La Vengeresse toussote, légèrement embarassée.
Oui, bon, enfin...
Il y a longtemps que vous attendez la suite de cette fic.
Je n'avais pas réalisé à quel point vous l'avez apprécié, mais, au nombre de reviews accumulés pour mes trois premiers chapitres, je dois me rendre à l'évidence : je crois que vous aimez bien les fics humoristiques. : P
Comme je suis officiellement (oufff) de retour, je me suis dis que c'était le moment ou jamais pour reprendre l'écriture de Ron et Hermione vont au zoo
Voici le chapitre 4, un peu moins comique que les précédents mais... il annonce très bien la suite des choses, disons ça comme ça : P
J'espère que vous aimerez et que vous ne serez pas déçu par cette suite qui sommeillait en moi depuis déjà quelques semaines !
Bonne lecture : )
And enjoy it ! ; )
Chapitre 4 : C'est maintenant, le bon moment ?
« Attendre quoi ? » demanda-t-elle d'une petite voix. « Attendre que tu t'ouvres les yeux ? »
Il en resta bouche bée. Il la lâcha, comme s'il avait été brûlé par sa peau.
« Qu'est-ce que tu viens de dire, Hermione? » Sa voix était rauque, il ne se reconnaissait pas.
Elle détourna le regard, en empoignant les bagages du jeune homme.
« Rien, je délirais. » conclut-elle en lui faisant signe de la suivre à l'étage. Elle trouva le courage de lui sourire, même si elle savait qu'il avait très bien entendu ce qu'elle venait de dire…
Elle entreprit de grimper les escaliers en se battant avec la valise rebelle qui refusait de l'écouter. Elle venait tout juste de l'intimer de coopérer quand une force mystérieuse souleva le tout. Elle tourna la tête et ses yeux s'emplirent de larmes, pour la deuxième fois en moins de cinq minutes :
Ron.
Il lui avait pris la valise des mains et il la couvait d'un regard si tendre…
Elle sentit son cœur enfler d'amour, d'un amour incommensurable. Elle eut envie de s'asseoir, là, dans les escaliers, et de ne plus bouger.
Pourquoi l'avait-elle invité ici ? Même si elle avait envie que Ron la prenne dans ses bras de cette façon depuis ses onze ans…, elle ne pouvait cesser de penser que demain, il serait peut-être…mort.
De quoi freiner les ardeurs d'un hippogriffe en chaleur !
Elle renifla son parfum et ferma ses yeux. Ron sentait bon. Elle n'aurait su dire avec précision quelle était l'odeur qu'il dégageait, mais elle avait emprisonné magiquement un flacon de son air, qu'elle respirait parfois, quand elle se sentait rabougrie de l'intérieur.
Et inévitablement, elle se sentait bien mieux ensuite.
Ils pénétrèrent dans sa chambre, elle lui montra son lit et il rougit en découvrant la proximité du sien. Il déposa sa valise près du fauteuil et se pencha pour ramasser quelque chose par terre.
« Tu as échappé un livre… » commença-t-il en regardant la page couverture. Ses yeux s'agrandirent en découvrant le titre.
Oh non. Oh…NON!
« Le sexe magique expliqué aux jeunes sorcières… »
De toute évidence, il rigolait bien plus qu'elle.
« Quoi ? Tu trouves ça marrant que ta mère pense que nous…avons des...DES TU-SAIS-QUOI ! » lança-t-elle furieusement en mettant ses mains sur ses hanches. « Moi, je trouve ça franchement gênant ! » continua-t-elle en lui arrachant son livre des mains.
« Attends, redis ça, juste pour voir ? Ma mère est venue me voir ce matin en me disant qu'elle savait qu'il y avait des tensions sexuelles entre nous ! Et puis, ce livre vient des jumeaux, Hermione. Pas de ma mère. »
Hermione encaissa le coup avec…tous les morceaux de dignité qui lui restait. Sa bouche s'entrouvrit un peu mais dans l'ensemble, elle semblait très calme.
« Ta mère…Oh mon Dieu. » fut tout ce qu'elle put dire avant de s'étendre sur son lit, complètement déprimée. Ron haussa les épaules.
« Ce n'est pas comme si c'était complètement faux… » avança-t-il prudemment, guettant sa réaction. Elle ne tarda pas à venir!
« Es-tu en train d'insinuer que nous avons une attirance sexuelle l'un pour l'autre? »
Le jeune homme hocha la tête, se sentant rougir de la tête aux pieds.
