Chapitre 8 : Que de mauvais poil…
Kingsley Skatebolt s'affala lourdement dans sa chaise de bureau et gémit de bonheur en allongeant ses pauvres jambes. Il venait de découvrir les joies de la patrouille pourtant si longue et ennuyante. Enfin depuis l'Attaque d'Halloween, les Mangemorts avaient fini par se disperser et se réfugier quelque part dans la communauté sorcière.
Le jeune Auror se demandait pourquoi il était le seul avec son tuteur Alastor Maugrey à effectuer pratiquement tous les matins cette activité, sans compter les soirs pour l'Ordre de Phénix. A croire qu'il avait eu le malheur de tomber sur cet homme. Celui-ci voyait partout le mal. En effet, ce matin, Maugrey avait failli étrangler un jeune homme arrogant pour ne pas s'être excusé de le basculer en fonçant dessus. Fort heureusement pour lui, Kingsley s'était intervenu en montrant à son supérieur le métier de sa « victime », qui n'était autre que le journaliste. Le malheureux voulait juste aller à un rendez-vous et il était en retard. Il avait donc couru sans apercevoir que Fol Œil était sur son chemin.
Kingsley aurait trouvé cette situation plus comique si son supérieur n'avait pas menacé le pauvre journaliste de le mettre aux cachots, mais il se douta maintenant de son état d'esprit. Néanmoins, il lui fut entièrement reconnaissant de l'avoir sauvé lors d'une embuscade des Mangemorts alors qu'il lui avait coûté un nez. Enfin une moitié…
Une porte se fracassa tirant brutalement le stagiaire de ses réflexions. William Sattler son professeur de formation qui supervisait ses étudiants hebdomadairement effectuait également des remplacements au Ministère en l'absence de Rufus Scrimgeour, occupé par les procès. Il tenait dans son bras des dossiers.
- Skatebolt ! Deux dossiers à traiter avant-hier !
- Mais…
- Je ne veux rien entendre ! Fais-le ! ordonna Sattler avant de claquer la porte.
Kinslgey soupira et prit ces fameux dossiers lancés à tout va dans son bureau déjà surchargé. Il y jeta un rapide coup d'œil.
« Musée de Londres » et « O'Neil ». Deux titres écrits en gros. Deux affaires que les Mangemorts étaient probablement impliqués n'auraient pas plus de chances d'être résolus que les Affaires Potter et Longdubat. Le premier avait subi un carnage de la part des Mangemorts en révolte alors que Kingsley était en formation d'Auror ; et le second serait dû à un cambriolage d'un fanatique de la jeune demoiselle du vendeur de verrerie, qui était un ex-Mangemort.
Kingsley poussa un grognement. Il n'avait même pas le temps de souffler dans sa chaise que son supérieur Sattler lui avait jeté deux dossiers supplémentaires. Le jeune Auror, fraîchement arrivé dans le service, se tourna machinalement vers des piles de dossiers non traités depuis… 5 mois. Il n'avait plus pris la peine de les compter. Cela devrait être une trentaine. Il se réprimanda un nouveau soupir. Cette fois-ci un soupir désespéré. Mais il savait que ce n'était pas de sa faute si les dossiers n'étaient pas encore traités.
- SKATEBOLT ! Tu comptes les dossiers ou tu rêves ? grogna une voix que Kingsley connut trop bien.
- Aucun, répliqua-t-il d'un ton neutre. Tenez, les dossiers Potter et Longdubat, je les ai examinés toute la nuit… Rien qui ne pourrait compromettre une nouvelle piste.
Maugrey poussa un juron mais se résigna à accepter la décision judiciaire bien que douteuse. Kingsley n'était plus surpris par son attitude, il était parfaitement d'accord avec lui. Fudge n'aurait pas dû laisser les Mangemorts qu'ils avaient ensemble arrêté (et avec l'aide de l'Ordre de Phénix) en liberté.
- Bon, d'autres dossiers qui pourraient être liés ?
- Je ne… Ah si !
Le jeune Auror se précipita vers son bureau et prit le dossier qu'il était en train d'étudier. Il tendit le premier dossier qu'il avait à la main.
- Tenez, le dossier « Musée de Londres » ! Si mes souvenirs sont bons, Lily m'avait dit qu'elle avait travaillé temporairement chez eux. Et… celui-ci pourrait t'intéresser de près…
- Le dossier « Harmonica Granger » ? lut Maugrey, étonné. Tu te débloques ! Le procès est passé ! Faut-il que je t'appren…
- Parfaitement, assura Kingsley d'un ton ferme, mais un détail m'a sauté aux yeux.
L'œil magique de Maugrey vacilla rapidement vers le dossier que tenait encore son stagiaire à la main, tandis que son œil normal examina ce dernier.
- Lequel ?
- Regarde plutôt cette photo… Derrière l'oreille de Frank Longdubat, vous ne le reconnaissez pas ?
Maugrey saisit immédiatement la photo, il avait reconnu un homme
- Par Merlin ! On dirait qu'il est venu chercher quelque chose…
- Hum. On prévient Dumbledore ?
