoir prendre son petit déjeuner dans la Grande salle. Distraite, elle ne remarqua alors pas ses deux meilleurs amis qui l'avaient attendu et leur passa devant sans s'arrêter. La jeune fille ne pouvait s'arrêter de penser aux fourmillements qui continuaient de l'assaillir et à cette drôle d'impression qu'elle ne saurait définir. Théodore Nott et Blaise Zabini, bêtement témoins de ce comportement plus qu'étrange, mirent quelques secondes d'arrêt avant de rattraper la jeune fille blonde qui venait de passer la porte de la salle commune.

—Bah alors Daphné, on peut savoir ce qu'il t'arrive ce matin ? l'apostropha Blaise en la bousculant légèrement.

La jeune fille sursauta et regarda avec étonnement Blaise et Théodore qui l'entouraient, elle était tellement perdue dans ses pensé qu'elle n'avait même pas remarquée leurs arriver, ni mêmes leurs présences d'ailleurs.

—Qu'est-ce que vous faites là ? Je ne vous ai pas vu dans la salle commune.

—Non sans blague ? ironisa Théodore qui leva les yeux ciel devant la mine de plus en plus confuse de Daphné. Vu l'a façons dont tu nous es passé devant, tu aurais pu difficilement nous voir.

La jeune fille afficha une mine désoler et se perdit quelques instants dans la contemplation du couloir des cachots qu'ils arpentaient. Elle fut à nouveau ramenée à l'instant présent par Théodore qui commençait à perdre patience et qui claquait ses doigts devant son visage.

—Par le caleçon de Merlin Daphné, jura Théodore agacé. On peut savoir ce qui te prend pour que tu n'es aucune réaction comme ça ? Ne me dit pas que c'est encore cette histoire avec ton chat car tu…

D'un geste de la main Daphné coupa son ami, et s'arrêta brusquement. Elle empoigna ses deux camarades par le bras et les entraîna subitement vers la droite. Silencieusement elle regarda des troisièmes années de leur maison passer bruyamment devant eux sans les voir, bien cacher par le pan de mur derrière lequel ils se trouvaient. Hors de question pour elle de raconter tous ces traquas devant n'importe qui.

—On peut savoir pourquoi tu nous as emmenée là Daphné ? Et pourquoi on se cache comme ça ? Demanda Blaise abasourdit.

—C'est pour que personnes ne nous entendent. Depuis mon réveil il se passe des choses étranges, je comptait vous en parler mais pas devant n'importe qui, confia Daphné le plus faiblement possible.

Théodore se concentra automatiquement, prêt à entendre la suite tandis que Blaise posa sa main contre le mur à sa gauche pour se redresser. Il se retint alors brusquement de hurler lorsqu'il sentit une matière visqueuse contre sa paume. En vitesse il s'éloigna du mur et se cogna contre Théodore qui grogna.

—Non mais tu ne peux te tenir deux secondes calmement Blaise, Rouspéta-t-il en le repoussant.

Le concerner tomba lourdement au sol mais ne se releva pas, bien trop occuper qu'il l'était à regarder la masse gluante qui se trouvait à présent sur sa main gauche. Pendant ce temps-là Daphné et Théodore avaient repris la discussion qu'ils avaient commencés avant quelques secondes auparavant. Aucun des deux ne fit donc attention à Blaise qui observait avec horreur la matière gluante ramper le long de son corps jusqu'au sol.

—Euh…Les gars ? il se racla la gorge pour attirer l'attention de ses deux amis. Je crois que vous devriez regarder ça.

Agacés d'être interrompue, ils se retournèrent vers Blaise mais avant qu'un éventail de jurons à son encontre ne jaillissent de leurs bouches respectives, leurs regards furent attirés par la masse visqueuse difforme qui rampait sur le sol jusqu'au mur avant de s'imprégner à nouveau à celui-ci comme si de rien n'était. Tous contemplèrent le mur plusieurs secondes, les yeux exorbités et la bouche grande ouverte. À quatre pattes, le métis s'approcha et pinça le mur des doigts, il en étira alors un filet de matière qui se remit en place élastiquement dès qu'il la relâcha.

—Mais qu'est-ce que c'est que ce truc ? réagit en premier Théodore, il affichait un profond dégoût et regardait tous les murs qui les entouraient pour voir si une même masse gluante géante ne jaillirait pas à tout instant.

—C'est…étrange…souffla Daphné en s'approcha à son tour. Elle passa sa main sur une grande surface et sentit une substance visqueuse mais douce et réconfortante. Un écho de magie la transperça de plein fouet et la fit brusquement s'éloigner. Théodore ? Blaise ? la jeune fille se retourna vers ses deux meilleurs amis qui la fixaient ébahis. Le mur…Il parle.

