Bonjour! Ceci est le dernier chapitre avant LA VRAIE HISTOIRE! Je vous la garantis!

Bonne lecture!


Précédent du chapitre « Attaque » :

Alentours du Manoir Potter, Goldric's Hollow, Dimanche 31 Octobre 1981, 21 :47

En réalité, Voldemort était pris d'un étrange frisson. Pour la première fois de sa vie, il doutait.

Quelqu'un l'avait trompé.

Il n'y a qu'un moyen : vérifier…

- J'ai un pressentiment… Retournons ! commanda-t-il en tournant subitement sur ses pas.


Chapitre 3 : Moments Difficiles

Salle à manger, Maison des Longdubat, Dimanche 31 Octobre 1981, 21 :47

- Allons, Franck, respire ! supplia l'homme roux qui tenait une fiole parfumée sous le nez du jeune Longdubat inanimé.

Ce dernier s'était battu comme un féroce contre des Mangemorts qui avaient envahi son territoire. Il avait cru réussir à neutraliser Voldemort, mais celui était volatilisé en fumée sous ses yeux. Durant un moment d'incompréhension, il fut à son tour victime d'un doloris de la part d'un Mangemort et refusant de céder face à lui, il avait résisté jusqu'au bout, soit à la cinquième sortilège, avant de tomber dans l'inconscience.

La seule chose qu'il pouvait être ranimé était de le réveiller de la manière douce afin de ne pas priver le cerveau d'oxygène trop longtemps, étant donné que le jeune Franck avait reçu une bonne quantité de dose de doloris en plein torse, ce qui aurait pour effet de bloquer toute respiration.

- Alors, Adam ? grogna Maugrey, boitant.

L'interpellé leva sa tête, et haussa les épaules, impuissant. Il remarqua la jambe droite de l'Auror ensanglantée et on aurait dit qu'il s'était fait broyée par endroits, puisque sa jambe dessina dans d'inquiétants angles.

- Et ta jambe ? demanda Adam en s'efforçant de cacher son inquiétude pour son supérieur.

- Oh, occupe-toi plutôt de lui ! aboya-t-il.

Le jeune homme ne dit rien et soudain, il sentit des légères secousses sous sa main qui tenait la tête de Franck. Il poussa un cri d'exclamation, attirant l'attention de Maugrey et des autres occupants de la salle.

- Envoie-le à Sainte Mangouste ! ordonna Maugrey à Adam, qui obéit.

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Maugrey vit l'un de ses hommes se transplaner avec Franck sur son dos et gémit en s'asseyant sur une chaise intacte dans une salle à manger plus que désordonnée par la bataille contre les Mangemorts. Ignorant ensuite sa douleur à la jambe, il entreprit de réfléchir aux derniers évènements qui avaient lieu dans cette maison.

Pourquoi Voldemort s'était-il volatilisé en fumée par un simple sort ?

Jouait-il la comédie ? Ou juste pour semer la zizanie ?

Ou… finalement, avait-il déjà choisi sa future victime ?

Maugrey voulait en avoir le cœur net et s'apprêtait à appeler l'autre groupe, mais Mac Gonagall l'interrompit :

- Alastor Maugrey, veuillez vous rendre à Sainte Mangouste, blessé comme vous l'êtes. Je prends les directives, ici.

L'homme protesta.

- Voyons, Maugrey ! Ne faîtes pas l'enfant ! soupira-t-elle, les yeux levés tandis que Maugrey grincha. Je sais combien vous détestez l'hôpital, mais vous allez mettre votre santé en péril et puis on a besoin de vous, tenta-t-elle de le raisonner.

Alastor défia au regard sévère de la Directrice adjointe de Poudlard, cependant il dut détourner d'elle, tel enfant boudeur. Minerva soulagea, signe que Maugrey avait accepté la proposition. Elle fit venir deux membres de l'Ordre pour accompagner l'Auror à Sainte Mangouste. Elle se retourna ensuite vers la grand-mère Longdubat qui caressait le petit Neville dans ses bras.

- Je crains que vous deviez nous suivre, les Aurors de la Ministère vont arriver.

- Et Franck et Alice ? s'inquiéta la vieille sorcière tremblante.

Elle n'avait pas participé à l'attaque, elle avait le devoir de protéger son petit-fils dans sa chambre. Maintenant, elle est seule avec lui enfin pour l'instant.

- Ils sont à l'hôpital, espérons qu'ils survivent, secoua la directrice adjointe. Allez Augusta, Molly vous attend et…

- Attendez ! la coupa-t-elle. Si on est attaqués, les Potter aussi ?

Mac Gonagall la regarda l'air anxieux et se tut, ce qui fut inutile aux yeux de la mère Longdubat. Celle-ci plaqua sa main sur sa main et s'empressa de faire des signes religieux.

- Oh Merlin…

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Chambre, Goldric's Hollow, Dimanche 31 Octobre 1981, 21 :54.

Au Manoir totalement silencieux depuis l'attaque de Voldemort, dans une chambre des parents, une porte du placard grinça laissant place à un James sur ses gardes avec Harry endormi dans ses bras, suivi de sa femme Lily. Le jeune homme vérifia les autres pièces, il avait entendu des cris et des batailles à la baguette et remarqua deux corps sans vie des Aurors, l'un, la copie conforme de son image, était étendu sur les escaliers et l'autre, la copie de Lily, dans la chambre d'Harry. Ils étaient venus, ce soir, pour les protéger, lui et sa famille, en prenant leur place, en cachette de Sirius et de Gwenaëlle.

Et cette nuit, ils avaient donné leur vie.

Le jeune homme grimaça en imaginant sa propre mort s'il n'avait pas pris des initiatives pour se défendre. Et celles de Lily et de son fils. Il s'accroupit tout de même vers le corps sans vie d'un Auror à l'effigie de sa femme et chercha son pouls, dans l'espoir que celui-ci n'ait pas été touché à l'un des sortilèges impardonnables et qu'il lui témoigne les agissements de Voldemort. Hélas, le diagnostic était rapidement fait, et confirmé. Il y eut donc deux morts en une soirée. Pourvu qu'il n'en aura pas d'autres pour cette nuit.

James leva sa tête vers une forme humaine à l'image d'Harry dont son front était scrupuleusement enfoncé. Il eut peur et serra instinctivement son fils contre lui, comprenant clairement le message.

Harry James Potter, 15 mois, était bien la cible de Voldemort. Mais fort heureusement, le sosie du petit n'était qu'une vulgaire marmite de même poids qu'un bébé de presque un an, dotée d'une âme d'un enfant pour tromper la vigilance de l'assassin. Tout de même, la puissance de celui-ci était effrayante, elle l'avait percée facilement. Très facilement. Et de cette taille.

James s'efforça de se détendre, malgré la lourdeur de l'atmosphère, et raisonna. Ainsi, il avait raison au sujet de Peter Pettigrow. En effet, dans les premiers temps, même au temps de Poudlard, il s'était refusé de le croire Mangemort, mais avec cette attaque, il dut mettre à l'évidence que ce traître l'était. A la solde de Lord Voldemort. Celui-ci en voulait Harry à mort. Littéralement.

Pourtant, cette situation de Peter ne l'atteignait pas très profondément.

