Bonjour!

Merci à tout le monde de m'avoir lu et reviewé! Voici la suite! J'espère que vous l'aimeriez... Ca s'approche de la situation de Gwenaëlle. Ca se précise...

Bonne lecture!


Chapitre 4 : Bienvenue dans le monde moldu !

- Allez, réveille-toi, Gwenaëlle ! Nanananère, nanouette…, chantonna Sirius, moqueur.

Le jeune homme était assis au bord du lit de la jeune femme et s'était penché à son oreille.

Des grognements vinrent de la couette. Sirius éclata de rire.

- Nanananère, nanouette, nanouette, on n'attendait que vous, nouoursonne ! continua-t-il en insistant sur le ou.

La concernée sembla consentir à bouger et… SPLACH !

- ESPECE DE VIEILLE FOLLE ! COMMENT PEUX-TU ME FAIRE CA À TON COPAIN ??? aboya-t-il, jetant involontairement des gouttes d'eau partout. Il était maintenant trempé jusqu'aux os.

Gwenaëlle se redressa sur ses coudes, le sourire diabolique aux lèvres, la baguette à la main et contempla la crise qu'elle appelait la fameuse « crise siriusinette ». Elle entendit des pas provenant de la porte et des claquements de boîtes dans le couloir. La porte s'ouvrit sur une Lily et un Remus alertés par des cris de Sirius. Une seconde après, ils se mirent à rire en voyant Sirius et Gwenaëlle les rejoignit.

Après quelques minutes de fous rires et de supplications désespérés, euh… plutôt humides, de Sirius, les compères se calmèrent. Remus, le loup-garou prit la parole :

- Laisse-moi deviner, tu lui la réveilles à ta manière et elle t'envoie un flot d'eau sur toi ?

- EXACT ! Je croyais qu'elle…

- Qu'elle serait plus calme ? inséra Gwenaëlle, souriante, à la place de Sirius. Non, mon vieux, tu te trompes complètement. Si tu pouvais comprendre…, finit-elle dans un murmure inaudible.

- Ca va ? s'inquiéta-t-il soudainement.

Lily comprit ce message et attrapa le bras de Sirius.

- Laisse-la, souffla-t-elle. Viens, on a besoin de toi.

Sirius tenta de protester, mais se résigna à suivre son amie. Remus observa son ancienne camarade de classe comme s'il attendait une réponse de sa part.

- Remus, je sais ce que tu sens à intérieur de moi, mais ne le dis rien en tant qu'on aura moins de problèmes. Et… Je… Je veux être… un peu… seule, acheva-t-elle dans un gros effort. Elle eut l'impression que c'était douloureux de prononcer ces mots-là.

Le loup-garou acquiesça et lui offrit un sourire bienveillant. Gwenaëlle soupira de soulagement. Remus était compréhensif envers elle.

- Tu viendras ?

- Promis, se força-t-elle à sourire.

Sur ce, Remus ferma la porte, laissant la jeune femme de prendre du temps.

°

Après une petite demi-heure de réflexion, Gwenaëlle se décida de se lever et entreprit de s'habiller en jeans et en pull épais au col enroulé. Dehors, il avait neigé la nuit et tout le paysage était couvert. Elle se contempla dans son miroir. Elle caressa son ventre.

Bon, personne ne peut encore dire qu'elle était enceinte. Une chance encore qu'elle ait le ventre trop peu arrondi.

Elle se souvint des histoires que sa mère, Magareth, lui avait racontées. A son âge, elle ne se savait pas enceinte jusqu'à 7 mois. C'était à ce moment-là qu'elle avait reçu des douleurs dans son ventre. Elle avait fait plein d'activités aussi dangereuses que la gymnastique sportive ou la natation de compétition pendant ce temps-là ! Elle mangeait comme avant. Bref, elle faisait tout. Enfin, jusqu'à ce qu'elle ait des douleurs abdominales.

Quand elle avait appris sa grossesse, elle était tout pâle et s'était sentie honteuse de ne pas en avoir remarqué le moindre signe. Elle avait annoncé la nouvelle, ses parents, les Hargreaves, et son petit ami Enguerran Dartagnan étaient bouche bée, puis tous avaient pris cette grossesse comme une merveilleuse nouvelle.

Gwenaëlle pouffa en imaginant la tête de son père et de ses grands-parents quand ils avaient su que sa mère l'attendait. Elle se tourna à son reflet. Elle n'était qu'à 5 mois, presque 6, si on compte la fin des vacances. Mais elle savait qu'elle devrait en parler à Sirius, un jour.

Lily était au courant depuis plus de 2 mois et Remus, à son retour de la mission, après le départ des enfants pour Poudlard.

De plus, elle s'était promise d'informer ses parents de sa nouvelle situation, mais après que les choses soient moins angoissantes. A commencer l'état de santé de James, le procès et le déménagem…

Elle sursauta alors qu'une petite main se glissa doucement dans le creux de sa main droite. Elle aperçut que ce n'était que le petit Harry. Elle lui fit un sourire rassurant et s'accroupit pour être à sa hauteur.

- Que fais-tu là, Harry ?

- Maman m'a dit de fay joujou ave' toi, couina-t-il en souriant.

Gwenaëlle ne put s'empêcher de rigoler. Harry était si mignon avec ses petites dents de devant. Ses yeux noisettes s'arrêtèrent sur sa petite cicatrice rougeâtre en forme d'éclair sur le coin de son front, une conséquence du sortilège mortelle de Voldemort. Une chance que le petit Harry ait survécue !

- On y va ? proposa Gwenaëlle, désireuse de chasser ce mauvais souvenir. Donne-moi ta main. C'est dangereux pour toi.

Harry obéit. Ensemble, ils quittèrent la chambre.

Des cartons étaient partout, encombrant le passage dans les couloirs. Gwenaëlle guida le petit Harry en direction du salon où l'enfant avait conservé ses jouets. Elle entendit des voix très distinctes provenant de la salle à manger. Il s'agissait de Sirius et de Remus.

- Attention, Sis' c'est fragile ! le prévint celui-ci, peu calme que de coutume.

- Ouais, ouais, t'inquiète…, marmonna son copain, sûr de lui.

Trop sûr de lui, car une seconde plus tard, il y eut des fracas de verrerie cassée. La voix de Lily surgit furieusement.

- SIRIUS RICHARD BLACK ! QU'AI-JE DIT ? TU NE PEUX PAS LES MANIPULER COMME TU L'AVAIS FAIT À POUDLARD ! CE SONT DES VERRERIES DE HAUTE QUALITE QUE GWENAËLLE AVAIT HERITE DE SES GRANDS-PARENTS ! ET PAS DES FIOLES RESISTANTES !

Gwenaëlle sourit, secouée, les yeux au plafond. Elle avait beau être tombée amoureuse de Sirius mais celui-ci était comme le Sirius de Poudlard, c'est-à-dire gaffeur du premier degré quand il voulait faire vite et bien. Elle entendit Lily réciter la formule de réparation et déclarer que dorénavant, les trucs fragiles c'est elle et Remus qui s'en occuperont.

- Lily ! Qu'est ce que ça ? Que je dois l'emporter là-bas ? grogna Sirius.

Gwenaëlle ne sut pas deviner de quoi ils parlaient. Elle fonça les sourcils, laissant Harry foncer vers la boîte à jouets comme il peut avec ses petites jambes.

- Parfaitement ! Ce sont les affaires d'Harry ! Ils sont plus résistants et conviennent très bien à ton statut de gaffeur !