- J'y vais.
Kingsley se soulagea. Quatre dossiers en moins ! Il consulta l'horloge.
« Argh ! Seulement 9h ! Quelle idée de se lever à 4h du matin ! Pas étonnant que j'aie un creux… »
Il se força de se lever pour chercher de quoi satisfaire son ventre. Sur le chemin en direction d'un coin réservé à l'aire de repos, il fut la surprise de retrouver Frank Longdubat en pleine conversation autour d'une théière avec une certaine O'Mailey, une employée au départemental de Relations Moldues, si sa mémoire était correcte. Il l'avait vu le lendemain de son entretien avec Dumbledore à propos des procès, voici quelques jours. Il le salua avec politesse et patienta le départ de la jeune femme pour engager une petite discussion.
- Vous reprenez déjà votre travail ?
- Non. Je suis venu voir Scrimgeour pour prolonger nos congés, mais apparemment, il n'est pas là.
- En effet, c'est Sattler qui le remplace, confirma le stagiaire en remplissant sa tasse du thé. Si ce n'est pas discret, vous avez décidé l'allongement de vos congés après mon passage chez vous ?
- Oui et non. On a vu notre médicomage. Bien qu'il nous ait déclaré physiquement apte après deux mois, nous avons des séquelles mentales, expliqua-t-il avant de boire sa tasse.
Kingsley hocha et l'imita.
- Et puis, poursuit-il, nous avons décidé de nous concentrer sur Neville. Après tout, même si…, il tourna autour de lui et murmura, Vous-Savez-Qui a choisi le petit Potter.
Le jeune homme fut soudainement gêné. Il ne connaissait pas Harry Potter, mais il respectait suffisamment son père James pour l'avoir vu à l'œuvre avant l'Attaque. Avant d'être impliqué dans l'Ordre de Phénix, il ignorait complètement que cet Auror vivait sous la menace de Voldemort dont son fils était la cible. Kingsley répugna ses atrocités pour un gamin de 18 mois, qui ne tenait même pas la baguette !
- Ca vaut mieux, grimaça-t-il en pensant aux barbaries qu'il avait vues. Donc, vous comptiez vous absenter combien de temps ?
- Moi, un mois maximum et Alice… Je l'ignore, lâcha Franck en haussant ses épaules. Elle est plus traumatisée que moi.
- Comment ça ? s'étonna-t-il. Je veux dire… Elle ne m'a pas semblé la dernière fois plus…
- Oui, le coupa-t-il, en fait, elle n'a pas voulu retourner travailler en tant qu'on aura trouvé les coupables.
- Mais ça va être long !
- Je sais… C'est aussi pour ça que je voulais demander à Maugrey de me filer quelques dossiers qui pourraient être liés…
- C'est illégal, Frank !
- Pas à mes yeux.
Kingsley ravala sa salive en interceptant la détermination dans le regard de l'aîné et il sut immédiatement qu'il ne se tournera pas les pouces.
- Dumbledore nous a justement demandé de trouver un indice qui pourrait incarcérer définitivement les Mangemorts et…, avoua-t-il en se penchant vers Longdubat avant de marquer une pause. Fudge, acheva-t-il furtivement.
Frank émit un sifflement.
- Il a une dent contre lui ?
- On peut dire comme ça…
Sur ce, le plus jeune des Aurors trouva sa tasse de thé plus intéressante que la conversation.
- Je comprends mieux l'humeur de Croupton, déclara Frank en riant après quelques secondes de silence pour détendre l'atmosphère lourde. En montant ici, j'ai entendu des bruits provenant du bureau de notre cher Ministre de la Justice. Il se peut qu'il ait envie de le croquer, ce caramel ! (1)
Des paperasses voletaient partout sous le coup du poing violent, qui laissait une trace creuse sur la pauvre table.
- De quel droit me dicte-t-il la conduite à mener ! Je ne suis pas son guignol ! Et encore moins son caramel préféré !
La main empoigna la tasse à la poignée brisée, qui se trouvait renversée sur le bord de la table et finit sa course sur le mur en s'éclatant, suivie d'une vase au bord légèrement fissuré.
- Cet imbécile de Fudge ! Mais pourquoi a-t-il voulu congédier les Mangemorts capturés alors que c'était MON rôle de les envoyer à la prison ?? haleta l'homme après avoir massacré les objets qu'il avait jetés contre le pauvre mur. La carte blanche, hein ? Mon œil !
Il contempla la tâche qui prenait une couleur du caca d'oie et grimaça. Mais au moins, il s'était calmé. Il jeta un coup d'œil mauvais autour de lui et vit le bordel qu'il avait semé sous le coup de fureur. En effet, il venait de se rendre compte que son bureau n'était devenu qu'un champ de bataille. Tout était retourné, brisé, de l'armoire aux cadres, des chaises au bureau.
Il soupira et se pencha pour ramasser son fauteuil de travail jusqu'à ce qu'il entende la voix étouffée de sa secrétaire.