Pendant que son mari explore les environs, Lily prépara en vitesse les affaires de son petit garçon dans un petit sac de voyage, elle récupéra la couverture en laine d'Harry. Il ne fallait pas qu'il ait froid en sortant du Manoir. Il était convenu qu'ils quittent la maison pour se rendre à l'Ordre escortés. Normalement escortés par des Aurors qui avaient pris leur place.

Mais comme ils étaient très mal en point, la jeune femme résista à l'envie de les sauver, mais si elle le fait, le sortilège sera immédiatement brisé et Voldemort reviendra peut-être.

A nouveau…

Lily rejoignit son mari qui se trouvait encore dans la chambre d'Harry.

- Prends cette couverture, dit une voix interrompant les pensées de James.

Le jeune père croisa les yeux verts inquiets de sa femme. Elle tenait un petit drap en laine bleue pour garder Harry la même sensation de chaleur. James lui fit un sourire qui se voulait dire rassurant et le prit.

- Harry, réveille-toi, souffla-t-il doucement.

Comme enchantement, le petit Harry se réveilla et regarda son père de ses grands yeux verts. Les mêmes yeux que sa mère. James sourit et souleva l'enfant en l'enveloppant de la couverture bleue.

Soudain, le père entendit un bruit violent de sa maison et regarda sa femme, l'air horrifié. Il comprit et il entendit Lily, tremblante, s'écrier :

- James !

Le concerné jeta un rapide coup d'œil sur son fils et le passa dans les bras de sa femme en fixant celle-ci.

- Lys, va t'en ! Je vais tenter de le ralentir !

Les yeux en larmes, Lily secoua sa tête en cramponnant le bras de son mari.

- Jim, fais gaffe !

James ne répondit pas. Il se contenta de donner à sa femme un rapide baiser intime avant de se précipiter vers les escaliers. Lily comprit qu'elle n'eut qu'une seule option : s'enfuir sans même défier Voldemort. La vie de son fils était plus importante que la sienne. Il fallait à tout prix le mettre en sécurité. Elle ne vit qu'une seule personne en qui elle avait entièrement confiance et que Voldemort craignait le plus : Albus Dumbledore.

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Salle à manger, Grimmaurd, Dimanche 31 Octobre 1981, 21 :56.

- Oh Merlin ! Venez vite vous asseoir, Augusta ! s'écria Molly dès qu'elle la vit. J'ai appris pour vos enfants ! C'est horrible !

- Molly, prenez Neville et montez-le dans la chambre de vos enfants, conseilla Mac Gonagall. Il doit être épuisé et Augusta a besoin d'un remontant. Tenez-la compagnie, je vais avertir Albus. Quant à vous, informez les familles des victimes.

Les membres du groupe « Longdubat » acquiescèrent et sortirent de la maison. Le professeur de Poudlard lança un dernier regard attristé sur les dames et se mordit les lèvres.

Et si Maugrey avait raison ? L'attaque chez les Longdubat n'était-elle qu'une supercherie pour tromper l'ennemi ? En tout cas, l'Auror avait vu juste : Voldemort en voulait à un des petits garçons qu'il marquait comme son égal. Ses recherches l'avaient amené à déduire que ce n'était qu'une histoire de sang. Etant fils du moldu, Voldemort est un Sang Mêlé. Seulement, il y avait un léger problème : les petits garçons sont tous les Sang Mêlé, bien qu'il n'y avait plus de mariage mixte chez les Longdubat depuis l'époque de l'arrière-grand-mère d'Augusta.

Mais d'après le rapport éclair des membres restants du groupe « Longdubat », Mac Gonagall avait compris que Voldemort visait plutôt Harry que Neville.

Il était donc impératif pour elle de prévenir Albus Dumbledore, c'est ce qu'elle fit en quittant le Quartier Général pour se transplaner dans une endroit discret.

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Jardin, Goldric's Hollow, Dimanche 31 Octobre 1981, 21 :01.

Le petit Harry s'accrocha au cou de sa mère qui descendit, sans bruit, par un autre escalier de secours et il entendit des grincements de bois et des cris incompréhensibles. Apeuré, il serra le cou de sa mère, celle-ci ressentit la pression de son fils et tenta de le rassurer en tapotant son dos avec sa main libre.

Lily savait que malgré son jeune âge, Harry comprenait, ou plutôt, ressentait ce qui se passait. A peine mis le pied sur l'herbe fraîchement humide, elle fut cernée par des Mangemorts, non plutôt, des sbires de Voldemort, armés jusqu'aux dents. Frustrée, elle ne put faire le moindre mouvement, de peur de blesser son enfant et dut se résigner à obéir aux ordres de ses ennemis.

- Qui est l'imbécile qui a osé me désobéir ? rugit une voix colérique que la mère d'Harry connaissait trop bien pour l'avoir affronté deux fois.

Obéissant aveuglément, l'un des Mangemorts, dont leur identité était, tout comme ses collègues, habilement dissimulé par une capuche de la robe noire et un masque, s'approcha, s'agenouilla devant Voldemort et entreprit de lui expliquer dans un murmure presque inaudible que le bruit d'un taon.

- J'ai pas besoin de votre aide ! trancha-t-il, toujours en colère, faisant sursauter les Mangemorts.

C'était plus un ordre immédiat qu'une réponse : tous les Mangemorts furent transplanés. Il ne reste plus que trois.

En voyant Voldemort s'approcher, Lily n'eut qu'une seule pensée : son mari. Il était censé le retenir un peu. Aurait-il échoué ?

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Forêt, endroit inconnu, Dimanche 31 Octobre 1981, 22: 01.

- Tenez-vous prêts, les gars ! Ils arrivent ! avertit une voix venant d'une pièce en or.

Les gars en question, cachés derrière les bois, observèrent de loin une caverne qu'ils soupçonnaient être le repaire du Maître des Ténèbres. Ils l'avaient trouvée grâce aux recherches de Gwenaëlle. L'homme aux yeux bleus répondit à une pièce en or ensorcelé :

- Message reçu cinq sur cinq.

Il scruta les environs où ses trois collègues s'étaient soigneusement installés, prêts à passer l'attaque. L'un d'eux, ayant compris le regard qu'il les jetait, hocha et se tourna à son voisin pour passer le message gestuel. Le meneur soupira.

- Où en êtes-vous, là bas ? ajouta-t-il, soucieux.

- Ne vous inquiétez pas, lui rassura une voix faible que seul son interlocuteur comprenait.

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Jardin, Goldric's Hollow, Dimanche 31 Octobre 1981, 22 : 02.

Les dernières gouttes se tardaient de tomber sur la main de la jeune femme. La pluie avait cessé de tomber. Lily fixa l'homme qu'elle avait autrefois eu affaire. Celui-ci l'observa patiemment.

- Ahhh, ma chère Lily, te voilà bien devenu raisonnable, ironisa-t-il en affichant un sourire machiavélique sur son visage pâle.

Lily, alias Licoreu, ne répondit pas. Elle serra son fils avec ses bras, l'obligeant à ne pas voir le visage de Voldemort.

- Toujours aussi têtue que James, soupira Voldemort. Très bien, tu l'auras voulu, Lily.