Gwenaëlle comprit et éclata de rire. Visiblement, Lily avait tout confisqué les objets fragiles à Sirius et lui en avait remis des moins fragiles.

Depuis le départ de Thomas pour Poudlard, Lily avait décidé de se loger chez sa meilleure amie, jugeant qu'elle avait assez abusé de l'hospitalité des Weasley et que sa présence était, plus que jamais, indispensable au chevet de James.

L'appartement de Gwenaëlle était aussi le sien quand elle était étudiante. Ses affaires y étaient encore et aussi ceux d'Harry lorsque celui-ci était encore plus petit. En fait, Lily avait préféré avoir des affaires chez son amie au cas où elle disputerait avec son mari.

Maintenant, avec des démarches inlassables de mise en route du procès pour haute trahison, devant l'invasion des journalistes et surtout la menace probable des partisans de Voldemort, Lily et ses amis avaient résolu de déménager dans le monde moldu pour la sécurité d'Harry. Avec l'accord de Dumbledore, bien sûr.

Ils avaient également arrêté la liste des amis sorciers, susceptibles d'être autorisés à venir dans ce monde, qui était réduite à la famille Weasley et quelques relations sûres comme Albus, ou Minerva, de l'Ordre de Phénix.

Tout devait être prêt pour recueillir James et Thomas dans l'ancienne maison d'enfance de Lily, un héritage que la jeune femme avait reçu au lendemain de l'enterrement de ses parents. Ceux-ci étaient décédés dans un accident de voiture le 10 Février 1977 alors que Lily entamait sa septième et dernière année d'études magiques. Ca avait été un sale coup pour elle, mais elle s'était assez rapidement remise avec le soutien de James qui avait, lui-même, connu la même perte.

- N'empêche que cela les avait rapprochés ! sourit Gwenaëlle avec nostalgie, en voyant le fruit de leur amour sortir de la boîte des voitures, des peluches, des animaux.

- Alors, Harry, veux-tu jouer à la ferme ? proposa-t-elle, en s'agenouillant.

- Oui, comme 'On !

Gwenaëlle rit. Harry avait déjà joué avec le jeune Ronald Weasley au Terrier et ce jeu l'avait énormément plu.

°

°

Le plateau en mains, rempli de médicaments et du bloc notes, Rosa Boroy, infirmière, entra dans une petite chambre minutieusement gardée par les Aurors, sur l'ordre du Ministère. Tel un automate, elle déposa au passage le plateau sur une table placée contre le mur et écarta les rideaux de l'unique fenêtre, illuminant la chambre. Se tournant à un seul patient de la chambre, elle prit le bloc du plateau et vérifia la couleur du ventilateur par lequel il était relié pour lui permettre de respirer.

Ce n'était pas un ventilateur ordinaire : il était composé d'un masque en forme d'une goutte d'eau qui sortait du robinet. Ce masque bleu transparent était fait à partir d'une enveloppe de poumons de la baleine et émettait un signalement en changeant de couleur : Bleu transparent signifiait que le patient respirait normalement. Blanc, il rejetait l'air qui était de trop. Bleu foncé, il respirait très peu ou est en manque d'air. Noir, il ne respirait plus.

Rosa se figea en voyant le ventilateur. Il était maintenant bleu transparent, presque blanc. Cela signifie…

Sans perdre un instant, elle laissa tomber son bloc sur le lit du jeune patient et commença à effectuer des manœuvres qu'elle avait inlassablement répétés tout au long de sa carrière. Avant de quitter la chambre, elle murmura à l'oreille du jeune homme :

- Monsieur Potter, prenez le temps, je vais chercher le médicomage et on vous aidera à vous réveiller.

Avant ses études d'infirmière, Rosa aurait trouvé que ce serait idiot de parler à un comateux de presque 2 mois et que cela serait totalement inutile. Mais avec expérience au service de réanimation, elle savait plus que quelconque que tout comateux entendait tout ce qui se passait autour de lui. C'était presque plus qu'un réflexe qu'elle avait pris pour soutenir son patient.

°

- …sieur Pot… ? M'en… dez… ous ? dit une voix que James eut des peines à déchiffrer.

Il ouvrit ses paupières lourdes et vit des silhouettes très floues dont leurs visages était dans la pénombre. Il referma ses yeux pour tenter de chasser ces troubles. Cependant, il entendit de nouveau la voix :

- Monsieur Potter, calmez-vous… Vous êtes à l'hôpital. Vous avez été grièvement blessé, mais tout ira bien.

James ne l'écouta pas. Il chercha sa femme du regard, mais il se sentit faible. Il entreprit de l'appeler et à son malheur, ses lèvres et sa gorge trop sèche l'empêchèrent de prononcer correctement.

- Li… ly…, Lily !

- Rassurez-vous, intervint Rosa d'une voix douce. Votre femme ainsi que votre fils vont très bien. Mais il faut que vous vous reposiez. Ils reviendront vous voir.

James ne résista plus. Il sombra dans un sommeil sans fin.

Rosa étira un sourire de soulagement et croisa le regard du médicomage, qui était visiblement aussi soulagé qu'elle.

- Rosa, tu peux avertir sa femme et je me charge de Dumbledore et de Croupton.

- Bien, Docteur.

°

°

La vieille horloge sonna douze coups. Harry, lassé, leva son petit nez à Gwenaëlle qui comprit aussitôt. Celle-ci se leva et tendit sa main vers le petit garçon.

- Tu veux quoi à manger ? demanda-t-elle.

- Shuiiiiiiiiiiip ! mima Harry, tirant ses oreilles.

- Ah oui, c'est pas mal du tout, ton idée ! ria-t-elle. Des spaghettis à la sauce bolognaise ? Comme ta maman ?

- Oui !

- Bien, à tes ordres, chef ! inclina Gwenaëlle.

Harry rit à son tour, en voyant sa marraine se mettre à garde tel un soldat qui venait de recevoir un ordre du général. Ensemble, ils se dirigèrent vers la cuisine.

Aux fourneaux, Gwenaëlle entendit Lily entrer et s'exclamer en voyant Harry :

- Oh ! C'est gentil d'aider Gwen de mettre la table ! Quel est le menu, chef ?

- Shuiiiiiiiiiiip à la sauze, annonça Harry fièrement.

- Ah oui, excellente idée ! approuva sa mère.

Gwenaëlle se tourna pour voir son amie et s'arrêta en voyant sa mine. Lily avait les yeux et les joues peu rouges et des pointes de cheveux humides. Elle venait de mouiller son visage. Son amie déduisit qu'elle avait pleuré.

- Lily ? Ca ne va pas ? C'est Sirius ? la bomba-t-elle de questions.

Lily fit « non » de la tête et jeta un rapide coup d'œil à son petit garçon qui ne se doutait rien de l'atmosphère soudain qui régnait dans la cuisine. Elle s'approcha de son amie et lui murmura à l'oreille.

- Tu es sûre de toi ? demanda Gwen surprise, tandis que Lily se recula.

- A ton avis ? Des nausées, la fatigue, l'angoisse, un rien qui m'énerve ! Oui, je me porte super bien ! répondit-elle sarcastiquement. Un bébé ! Son père est encore le coma ! Je voudrais te faire voir si un jour, il se réveillera, il va se trouver deux enfants au lieu d'un ! Et il va penser que je le trom…, s'interrompit-elle en voyant son amie se plier en deux. Gwen ? Pourquoi tu ris ? Qu'ai-je dit d'amusant ? Gwenaëlle !