- Oh ! Vo… Votre bureau ! Vous allez bien, M. Croupton ?
- Ca va bien, merci Dolorès ! grogna celui-ci en massant son poing endoloris. Que voulez-vous, cette fois-ci ?
Bien qu'apeurée, la jeune femme se ressaisit et reporta son attention sérieuse dans le dossier qu'elle tenait à la main.
- Oh, juste une signature de la permission de libération conditionnelle de Messieurs Malefoy, Crabbe, MacNair, Avery, No… minauda-t-elle d'une voix timide, avant d'être interrompue brutalement par son supérieur.
- STOP ! Donnez-les-moi et laissez-moi seul !
- Mais et certains dossiers sont votre respon…
- Eh bien, faîtes-les toute seule et je les vérifierai plus tard !
- Bien et mes salutations à votre femme, s'inclina finalement Dolorès, qui n'avait nullement envie de s'attirer des foudres de son supérieur.
La crise de Barty Croupton, accumulée à la pression qui s'approchait du procès de son fils, qu'il présiderait dans quelques minutes, arrangeait amplement Dolorès. Celle-ci pourra prouver ses compétences d'analyse et de la rédaction des dossiers à son propre directeur. Son sourire s'étirait sur ses maigres lèvres. Elle pourra enfin raconter sa journée à son frère le soir lorsqu'elle sera rentrée.
- Marre ! Marre ! J'en ai marre ! J'y comprends rien !
Thomas releva la tête et vit son ami Erwan lancer négligemment son crayon de papier sur son livre. Harry, qui jouait tranquillement dans son parc, le regarda d'un air étonné.
- Je n'aurais pas dû prendre l'Astrologie ! râla celui-ci. Cette crétine de professeure m'a rabaissé en me donnant un devoir ultra difficile ! Ecoute ! « L'opposition de la planète Vénus à Mars implique-t-elle des conséquences graves ? Citez l'exemple des auteurs célèbres et analysez leur vie en justifiant. »
Le jeune Potter émit un sifflement en entendant le sujet et compatit son ami Erwan, qui n'avait même pas pris la peine de traduire le thème que Melle Irma lui avait imposé. Il était trop heureux d'avoir pris les Runes anciennes au lieu de Divination.
- Elle a fait fort ! s'esclaffa Thomas, l'air faussement désolé.
- Ricane ! On dirait une dissertation qu'elle nous a faite ! C'est d'un niveau de lycée ! grogna-t-il.
- Mon dieu ! Tu vas passer toute la nuit ! dramatisa faussement son ami.
Il connaissait le système scolaire en France. A Beauxbâtons, il existait un Collège pour les élèves âgés de 11 ans à 15 ans et ensuite un Lycée, de 16 ans à 18 ans. Mais souvent les options divisaient les élèves de sexe opposé. Par exemple, les garçons allaient faire de la danse de salon, ou plutôt apprendre de l'art d'un gentleman et les filles de la couture, de l'instruction féminine. Fort heureusement, pour Erwan, ce n'était que des options facultatives, sinon il serait fâcheusement embêté pour les quatre années du Collège.
« Rien à voir avec le Collège de Poudlard, pensa Thomas avec un sourire du coin de la bouche. »
- Oh, je ne parle pas de toi et ton prof de défense des forces du mal ! le rétorqua Erwan, d'un œil mauvais.
La mine réjouie de Thomas s'évanouit. Son professeur de défense des forces du mal est effectivement aussi doué qu'un perroquet. Ses cours n'étaient que théoriques, où il suffisait de l'écouter réciter tout le manuel et de répondre aux questions à choix multiples. Dès le premier cours, le jeune homme doutait déjà ses méthodes « révolutionnaires » (selon les termes de son professeur) et se demandait sérieusement s'il aura son année dans cette discipline.
- Au moins, je n'ai pas pris la peine d'ouvrir le livre et de disserter le sujet ! ricana Thomas, voyant le bon côté des choses.
- Oh, cessez cette dispute ridicule ! Si vous n'êtes pas contents de votre école, vous pouvez vous échanger ! intervint Lily, qui arrivait de la cuisine, la marmite dans les mains. Venez à la table, le déjeuner est prêt !
Trop content de quitter le montage des livres, Thomas se redressa et souleva Harry du parc pour le laisser se précipiter vers la table. Erwan reposa le parchemin qu'il avait à la main sur la table basse du salon et rejoignit son ami.
- Lavez-vous les mains ! les réprimanda gentiment Lily. Remus va venir.
- Ca sent bon ! réjouit le Français en reniflant l'odeur qui sortait de marmite que Lily venait de poser sur la table.
- Tant mieux, ce sont des choux de Bruxelles avec des boulettes de rôti ! J'espère que tu en régaleras ! plaisanta la cuisinière tandis qu'Erwan devint livide.