Sur ce, il lui arracha l'enfant d'une main libre et le pointa avec sa baguette, dont un bout de lumière verte est prêt à sortir. Harry sanglota. La mère ne put que crier de protestation :

- Harry, non ! Voldemort, rends moi mon fils !

- Je le ferai si tu consens à te rendre, émit-il une condition en mettant Harry sur l'herbe.

- Jamais !

- C'est ton dernier mot ?

Avant que Lily ne réplique, Voldemort détourna déjà sa baguette vers Harry, assis sur l'herbe humide, qui pleurait sans cesse. Il entendit les supplications de mère, mais il n'en tint pas compte. Il allait enfin éliminer son futur pire ennemi après Dumbledore. Il cria de plaisir :

- Avada Kedavra !

Une lumière verte éclairante sortit de sa baguette en direction de l'enfant, sous les yeux de Lily, paralysée.

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Forêt, endroit inconnu, Dimanche 31 Octobre 1981, 22 : 02

- Sirius, regarde ! murmura Gwen en pointant son doigt vers le ciel.

Les yeux bleus du meneur fixèrent le ciel. Il ne mit pas longtemps à comprendre : une Marque des Ténèbres, la signature des Mangemorts ou de Voldemort après avoir accompli ou tenté un meurtre. Elle flottait dans le ciel noir éclairé par des rayons verts. Pile à l'endroit où habitaient ses amis.

En voyant cette marque, Sirius, secoué de colère et de tristesse, se refusa de penser à la perte de ses amis qu'il renchérissait depuis son enfance.

Impossible.

Une seconde après, les Mangemorts apparurent devant la caverne. Sirius, toujours caché, sentit sa colère et sa tristesse se transformer en rage et fit d'elles un instrument de vengeance. Impulsif, il sortit de sa cachette et cria :

- A l'attaque !

Ses collègues furent abasourdis par sa réaction imprévisible et le suivirent pour l'aider.

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Jardin, Goldric's Hollow, Dimanche 31 Octobre 1981, 22 : 04.

Tenant désespérément debout contre des violents vents, qui menaçaient de la faire valser, Lily dut protéger ses yeux avec ses bras, la lumière verte l'aveuglait. Pourquoi cette lumière est-elle si longue ? Jamais, elle n'avait vu une chose pareille auparavant. Mais elle n'osa penser à la perte de son fils unique. Elle n'était pas prête à accueillir une autre nouvelle, étant donné que James devait être mort. Elle se culpabilisera jusqu' à la fin de ses jours, si elle s'en sort vivante.

Soudain, elle entendit le cri déchirant, mais ce n'était pas celui de son fils. C'était une voix d'un homme. Voldemort ? Non, ce n'était pas possible… Lui, un puissant sorcier de tous les temps et un apte de la magie noire, se tromperait-il? Avait-il mal visé ? Pour la jeune mère, peu importait.

Ses pensées se focalisaient maintenant sur son fils, Harry. Aurait-il survécu ? Pour le moment, elle ne l'entendit plus pleurer. Son cœur battait de plus en plus vite et ses mains devenaient moites. Elle ne voulut pas voir la suite.

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Forêt, Goldric's Hollow, Dimanche 31 Octobre 1981, 22 : 04.

- Allez-y tout doucement, dit Albus aux volontaires.

Il était en guet depuis la forêt du Manoir Potter, dès le début de la soirée. Il avait tout simplement redoublé de vigilance, après l'avertissement de Mac Gonagall, et ordonné au groupe de Sirius et de Gwenaëlle de capturer les Mangemorts. Il était censé intervenir dans le combat entre Lily, Harry et Voldemort, mais il avait voulu savoir si la procédure, qu'il avait mise en œuvre cet après-midi avec les Potter, avait fonctionné. C'était certes un risque à prendre, mais c'était la seule solution s'il voulait avoir une chance d'arrêter Voldemort sans l'avertir sa présence.

La revanche sera bientôt à eux.

Deux jeunes sorciers acquiescèrent à l'ordre du directeur et malgré des tremblements de terre provoqués par le sortilège de Voldemort, ils se ruèrent avec prudence vers la résidence des Potter. Ils y entrèrent par la porte en levant leurs baguettes et s'avancèrent en douceur dans l'obscurité. C'était l'une des consignes qu'ils appliquaient : pas de sortilège de lumière. L'un des deux s'immobilisa soudainement.

- Psst, Mareth, je crois l'avoir trouvé.

Mareth se tourna vers son collègue et le vit allumer un stylo-lampe moldu. « Une excellente invention moldue en cas de besoin urgent » sourit-il intérieurement. La faible lueur du stylo se pointa vers les jambes de son collègue et descendit plus bas. Mareth se retint de crier.

Le corps sans vie qu'ils avaient trouvé appartenait à James, leur membre. Il était allongé sur le sol. Ses membres étaient dans un angle inquiétant. Son visage pâle démuni d'expression. Ses yeux, par contre, habituellement noisettes étaient tout noirs, sans aucune trace blanche de cornée.

Une nouvelle secousse encore plus puissante que les précédentes les fit perdre l'équilibre et fissura les murs du Manoir. Le plafond du rez-de-chaussée menaça de céder. Visiblement, Goldric's Hollow était trop vieux et avait difficilement résisté à la première attaque, alors à la seconde attaque, tout ira certainement s'effondre.

Les membres avaient immédiatement compris.

- Oh non…, finit Mareth par souffler. Et les autres ?

- Plus tard ! Ramenons-le en urgence ! accommoda son collègue.

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Jardin, Goldric's Hollow, Dimanche 31 Octobre 1981, 22 : 05.

- C'est fini, dit une voix calme.

Sanglotant de soulagement et de joie, Lily serrait, de toutes ses forces, son fils Harry qui avait bel et bien survécu à un pouvoir mortel. Voldemort était mort par son propre sort. Le Seigneur des Ténèbres n'existe plus. La mère avait bien cru perdre son enfant sans pouvoir réagir, pourtant, elle s'était préparée ! Elle leva ses yeux verts vers le vieil homme dont son visage était caché dans la pénombre, il se tenait debout devant elle. Cet homme aux cheveux longs gris, presque blancs, avec des lunettes demi-lunes -Albus Dumbledore, réalisa enfin Lily- lui sourit en guise d'encouragement. Il était content de revoir son ancienne élève vivante ainsi que leur fils.

- Lily, il faut qu'on rentre immédiatement au quartier général, on a des choses à te dire.

Lily, connaissant la sagesse du vieil homme, acquiesça sans protester. Le quartier général était, en réalité, une ancienne maison des Blacks, la famille de Sirius, et son fils pouvait y dormir en tout sécurité.

- Bien, suis-nous, continua-t-il sans donner plus d'explications.

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Salle Commune, Poudlard, Dimanche 31 Octobre 1981, 22 :17.

Wendy cherchait son frère du regard dans une salle où les élèves étaient conviés au bal d'Halloween. Elle était vêtue d'une robe jaune à la fois traditionnelle et simple. Ses cheveux habituellement attachés en queue de cheveux étaient relâchés, se dévoilant l'ondulation jusqu'aux reins. Elle avait un ruban jaune sur sa tête. Elle se savait belle dans cette tenue que sa mère avait cousue avec des moyens de bord. Elle l'avait déjà portée l'année dernière et personne ne semblait remarquer les difficultés financières que les Weasley avaient eues.

