L'auteure : (jaillis de son miroir en catastrophe, micro à la main) : Oupsy ! Désolée, je n'ai pas eu le temps de poster ces deux derniers jours ! Emploi du temps de ministre, que voulez-vous...
Petit Ada Noël : Humhum...
L'auteure (lui tend le micro) : Oui oui, bien sûr, c'est à vous de parler, vénérable Gandalf.
Petit Ada Noël : Je ne m'appelle pas Gandalf, nom d'un Balrog !
L'auteure : C'est vrai. Bref, vous le prenez ou pas, ce micro ?
Petit Ada Noël (prend le micro) : Bref, aujourd'hui cher lecteur, je reviens partager avec vous une seconde lettre qu'un petit enfant malheureux m'a envoyé, il y a de cela bien longtemps... Enjoy !
L'auteure (sceptique) : C'est pas un peu hors contexte, ce "enjoy" ?
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– Les vœux de Fëanor /II –
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« Cher Ada Noël,
Un an a passé depuis la première lettre que je vous ai envoyée. Voici le retour de la fin de l'année, et j'ai maintenant douze années Valariennes.
Au printemps, mon père s'est marié. Son épouse s'appelle Indis, et elle est du peuple des Vanyar.
Je me doute bien que vous êtes derrière ceci, car l'année passée, c'est une maman que je vous ai demandé. Maintenant j'en ai une. Elle est blonde comme le soleil, et très jolie au regard. Son caractère est aimable et enjoué, et sur ses lèvres, il y a souvent un sourire, qui se communique à tous ceux qui l'approchent. Sauf moi, il semblerait…
Car malgré toutes ses belles qualités, je n'arrive guère à l'apprécier, car je sais, au fond de mon cœur, qu'elle n'est pas ma mère. Bien que je ne vis jamais le visage de Miriel, la première épouse de mon père, celle qui me donna la vie, je saurais le reconnaître si je le voyais, car aucun fils ne peut se tromper sur l'identité de sa mère.
Je dois vous paraître très ingrat, n'est-ce pas, cher Ada Noël ? Je vous prie de pardonner l'expression égoïste d'un cœur qui saigne. Je m'étais laissé allé à croire que vous sauriez me rendre Miriel – mais mon père lui-même m'a dit qu'elle ne reviendrait pas. C'était une illusion de confiance d'enfant, chose que désormais je ne suis plus vraiment.
Je ne suis m'empêcher de trouver mon père cruel de trahir ainsi la mémoire de ma mère en partageant la vie d'une autre femme, et je lui en veux. Nous nous sommes beaucoup querellés pour cette raison. Ce ne sont pas des choses que feraient un enfant, et sûrement pas un enfant sage. Alors je ne puis me considérer comme tel, puisque j'ai dérogé à mes devoirs de prince en me laissant aller à des émotions qui n'auraient pas eu raisons d'être.
Aussi, cette année, cher Ada Noël, je ne vous demanderais que la patience, car il me faudra du temps et des efforts pour prendre en affection notre nouvelle reine, Indis des Vanyar.
Fëanor Curufinwë Finwëion »
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Et voilà ! On aura droit à un petite entracte demain (ou du moins je ferais mon possible pour que ce soit le cas) histoire de profiter d'une petite touche d'humour/connerie/folie (barrez les mentions inutiles) avant de repartir sur les malheurs d'un petit Fëanor qui subit son sort tel un Cendrillon elfique.