Tous deux se lancèrent un regard étrange, ils hésitaient entre éclater de rire face à la stupidité que venait de leur lâcher Daphné, ou alors l'emmener d'urgence voir Mme Pomfresh pour vérifier qu'elle ne s'était pas cogné trop fort la tête quelque part.

—Daphné ? On peut savoir qu'elle connerie tu nous racontes là ? s'enquit Blaise d'une voix hésitante

La jeune fille poussa un long soupir contrit et se rapprocha de ses deux meilleurs amis qui la dévisageaient avec prudence.

—Bon, pour faire simple cette nuit j'ai fait un rêve très étrange, je me trouvais dans une pièce vide et sombre, il n'y avait rien appart une sorte de brume opaque très agréable et une voix, la même voix que celle que j'ai entendu en touchant le mur.

—Qu'est-ce que cette voix disait ? l'interrompit Théodore

Daphné fut prise de court par la question et dut réfléchir quelques instants.

—Je n'en sais rien, concéda-t-elle finalement. Ce que je sais, c'est que dans mon rêve la voix répétait toujours la même chose incompressible et puis d'un coup une ombre masculine est apparu mais avant que je ne puisse réussir à l'identifier je fus réveillée. Et depuis je me sens vraiment bizarre, j'ai des fourmillements sur tout le corps qui ne s'arrête pas et j'ai aussi l'impression qu'il me manque quelque chose, ça me creuse de l'intérieur sans savoir ce que c'est. C'est pour ça que je suis un peu perdu depuis que vous m'avez rejoint.

Daphné passa son regard sur les murs du château distraitement.

—Vous croyez que ce qu'il m'arrive a quelque chose à voir avec ce qu'il se passe avec les murs ? C'était exactement la même voix et j'ai ressenti en touchant le mur ce que je ressentais dans mon rêve.

Un lourd silence s'abatis après les révélations de la blonde et personne ne savait comment trouver une réponse plausible à ce phénomène qui était tout sauf un hasard. Blaise tenta tout même de voir s'il ne pouvait pas ressentir les mêmes choses que Daphné en touchant le mur, mais rien ne se passa et la matière reprit sa forme initiale.

—Il est clair, après tout ce que tu nous as dit, que tout ça à un lien, confirma Théodore qui réfléchissait à toute allure à une possible cause mais pas faute de chercher, il n'en trouva aucune et rageusement il commença à faire les cent pas.

—Qu'est qu'on fait alors ? questionna Daphné. On ne va quand même pas aller voir un professeur pour lui expliquer la situation, ça serait une très mauvaise idée.

—Je suis d'accord, approuva Blaise en croisant les bras. Je me verrais mal aller demander à Rogue s'il ne serait pas informé au sujet d'une matière visqueuse et vivante sur les murs du château qui serait capable de faire ressentir et entendre des choses.

—Je pense qu'aucun des professeurs, ni même le directeur ne saurait à quoi tout cela rime, soupira Théodore. Le mieux à faire c'est que tous les deux vous alliez prendre votre petit déjeuner tandis que moi j'irais à la bibliothèque faire des recherches là-dessus.

Daphné réfléchis à la proposition du brun, elle n'était pas convaincue qu'il puisse trouver quoique ce soit dans les livres de la bibliothèque.

—Tu es sûr de trouver quelque chose là-dessus ?

Il confirma d'un mouvement de tête et ramassa son sac qu'il avait déposé au sol. Rapidement le trio quitta les cachots pour se rendre dans le grand hall, ils s'arrêtèrent devant les grands escaliers de marbre face aux portes de la Grande salle.

—Je suis sûr que tout cela à un rapport avec un phénomène magique créer par le château, il me suffira juste à chercher dans ces eaux-là, assura Théodore en commençant à grimper quelque marche. Je vous rejoindrais lorsque j'aurais trouvé quelque chose. En attendant Daphné prend bien ton petit déjeuner peut-être que cela te fera aller mieux et Blaise surveille là, si son cas empire viens me chercher immédiatement.

Blaise hocha la tête et passa un bras autour des épaules de son amie blonde.

—T'inquiète l'italien est sur le coup, dit-il ravi de pouvoir enfin avoir son mot à dire sur ce que faisait Daphné.

Théodore leva les yeux ciels et après quelques recommandations en plus, il monta définitivement les escaliers en direction la bibliothèque de Poudlard. Daphné le fixa jusqu'à le perdre de vue, elle espérait qu'il trouverait une bonne raison à tous ces phénomènes car plus les seconde défilait moins elle se sentait bien.

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