Dès qu'elle le retrouva, elle sourit, amusée.

Bill réfugié dans son coin lisait tranquillement son livre d'Egypte ! Il était vêtu d'un élégant costume vert, qui le distingua très bien difficilement d'une plante qui se trouvait juste à l'entrée de la salle commune. William Weasley voulait tout simplement devenir invisible !

Elle s'approcha de lui et s'assit à côté de lui. Elle ne dit rien, elle posa sa tête sur ses genoux, qu'elle avait ramenés contre sa poitrine, entourant ses bras et elle observa son frère dont son visage était crispé de concentration. Il y avait bien une chose dont elle aimait particulièrement chez lui, c'était ses yeux bleus pétillants d'excitation ou de bonheur à chaque fois qu'il découvre un objet antique inconnu. Tel père, tel fils ! A une différence… L'intérêt d'Arthur était les objets et les inventions moldus, et Bill, tout ce qui touchait à l'Egypte ou à l'Antique.

Wendy ne sut dire combien de temps elle était dans cette position, puisque Bill se rendit compte de sa présence à la fin de sa lecture du chapitre.

- Je croyais t'avoir dite de me laisser tranquille ce soir ? leva ce dernier les yeux au plafond, exaspéré.

- C'est pas le cas ? souffla Wendy, le sourire narquois aux lèvres.

- Non, justement ! J'aime pas que quelqu'un me surveille, ça me met mal à l'aise, dit-il, gêné.

- Dommage, je suis venue te dire que Professeur Dumbledore et Professeur Mac Gonagall se sont absentés ce soir, le renseigna-t-elle, avant de se lever.

- Attends !

Wendy stoppa dans sa démarche et se retourna vers Bill.

- Tu as bien dit qu'ils sont absents ? souffla-t-il, l'air ébahi.

- Oui.

- BILL !!! hurla une voix qui fit sursauter les Weasley.

Bill reconnut cette voix et bondit sur ses pieds.

- Qu'est ce qui s'est passé Alex ? demanda-t-il inquiet, tandis que ledit Alex suffoqua, tenant de prendre sa respiration. Il avait couru comme s'il avait les fesses en feu.

- Les Serpentards se vengent sur Chris ! lâcha-t-il enfin. Oh, désolé, je ne savais pas que t'avais déjà un rencard, sourit-il en pointant la jeune fille qui se mit à la même hauteur que le jeune Weasley. Peut-être que je fer…

- C'est ma sœur, lui coupa-t-il lui mettant fin à ses illusions, Chris est en danger ? demanda-t-il, anxieux.

- Avec qui était Chris ? intervint Wendy, déterminée.

- Julius Malfoy, murmura-t-il, un Serpentard de Deuxième année.

A l'évocation du nom, la jeune Weasley fit un « Oh » de sa bouche et en un éclair, son visage angélique se dessina en un regard et un sourire qui ne plut pas du tout aux jeunes garçons.

- Wendy, tu le connais ? la pressa Bill.

- Et comment ? répliqua-t-elle en gardant son sourire diabolique. Tu te souviens de l'épisode de la vieille tante Berth ?

- Tante Ber…, répéta-t-il avant de comprendre. Non, tu ne vas…

- La faire ? Si ! sourit-elle. Alex, je peux t'appeler Alex ? dit-elle en se tournant vers le garçon qui était perdu.

- Ben, oui.

- Parfait. Alex, peux-tu me dire ce que ce chiffon de Julius fait à ce Chris ?

- Il l'agresse avec ses deux gardes du corps.

- En utilisant la méthode boxe ?

- Pardon ? Bosce ?

- Laisse, est ce qu'il utilise les poings pour le frapper ?

- Ah non, il utilise sa baguette et il le menace s'il bouge de le jeter un sort, ce qui est déjà arrivé.

- Okay, il s'est transformé ?

- Non, il est tout simplement immobilisé.

- C'est tout ?

- Oui, je suis venu chercher Bill pour tenter de le sauver. Mais avec le mon…

- N'en dis pas plus. Je vais m'en occuper. Bill, va me chercher un tissu en laine, le sien.

Elle sourit méchamment à son frère, un sourire que Bill n'aimait pas beaucoup. Surtout que la fin de sa phrase, le jeune garçon comprit qu'elle voulait vraiment préparer un sale coup. Maintenant. Il eut presque pitié pour Malfoy dont il ne témoignait pourtant aucun sympathique.

- Wendy…, la rappela le jeune Weasley d'un ton désapprobateur.

Ce n'était pas qu'il était moins facétieux que sa sœur, mais qu'il n'avait pas envie de recommencer cette blague. Celle qu'il avait eue le souvenir d'avoir une belle fessée de sa vie de la part de sa mère. A exactement 8 ans.

- Tu veux retrouver ton copain en brouille pour Dragons ? répliqua-t-elle en le regardant sévèrement.

Bill ne préféra pas la contredire et disparut du champ de vision des adolescents.

- Que vas-tu faire ? s'inquiéta Alex.

- Tu vas comprendre, le rassura-t-elle en faisant apparaître un poteau de peinture avec l'aide de sa baguette qu'elle avait réussi à dissimuler sous sa robe.

Elle afficha un sourire machiavélique.

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Couloir menant à la salle commune, Poudlard, Dimanche 31 Octobre 1981, 22 :25.

- Mon cher Christopher Bell, je croyais t'avoir ordonné de me suivre, mais visiblement, tu n'en as fait qu'à ta tête, commenta le Serpentard aux cheveux longs blonds soleil et aux yeux bleus clairs. Je te redemande pour une dernière fois, est-ce toi qui m'as fait une blague ignoble avant-hier soir ?

La réponse de la victime était qu'un gémissement déchirant ; il était dans un état où l'on ne peut plus parler. Mais le jeune Serpentard n'en tint pas compte, et continua à le persécuter. Il commença alors à le toucher alors qu'une voix se fit entendre.

- LÂCHE-LE ! Ce n'est pas lui, la blague d'avant-hier soir !

C'était Bill qui avait répondu à sa place. Il était présent le soir où Julius Malfoy s'était transformé en chauve souris de couleur vert puant.

- Pourquoi je t'obéirais, toi un misérable rouquin ?

Bill lui jeta un regard noir, puis un autre par-dessus de son épaule gauche pour voir sa sœur adoptive et se retourna en direction de Julius avec un sourire malicieux.

- Tu crois pouvoir m'atteindre de cette façon ? Pauvre Malfoy, je te plains.

Le visage dominateur de Julius prit maintenant un air soupçonneux et le jeune homme s'apprêta à empoigner Bill alors que Wendy intervint.

- Hey, Julius ! Laisse Chris, il n'y est vraiment pour rien.

Julius se recula pour se tourner vers la jeune fille aussi rousse que Bill et lui sourit.

- Ah, que vois-je ? Une beauté qui m'est revenue… Lâche-le, ordonna-t-il à ses gardiens sans la quitter du regard.

Ses gardes du corps tenaient Chris entre ses mains épaisses et obéirent, en lâchant le pauvre Chris comme un chiffon, Bill le rattrapa et le libéra du charme d'immobilisation.