A l'évocation de son nom, la jeune femme tenta de se calmer mais partit de nouveau dans un fou rire en voyant la tête de Lily. Cette dernière l'incendia du regard et se tourna vers la marmite pour le retirer de la cuisson. Elle sursauta au cri d'Harry.

- 'ibou !

Lily ouvrit la fenêtre et vit immédiatement qu'il s'agissait de la lettre de Ste Mangouste. Elle l'arracha des pattes du hibou et la délivra plus vite qu'elle puisse pour lire la nouvelle. Elle ignora les hululements indignés de la part du volatile.

- OH MON DIEU ! REMUS ! SIRIUS ! VENEZ VITE ! hurla Lily de joie après la lecture, ce qui avait pour l'effet d'arrêter immédiatement le rire de Gwenaëlle.

- Lily ? s'inquiéta celle-ci.

- Eh bien, la situation que je t'ai décrite plus tôt ne se produira pas ! sourit-elle en lui tendant la lettre.

Comprenant la joie de son amie, Gwenaëlle élargit à son tour son sourire et lut pendant que Lily se pencha vers Harry. Elle s'apprêtait à lui annoncer la nouvelle, les garçons firent interruption dans la cuisine, les baguettes en main.

- Y a un intrus ? renifla Sirius, sur ses gardes. Faut qu'on le trouve, le tortue, le massaïE! Mais qu'est ce que tu fais ! maugréa-t-il en caressant son côté à Remus qui venait de lui donner un coup du coude.

Remus secoua la tête, les femmes les regardèrent étonnées.

- Non, je ne crois pas, pouffa Lily visiblement gênée. Elle comprenait que les garçons s'étaient mis en tête de les protéger après l'attaque d'Halloween, mais pas à ce point !

- L'intrus n'est que le pauvre hibou que tu veux torturer et massacrer, pointa Gwenaëlle du doigt l'animal. Puis-je te donner un conseil ? Il vaut mieux le plumer et l'arroser de crème avant de mettre dans le four pour le réveillon, termina-t-elle en faisant un clin d'œil à Lily.

- Autant prendre maintenant trois volatiles pour ce jour-là. On sera plus de vingt personnes dont trois Maraudeurs, poursuivit Lily, entrant dans le jeu.

- Trois ! cligna Sirius, choqué. Tu n'as pas compris ? Il est un traAÏE ! Mais pourquoi Remus ! râla-t-il à son ami, qui venait de lui donner un autre coup de coude sur son côté déjà endoloris.

- Calme-toi, soupira-t-il. Tu ne vois pas qu'elles te font marcher ?

Les femmes rirent devant un Sirius détaillant le loup-garou d'un œil suspicieux. Harry regarda les adultes l'air ahuri mais il fut amusé en voyant son parrain s'agiter de cette manière.

Lily sursauta en entendant l'horloge sonner treize coups et croisa les yeux de Gwenaëlle pour lui faire comprendre son envie de voir son mari.

- Vas-y, on te rejoindra. Je vais expliquer au chichien comment traiter les filles et de la manière douce…, plaisanta Gwenaëlle ignorant le regard meurtrier de Sirius.

- Et tu oublies le petit garçon innocent, railla Remus.

- Merci, souffla Lily avant de disparaître de la cuisine.

°

°

- Ecoutez ça ! proclama Bill aux autres qui n'étaient autre que sa sœur Wendy et Thomas Potter. Tous étaient assis sur le lit du dernier. Les Weasley avaient profité de l'absence des camarades de Thomas qui étaient sortis à Pré au Lard.

LE MAÎTRE DES TENEBRES DISPARU ?

Des rumeurs circulent au sujet des incidents survenus dans des divers endroits dont le Pré au lard, où les Mangemorts et Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom avaient été vus.

« Ne me demandez rien, nous ne sommes pas autorisés à en parler », nous a déclaré Rufus Scrimgeour, Chef des Aurors, hier soir, au moment où il quittait le Ministère.

Cependant, des sources très bien informées dans les hauts sphères du Ministère ont confirmé que ces incidents avaient eu pour origine l'organisation du plan des attaques de Vous-Savez-Qui.

Menés par Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, les Mangemorts ont semé la terreur dans des endroits précis. Ils se seraient rendus au Manoir des Longdubat, puis au Manoir Potter. Leur emplacement reste pourtant inconnu.

Par contre, l'un de nos collaborateurs avait essayé d'infiltrer à l'hôpital Ste Mangouste pour rencontrer l'un des Aurors blessés, le célèbre Alastor Maugrey. Celui-ci l'avait envoyé sur le plateau de travail, victime d'un sortilège violent. Il fut contraint de passer quelques jours au lit pour se remettre de son choc. En revanche, il nous avait révélé que le petit Harry Potter aurait survécu au sortilège de la Mort lancé par Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom et que ce dernier aurait évaporé à néant.

Âge d'à peine un an, Le Survivant vivait… (Suite en page 2, première colonne)

- Typique, ce Maugrey ! commenta Thomas Potter, heureux de savoir que l'Auror n'avait pas perdu son tempérament.

- Renvoyer l'envoyé de la presse, c'est bien envoyé au pressé ! Ca l'apprendra à se presser, car il risque de se faire… presser, renchérit Wendy Weasley, assise à la gauche du jeune garçon.

Bill ria et prit un second journal.

CELUI-DONT-ON-NE-DOIT-PAS-PRONONCER-LE-NOM EST MORT !

LE NOUVEAU MINISTRE LE CONFIRME !

Quel soulagement pour la communauté magique ! Quelle fin incroyable ! Le Maître des Ténèbres n'existe plus, tué par Le Survivant, au nom d'Harry Potter, âgé d'un an.

Cornelius Fudge, ancien directeur de Département de la Coopération Magique, a succédé à Arsène Killman comme Ministre de la Magie à une majorité écrasante au dam de Croupton Barty, directeur de Département de la Justice Magique. Cette nomination a été accueillie avec enthousiasme par la communauté des sorciers, bien que les rumeurs de désaccord avec le nouveau ministre et Albus Dumbledore aient bien commencé à se répandre quelques heures seulement après l'entrée en fonction de Fudge.

Les représentants de Fudge ont reconnu qu'il avait rencontré Dumbledore tout de suite après la passation de pouvoirs mais n'ont pas voulu révéler les sujets abordés au cours de leur conversation. Mais on pense généralement qu'ils concernaient Harry Potter, le Survivant au sortilège de la Mort.

Quelques heures après le départ d'Albus Dumbledore, Cornelius nous a confirmé que Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est bien et bel mort et a ordonné des captures de ses serviteurs qui seraient réfugiés… (Suite en page 3, deuxième colonne)

- Pathétique, ce Fudge ! ironisa Thomas.

- Tu ne pourrais pas changer de disque, là ? le demanda Wendy le plus innocemment possible, tandis que Bill se retint de rire.

- En tout cas, Dumbledore nous a bien prévenu, tout le monde croit que tout est vraiment terminé, constata Bill, qui avait feuilleté toutes les pages des autres journaux. « Harry Potter a vaincuCelui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom ! », « Harry Potter, le Sauveur de la Communauté magique ! », « Le Maître des Ténèbres n'est plus ! », et j'en passe.

- Le pire dans tout ça, c'est qu'ils ne parlent quasiment pas de ceux qui se sont défendu avec courage ! Alors qu'ils ont fait le plus gros travail ! s'indigna Wendy.