- Euh…, je viens de me souvenir que Maman m'at…
- Qu'elle t'attend au centre ville ? Mauvaise excuse ! Tu es bien pire que James en mensonge. Tes parents sont en visite chez des amis avec Gwen et Sirius et ils ne sont pas près de revenir ici avant de longues heures. Et puis, ta propre mère m'a certifiée que tu ne mangeais des bons légumes que trop rarement. D'ailleurs, cela m'a fait penser que Thomas n'en a non plus pris depuis son entrée à Poudlard.
Erwan se rendit compte qu'il était au pied du mur par la redoutable tigresse rousse, qui visiblement avait un air triomphant. En effet, en tout parlant, Lily avait fait reculer le jeune garçon, sous les yeux amusés du petit Harry, qui se trouvait déjà devant sa haute chaise. Ce fut à ce moment-là que Thomas choisit de descendre des escaliers, il s'étonnait de voir son ami terrorisé par sa belle-sœur.
- Mais que faîtes-vous là ?
Les yeux malicieux de Lily se détournèrent cet instant du jeune homme châtain et celui-ci vit une occasion d'en échapper.
- Bonne chance, vieux pote ! lança Erwan avant de grimper les escaliers à grands pas, sous l'œil perplexe de Thomas.
- Lily ?
- Hum ?
Thomas dévisagea la jeune femme, mais ne parvint à trouver la raison de la fuite de son ami. Lily prit le visage innocent. Trop innocent au goût du jeune homme.
- Tu te prends pour Maître Yoda ? sourit Lily. Tu pourras continuer à le jouer plus tard, Harry s'impatiente. Allons nous déjeuner.
Tranquillement assise dans une chaise qui lui était destinée, Mac Gonagall enchaîna une conversation vers son voisin, le minuscule sorcier Filius Flitwick, professeur d'Enchantement. Celui-ci était assis sur un pli de coussins pour être à la hauteur de la table.
- Voyons Filius, vous n'y pensez quand même pas !
- Oh que si, ma chère Minerva! Je suis tout simplement heureux de le retrouver en bonne santé et intact!
- Dans ce cas, je l'admets. Transmettez donc à votre fils toutes mes amitiés.
- Je n'y manquerai pas ! Et…
Filius s'interrompit en voyant l'arrivée fracassante du directeur Dumbledore. Tous ses collègues, sauf lui, se mirent debout en guise de salutation. Flitwick sourit à cette amusante remarque, il avait appris à vivre avec cet handicap mais surtout parce qu'il se trouvait en bonne compagnie.
Pendant longtemps, il avait craint les moqueries des élèves lorsque Albus Dumbledore lui avait proposé d'enseigner l'Enchantement. Mais la sympathique de Minerva Mac Gonagall l'avait rapidement rassuré, il pouvait compter sur elle pour imposer le respect aux élèves à son égard. Des années passant, son autorité faisait le reste et maintenant, il est considéré l'un des meilleurs enseignants de Poudlard et devenu le Directeur de Serdaigle. Il n'arrêtait jamais de remercier à ses ancêtres lutins de lui avoir fait hériter des dons pour l'Enchantement.
- Bonjour tout le monde, asseyez vous, invita Dumbledore en prenant sa place, s'il vous plaît. J'ai une annonce à vous faire.
Sa voix était faible, mais suffisamment tendu pour qu'un silence s'installe immédiatement dans cette salle. Le vieux sorcier n'eut pas besoin d'examiner du regard chacun de ses collègues, il les faisait aveuglément confiance.
- Vous savez que notre regretté Horace Slughorn vient de nous quitter il y a quelques jours. Aujourd'hui, nous allons recueillir son remplaçant que certains d'entre vous devaient le connaître du temps quand il était étudiant.
Dumbledore tendit sa main vers la porte qu'il avait lui-même utilisée plus tôt.
- Je vous présente Severus Rogue, notre professeur de Potions.
A point nommé, l'intéressé fit son entrée claquante, le visage impassible, le regard perçant sur ses néo-collègues.
- Bienvenu parmi nous, sourit Dumbledore.
Rogue se contenta de lui jeter un regard plein de reproches. Il avait pourtant été rassuré qu'il déjeunera avec ses nouveaux collègues le jour de la rentrée, et apparemment Dumbledore ne s'était pas démordu, il avait tenu à ce qu'il soit présenté aux collègues avant la rentrée.
« Et pour commencer, comment a-t-il fait pour me faire accepter ce maudit poste ? ragea-t-il mentalement. »
- Merci pour le repas, le gâteau est vraiment délicieux, tu ne comptes pas ouvrir une pâtisserie dans le quartier ?
Lily fit la moue en essuyant le visage d'Harry, plein de chocolat, qui était très content de son désert. Thomas et Erwan étaient déjà montés dans la chambre prétextant des devoirs à faire.
- Je ne pense pas, et puis ce n'est pas vraiment le moment.
- Mais tu en as réfléchi ? insista Remus en posant sa tasse de thé sur la table.
- Non, Harry ! Je t'ai déjà dit non ! Tu l'auras ce soir ! gronda Lily en direction de son fils, avant de répondre à son ami. Vaguement. Tu me connais bien trop !