- Ma petite Wendy, te voilà raisonnable. Pourquoi m'avoir fait ça ?

- Oh, c'est tout simplement parce que j'avais envie de t'embêter. Prenez-le, je n'en ai plus besoin.

Wendy lui tendit le tissu en laine que Bill avait été cherché quelques instants plus tôt.

- Mais, garde-le ! s'écria Malfoy toujours souriant. Cela te ferait un beau souvenir de moi, ajouta-t-il.

Elle feignit de surprise avant de reprendre une expression à la fois amusée et désolante.

- Non, que fais-je d'une vieille cape en chiffon qui porte l'odeur de la poubelle ? Tu devrais te laver plus souvent, mon vieux Julius, sourit-elle en fourrant la vieille cape dans les bras de Julius, qui n'eut pas le temps d'absorber ses paroles.

Les élèves de toutes les différentes années furent aussi abasourdis que Malfoy et éclatèrent de rires. Ce fut à ce moment qu'une voix féminine et paniquée supplanta, tirant un jeune homme aux cheveux de jais en bataille :

- VIENS, THOMAS, VITE ! AIDEZ MON FR…, s'interrompit-elle en voyant Chris en compagnie de Bill à sa droite. Mais…

Elle n'eut pas le temps de lui demander des explications, Julius cria de terreur, en jetant sa cape par terre et se gratta partout.

- AHAHAHAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !!!!!!!!

Les rires des élèves se firent de plus en plus forts.

- Magnifique ! s'écria Thomas dont les yeux brillèrent d'excitation.

- Leçon numéro un : avoir toujours ses gants sur soi et…, récita Wendy avant de se tourner vers lui, Bill ?

- Leçon numéro deux : ne jamais croire la fille de ses rêves sur parole ! termina celui-ci, en affichant un sourire moqueur.

- Vous allez me payer ! rugit Julius de colère.

- Mieux vaut pas, secoua la jeune fille faussement désolée. Je crains que tu ne pourras pas te servir de tes mains pendant un… euh… un long moment.

- Soit quatre-vingt jours, précisa Bill.

En entendant cela, le visage pâle de Julius vira au rouge pivoine, des vapeurs sortirent de ses oreilles bien dégagées derrière ses cheveux et de ses narines joliment dessinés en pointe.

- GWENDOLA WEASLEY, JE TE JURE QUE JE VAIS TE MAUDIRE…

- MALFOY ! Quel bel exemple tu montres aux premières années ! gronda la voix grave qui n'était que Mac Gonagall.

Wendy et Bill sourirent innocemment et se détendent en constatant avec joie l'arrivée du professeur Mac Gonagall. Avec le professeur Slughorn, derrière elle. Elle devrait avoir vent du règlement de compte entre Malfoy et Chris.

- Professeur, je n'y…, commença Julius alors que Wendy le fusilla d'un regard.

- Oh, je ne veux pas savoir ! Malfoy, un peu de retenu ! Oh, cet odeur ! Apprenez, jeune homme, qu'il est très important de respecter l'hygiène, sous peine d'avoir des conséquences assez… graves ! Slughorn ! appela-t-elle à son collègue qui se trouvait derrière elle. Ramenez Monsieur Malfoy, à l'infirmière, je vous prie, puis prenez mon relais pour la soirée, l'instruit-elle.

- Malfoy, venez, pressa le vieux professeur de Potions.

- Mademoiselle et Monsieur Weasley, veuillez me suivre immédiatement.

Les sourires des Weasley s'évanouirent rapidement. Sans demander plus d'explications, les enfants suivirent la directrice adjointe qui gardait toujours son éternel visage sévère. Un visage impassible qui n'échappa pas au jeune Thomas, qui intérieurement se félicitait d'avoir pu assister à la blague des Weasley.

- Mais que les veut-elle ? s'inquiéta la sœur de Chris alors que des élèves se dissipèrent petit à petit du couloir.

- Je ne sais pas, mais une chose est sûre, Wendy n'aura pas de retenue, assura Thomas, sûr de lui.

- Comment sais-tu, Tom ? surprit Chris, plissant son front.

- Mon expérience…, suspendit-il, de retenues, enfin, si j'arrive à battre mon frère aîné, finit-il.

Sa main sur son menton, il fit semblant de réfléchir.

- Ton frère ? Le célèbre James Potter ? pouffa Jordane, l'ami de Thomas. Quatre contre un ?

- Pourquoi pas ? répliqua-t-il. Si j'arrive à récolter trois retenues par mois, soit 30 retenues pour 10 mois, multiplié par 7 années d'études, ce fait environ 210 retenues pour battre le propre record des Maraudeurs, qui totalisent à eux, quatre, 208. Maintenant, j'en suis à ... -il consulta son cahier de bord qu'il avait tiré de sa robe de soirée- 70 seulement en deux ans d'études.

- 70 retenues ??? siffla Chris d'admiration.

- Ce n'est pas plutôt mal, non ? bomba-t-il son torse. Dommage pour l'avant-hier, j'aurai aimé être là ! secoua-t-il, déçu.

- Avant-hier ? Ce n'est pas…, saisit Chris.

- Moi ? Si ! Je suis désolé, mais j'ai le devoir de vous annoncer que Monsieur Julius Malfoy est bien un sombre crétin, déclara-t-il en affichant un air faussement désolé. Bref, les retenues, c'est quelque chose qu'il faut immortaliser ! songea-t-il.

- Excellente idée, Monsieur Potter ! intervint une voix derrière Thomas, qui fit sursauter les jeunes. Je vais spécialement créer un trophée pour votre futur record à la remise des diplômes.

- Euh, professeur, ce n'est…, chercha le jeune Potter de s'excuser, rougissant.

- Monsieur Potter, ne vous offensez pas du tout, le coupa-t-il amusé, je me vois cependant l'obligation de vous retirer de la salle commune pour quelques heures. Voulez-vous bien me suivre ?

- Euh… oui, bien sûr, professeur, acquiesça-t-il, mal à l'aise.

°

°

Bureau d'Albus Dumbledore, Poudlard, Dimanche 31 Octobre 1981, 22 :34.

Les aînés Weasley se retrouvèrent avec Mac Gonagall devant la gargouille de pierre qui gardait l'entrée du bureau de Dumbledore, et regardèrent leur professeur de Métamorphose marmonner le mot de passe qui n'était autre que « Caramel ». Au lieu de s'écarter, la gargouille informa d'une voix morose :

- Le Directeur Albus Dumbledore est absent, et il m'a chargé de vous transmettre son message, Professeur Mac Gonagall. Il prendra la suite à son retour et… Ah ! Oui, que vous deviez retourner… hum, là-bas après la soirée.

- D'accord, merci, hocha Mac Gonagall, ayant compris le sous-entendu.

- Mais de rien ! Bon courage, s'effaça-t-elle en jetant un regard compatissant aux jeunes qui sentirent leur estomac noué.

Quelques marches plus tard, la directrice de Gryffondor ouvrit la porte et s'écarta pour ses protégés.

- Entrez vite, pressa-t-elle.

- Professeur…, tenta Wendy, inquiète de son sort.