- Pitoyables, ces jou…, s'interrompit le jeune Potter lorsqu'il croisa le regard noir de Wendy. Hum, je veux dire, ces attachés de presse prennent toute la tête avec la victoire d'Harry qu'ils en firent un héros mais dont il ne se souviendra sûrement pas de cette nuit !

Bill, qui avait assisté à cet échange de regard, explosa de rire. Ils étaient vraiment hilarants, ces adolescents ! Le Weasley ignora deux pairs d'yeux qui se posaient sur lui et se trouva rapidement étouffé par les mains chatouilleux. Ensemble, ils enchaînent une bataille de chatouille.

Une porte s'ouvrit, laissant place aux camarades des Weasley, alertés par le vacarme. Ils restèrent bouche bée en voyant trois jeunes se chamailler avec des oreilles qui laissaient échapper des plumes dans l'air. Ils se firent des clins d'œil entendus avant d'embarquer dans cette aventure.

Les trois adolescents, qui ne semblaient pas faire attention aux arrivés, furent rapidement submergés par eux et s'organisèrent une bataille contre eux.

°

Mac Gonagall entra en trombe dans la salle commune des Gryffondor à la surprise des élèves, se renseigna auprès d'un élève de Troisième année où se trouvait Thomas Potter et elle monta au dortoir du jeune garçon. Elle sursauta à l'intensité des bruits et ouvrit furieusement la porte.

- NOM DE SABRE A POUDRE ! rugit la voix sévère, faisant immédiatement cesser toute activité des jeunes. QUE SE PASSE…

Malheureusement pour elle, un oreiller débarqua sur son visage, l'interrompant. Les occupants du dortoir la regardèrent choqués. Ils la connaissaient pour sa légendaire attitude, mais dans cette situation, il se pouvait qu'elle se mette dans une fureur incontrôlable.

Minerva ne dit rien, remettant ses lunettes sur son nez. Elle baissa sa tête vers l'oreiller qui se trouvait maintenant à ses pieds et elle balaya la pièce du regard noir. Elle scruta minutieusement chaque élève pour trouver le coupable. Elle s'en tarda sur Thomas, mais à contre cœur, il n'était pas celui qui avait jeté son oreiller.

- Euh… Professeur ? interpella une élève timidement, après un long silence gêné.

- Monsieur Potter, veuillez me suivre, annonça Mac Gonagall froidement, ignorant l'élève. Je ne veux pas savoir qui m'a jeté l'oreiller. Mais veuillez ranger ce… cette pièce !

Le concerné fut aussi surpris que ses camarades, mais se dépêcha de la rejoindre, ne voulant pas la mettre en colère. Sa voix le faisait déjà ressentir.

°

Thomas eut toutes les peines à suivre son professeur de métamorphose et directeur des Gryffondor en fureur, entra dans son bureau et attendit qu'elle prenne parole. Il pouvait déjà voir son visage raffermir de rage et ses mouvements saccadés et brusques quand elle prit sa place sur un fauteuil. Il fut étonné de la force que son professeur pouvait contenir. Elle était pourtant menue et fragilisée avec l'âge.

Le jeune garçon se raidit à ses toussotements et tenta de rester calmer face au regard perçant du professeur. Quand Minerva Mac Gonagall réagissait de cette sorte, aucun élève ne sortirait sans retenue l'une des pires que Poudlard ait jamais connue. Thomas déglutit.

- Thomas Potter, j'ai reçu une communiquée de l'hôpital par le biais de Dumbledore. Votre frère James est sorti du coma.

Le garçon ouvrit sa bouche pour exprimer sa joie, mais la ferma rapidement au regard foudroyant de Mac Gonagall.

- De ce fait, Dumbledore vous autorise à rentrer chez vous dès maintenant, étant donné que les vacances commencent dans trois jours. Vous serez accompagné d'un membre de notre organisation.

Thomas n'en revint pas. Son visage se peignait lentement en un sourire.

- Mais ne vous faites pas d'illusions, je veillerai personnellement à ce que vous recevez des cours et des leçons par correspondance. Je ne tolérerai pas qu'un élève se dispense des devoirs ! Suis-je bien claire, Potter ?

- Oui, Professeur, acquiesça-t-il, perdant en un instant son sourire quand son professeur mentionnait des devoirs.

- Bien, vous pouvez vous disposer.

Le Gryffondor ne se fit pas prier de le dire deux fois. Il quitta le bureau, totalement soulagé et instantanément, il se mit à sangloter, il évacua toute la pression accumulée, ces derniers temps. Il avait vraiment peur.

°

°

Pendant ce temps, Dumbledore piétina dans l'un des bureaux de la Département de la Justice Magique et salua la secrétaire.

- Puis-je voir en urgence Barty Croupton ?

- Vous avez rendez-vous, Monsieur ?

- Non, mais c'est personnel et je suis sûr qu'il veut me recevoir.

- Mais…

Elle ne put continuer, la porte ouvrit en fracassant presque un aquarium de taille moyenne placé juste entre deux portes.

- Miss Campbell ! Téléph… Ah c'est vous Dumbledore, je suppose que vous êtes venu pour une affaire… très particulière ?

- En effet, confirma Albus, ce ne serait que l'affaire de quelques minutes.

- Bien, entrez, l'invita Croupton en accompagnant son geste.

Le vieux sorcier hocha sa tête et se tourna vers la secrétaire.

- Puis-je vous donner un conseil ? Mettez ces pauvres poissons ailleurs que cet endroit.

Il inclina sa tête en guise de salutation et pénétra dans le bureau de Croupton sous l'œil étonné du directeur et de la secrétaire. Résigné, Barty se pressa de régler quelques détails avec Campbell avant de rejoindre Albus.

- A qui jouez-vous, Dumbledore ? attaqua Barty, une fois fermé la porte. Il n'était manifestement pas content.

- Mais je suis venu tout simplement pour l'affaire « Potter », répondit-il innocemment, je suppose que vous êtes mis au courant du diagnostic de Dr Riverson.

Barty décida de passer en outre sa colère pour la remarque décorative qu'il avait faite à la secrétaire. Il n'aimait pas que quelqu'un d'autre lui donne des ordres, et encore moins des conseils.

- Je l'ai sous mes yeux, en effet, assura-t-il en montrant le parchemin certifié et signé par la médicomage de James.

Albus jeta un bref coup d'œil au papier que tenait Croupton à la main et l'écouta.

- Mr James Potter est sorti du coma, mais cela ne changera pas. En raison du planning chargé, le procès pour haute trahison aura lieu inévitablement le 23 décembre, soit dans deux jours.

- Deux jours ! s'exclama Albus, interloqué. Êtes-vous conscient que c'est le même jour de l'enterrement des victimes des Mangemorts et que les familles ont besoin d'évacuer leur souffrance ? Vous devez savoir que Mr Potter sort à peine du coma et qu'il ne peut pas se permettre de quitter l'hôpital en peu de temps. Et…, tenta-t-il d'argumenter sévèrement. Vous êtes sûr d'avoir bien lu son diagnostic ?

Croupton déglutit en entendant la tonalité dure que le vieux sorcier avait utilisée à la dernière phrase. Devant son regard lourd, il refusa de céder.