- Pour ça oui ! pouffa le plus sage des maraudeurs.
- Je me verrais plutôt bibliothécaire ou enseignante si Dumbledore a réussi à valider l'équivalence des diplômes, dit-elle d'un ton rêveur. Je n'ai pas envie de reprendre des études universitaires !
Lily avait émis son souhait de trouver un travail pour remplir ses futures longues journées. Diplômée de l'Ecole normale de Magie de Londres, elle n'avait pas eu l'occasion d'entamer sa carrière d'enseignant d'Enchantement lorsqu'elle avait mis Harry au monde en plein été.
- Ca alors ! On aurait tout vu ! Lily, la plus brillante sorcière de Poudlard, refuse des études ! se moqua Remus.
- C'est ça, moque-moi ! Harry Potter ! s'exclama Lily de colère, Ne te mets pas debout ! Tu vas finir par tomber !
Pendant la conversation, incapable de rester calme, Harry était en train d'entreprendre de se hisser tout seul en dehors de la haute chaise. Malheureusement ou plutôt heureusement pour lui, sa mère l'avait remarqué à temps.
Le petit garçon sursauta et regarda de ses yeux verts ronds avant de prendre un air coupable. Lily soupira d'exaspération et le fit descendre sous le regard amusé de Remus.
- Il est impossible ces derniers temps ! A croire que son père lui manque !
- A ce propos, je comptais lui rendre visite et par cette même occasion, vous pouvez venir avec moi, proposa Remus.
- Oh c'est une excellente idée que tu as ! se réjouit Lily. Mais ce sera sans moi, je dois faire un état des lieux dans le grenier pour aménager une chambre ou une salle de détente. J'en profite pour voir ce que mes parents m'avaient laissé.
Sa voix n'était plus qu'un murmure. Remus la comprenait et posait sa main dans les siennes pour la consoler. La perte des parents de Lily remontait à quelques années alors que la jeune fille était en dernière année d'études de sorcellerie de Poudlard.
Ralph et Elisabetta Evans étaient décédés sur le coup dans un terrible accident de voiture, causé par un jeune conducteur inconscient.
A ce souvenir, le sourire nostalgique de Lily se dessina sur son visage. Ses parents lui avaient beaucoup manqué, et en revanche, ils lui avaient offert une vie paisible en lui léguant, au dam de Pétunia, leur propre maison et un autre cadeau : la liberté.
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- Oui, madame Dursley, vous m'avez bien entendu, confirma le notaire d'un ton neutre et d'un regard sévère.
Assis confortablement dans son fauteuil, il tenait une feuille entre ses mains et scrutait sévèrement Pétunia de ses yeux gris envahissants à travers ses lunettes rondes. Pétunia, récemment mariée, se redressa du dossier de la chaise, choquée par l'annonce venant d'une bouche du notaire.
- Mais, voyons, Monsieur le notaire, je crois qu'il s'agisse d'une erreur, répliqua-t-elle dans une voix nerveuse et furieuse. Ma sœur est encore…
- Je sais, lui coupa-t-il sèchement. Mademoiselle Liliana Evans, bien qu'elle soit mineure, a parfaitement le droit d'hériter la maison de vos parents. Ce sont pourtant eux qui ont rédigé ce testament –il l'agita furtivement de sa main droite- et ont également signé les droits d'émancipation en prévision de… -il consulta le dossier- du prochain anniversaire de Mademoiselle Evans, acheva-t-il rapidement en foudroyant Pétunia du regard lorsqu'elle ouvrait sa bouche pour protester. Il n'aimait pas être interrompu pour une simple histoire de ménage.
- Monsieur…, s'interposa furieusement une voix, qui s'avérait être Vernon Dursley, le mari de Pétunia.
- Je croyais être clair sur ce point, le coupa-t-il d'un ton agressif en étant pourtant calme.
Frustré, Vernon retourna à sa place, assez largement en retrait par rapport aux héritiers –les filles, et les amis proches- des Evans. Il n'avait judiciairement pas le droit d'hériter les biens des défunts parents de sa femme, n'étant pas inscrit sur la liste du testament et moins encore d'intervenir en faveur de sa femme. Il jeta un coup d'œil désolant sur sa bien aimée et se tut.
Quant à Pétunia, résignée avec l'air contrariée, elle ferma sa bouche et s'appuya contre le dossier de la chaise en jetant un regard assassin à Lily, qui se concentrait sur le notaire, complètement abasourdie par la nouvelle. Ses propres parents avaient, probablement, deviné qu'elle souffrait au contact de Pétunia et voulu que s'il leur arrivait quelque chose, elle soit libérée de l'emprise de sa sœur.
Le notaire observa Pétunia avec gravité et l'estima calmée. Il reporta son regard sur la dernière et lui questionna d'une voix douce :
- Mademoiselle Evans, d'après le dossier de vos parents, vous avez 17 ans le mois passé, n'est ce pas ?