« Dans ce cas Ron, pourquoi couchais-tu avec Lavande, l'an passé ? J'imagine que c'était pour canaliser tout ça ! » cria-t-elle en jetant son oreiller contre le mur. Ron nota avec amusement la pointe d'hystérie dans sa voix. Hermione aussi la nota. Elle se gifla mentalement d'avoir été si prompte, de lui avoir laisser voir sa jalousie et son agacement face à la relation qu'il avait entretenu avec Lav-Lav.
Mais contrairement à ce qu'elle croyait, Ron en était absolument ravi, quoi qu'un peu dépassé par la situation.
Je ne peux pas croire que je suis assis dans la chambre d'Hermione, en train de disserter sur nos envies mutuelles de nous faire l'amour!
« Accessoirement, mes parents sont assis dans la pièce qui se trouve juste sous nous, mais tu peux te compter chanceux, j'ai insonorisé ma chambre ! »
Elle souriait d'un air coquin.
« J'ai dis ça tout haut ? » Il se sentait tellement ridicule. C'était un cliché incroyable, de penser tout haut. Il se souvenait vaguement des soaps américains visionnés chez le cousin comptable. C'était ça, sa nouvelle vie ?
Elle acquiesça de la tête en soupirant. « Pour le moment, je pense que nous devrions oublier toutes ces…histoires la, et descendre, que je te présente à tout le monde ! Ça te va ? »
Comme toute réponse, il se leva et la suivit.
Allez, Hermione ! Tes parents sont des gens civilisés…et Ron aussi.
Elle se mordit la lèvre en redescendant les escaliers. Elle aurait vendu son âme à Voldemort pour se retrouver ailleurs, peu importe où, sauf ici…
Tandis qu'elle cognait doucement aux portes closes de la salle à manger, Ron glissa son bras autour de sa taille et la serra brièvement contre lui. C'était si rare qu'il lui démontrait des signes d'affection, quand Harry était dans les environs. Elle découvrait un Ron sous un tout nouveau jour, et ce n'était pas pour lui déplaire.
Qu'est-ce que j'étais venue faire ici, déjà ?
Son père apparut dans son champ de vision. Elle lui sourit bêtement avant de pénétrer dans la pièce. Sa mère, égale à elle-même, salua Ron d'un signe de tête avant de retourner à sa conversation avec sa sœur.
« Eh bien…Hum…Voici Ronald ! » lança-t-elle en désespoir de cause. Son père s'avança et serra la main de Ron, avec sa poigne de fer, comme il aimait le dire.
« Eh bien…Très heureux, Ronald. Je m'appelle Albert, mais tu peux m'appeler Monsieur Granger. »
Le sourire chaleureux de Ron se figea. Hermione soupira bruyamment.
« Papa ! Je t'en prie ! »
Alb…Monsieur Granger éclata de rire, en secouant de tous côtés la main de Ron qu'il n'avait pas lâché.
« Mais je blague ! Je blague ! Appelle-moi Albert ! Monsieur Granger ! Haha! Quelle idée ! »
Ron regarda Hermione, qui était cramoisie. Son père consentit enfin à libérer son emprise de Ron, non sans continuer à l'observer. Il parlait avec un joli accent, sans doute français.
« C'est la première fois que Hermione nous présente son ami de cœur, c'est dur pour un père de voir sa fille unique prendre son envol et … »
« PAPA ! Combien de fois vais-je devoir te répéter que Ron n'est PAS mon ami de cœur ? »
Presque instantanément, la mère d'Hermione sembla s'intéresser à la conversation. Sa sœur, la petite Emma et elle s'approchèrent.
« Bienvenue, Ronald. » lui dit froidement Jane Granger, égale à elle-même. Ron lui sourit, n'ayant trouvé utile de dire un mot depuis le début des présentations, et trouvant que c'était très bien ainsi.
Hermione ne parlait jamais de ses parents, et il fut surpris de la froideur de la mère de sa meilleure amie. Il les savait dentistes, mais sans plus. En fait, les bonbons sans sucre qu'ils envoyaient à leur fille chaque Noël qu'elle avait passé au château auraient du lui mettre la puce à l'oreille, mais pourtant…! Après tout, quels parents sensés offrent des bonbons SANS SUCRE?