- Vous voulez m'apprendre mon métier ? s'énerva-t-il. Allons, regardez cet agenda des procès, Mr Dumbledore ! Il est surbooké ! Il n'y a pas d'autres dates possibles avant Mars, voire Avril ! se défendit-il en montrant son contenu. Il faudrait bien laisser le temps que les Aurors établissent des rapports, que les Magemagots étudient les dossiers pour préparer correctement leur défense !

- Très bien, admit-il, pourriez-vous me dire l'objectif de ce procès du 23 décembre ? Les familles des victimes ainsi que les victimes, même-elles, n'en sont-elles pas informées, je ne me trompe pas ?

Toujours calme, Albus soutint le regard de Barty au dessus de ses lunettes en demi-lune. A voir son visage crispé par la fureur, le vieux directeur sut immédiatement qu'il ne l'avait pas fait.

- Comme vous deviez le savoir, dit celui-ci précipitamment, son visage raffermi de fureur, ce procès jugera uniquement sur les affaires « Potter » et « Longdubat » pour haute trahison et il décidera les sorts des Mangemorts, présents à cette attaque. Si vous voulez mon avis, ce sera plutôt un « éclair procès » où la présence des victimes et des coupables suffira à peine. Et puis, comme vous l'avez si bien dit, c'est le jour de l'enterrement des victimes des Mangemorts. C'est pourquoi j'ai jugé inutile d'envoyer des hiboux aux concernés, termina-t-il en esquissant un sourire provoquant.

Dumbledore secoua la tête. Quel entêtement peut-il !

- Sans vouloir vous offenser, les Potter et les Longdubat aimeraient être présents à ce procès, ils sont amplement concernés par cette affaire, plaida-t-il. Si Mr Potter ne peut y assister, sa femme et son frère en revanche le représenteront. Sur ce, je veillerai personnellement à ce qu'ils soient informés, est-ce compris ?

- Dans ce cas, faites comme bon vous semble ! Je ne fais que suivre la procédure ! pérora Barty, obstiné.

- Cette procédure à suivre, ce n'est pas plutôt Mr Fudge qui vous l'avait ordonné ?

- Excusez-moi, Dumbledore, ce n'est pas que je veux vous chasser, mais j'ai un tonneau de dossiers à consulter avant ce soir, bonne journée, mon cher. Vous connaissez le chemin.

Le directeur de Poudlard jeta un regard dur au directeur de la Département de la Justice Magique, mais celui-ci resta inflexible.

- Très bien, mais prenez garde de votre orgueil. Il vous perdra à tout jamais, le prévint-il.

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°

Enthousiaste, Lily poussa la porte de l'hôpital et entra dans l'hall. Elle fit la queue avant d'apercevoir une infirmière qu'elle reconnaissait pour l'avoir vue s'occuper de son mari. Elle l'appela et Rosa stoppa tout mouvement.

- Bonjour madame Potter, la salua-t-elle, souriante.

- Vous pouvez m'appeler Lily ! Depuis le temps qu'on se voit ! la réprimanda-t-elle faussement.

- Bien, bonjour Lily, ria-t-elle. Je vois que vous avez reçu mon hibou. On vient de l'ausculter, et Dr Riverson aimerait vous voir à son bureau avant de vous rejoindre votre mari, l'informa-t-elle.

- Ne me dites…

- Non, non, enfin, je ne pense pas, la rassura-t-elle. Allez, je vous accompagne au bureau.

Lily sourit. Elle aimait bien Rosa. C'était une femme d'une quarantaine d'années qui savait bien rassurer les familles des patients et qui aimait bien bavarder. Elle prenait son travail à cœur, et savait rester discrète.

- Alors, chez vous, ça va mieux ? l'interrogea-t-elle.

- On fait mieux devant l'invasion des journalistes, soupira Lily. On va bientôt déménager pour les échapper.

- Bonne initiative, approuva-t-elle. Avec le procès et tout ça pour votre fils qui n'a pourtant qu'un an ! s'indigna-t-elle. Sans compter l'hospitalisation de votre mari !

Lily fit un sourire triste. Cela faisait du bien d'entendre des paroles venant d'une autre personne que celle de l'entourage. Au moins, il y avait toujours une personne de bonne foi. Mais… ?? Ouch…

- Lily ? Vous vous sentez bien ? Vous êtes pâle…

- Oh, ce n'est rien.

Elle vit Rosa dubitative.

- En fait, je pense être enceinte, chuchota-t-elle. J'ai des nausées et des nerfs à la peau de fleur et je suis fatiguée depuis quelques jours. Mais j'aimerais être sûre de moi.

Rosa sourit jusqu'aux oreilles, soulagée.

- Dans ce cas, je vais voir ce que je peux faire. En attendant, voici le bureau de Dr Riverson, je vous rejoindrai chez votre mari.

Lily la remercia. Elle toqua la porte et attendit la réponse du docteur. Un « Entrez » dur se fit entendre, Lily y entra. Elle vit une jeune femme aux cheveux bruns longs, rapidement remontés en chignon avec un stylo, décoller du nez de ses dossiers qu'elle était en train de consulter. Celle-ci lui fit un sourire bienveillant.

- Docteur Riverson ? demanda Lily incertaine.

Elle ne l'avait jamais rencontrée. La dernière fois qu'elle avait vu un médicomage était un homme quand son mari était arrivé à l'hôpital.

- Oui ?

- Bonjour, je suis Madame Potter et on m'a…

- Ah oui, asseyez-vous, la coupa-t-elle en indiquant la chaise placée devant son bureau. Docteur Fuller est parti à la retraite, il y a quinze jours et c'est moi qui la remplace, expliqua-t-elle.

Lily hocha la tête et observa la nouvelle médicomage chercher le dossier de son mari dans l'un des tiroirs à côté du bureau et le jeta un coup d'œil. Elle le déposa enfin sur la table et fit un sourire rassurant.

- Comme votre mari est sorti du coma il y a quelques heures, on a pu faire des analyses. Tous sont bons. Il y a donc un bon espoir qu'il retrouve toutes ses capacités. Si tout va bien, il pourra sortir d'ici là dans un mois, peut-être moins, annonça-t-elle d'un ton réjoui avant d'adopter une attitude gênée, qui surprit Lily. Cependant… Comment vous l'expliquer !

Elle lui fit un sourire crispé. Lily se sentit raidir dans son siège. Elle n'allait certainement pas aimer la suite.

- Commençons par le début, suggéra la rousse, tendue.

- Bonne idée, approuva-t-elle. Vous deviez déjà savoir qu'à son admission, votre mari a des yeux tout noirs. Aucune cornée blanche. Cela…

- Pardon ? Des yeux tout noirs ? Impossible ! s'écria Lily, choquée.

Riverson fut surprise par l'attitude de la femme de son patient.

- Dr Fuller ne vous a pas informée ? demanda-t-elle en redressant dans son fauteuil, visiblement mal à l'aise.

- Non, j'étais, moi aussi, hospitalisée à ce moment-là, enfin, en observation, l'éclaira-t-elle. Mais personne ne m'a fait allusion à ce détail. Ils m'ont juste dit que James avait vidé toute son énergie et encaissé des sortilèges dont les Doloris.

La médicomage hocha la tête et prit des notes sur une feuille vierge. Elle fit de nouveau un sourire rassurant à Lily anxieuse.

- C'est vrai, confirma-t-elle. Mais à l'époque, le Dr Fuller n'avait émis que des hypothèses pour les yeux de votre mari. Avec les tests qu'on avait fait passer à votre mari ne font que les renforcer.