Lily, encore l'air ahuri, cligna ses yeux plusieurs fois, avant de saisir des mots du notaire et hocha sa tête lentement en évitant le regard noir de sa sœur.
- Oui, c'est exact, dit-elle d'une voix étranglée et émue. Mais…
Elle ne put terminer sa phrase. Elle laissa ses larmes couler et s'empressa de les essuyer d'un revers de sa main.
- Pardonnez-moi, Monsieur le notaire, marmonna-t-elle d'une voix faible.
- Prenez ce mouchoir, Mademoiselle Evans, lui dit-il tout simplement en souriant.
Lily, surprise par le geste de ce dernier, prit son mouchoir jetable et enleva ses larmes. Le notaire, toujours souriant, l'observa un petit moment et la jugea enfin prête pour entendre la suite. Il retourna enfin à sa lecture :
- Le jury des mineurs a donné leur accord pour les droits d'émancipation à Mademoiselle Liliana Isabella Evans, fille de Monsieur Ralph Andrew Evans et de Madame Elisabetta Maria Alessia Evans, née le 6 janvier 1960, à la demande de ceux-ci, sous conditions suivantes : en cas de décès des représentants légaux de la jeune fille, dès sa 17ème anniversaire. Ainsi, les conditions remplies, Mademoiselle Liliana Evans sera considérée comme mineure émancipée, possédant pleinement les pouvoirs judiciaires, jusqu'à sa majorité
Le notaire enleva ses lunettes et observa les jeunes filles Evans. L'aînée dont son visage vira au rouge tomate, serra ses mains déjà blanchies et se retint de prononcer le moindre mot. La cadette, encore abasourdie, afficha petit à petit un sourire réconfortant avec ses yeux rouges, prenant conscience de sa nouvelle situation après la mort de ses parents. L'homme, à sa surprise, aperçut une lueur inquiétante dans les yeux de cette dernière et comprit qu'elle voulait avoir une confirmation.
- Ainsi, conclut-il comme s'il n'était pas interrompu, Mademoiselle Evans, vous êtes maintenant émancipée et par conséquent, vous avez en possession la maison de vos parents. Madame Dursley –il se tourna vers elle-, vous prenez uniquement ce que vos parents vous ont légué. Vous m'avez bien compris, madame ? finit-il sur un ton mi-agresseur, mi-irrité.
Pour toute réponse, Pétunia se leva et quitta en trombe la salle, suivi de son mari Vernon, laissant les occupants derrière eux.
&&
Pendant que Lily y pensait, c'était la dernière fois qu'elle avait vu sa sœur Pétunia. Celle-ci ne s'était pas daignée venir à son propre mariage ou même à la naissance d'Harry, lui avait envoyé à la place deux cartes de félicitations.
Lily n'avait jamais oublié son allure furieuse vers une jeune femme rousse avec qui elle échangeait sèchement deux mots et son souvenir s'était porté vers cette dernière qui brandissait une petite fille de 8 mois. Une adorable petite fille que Lily n'avait jamais oubliée.
- Allez ma Lily, sois forte, la réconforta Remus d'une voix douce, la tirant des souvenirs.
Pour toute réponse, la jeune femme posa sa tête sur son épaule en esquissant un faible sourire.
- Atchoum !
- A tes souhaits, répondirent Lily et Erwan d'une même voix sans se tourner.
Ils entendirent le grognement de Thomas en guise de remerciement. Ils étaient dans le grenier en train de fouiller dans les cartons.
- Lily, après la torture de ce midi, que veux-tu nous faire chercher cette fois-ci ? bougonna Thomas de mauvaise humeur. Un vieux costume ridicule que tu portais au spectacle de ton école ?
Il montra à Lily et à Erwan un étrange ensemble noir taché de toutes les couleurs. Il terminait par une capuche dans laquelle étaient collés des épaisses mèches grises et blanches et un gros nez rouge. Il dégageait de la poussière que le jeune homme a fait voltiger en s'éternuant.
- Oh ! Donne-le-moi, s'il te plaît ! C'est mon costume préféré ! s'écrit la jeune femme en arrachant son vieux déguisement des mains de son beau-frère.
- Oui, je vois que c'est un costume ! Mais à quoi ça sert ? A nettoyer le sol de ce garage ? Ou à faire l'épou…
Lily pouffa à l'évocation d'un chiffon. Elle secoua la tête en inspectant son vieux costume d'une vingtaine d'années.
- Rabat-joie ! le coupa-t-elle en se tournoyant avec son costume sous le regard étonné d'Erwan.
- Alors c'est quoi ? grogna Thomas, avant que son ami ne lui donne un coup de coude dans son flanc. Erwan ! Tu ne vas pas en mettre, toi aussi !
- Thom…
Mais Erwan ne put continuer, car Thomas visiblement énervé se mesura à lui et le défia du regard. Il fut étonné de sa réaction agressive. Lui, d'habitude, était calme, enfin à la manière potteresque.
- En vieille méchante sorcière ! lança Lily, emportée par son élan.