- Mademoiselle Weasley, la devança-t-elle, je sais que vous n'agissez pas sans raison, ceci dit, je ferme les yeux pour l'incident, étant donné que la situation actuelle, le rire est le bienvenu. Mais n'en faites pas un excès.

Bill et Wendy se regardèrent anxieux. Mais pourquoi avait-elle les fait venir ici alors que ce n'était pas le but exact ? Ils furent soudainement peur en pensant à la conversation qu'ils avaient entendue cet après-midi.

- Votre directeur Dumbledore vous fournira plus d'explications. Mais détendez-vous en attendant, je retourne à la Salle Commune renvoyer les élèves au dortoir, informa Mac Gonagall sur le seuil de la porte.

Avant que les enfants fassent un mouvement, la porte était déjà fermée, les retenant pour prisonniers du bureau du Directeur.

- Nous voilà coincés ! commenta Bill en s'affalant sur une chaise qui se trouvait juste devant le bureau.

Wendy ne dit rien. Elle se contentait juste de balayer du regard la salle, en espérant que leur sort serait plus clément qu'elle ne le pensait.

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Quelques minutes plus tard, Wendy fit la connaissance d'un certain Dippet, un vieux sorcier à la silhouette gracile, qui avait précédé Dumbledore dans ses fonctions de directeur, et quant à Bill, il s'intéressa aux inscriptions anciennes qui se trouvaient sur des objets étranges et anciens, derrière le bureau. Totalement absorbés, ils n'entendirent pas l'arrivée du Directeur, accompagné de Thomas. Ce n'était que le raclement de gorge d'Albus les fit sursauter, les faisant rougir de honte, comme un gosse pris en faute.

- Wendy, vous me permettez ? demanda-t-il tout simplement en s'approchant de la jeune fille.

- Euh, o…, oui, bafouilla Wendy, intimidée par le Directeur, avant de rejoindre Thomas avec Bill.

Pendant que le vieux sorcier engage la conversation avec Dippet, les élèves s'interrogèrent du regard, mais à leur déception, Thomas n'en sut pas plus qu'eux. Celui-ci se retourna vers Dumbledore, qui devait forcément le savoir, il l'observa murmurer devant le tableau qui représentait un vieil homme fatigué au visage intelligent avec une barbe en pointe. Il portait des couleurs vert et argent de Serpentard et paraissait si profondément endormi qu'il n'attendait pas la voix de Dumbledore. Le jeune Potter leva un sourcil amusé et scruta les autres portraits en pariant qu'eux, aussi, allaient venir à son secours. Il avait eu l'occasion de venir dans ce bureau et y prenait plaisir.

- Phineas ? Phineas. Phineas !

- PHINEAAAAAAAAAAAAAAAAAAASSSS ! rugirent les autres portraits.

Bingo ! Thomas avait bien vu. Ledit Phineas sursauta et se frotta les yeux.

- Qu'est ce que vous me voulez ?

- J'ai besoin que vous vous rendiez dans votre portrait, Phineas, dit Dumbledore. J'ai un message.

- Me rendez dans mon autre portrait ? répondit Phineas d'une voix ennuyée. Encore ?

Soudainement, Thomas eut une désagréable impression d'être un livre ouvert face à un directeur Serpentard. Celui-ci pénétrait dans son regard bleu.

- Oh non, je ne vais pas transmettre un message pour le traître d'arrière-arrière-petit-fils et encore moins pour les jeunes sans avenir et sans cerveau !

Se sentant insulté, Thomas bouilla de rage intérieurement et jeta un regard meurtrier au tableau, tandis qu'un tonnerre de protestations s'éleva des autres portraits accrochés aux murs.

- Manquement au devoir ! Nous devons nous mettre au service de l'actuel directeur de Poudlard, il y va de notre honneur ! s'écria un vieux sorcier avec qui Wendy avait parlé. Honte à vous Phineas !

- Voulez-vous que j'emploie des arguments plus convaincants, Dumbledore ? demanda une sorcière aux yeux perçants en brandissant une baguette magique d'une taille si exceptionnelle qu'elle ressemblait plutôt à une cravache.

- Oh très bien, soupira Phineas. Je vous écoute, Dumbledore.

- Vous allez transmettre à Sirius le message que Thomas, Gwendola et William viendront dormir au squard Grimmaurd, quelques jours, mais avant, ils devront aller à Ste Mangouste.

Sainte Mangouste ? Les yeux bleus de Thomas s'agrandirent et le jeune homme devint livide. Que s'est-il pas… Oh… Non ! Pas eux... Non ! Le jeune garçon se tourna vers les Weasley et constata qu'ils étaient dans le même état que lui.

- Thomas, Gwendola et William, dormir, Squard Grimmaurd, avant, Ste Mangouste, récita Phineas sans remarquer le teint pâle du jeune garçon. Bon, j'y vais !

Il se dirigea au bord du cadre et disparut au moment même où la porte du bureau s'ouvrait à nouveau pour laisser entrer le professeur Mac Gonagall.

- Les élèves sont retournés aux dortoirs, informa-t-elle au directeur qui acquiesça pour la remercier avant de se faire face aux trois élèves encore debout.

- Professeur, qu'est ce qui se passe ? demanda Thomas, effrayé. Mon frère n'est même pas mort ?

- Et Papa et Maman ? ajouta Wendy, tandis que Bill agrippa sa main.

Dumbledore éleva sa main pour les faire taire.

- Avant tout, calmez-vous, les enfants, commença-t-il. Monsieur Potter, vous n'êtes pas sans savoir que votre frère James et sa femme Lily étaient menacés.

Thomas hocha d'un air inquiet. Bien sûr qu'il était au courant depuis une éternité ! Il l'écouta.

- Il se trouve qu'il y a quelques heures, ils ont été attaqués par Voldemort en personne et quant à votre père, il a été attaqué alors qu'il accomplissait une mission, expliqua-t-il. Ils ont été transportés à l'hôpital Ste Mangouste pour les maladies et blessures magiques. Vous allez tous retourner dans la maison de Sirius qui est beau coup plus pratique que le Terrier pour se rendre là-bas. Vous y retrouverez votre mère et votre belle-sœur.

- On y va comment ? demanda Bill, secoué. Par la poudre de Cheminette ?

- Non, répondit Dumbledore, trop risqué. Vous prendrez le Portoloin. –Il montra l'innocente vieille bouilloire posée sur son bureau- Mais nous devons attendre le rapport de Phineas. Je veux savoir si la voie est libre.

- Il dit qu'il sera ravi de les accueillir, annonça Phineas d'une voix morne. Il avait repris sa place dans son cadre.

Dumbledore fit signe aux élèves de se rassembler autour de la bouilloire noircie et de mettre leur doigt dessus et il compta jusqu'à trois.

°

°

Chambre, Squard Grimmaurd, Lundi 1er Novembre 1981, 02 :23.

Thomas Potter ne dormit pas. Il était debout devant la fenêtre. Il contemplait la lune qui n'avait que la moitié de la figure. Il repassait les évènements dans sa tête.

A peine, arrivé au Squard, il y avait moins de cinq heures, il avait été pris à part par Sirius et mis au courant de l'attaque et des dégâts. Son frère James était dans le coma, car plus sévèrement touché que son neveu Harry. Celui-ci s'en était tiré avec une petite cicatrice au front. Seule, Lily avait échappé au « massacre », mais elle avait insisté rester à l'hôpital aux côtés des garçons.

