Base: Harry Potter

Auteur: Kris MADness

Genre: Slash, tout triste (parce que je suis triste ç.ç)

Pairing: Georges/Fred donc, ceux qui n'aiment pas le twincest peuvent partir n.n

Disclaimer: Absolument rien ne m'appartient, tout est à J.K. Rowling, blablabla... mais vous le savez déjà u.u"

Note de l'auteur: Eh bien voilà donc le second chapitre x) La rédaction de cette fic étant déjà finie, la publication sera assez rapide n.n J'ai fait les RaR par mail, je préfère plutôt que de les mettre dans le chapitre, j'espère que ça ne dérange personne? Ah et pour ceux qui chercheraient un lien entre les chapitres et leurs titres, eh bien ne cherchez pas trop loin... j'intitule juste mes chapitres en fonction de la chanson que j'écoute au moment d'écrire n.n" Super recherché, je sais...

Titre: Frozen to lose it all

Chapitre 2: Comptine d'un autre Eté.


Pallier à une absence soudaine est souvent bien difficile. Lutter contre le désordre qui tord nos entrailles et embrume notre esprit demande un effort colossal. Surtout quand l'on n'a pas l'envie de guérir. L'absence. Le repliement sur soi. La sensation d'abandon... Et le sentiment d'injustice. Il est inimaginable que l'on puisse souffrir de tant de choses à la fois. Pour beaucoup cela dépasse l'entendement. Et pourtant...

Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas quitté sa chambre. Bien sûr il était présent aux heures de repas et se forçait à simuler un appétit qui lui semblait pour l'heure un peu déplacé. Ne pas inquiéter sa mère, ne pas inquiéter ses frères et soeurs. Et manger sans que le coeur n'y soit. Plutôt difficile de jouer une telle comédie, pourtant elle lui était beaucoup plus douloureuse que les éclats de pitié qu'il lisait dans les yeux des autres. Les autres. Le monde se résumait désormais à cela: les autres, et lui. Il y avait eu un « eux » autrefois mais force était d'admettre que ce temps-là était révolu.

Arraché à la seule présence qui l'avait jamais réconforté, à la seule personne qu'il avait de tout temps tolérée, il avait l'impression de s'être réveillé d'un rêve particulièrement apprécié tout en sachant qu'il ne pourrait plus jamais s'y plonger. Nager dans le brouillard, et ne plus savoir où il posait les pieds. Perdition. Et l'angoisse de savoir s'il pourra continuer malgré tout. Ou pas.

« Georges? »

Il en avait assez qu'on s'adresse à lui avec une voix douce et inquiète. Pourquoi pensaient-ils donc tous que s'ils élevaient trop la voix il pourrait s'effondrer comme un château de cartes? Pourquoi fallait-il qu'on s'adresse à lui avec tant de réserve, tant de douceur hypocrite? Qu'ils reversent leur propre peine sur le dos de quelqu'un d'autre s'ils le souhaitaient, mais pas sur le sien. Pas sur le sien. C'était la dernière chose dont il ait besoin.

« Georges? »

Il ferma brièvement les yeux et ne répondit rien. Tous les regards semblaient avoir convergé vers lui en une attente muette. Et encore cette pitié dans leurs yeux. Etait-il si pathétique? Etait-il si misérable?

« Georges? »

Il releva les yeux vers sa mère en feignant d'être surpris et s'excusa en lui disant que, perdu dans ses pensées, il ne l'avait pas entendue s'adresser à lui. L'inquiétude de Molly Weasley ne s'effaça pas de son regard, mais elle lui proposa quand même une nouvelle ration de pommes de terre, comme si de rien n'était. Et il refusa poliment. Bien sûr pour rassurer tout le monde, il aurait fallu qu'il accepte le plat qu'on lui tendait. Mais la moindre bouchée de quoi que ce soit lui retournait l'estomac et sa gorge serrée ne semblait pas vouloir laisser entrer un quelconque aliment dans son oesophage...

A bien y réfléchir, oui, c'était pathétique.

Il se releva soudainement, faisant sursauter le reste des convives. A nouveau ces regards braqués sur lui et le temps en sembla comme suspendu. Plus un murmure, plus un geste, seulement lui à la face du monde. Lui et sa gorge nouée. Lui et sa nausée. Lui et les larmes qui se bousculaient à ses yeux et qui menaçaient de couler bientôt. C'était trop dur. Et feindre d'aller bien ne faisait que le rendre fou.

Il avait regagné sa chambre, sans un mot. Il avait été reconnaissant aux autres; ces autres qui n'avaient même pas cherché à le retenir. Ces autres. Ceux-là mêmes qui le faisait se sentir un peu plus seul de jour en jour. Sa bulle d'insoucience avait éclatée, ravie par la guerre et toutes ses horreurs. La guerre qui lui avait fait perdre une oreille. Et qui plus que tout lui avait enlevé un frère. Son frère. Son jumeau. Le seul être qui ait jamais partagé cette bulle avec lui. Et le seul qui lui manquerait jamais. Il se surprenait parfois à penser qu'il n'aurait pas tant regretté Bill ou même Charlie. Ni même Ron. Pas plus que Ginny. Il se détestait dans ces moments-là. Non pas parce qu'il avait eu une telle pensée, non. Simplement parce qu'il savait que c'était la vérité.

Si tu m'écoutais penser, Fred, je me demande ce que tu en dirais...