- QUOI ?? s'écrièrent les garçons d'une même voix, ce qui fit sursauter Lily.
- Vous êtes particulièrement sur les nerfs ! remarqua celle-ci.
Erwan pointa son ami et la rassura.
- Excuse-le, il est très lunatique.
- Hé ! s'indigna l'intéressé, alors que Lily le scruta.
Elle s'apprêtait à lui questionner sur son étrange comportement, mais Erwan continua en ignorant Thomas :
- Donc, tu portais un costume de sorcière ?
- Oui, j'avais 8 ans, je jouais une pièce de théâtre, expliqua Lily, contente de l'intérêt d'Erwan pour son vieux costume. A l'époque, on étudiait des vieux contes et pour le spectacle de fin de l'année scolaire, on avait choisi « Hansel et Gretel» (2). Et, ma classe m'avait choisie pour le rôle de sorcière.
- Ouais, tu vas me faire croire qu'en dehors de ton esprit angélique, tu es un monstre prêt à nous enlever pour nous manger ! la coupa Thomas, encore grognard. Si on suit cette logique, nous serions tous morts ! Mais non, ils visent tous les moldus ! Plus manquait que la bûche pour des monstres qu'ils ap…
- Tomby ! le stoppa net Erwan, visiblement gêné.
Durant le récit, il avait aperçu l'humidité dans les yeux de Lily et compris. Sans savoir, Thomas avait touché son point sensible. En ne le connaissant que trop bien, Erwan avait préféré l'arrêter de peur de blesser Lily plus gravement que prévu.
- Pas de Tomby, Wanny ! s'emporta l'imbécile en fureur.
Piqué, Erwan voulut lui répliquer. Ils furent interrompus par un claquement de porte et virent aussitôt l'absence de la jeune femme rousse. Le jeune français agrippa son ami par le col de son pull en laine et le colla au mur.
- Wouah ! fit Thomas, surpris par sa force. Tu t'es régulièrement bagarré là-bas ?
- Qu'as-tu depuis le retour de chez les Weasley ? Tu n'es pas celui que je connais ! cracha Erwan d'un ton menaçant, conscient d'avoir parlé en français.
- Pardon ? Je suis toujours le même jusqu'à la preuve du con…
Thomas ne put terminer sa phrase. Il se trouva déjà au sol, le nez en sang. Il regarda d'abord Erwan en fureur et puis son propre sang dans sa main.
- Mais tu es fou ! l'imita-t-il, retrouvant sa colère.
- Possible ! croassa théâtralement Erwan. Et pas Monsieur-celui-qui-ne-veut-pas-reconnaître-qu'il-est-méchant-envers-sa-belle-soeur ?
Le jeune Potter qui voulait rendre monnaie à son ami s'arrêta brutalement.
- Lily ?
Restant muet, Erwan lui jeta un regard lourd comme s'il était évident.
- J'ai été si méchant que ça ? répéta Thomas, livide. Envers elle ?
Il n'eut pas besoin de la confirmation de son ami. Il se laissa tomber sur ses fesses et enfouit sa tête dans ses genoux, devant son ami immobile.
- Putain ! Quel imbécile !
- Ca, tu peux le dire !
- Encore deux pas et ce sera bon, James !
James avança lentement sa jambe droite vers l'avant pour y prendre l'appui et ramena son autre jambe. Il était essoufflé et jetait pour l'énième fois un regard meurtri vers son kinésithomage Sean. Celui-ci lui faisait travailler plus de trois heures aujourd'hui et il n'avait rien mangé à midi, mais il ne protestait rien. Sa seule motivation était de sortir de l'hôpital et de rejoindre sa famille le plus tôt possible.
Mais ce n'était pas la seule raison. En effet, Dumbledore était passé à son chevet pour lui informer des dernières nouvelles du procès avant les journaux. Tout naturellement, James était entré dans une des colères et avait, durant un instant, envie de déserter l'hôpital, mais devant l'autorité de Dr Riveron et de la colère de sa femme, il se calma rapidement.
Il n'allait quand même pas gâcher ses chances de rétablissement magique total ! D'autant plus que ses progrès depuis Noël étaient spectaculaires.
Auparavant réduite, sa vue était actuellement recouverte, élargissant ainsi son champ de vision, et il ne lui restait plus que ses jambes trop longtemps ankylosées par le coma, même s'il avait réussi à faire quelques pas.
Cependant il n'échappait pas aux examens complémentaires et des rééducations. Quoi que James soupçonnait Dr Riveron de l'utiliser comme cobaye en observation.
Arrivé sur la ligne tracée, James s'effondra sur le fauteuil roulant et haleta, les mains sur ses genoux. Il avait l'impression d'avoir fait un marathon de 24km.
- Très bien, James ! Encore deux séances et c'est bon ! annonça son kinésithomage, enthousiaste, en enlevant des poids de 6kg qu'il avait attachés sur chaque jambe de James. Nom d'un scroutt à pétard ! Vous êtes vraiment un cas ! commenta-t-il plus pour lui-même qu'à James.