« Ah, Jane ! Tu ne pourrais pas être plus accueillante? » lui demanda la deuxième femme, que Ron présuma être la tante d'Hermione. Elle embrassa vigoureusement le jeune homme et souleva sa fille, pour qu'elle puisse l'imiter. Emma trouva refuge dans les bras du jeune homme et en moins de temps qu'il ne le faut pour dire crapaud, elle s'accrochait à lui, telle une sangsue sur un mollet sans défense…
« Ronron, dis, Ronron ! Est-ce que tu vas passer la journée avec Hermione et moi? » lui demanda Emma, en mastiquant bruyamment un chocolat (sans aucun doute sans sucre) indéniablement collant et caramélisé (peut-être que c'était seulement les parents, la tare, peut-être que sa tante était une personne normale ! )
Le Ronron en question se tourna vers Hermione, qui acquiesça sombrement de la tête.
« Hé hé, euh, oui, Emma ! Ronron va passer la journée avec vous ! »
Emma applaudit tandis que Ron la déposait sur le sol, embarrassé. Hermione décida enfin qu'il était temps pour eux de remonter dans sa chambre.
« Bon, Ronron est fatigué, il a fait un long voyage, et il n'a pas eu le temps de se reposer encore, donc, nous reviendrons pour l'heure du souper ! »
Sa mère, déjà préoccupée par autre chose, ne fit aucun signe pour les retenir. Albert, toujours en contemplation de Ron, leur donna sa bénédiction. Emma voulut les suivre mais Martha, définitivement complice d'Hermione, l'en empêcha.
« Ils doivent discuter de choses qui ne regardent pas les petites filles dans ton genre, ma chérie… »
Hermione la remercia mentalement et ils sortirent de la pièce. Les yeux de Ron étaient toujours exorbités et il ne semblait pas remis du traumatisme causé par la rencontre de la famille de son amie.
« Ils sont… »
« Spéciaux, je sais. »
Ils montèrent à l'étage et Ron reprit place sur le lit de la jeune femme. Hermione resta debout, près de lui. Timidement, il tapota la courtepointe pour l'inciter à venir s'y asseoir.
« Allez, viens. »
Elle ne l'avait jamais connu si audacieux. Elle toussota un brin, puis s'assit. Son regard balayait sa chambre, elle regardait partout, sauf vers Ron. Elle sentait par contre les yeux de Ron braqués sur elle, et elle rougit.
« Pourquoi tu me regardes comme ça ? » demanda-t-elle en osant relever un peu la tête. Il affichait un sourire de bonheur inégalé, plus que le jour où il avait gagné la coupe de Quidditch.
« Parce que je te trouve belle. »
Alors là, sois Ron avait avalé son jus de citrouille de travers, sois Bill lui avait donné des conseils pour séduire une femme, parce qu'en deux temps, trois mouvements, elle se retrouva étendu sur son lit, le rouquin par-dessus elle.
« Moi qui avait peur que tu n'aimes pas mon nouveau look » murmura-t-elle à son oreille. Ron sourit encore plus ; s'il continuait, son visage allait se fendre. Il avait toujours imaginé cette scène de cette façon, mais il ignorait à quel point entendre réellement la voix d'Hermione muée en un mince chuchotement serait bien mieux que de se l'inventer. Avant qu'il n'ait pu répondre, la jeune femme repris la parole.
« Est-ce que c'est à ce moment là que tu vas m'embrasser? »
Ses lèvres tremblaient. Il était sûr que les siennes aussi. Il se pencha un peu, il aurait voulu pouvoir se pincer avant, s'assurer que c'était vrai.
« Je crois. »
Il les effleura enfin, mais il prit tout son temps. Il embrassa d'abord le petit creux entre sa lèvre supérieure et son nez, puis la commissure droite de sa bouche. Il couvrit ses joues de petits baisers volatiles puis embrassa longtemps son front.
Elle gardait ses yeux clos, tressaillant chaque fois que la bouche de Ron touchait sa peau brûlante. Il s'arrêta, ne trouvant aucun endroit de son visage épargné par son amour. Doucement, il s'autorisa à murmurer quelques mots, malgré sa voix vacillante, sous tant d'émotions.
« C'est maintenant, le bon moment. »
Il se pencha, encore plus près d'elle, et à l'instant où il allait finalement l'embrasser, un vacarme se fit entendre très, très près d'eux.
« RONRON ! RONRON ! VIENS JOUER AVEC MOI ! »
ARGH !!!!!
Emma n'a pas fini de nous en faire voir de toutes les couleurs, croyez-moi : )