Lily se détendit, mais resta sur ses gardes. Elle craignait le pire pour James.

- D'après son dossier, reprit-elle, votre mari est atteint de la myopie sévère…

- Oui, c'est héréditaire chez lui, affirma Lily avant de se rattraper en pensant à son beau-frère, enfin sauf exceptions. Pourquoi ? Il risque de perdre sa vue ? s'inquiéta-t-elle.

- Oh, ne vous inquiétez pas pour sa vue, je pense. En fait, votre mari est plus puissant qu'il ne le pensait. Euh…, hésita-t-elle avant de se lever et de contourner son bureau pour prendre un siège près de Lily, ce que j'essaie de vous l'expliquer, c'est qu'il a subi un flux énorme d'énergie magique qui s'était refoulé en lui et que durant un court instant, il a dû l'utiliser inconsciemment.

Lily ne dit rien. Elle essaya d'absorber chaque information. James, puissant ? Comment avait-il pu le la cacher ? Elle savait qu'il était un excellent duelliste et un incontestable Auror, mais pas à ce point ! Pourquoi elle n'avait pas senti sa magie, cette nuit-là ? Mais que diable avait-il fait à ce moment-là ? Pour la première fois depuis Halloween, elle s'est sentie trahie, mais elle ne put pas abandonner son mari. Pas maintenant ! Elle eut une idée fixe : demander ses explications.

Elle se décida à écouter la médicomage, qui avait certainement pris son attitude pour un bref choc.

- … ment, son corps n'a pas pu le supporter, ce qui fait qu'il tombe dans le coma. Quant à ses yeux qui sont déjà fragilisés par la myopie ont dû céder et deviennent noirs, le rendant momentanément aveugle.

Lily resta silencieuse, attendant que Riverson termine son monologue.

- Pourtant, ce matin, quand je l'ai examiné, il me semble qu'il ait retrouvé ses réflexes optiques, mais je suis incapable de déterminer quand il aura retrouvé sa vue. Tout dépendra de lui.

Lily acquiesça lentement. Il y aurait donc un bon espoir. James va l'entendre. Pour de bon.

- Je voulais vous avertir qu'une fois recouvert la vue, il faudrait qu'il réapprenne à maîtriser sa puissance, sinon la prochaine fois, les conséquences seraient plus graves et je serai totalement incapable de le soigner.

- Je… Je comprends, balbutia la femme de son patient, mi-rassurée, mi-anxieuse.

- Bon, je vous laisse rejoindre votre mari, conclut Dr Riverson en se levant. Mais ménagez-le, c'est la première fois que je rencontre ce genre de processus, et je ne connais pas bien ses conséquences.

- J'y veillerai, promit Lily en se forçant d'être souriante, merci Docteur.

°

Arrivée devant la porte de la chambre de James, Lily prit une inspiration et se calma. L'entrevue avec Dr Riverson était beaucoup instruite. Après tout, elle avait soupçonné son mari plusieurs tours dans son sac quand ils étaient à Poudlard. Comment être bon en Défense Contre les Forces du Mal, en Métamorphose et en Enchantement ? Oh, cette dernière matière, c'étaient toujours elle et Sirius qui concourraient, mais James était tout de même parmi les meilleurs élèves. Et Quidditch ? Comment pouvait-il réaliser des figures suicidaires alors qu'il s'en est toujours sorti ?

A sa connaissance, aucun élève ne pourra jamais réaliser les mêmes exploits que lui. Surtout se trouver de l'énergie aussi inépuisable que James ! Lily leva la tête soudainement. Thomas ! Lui pourrait l'aider à se renseigner sans qu'elle interroge James.

- Lily ? Est-ce que ça va ? s'inquiéta une voix derrière elle.

La rousse sursauta et fit une volte-face en un instant. Elle soupira de soulagement en voyant Rosa, surprise. Celle-ci était accompagnée d'une collègue.

- Excusez-moi de vous avoir fait peur, voulez-vous un peu d'eau ?

- Non, ça va, la rassura-t-elle. J'étais perdue dans mes pensées.

- D'accord, ma collègue Maylïs –elle la présenta à Lily- va vous tester, je m'occupe de votre mari.

Lily fonça ses sourcils. Pourquoi Maylïs était-elle pour elle ?

- Venez, Madame Potter, on va faire un test sanguin, l'invita-t-elle en accompagnant son geste vers le couloir indiqué.

Un test sanguin ? Pour faire quoi ? Ah… Avec sa fureur contre son mari, Lily avait presque oublié sa sous disante grossesse. Elle fit un sourire excusé à Maylïs et elle la suivit, tandis que Rosa entra dans la chambre.

°

°

L'attente fut insoutenable. Lily feuilleta farouchement les magazines. Elle avait croisé quelques instants plus tôt ses amis et les avait menti en disant qu'elle attendait le docteur de James. Seuls, Gwen et Remus n'étaient pas dupes, mais ne disaient rien. Ils continuaient le chemin vers la chambre de James.

Enervée, elle jeta une revue féminine sur la basse table et jeta un coup d'œil au couple dont la femme était enceinte d'environ huit mois. Elle était pleinement épanouie. Lily sourit. Elle l'avait été pour Harry. Pourquoi pas pour son bébé qui devrait grandir en elle ? Enfin, si son instinct s'était avéré juste…

Au moment où elle plia ses jambes pour laisser passer un brancard, porté par des ambulanciers, la porte s'ouvrit laissant une gyncéomage que Lily reconnut rapidement. Dr Lana l'avait suivie pour Harry.

- Mme Potter ? appela-t-elle.

Lily se leva, la salua et entra dans le cabinet.

- Comment allez-vous ? demanda Dr Lana, souriante.

- Bien, Docteur, enfin ça peut aller, soupira Lily. Merci de me recevoir sans un rendez-vous.

- Ce n'est rien. Vous avez juste de la chance que j'aie un rendez-vous annulé. Alors, comment va le petit Harry ?

- Très bien, il a maintenant dix-huit mois et il est déjà facétieux à mon malheur.

Lana ria et reprit son visage sérieux. Elle consulta les résultats des tests.

- Bon, d'après les analyses de vos tests sanguins, j'ai le plaisir de vous annoncer que vous êtes bien et belle enceinte.

Lily en était sûre.

- De combien ? l'interrogea-t-elle, un peu tendue.

- Deux mois, trois en fin Décembre, répondit-elle du tac au tac.

- Je le savais, souffla Lily, les yeux fermés.

- Comment ça ? fonça Dr Lana les sourcils.

- Je veux dire, je n'y avais pas cru, il y a deux mois, mais je savais qu'après la naissance d'Harry, je n'ai pas été très régulière dans mes cycles. Un moment c'est un mois pile, un autre, deux, expliqua-t-elle.

Lana poussa un « Oh ! » étouffé, avant de sourire. Elle prit des notes.

- Je comprends. C'est très rare après l'accouchement, mais cela ne veut pas dire ce n'était pas normal. Il y a des facteurs qui peuvent retarder vos règles, ces derniers temps, comme le stress, l'angoisse… étala-t-elle avant de changer de sujet. Et comment va votre mari ?

Lily l'informa de l'état de James et prit un rendez-vous dans deux mois pour la première échographie. Elle remercia son médecin et quitta le cabinet avant de se retourner à la chambre de James.

°

- Laissez-moi la paix ! s'énerva la voix dès que Lily entrouvrit la porte.

Elle leva les yeux au plafond. Typiquement ce Potter ! S'il parle déjà, c'est qu'il va bien.