Il avait également appris par la bouche de Gwenaëlle qu'Arthur Weasley avait été emprisonné par les crochets du serpent, mais qu'il était en voie de guérison. Il serait sur pied dans quelques jours. Molly avait été à l'hôpital pour s'assurer de son état.

Accompagné de Gwenaëlle et de Sirius, le jeune Potter avait rejoint sa belle sœur et les Weasley, Molly. Puis sur l'ordre des femmes, ils étaient montés se coucher dans l'ancienne chambre du frère de Sirius.

Mais voilà, Thomas n'arrivait pas à trouver le sommeil. Il jeta un coup d'œil sur Wendy et Bill qui dormaient tous les deux profondément. Il entendit encore les conversations d'en bas et il soupira de nouveau. Il y a à peine deux heures, il avait été viré par un Sirius sourd à ses protestations. Mais ce que Sirius ignorait, c'est qu'il avait volontairement semé un morceau de papier à l'entrée de la salle à manger où se réunissaient les membres de l'Ordre de Phénix. Il se décida alors à écouter son autre morceau de papier qu'il avait lui-même ensorcelé à la manière qu'ils marchent comme un talkie-walkie.

- La situation est grave, je ne vous la cache pas, dit une voix que Thomas reconnut en Albus Dumbledore. J'ai été à Sainte Mangouste fournir des explications plausibles à nos victimes. Mais rassurez-vous, les états de Maugrey, d'Arthur et de Harry ne sont plus en danger. En revanche, pour James, les Longdubat ainsi que certains de nos collègues, les médicomages restent réservés. Ils seront fixés dans quelques heures. Et, j'ai le regret de devoir vous annoncer la mort de nos deux Aurors qui avaient pour mission de protéger les Potter.

Il y eut une pause.

- Récapitulons, trois groupes ont été formés, l'un pour les Potter, l'autre pour les Longdubat et un troisième grâce aux renseignements de Mlle Dartagnan Gwenaëlle, ici présent. Voldemort était donc passé d'abord chez les Longdubat dont Augusta, ici présent, s'était réfugiée avec Neville, puis chez les Potter. Voldemort aurait disparu en s'autodétruisant par son propre sortilège mortelle.

Des petits cris de surpris et de soulagement se fit entendre dans le creux de la main de Thomas. Ce dernier fit une mine refrognée. Comment peuvent-ils être euphoriques alors que pas mal de membres en sont morts ou incertains de leur état ? Il réécouta.

- … n'est sûr. Peut-être serait-il temporaire ? Ou définitif ? Je l'ignore. Je vérifierai tout ça, mais en attendant, je vous annonce la capture de plusieurs Mangemorts dont un que l'on recherchait depuis longtemps. Luxemburg, Williams, faites-le entrer.

Thomas entendit alors les cris de surprise et de colère de Sirius, et la voix suppliante de Gwenaëlle, désespérée de le calmer. Que s'est-il passé ? La voix ferme d'Albus Dumbledore fit cesser les cris.

- Sirius, je vous demande de bien vouloir vous calmer. Ecoutez bien, cette information ne doit pas être divulguée hors de cette pièce. Contrairement à ce que vous pensez, Sirius n'est pas le Gardien du Secret des Potter, mais Peter. J'en ai la preuve écrite datée de la nuit dernière et signée par James Potter lui-même. Regardez bien ce papier et vous comprendrez.

Des exclamations surgissent aux oreilles du jeune Thomas. Celui-ci, ayant compris la situation, devint blême et se mit à fulminer de rage contre Peter…, non, Pettigrow. Comment avait-il pu trahir son frère ? Lui était toujours si gentil, si passif… Et tout ce n'était qu'une supercherie. Et depuis quelques années.

Des larmes coulèrent maintenant sur ses joues. Il les nettoya d'un ton rageur. Il n'osa pas imaginer la tête de son frère James lorsqu'il en apprendra à son réveil. Il se figea soudainement, en se demandant si James n'allait jamais se réveiller ? Si c'était le cas, où irait-il, déjà qu'il avait perdu ses parents l'année de ses 9 ans ? Chez sa sœur exilée en Australie ?

Secouant la tête, le jeune homme ne voulut pas y penser et se concentra au morceau de papier.

- Non…, pourquoi tu l'as ? Pete, cette fichue marque ! Pourquoi…, murmura Sirius, d'une voix cassée mais remplie de colère.

- Sortez-le ! Je suis désolé, Sirius, dit Albus, sincère.

Thomas déduisit alors que Pettigrow n'a pas daigné de répondre à Sirius. Quel lâche ! Encore sur le coup de colère, il avait des difficultés à résister à ne pas froisser le morceau de parchemin. Il voulait connaître la suite.

- … Mangemort. Mais ménageons quand même sa mère, qui, en aucun cas, ne doit pas être au courant. Ainsi, se termine la réunion, je vous demande de bien vouloir ne pas distribuer la moindre information concernant Voldemort. Je vous informerai sur son cas dans de prochains jours, je vous remer…

Thomas brûle le papier, annulant du coup le sortilège d'émetteur-récepteur. Il en avait assez entendu. Ses yeux bleus se posèrent sur ses camarades de Poudlard, toujours prolongés dans un lourd sommeil, avant de retourner à la fenêtre où le jeune garçon aperçut des traces encore lisibles de la signature de la Marque des Ténèbres.

- Disparu ou pas, il est toujours vivant. Une nouvelle guerre sera déclarée, conclut-il dans une voix énigmatique.


Coulisses de Piplette :

Les lumières sont allumées.

« - Tiens ! Tu es revenue Gwenaëlle ! Dommage que tu sois revenue s tôt, je n'en suis qu'à la fin de l'attaque où le jeune Thomas Potter était en train de prononcer ses dernières paroles étranges.

- D'accord, je vais prendre mon relais… Attends une seconde, tu as bien dit les dernières paroles étranges du jeune Thomas ?

- Ben, oui… Je n'aurais pas dû ?

- Laisse tomber. Je continue. »

Gwenaëlle l'envoie dans sa chambre et s'assoit dans son fauteuil bien douillet. Elle caresse son ventre. Elle sourit et parle :

« Bon, excusez-moi pour mon interruption. Afin de ne pas vous perdre dans…, euh, les belles paroles de Piplette, je vous fais un résumé :

- James Potter s'inquiète du choix de Gardien du Secret qui n'était autre que Peter Pettigrow et écrit au Directeur de Poudlard, Albus Dumbledore.

- Sirius et moi sommes invités à garder Harry en l'absence de ses parents convoqués à Poudlard. Mais entre-temps, Peter est venu. Par intuition féminine, j'ai averti Lily.

- James et Lily préparent tout pour le soir d'Halloween et en fin de l'après-midi, une nouvelle réunion était décidée rapidement. Sirius et moi n'étions pas du tout au courant. Nous avons été interceptés par les Aurors et attribués par une nouvelle mission à partir de mes indices.

- Voldemort est venu. D'abord chez les Longdubat, puis les Potter. Les Mangemorts sont retournés à la grotte et on les a attaqués.