Son frère lui en voudrait très certainement d'avoir eu un tel raisonnement. Et pour cela il se détestait encore plus. Ses yeux ternes se posèrent piteusement sur son bureau. Couvert de parchemins raturés et froissés. C'étaient là les seules idées qui lui étaient venues pour leur magasin de farces et attrapes. Magasin, du reste, qui était désormais son magasin. Aucune idée ne le satisfaisait, elles étaient toutes fades, sans saveur, et là aussi le coeur n'y était pas. Il avait toujours excellé dans le domaine de faire des bêtises, c'est un fait. Mais peut-être faudrait-il ne pas oublier que ces bêtises, il ne les avait jamais exécutées -ni même planifiées- tout seul. Fred avait toujours été là...

Il soupira. Et se laissa tomber sur son lit...

-

Il soupira et se laisser tomber sur son lit, en arrière sur le matelas. Ses yeux se fermèrent doucement, accordant un repos bien mérité à ses yeux fatigués. Un petit sourire aux lèvres et le sentiment d'autosatisfaction qui serpentait délicieusement dans son ventre. Ils venaient de passer la plus grande partie de la nuit à élaborer de nouveaux produits made in Weasley, Objets pour Sorciers Facétieux. Autant dire que la nuit avait été prolifique. Il ne put réprimer un ricanement en sentant une masse tomber sans douceur à côté de lui pour venir l'écraser.

« Fred, je suis fatigué. Dégage, tu veux?

- Oh que non monsieur, j'ai décidé que tu me servirais d'oreiller pour quelques minutes encore. »

Un nouveau soupir. Et deux rires se complétant à merveille. Georges sentit deux mains glacées soulever le bas de son tee-shirt et venir se poser sur son ventre. Il émit un grognement de protestation mais ne bougea pas, trop fatigué pour faire dégager son frère de là. Fred adorait l'embêter en glissant ses mains gelées sous ses vêtements. D'habitude Georges y opposait une vive résistance mais là il était vraiment trop fatigué.

« C'est pas que ça manque d'action, mais...

- ... mais rien du tout, laisse-moi dormir.

- Certainement pas. »

Il n'avait pas eu besoin d'ouvrir les yeux pour comprendre que Fred souriait, cela s'entendait au son de sa voix. Difficile de croire qu'un sourire puisse se faire « entendre », n'est-ce pas? Et pourtant, Georges était persuadé que l'intonation de la voix de son jumeau ne trompait pas. Fred souriait, heureux de pourvoir encore et toujours emmerder le monde.

Il ne savait pas combien de temps ils avaient passé ainsi: lui dans un état semi-comateux et Fred occupé à écouter les battements de son coeur. A terme, il lui semblait qu'il s'était endormi ainsi. Et quand il se réveilla le lendemain matin, il découvrit non sans surprise que Fred était toujours allongé sur lui, les mains sous son haut et l'oreille toujours sur sa poitrine. Il dormait et ses mains s'étaient réchauffées au contact prolongé de sa peau. Georges sourit, attendri malgré lui. Il avait fière allure maintenant, le chieur de 1ère, dormant contre lui comme un bienheureux. Il sourit. Après tout, il pouvait bien le laisser dormir encore un peu.

-

Il se réveilla en sursaut au beau milieu de la nuit et se redressa vivement sur son matelas. Il lui fallut quelques minutes pour assimiler l'endroit où il se trouvait et pourquoi il s'y trouvait. Il ne savait plus de quoi il avait rêvé, mais il était certain qu'il avait vu le visage de son jumeau. Il frissonna et se rendit compte qu'il était toujours habillé et allongé en travers du lit. Mais à quel moment s'était-il endormi? Il frissonna encore. C'était une sensation désagréable qui n'avait rien avoir avec les frissons légers qui lui léchaient l'échine lorsque les mains fraîches de son frère venaient se poser sur son ventre sensible. Avant. Il frissonna. Jetant un regard à la fenêtre, il vit que celle-ci n'était pourtant pas ouverte. Et quand bien même elle le serait, on était actuellement en plein été de chaleur. Il frissonna. Et serra les dents.

« Bon sang, ce n'est pas vrai...»

Songeant évasivement que sa mère l'aurait certainement réprimandé en l'entendant jurer ainsi, il se leva et se dirigea vers l'armoire pour attraper un pull. Aux grands maux les grands remèdes, comme on dit. Et s'il avait réfléchi un peu plus avant d'agir, ses yeux ne se seraient pas posés sur un pull bleu marine tricoté main portant l'initiale « F » sur le poitrail. Son coeur se serra douloureusement. Il faudrait qu'il pense à faire du tri... un jour. A vrai dire il n'avait pas le coeur à se débarasser des affaires de son frère mais se doutait bien que sa mère finirait par le faire s'il ne s'en occupait pas. Oh bien sûr, il n'était pas question de jeter quoi que ce soit, juste mettre tout cela dans un carton qui serait ensuite entreposé au grenier. Georges ne supportait pas cette idée et se disait que la goule qui occupait l'endroit aurait tôt fait de tout dégrader si on venait à laisser le carton à portée de ses mains. Il tenta de se reprendre et attrapa un des pulls de Fred dans l'armoire. La seule chose qu'il trouva à se dire en l'enfilant fut qu'au moins, sa mère ferait des économies de laine Noël prochain. Il referma l'armoire.

A SUIVRE...


Il se passera plus de choses dans le chapitre 3. D'ailleurs à partir de là, il y aura plus de flash-back par chapitre n.n
J'espère n'avoir fait fuir personne avec ce second chapitre? Allez courage, plus que cinq x)

Review?

Kris.