- James, pour une fois, tais-toi et laisse Rosa te soigner, nom d'une stranglot chauffé ! le gronda Gwenaëlle.

L'effet fut immédiat. Lily n'entendit plus que des fiables grognements et sourit. Elle s'avança, dévoilant aux autres sa présence. Elle eut la surprise de retrouver Thomas en compagnie de ses amis. Elle lui fit un petit geste timide.

- Maman ! s'exclama Harry, assis sur le lit, les bras tendus vers elle.

Lily s'approcha de lui et le prit dans ses bras. Elle se tourna vers un James sans ses célèbres lunettes rondes. Rosa venait de terminer son travail.

- Chérie, viens près de moi pour que je te voie, dit-il en tendant sa main.

- Tu me vois ? le demanda-t-elle en s'asseyant sur le bord du lit à côté de James.

Oh juste les silhouettes mais je te reconnais bien, ton parfum. La médicomage m'a dit que c'est normal quand on sort du coma de deux mois. Tu imagines deux mois, bloqué dans ce cimetière blanc !

- James ! s'écrièrent Lily, Gwenaëlle et Remus dans une parfaite union.

- Quoi ? Je ne vais pas me changer de comportement ! s'entêta-t-il.

Tout le monde s'éclata de rire, à la surprise d'Harry, qui visiblement n'avait rien compris.

°

°

Lendemain matin, Thomas descendit du camion et contempla la maison d'enfance de Lily qu'il vivra désormais. Lily le remarqua et s'approcha de lui en posant ses mains sur ses épaules. Elle se penche légèrement en avant à l'oreille du garçon. A treize ans, Thomas avait presque atteint la taille moyenne des femmes.

- Ca va ? Ce n'est pourtant pas la première fois que tu vas dans cette maison !

C'était vrai. Pris en charge par son frère à la mort de ses parents et de son grand-père, il avait passé ses vacances dans la maison de sa belle-mère qui était, pour eux à trois, une résidence secondaire. Enfin jusqu'à présent.

- Non, c'est juste… Ca me fait bizarre de savoir que j'allais habiter dans ce monde…, avoua-t-il.

Lily ria.

- Alors, tu comprends mieux mes sentiments en débarquant dans l'autre monde ! Allez, tu t'y feras rapidement, dit-elle en tapotant l'épaule du garçon.

- Ouais, haussa-t-il ses épaules. Dis-moi, pourquoi tu n'en as pas parlé à James, hier ? Tu es fâchée contre lui ?

Lily se figea en voyant les yeux perplexes de l'adolescent. Elle se mordit les lèvres en pestant intérieurement la perspicacité du frère de son mari.

D'abord, personne n'avait informé James la décision de déménagement. Elle prit note dans un coin de sa tête pour remercier Rosa la prochaine fois dès qu'elle la reverra. Elle avait probablement conseillé aux autres de ménager James. Thomas en était sans doute arrivé après.

Et puis, elle avait gardé un peu de rancœur envers son mari en négligeant sa nouvelle grossesse et ses découvertures sur la puissance cachée de James. Elle avait préféré mettre ces informations de côté, en tant que tous les soucis ne sont pas réglés. Elle avait donc dû jouer la bonne femme, hier après-midi, mais Thomas avait remarqué sa comédie.

Elle s'apprêta à lui répondre lorsqu'une voix interpella l'adolescent :

- Tom ! Viens m'aider !

Sauvé par le gong. Merci Mumus…

- Oui, oui, j'arrive, Rémy ! se pressa le garçon avant de se tourner vers Lily. On en parlera.

Rectification : elle a trop vite pensé. Elle ajouta mentalement qu'elle devait donc tourner sept fois la tête avant de penser.

Lily soupira violemment, prit deux cartons légers et enfonça dans sa maison.

°

°

Dans le salon, Gwenaëlle s'affala sur le canapé, qui se trouvait juste en face de la cheminée et caressa son ventre. Elle tourna sa tête à sa gauche et vit Thomas nettoyer l'armoire en chêne avec l'aide d'un produit spécial et du vieux chemisier. A sa droite, Lily enlevait les dernières poussières dans les commodes derrière la table de la salle à manger. Harry jouait tranquillement sous la table.

Gwenaëlle baissa ses yeux vers les cartons au pied de la table et grimaça. Le déménagement n'était pas complètement fini.

Euh… Correction : la maison de Lily était fine et déjà prête. Les affaires de Thomas, d'Harry, de James et de Lily y étaient depuis longtemps, et il ne suffisait à Lily d'emménager que leurs biens qui étaient chez Gwenaëlle. Un peu de ménage et le tour en est joué.

Et ces cartons l'appartenaient en fait. Lassée par l'harcèlement des journalistes, Gwenaëlle avait jugé plus sécurisant de trouver une autre appartement, voire une maison. Sirius avait émis un vœu de quitter son immeuble qui servait à présent de Quartier Général pour les membres de l'Ordre de Phénix. Et d'un accord commun (et à la joie de Gwen), ils avaient choisi de cohabiter un temps dans une maison, qu'ils avaient trouvés par hasard près de chez Lily.

Quant à Remus, le problème était déjà résolu : il gardait son appartement que son père avait hérité de sa mère moldue. Il se trouvait dans un petit village pas loin de chez Lily.

La sonnerie retentit, tirant Gwenaëlle de ses réflexions. Thomas, ayant fini, posa le vieux chemisier et le produit spécial sur la basse table et se proposa :

- J'y vais. Ca doit être lui.

- Oublie pas l'argent ! le rappela Lily.

Quelques secondes plus tard, Thomas revint dans le salon avec un pli de six pizzas et trois sodas et les déposa sur la table déjà dressée d'une nappe en papier et de couverts en plastique. Pendant ce temps-là, Lily s'assit près de Gwenaëlle.

- Je suis vannée !

- Moi aussi, sourit-elle.

- Pizza ! cria Harry de joie.

- Attends les autres, jeune homme ! le gronda gentiment Lily.

- Je vais les chercher, se proposa Thomas. Tu viens, Harry ?

- Vui !

- Couvre-le ! conseilla sa mère à Thomas alors que les garçons étaient déjà sortis de la salle.

Gwenaëlle ria en voyant la tête offusquée de son amie, mais se tut en apercevant son regard triste.

- Lily ? s'inquiéta-t-elle.

- C'est Thomas. Depuis ce matin, il me fait un peu la tête.

- Pourquoi ? s'étonna-t-elle. Il est au courant pour toi ?

Lily la regarda comme si elle n'avait pas compris, avant de se reprendre, se rappelant avoir parlé de sa grossesse.

- Pas vraiment, il a senti que j'étais pas comment dire… très conciliante avec James. Pour le déménagement… et ma grossesse.

- C'est confirmé ? s'excita Gwenaëlle en entendant le dernier mot employé.

- Oui, de deux mois, précisa Lily. Mais, les garçons ne savent pas !

- Alors ? Que attends-tu pour les dire ? la pressa-t-elle.

- Non, d'abord toi à Sirius, remarqua la future maman.

Gwenaëlle grimaça.

- D'accord, mais après c'est à ton tour ! marchanda-t-elle.

Lily voulut protester, mais l'arrivée des garçons les obligea à se mettre à la table. D'un clin d'œil résigné, Lily lui donna son accord.