- Thomas, Bill et Wendy sont convoqués non seulement pour leurs parents à l'hôpital, mais pour avoir découvert des séquelles de discussion de l'Ordre de Phénix.

- Arthur Weasl…

Pardon ? Que dites-vous ? Ah ? Piplette ne vous l'a pas dit ? Bon, je vais vous le conter à ma manière. Ecoutez-moi bien, cela vous permettra à comprendre pourquoi Piplette vous a montré des scènes des enfants Weasley et Potter. »


Retour à « Mehr Licht ! » :

Lendemain soir de l'attaque, le Lundi 1er Novembre, Albus Dumbledore convoqua les enfants Weasley et Potter dans une salle à manger à leur retour de Sainte Mangouste. Wendy et Bill, accompagnés de Molly et des jeunes enfants avaient été voir Arthur Weasley doucement remis de ses blessures et Thomas, son neveu, sa belle-sœur et son frère qui était encore dans le coma. Il y avait eu un maigre espoir que James se réveille. Les médecins étaient passés l'examiner ainsi que les Longdubat. Ces derniers étaient en voie de guérison, à la joie d'Augusta.

Assis sur les chaises, les enfants étaient donc rassemblés autour du Directeur et le regardèrent silencieusement.

- Thomas, je sais combien cela vous est dur de voir votre frère dans son état, débuta Dumbledore, mais gardez espoir. Je sais que le moment est mal choisi, mais j'ai besoin de vous. Vous êtes un garçon coura…

- S'il vous plaît, Professeur, allez droit au but, le coupa le jeune Gryffondor.

- Bien, céda le vieux sorcier, le visage impassible, mais ses yeux pétillants de fierté le trahirent. Je vous ai fait venir ici parce que je sais que vous étiez au courant de l'organisation dont vos parents font partie, et que vous avez surpris certaines conversations.

Thomas ne dit rien et fixa ses mains crispées. Bill et Wendy croisèrent leur regard, visiblement mal à l'aise.

- Com… comment ? balbutia Bill, choqué. Nous n'avons rien dit !

- J'ai dû avoir des oreilles qui traînent…, plaisanta le Directeur qui jeta un coup d'œil sur le jeune Potter. Il savait qu'il avait été mis au courant par son frère l'existence de certains plans de l'Ordre de Phénix par obligation de protéger sa famille.

- Mais alors vous savez qu'on…, euh, vous a espionné hier après-midi ! s'écria Wendy. Pourtant, on a été dis…

- Taisez-vous !

Tout le monde se tourna vers Thomas, plus agacé que jamais. Surpris, les Weasley ne l'avaient jamais vu énervé.

- Ce n'est pas la peine de mettre tout sur le tapis ! réprimanda Thomas. Peu importe ce que vous avez fait dans le passé, je n'ai qu'une chose à demander : POURQUOI sommes-nous ici ? J'exige la réponse, professeur.

La question était adressée au directeur. Celui-ci esquissa un sourire fier. Thomas Ambroise Potter avait bien deviné ses intentions. Un digne petit-fils de son ami, le regretté Harold Potter.

- Comme votre camarade l'avait judicieusement remarqué, vous n'êtes pas venus pour me dire ce que vous savez, mais pour vous donner une mission, expliqua Dumbledore.

Bill et Wendy sursautèrent, contrairement à Thomas. Une mission ? A leur âge ?

- Mais avant tout, je voudrais vous éclairer le but de cette organisation que j'ai moi-même créée. Il s'agit de détruire Voldemort. (Wendy et Bill frissonnèrent) Peut-être que vous allez entendre qu'il est mort, mais ici, on pense qu'il a disparu pour revenir plus fort. Quand ? Je l'ignore. Pour le moment, rien n'est sûr. Vous savez que les partisans de Voldemort, les Mangemorts, étaient avant tout des sorciers. Même si Voldemort a sous-disant disparu, les futurs Mangemorts vont certainement s'organiser dans l'enceinte de Poudlard pour assurer la relève des anciens.

- QUOI ? Des Mangemorts à Poudlard ??? s'exclamèrent Bill et Wendy dans une parfaite union.

- Chut ! fit Thomas.

- Cela existe malheureusement à l'époque de vos parents, poursuit le vieux sorcier, reconnaissant au jeune Potter. Je ne peux pas pénaliser ces élèves sans raison valable aux yeux des autres. En revanche, j'ai pensé que vous, oui, vous pourriez repérer des élèves, qui seraient susceptibles de devenir des Mangemorts à leur sortie de Poudlard. Vous me le signaleriez discrètement, j'ai bien dit discrètement, car je ne veux, en aucun cas, attirer l'attention des autres. Est-ce bien compris ?

- Oui ! Nous le ferons ! affirma Bill tandis que Wendy hocha frénétiquement.

Dumbledore se tourna vers Thomas qui acquiesça, l'air déterminé. Pour l'instant, il ne pourrait rien faire pour son frère, mais dans ce sens, il l'aiderait. Pour son unique neveu.

- Quand on commence ? questionna Wendy, excitée.

- Dès que je vous autoriserai à retourner à Poudlard, répondit-il sur un ton net, clôturant la discussion. En attendant, faites votre connaissance et apprenez à travailler ensemble. Sur ce, je vous laisse. J'ai des choses à dire à vos parents.

Dix jours plus tard, les enfants Weasley et Potter furent autorisés à retourner à Poudlard et ils commencèrent la mission, au grand dam de Molly. En effet, dès que cette dernière avait appris, elle s'était totalement opposée à la décision du directeur et avait tenté de le convaincre de retirer cette mission aux enfants.

En revanche, Lily avait vu cette mission d'un bon œil, après avoir évalué pour et contre. Bien qu'elle rejoignait l'avis de Molly pour l'âge des adolescents, elle avait dû admettre que c'était le meilleur moyen afin de réduire la puissance de Voldemort et de garantir des chances de le battre net dans l'avenir.

Certains membres de l'Ordre de Phénix, dont Arthur Weasley et les Longdubat, étaient guéris et avaient pu rentrer chez eux. Le Manoir Potter étant détruit, Lily et Thomas avaient accepté la proposition de Molly de passer quelques jours chez eux. Ils continuaient à rendre visite à James, qui était encore entre la vie et la mort.


Coulisses de Gwenaëlle :

Gwenaëlle sourit.

« Voilà, vous savez pourquoi Piplette vous a montré Wendy, Bill et Thomas. Ils nous serviront d'indices pour plus tard. Et c'est aussi le début de l'union des deux familles, le début du commencement de l'ère de paix. A partir de ce moment précis, l'Ordre de Phénix se focalise sur la protection du petit Harry. Et… Pardon ?

Ma grossesse ? Ah, non… Je n'ai pas encore avoué à Sirius à ce moment-là. Il traversait une difficile période. Je vous raconterai tout ça, la prochaine fois, car le procès commence au mois de Décembre et…

Je vais vous le dire franchement. Dès le mois de Décembre 1981, notre histoire commence véritablement. On cherchera vraiment la vérité au fond de chacun. On la connaît forcément sans le savoir. Volontairement ou pas.

Sur ce, je vous souhaite une bonne soirée et à bientôt. »