- Pour un cas, vous m'avez presque crevé ! rétorqua celui-ci d'un mauvais poil.
- Ce n'est vraiment pas de ma faute si vous avez de l'énergie à revendre ! répliqua Sean, prenant plaisir à taquiner l'Auror.
Tout au long des séances, ils avaient appris à se connaître. A présent, ils s'autorisèrent à se charrier comme de vieux amis en tout gardant le vouvoiement.
- Pas au point de sauter un repas !
- Vous préfériez peut-être la corde ?
- Vous n'oseriez quand même pas ? s'inquiéta James.
- Pour vous, j'oserais…, sourit-il machiavélique.
James poussa un grognement et se laissa conduire jusqu'à sa chambre. Plus qu'une semaine… et il sortira. Il releva soudainement la tête en ressentant une énergie familière monter. Elle appartenait à son petit frère.
- Contrôle-toi Tom… Vite ! Contrôle-toi…, pria-t-il presque inaudible.
- Pardon ?
- Rien.
Sean hocha et prit congé auprès de James avant de partir. Le patient ferma ses yeux et essaya de se concentrer vers son jeune frère. Brutalement, il s'étouffa, son premier réflexe était d'ouvrir la fenêtre de sa chambre. Mais étant trop épuisé par ses séances musculaires, il ne put que trébucher la pédale de son fauteuil roulant et tomba.
Les yeux exorbités, les mains tendus vers la fenêtre, James espéra atteindre la poignée en rampant. Il ne voulait pas mourir. Pas de cette façon. Harry était encore trop petit et il avait encore des détails à régler avec sa femme et son frère. Trop de détails.
- JAMES ! cria une voix familière avant de s'évanouir.
- Tonton Luna' ! Là !
- D'accord, chef !
Le prétendu chef dans ses bras, Remus suivit ses indications en zigzaguant le personnel de l'hôpital. Il ne connaissait pas le chemin mais s'estimait heureux d'en avoir demandé à la guérisseuse de l'accueil. James avait été transféré à l'étage aux soins rééducatifs depuis le Nouvel An. Lily était déjà venue avec son fils et Thomas. Harry faisait le guide son accompagnateur, ce qui amusait Remus beaucoup.
Harry ria en entendant son appellation et soudainement, son sourire disparut. Remus fut surpris de sa réaction.
- Harry ? Tu vas voir ton papa ! tenta-t-il de le rassurer.
- Papa a bobo, lui annonça-t-il d'une voix à la fois sérieuse et inquiète.
Remus fut troublée.
- Papa va mieux, je te le promets.
- Non.
Remus frissonna. La voix d'Harry était de plus en plus effrayée. Il ne put que le rassurer en caressant son dos. Il tourna au coin d'un angle et toqua à la chambre de James. Il entendit un bruit sourd derrière la porte et fonça. En franchissant la porte, il crut son cœur s'arrêter en voyant son ami étendu par terre, inconscient.
- JAMES !
1: Caramel signifie en anglais Fudge!
2: « Hansel et Gretel » :Conte allemand d'origine italienne repris par les frères Grimm pour les enfants de classe moyenne du 19ème siècle, et il me semble qu'auparavant, il a été écrit par Giambattista Basile au 17ème siècle. Si vous ne connaissez pas son conte, je vous mets ici un résumé :
« Hansel, un jeune garçon, et sa sœur Gretel sont les enfants d'un pauvre bûcheron. Craignant la famine, l'épouse du bûcheron - la mère des enfants - le convainc de les perdre dans la forêt. Hansel et Gretel entendent son plan et, recueillant de petits cailloux blancs, marquent le chemin jusqu'à chez eux ; ainsi la tentative de les perdre échoue. Toutefois, la mère pousse le père à réessayer, et cette fois, les deux enfants n'ont que des morceaux de pain à jeter derrière eux. Une fois abandonnés en pleine forêt, ils réalisent que le pain a été mangé par les animaux de la forêt.
En errant dans la forêt, Hansel et Gretel trouvent une maison en pain (mais je crois que certaines versions parlent d'un pain d'épices) avec des fenêtres en sucre, qu'ils commencent à manger. L'habitante de la maison, une vieille femme, les invite et leur prépare un festin. Cependant, la vieille femme est une sorcière qui a construit la maison pour attirer les enfants, afin de les engraisser et de les manger. Elle enferme Hansel, et fait de Gretel sa servante.
Alors qu'elle se prépare à cuire Hansel, la sorcière demande à Gretel de regarder dans le four pour voir s'il est prêt, mais Gretel comprend que la sorcière a l'intention de la pousser elle aussi à l'intérieur pour la faire cuire. Elle réussit à renverser leur sort en poussant la sorcière dans le four, qu'elle referme derrière elle.
Les enfants prennent les joyaux de la maison de la sorcière et rejoignent leur domicile. »
Merci pour vos reviews et désolé pour mon retard. J'espère que vous avez aimé.
A bientôt Cornett