°

°

- Marre, Marre, j'en ai marre ! bougonna Sirius. Le matin, le déménagement et l'après-midi les courses ! Tu parles d'un changement pour s'aérer ! Avec une tyranne Gwenaëlle ! J'envie James !

- Qui aurait pu prévoir qu'elle nous martyrise ? complaignit Thomas. Surtout en cette période…

Les garçons avaient déjà eu l'occasion de voir la jeune femme devenir hystérique à l'approche de Noël, mais jamais dans cet état. Ils s'étaient tous trouvés surchargé de paquets, des petits bijoux aux meubles. Sirius avait même dû réduire en cachette un lit et un canapé pour les mettre dans sa poche.

- Sirius ! Viens voir ! Regarde ce berceau du bébé ! s'émerveilla ladite tyranne. Il n'est pas magnifique ?

- Ben… Il n'est pas trop petit pour Harry, tu ne crois pas ? demanda Sirius, dubitatif.

- SIRIUS, DIS-MOI QU'IL EST MAGNIFIQUE ! hurla-t-elle en brandissant un porte-voix à l'oreille du pauvre homme.

Thomas grimaça en essayant de bloquer ses pauvres tympans mais il eut l'impression d'en avoir percés. Il leva un œil après l'autre. Il vit le demi assommé Sirius aboyer.

- GWENAËLLE, T'ES MALADE ?? TU VEUX PERCER MES TYMPANS ?? ET PUIS, LE BERCEAU, C'EST POUR UN BEBE ! IL EST MAGNIFIQUE MAIS C'EST PAS DANS NOS BESOINS !

- EH BIEN, SI ! JE T'ANNONCE QU'ON AURA UN BEBE DANS 3 MOIS ! 3 MOIS ! rugit Gwenaëlle dans le porte-voix devant le visage de Sirius.

QUOI ? Le cerveau de Thomas tourna à faire exploser le gaz. Il ne fit plus attention à ses pauvres oreilles martyrisées par des cris de Gwenaëlle. Il s'arrêta au mot « Bébé » et puis un autre mot « 3 mois ». Cela veut dire…

Oh Merlin ! Gwenaëlle attend un bébé de 6 mois. 6 MOIS ! Mais qui est le père ? Sûrement pas James, il est amoureux de Lily. Remus ? Non, ce n'est pas possible, il est trop prudent. Reste Sirius…

Un tilt se fit dans la tête de Thomas. « On » était Sirius et Gwenaëlle ! Le jeune homme se retint soudainement de rire en voyant la tête de Sirius qui était tout à coup livide.

- Tu… Tu… Tu es… enceinte ? murmura le futur père de l'enfant.

OUI ! QUI EST LE PERE A TON AVIS, « TEMOU » ? cria Gwenaëlle toujours dans le porte-voix. CROIS-TU QUE JE T'AI DEMANDE TON AVIS SUR SES FUTURS VÊTEMENTS TROP PETITS POUR HARRY ?

Thomas explosa de rire en entendant le surnom que Gwenaëlle avait donné à Sirius. Il avait appris que c'était le petit Harry, l'auteur.

- Attends…, tu veux dire… C'est moi le père du bébé ? chuchota « Temou ».

Gwenaëlle s'apprêta à confirmer dans le porte-voix, mais au lieu de casser à nouveau les tympans de son compagnon, elle se jeta dans ses bras en pleurant de joie, faisant tomber les paquets par terre. Heureux, Sirius l'étreignit fortement.

Des applaudissements se firent brusquement entendre, surprenant le couple. Thomas sourit, trop heureux d'avoir assisté à ce scène de ménage.

°

°

Pendant ce temps-là, Lily tapa plus durement qu'elle puisse contre le tronc de l'arbre.

- Lily, calme-toi, suggéra Remus. Ce n'est qu'un imbécile, ce Barty. On y ira.

- Mais bien sûr qu'on y ira demain !

- James doit être informé, le rappela Albus.

- Pas question ! Il est trop faible ! contesta Lily.

- Pas pour tenir au courant, la réfuta-t-il.

Lily le jeta un regard noir et se tourna vers Harry qui jouait au toboggan, dans un parc près de l'hôpital Ste Mangouste. Remus et elle étaient venus voir James à l'hôpital, mais Albus les avaient interceptés pour une information confidentielle. Ils les avaient appris l'ouverture du procès de haute trahison et l'obstination de Croupton quant au non-envoi des hiboux aux familles concernées.

- D'accord, je le ferai. D'ailleurs, j'ai un peu froid, je vais rentrer, dit-elle sèchement. Tu viens Remus ?

- Je reste un peu, je te rejoindrai.

Lily hocha la tête, salua Dumbledore et appela Harry pour voir James. Une fois la jeune femme hors à leur portée, Remus se tourna vers le vieux sorcier et lui demanda :

- Et pour le procès « Harmonica Granger » ?

- Ce sera maintenu, lui assura-t-il. Mais cela ne la fera pas revenir, tu sais. Pense à elle.

Remus acquiesça l'air entendu et remercia le directeur avant de le voir transplaner. Il soupira et se tourna vers une marée.

- Ce sera ton premier Noël sans nous… Mais n'oublie pas qu'on t'aime.

°

Lily serra la main d'Harry pour qu'il ne courre pas dans les couloirs. Il était trop petit. Elle entreprit d'ouvrir les portes, lorsque celles-ci s'ouvrirent laissant place un couple et une petite fille qu'elle reconnaissait trop bien. Lily sentit son cœur se battre à rompre. Ils étaient accompagnés de Maylïs, l'infirmière, ils passaient devant elle sans s'arrêter. Le cœur de Lily eut des ratés. Ils ne l'avaient pas reconnue ?

Trop choquée pour réagir, elle leva lentement la tête pour les voir sortir de l'hôpital. Son attention se porta sur leur petite fille de 5 ans. Elle avait les cheveux châtains avec des reflets roux et des lunettes orange, mettant en valeur ses yeux noisettes. Elle avait un sourire qui ressemblait étrangement à son mari.

- Madame ? Est-ce que tout va bien ?

Lily sursauta en se rendant compte que Maylïs l'appelait.

- Oui, ça va. J'ai cru reconnaître mes proches en voyant ces personnes, pointa-t-elle par le menton.

- Ah le couple ? Oh, le père a été victime d'un sortilège malencontreusement lancé par un sorcier imprudent, soupira Maylïs. La mère et sa fille ont tout vu. Alors, on est obligé de les soumettre au charme d'Oubliettes temporaire. Vous les connaissez ? l'interrogea-t-elle en voyant l'air horrifié de la future mère.

- Euh, la mère est ma tante, mais je ne l'ai plus revue depuis la… euh… longtemps, finit-elle difficilement, trop submergée par ses souvenirs.

- Plus revue depuis longtemps ? intervint Remus, intrigué.

- Je t'expliquerai plus tard, allons-y, pressa Lily avant de se tourner vers l'infirmière. Merci Maylïs et bonne après-midi.

Maylïs les salua et partit, laissant les jeunes gens seuls.

- Lily, tu crois que Sirius et Thomas sauront survivre à la tyrannie de Gwenaëlle ?

- Mon petit doigt me dit qu'ils finiront par nous annoncer quelque chose de merveilleuse, alors y a des chances qu'ils sortent vivants.

Remus ria et ouvrit la porte pour laisser passer Lily et Harry avant de les suivre.


Mmh, vos impressions? Si j'arrive à écrire un autre chapitre avant Noël, il y aura une fête chez eux... et un repos pour moi!

Bonne soirée! Cornett