Base: Harry Potter
Auteur: Kris MADness
Genre: Slash, tout triste (parce que je suis triste ç.ç)
Pairing: Georges/Fred donc, ceux qui n'aiment pas le twincest peuvent partir n.n
Disclaimer: Absolument rien ne m'appartient, tout est à J.K. Rowling, blablabla... mais vous le savez déjà u.u"
Note de l'auteur: Et on continue. Je pense ralentir un peu le rythme de parution ensuite. Sans doute un chapitre tous les lundis, ou comme ça... En tout cas merci à orel782, sarinette17 et Dell'07 pour leur review, j'espère que la suite vous plaira n.n
Titre: Frozen to lose it all
Chapitre 3: A song for the broken-hearted.
Il avait eu froid tout le reste de la nuit, et même le lendemain les frissons semblaient s'évertuer à le suivre partout. Avant de descendre il avait tout de même eu la bonne idée de retirer son pull et d'en enfiler un autre, plus fin, avec un « G » celui-là. Certes sa mère trouverait là matière à s'inquiéter -on était quand même en plein été- mais au moins, il lui évitait la crise cardiaque. Car il savait que se promener dans la maison avec l'un des pulls de Fred ne pourrait que jeter un froid. Quand il arriva dans la cuisine il ne prêta pas attention aux voix qui s'étaient faites murmures et s'installa devant son bol. Il mangea avec appétit ce matin-là. Les autres semblaient rassurés et se remirent à parler joyeusement, mais avec une certaine réserve tout de même, discutant surtout du dernier match de Quidditch qui avait eu lieu. Les Harpies de Holyhead contre les Canons de Chudley. Evidemment Ron commentait le match avec véhémence, même si son équipe favorite avait perdu.
Georges écouta d'une oreille distraite (à défaut d'en avoir encore deux). Tout en trempant ses tartines de marmelade à l'orange dans son café au lait, il songea à la discussion qu'il aurait pu avoir avec Fred en cet instant. Peu de choses les avaient séparés. Peu de détails différaient. Et pourtant, s'il y avait un sujet qui avait réussi à les opposer, c'était bien le Quidditch. L'équipe préférée de Fred était celle des Harpies, alors par simple esprit de contradiction -et pour embêter un peu son frère- Georges avait décidé qu'il n'aimerait pas cette équipe. Et, en cet instant, si Fred avait été présent, ils auraient sans doute été en train de se chamailler.
« Mais je te dis que son balai étrait trafiqué! Ces Harpies sont des tricheurs!
- La vérité, Ronald, c'est que tu ne veux pas admettre que les Canons sont... eh bien il faut dire ce qui est: pas très brillants. »
Ron poussa un cri indigné en fixant Hermione comme si elle venait de lui annoncer qu'elle rompait. Tandis que le rouquin commençait à débiter un long monologue sur la douleur que lui provoquait cette trahison, Georges se perdit dans les méandres de son esprit, le regard rivé au fond de son bol où flottaient quelques miettes de pain détrempées.
-
« Je te dis qu'ils ont triché!
- Et moi je te dis que tu es un mauvais joueur, mon cher. Les Harpies sont de loin les meilleurs. », se vanta Fred.
Il adopta un air supérieur qui lui valut un coup de coude dans le ventre. Qu'il était beau, l'amour fraternel. Enfin, lorsqu'il ne s'agissait pas de Quidditch...
« Alors comment tu expliques que la superbe feinte de Wronski de Connoly n'ait pas réussi à envoyer ton stupide attrapeur dans le décor? Elle était parfaite!
- Peut-être, mais l'attrapeur des Harpies est parfait aussi, voilà tout.
- Je te déteste quand t'as réponse à tout, comme ça, grogna Georges.
- Moi aussi je t'aime. »
Et un autre coup dans le ventre. Fred ne lui laissa pas le dernier mot et, avisant un gnome qui passait près d'eux, le fit léviter avec sa baguette et l'envoya à la tête de son frère avant de se mettre à courir en s'esclaffant.
-
Il avait passé le reste de la journée dans sa chambre, comme d'habitude. Harry était venu lui parler un moment, mais quand Georges avait vu que le garçon ne cessait de se confondre en excuses, il l'avait gentiment renvoyé. Ce n'était pas de sa faute si Fred n'était plus, et Georges en avait assez qu'on lui présente ses condoléances. Il avait ensuite essayé -encore- de trouver de nouvelles idées de produits pour le magasin. Ce dernier était fermé depuis plus de deux mois, ce qui n'était pas franchement bon pour les affaires. Mais dans l'état actuel des choses, il était hors de question qu'il ouvre pour l'instant. Et bien entendu, aucune idée ne lui venait...
« J'en ai marre. »
Il n'était pas franchement utile de le dire de vive voix puisqu'il était seul, mais cela lui permettait de se l'avouer enfin. Il en avait assez de se prendre la tête comme ça. Il en avait assez de ressentir ce noeud dans son ventre et dans sa gorge, assez de ressentir un vide pesant, assez de ne plus avoir envie de quoi que ce soit. Assez.
Il ferma les yeux en soupirant profondément, et posa sa tête entre ses bras repliés. Il lui sembla qu'il s'était alors écoulé des heures.
-
Le temps était rarement passé aussi vite. Et vu le sourire qui ornait pareillement leur visage, il jugea que Fred lui aussi avait passé un excellent moment. Leurs escapades sur le Chemin de Traverse avaient duré jusqu'à la tombée de la nuit, et l'après-midi était passé tellement vite qu'ils s'étonnaient encore de voir les étoiles scintiller dans le ciel. Ils remontèrent rapidement la Grand rue pratiquement déserte à cette heure-ci, et s'engouffrèrent rapidement dans une petite boutique qui portait l'enseigne « Weasley, Farces pour Sorciers facétieux », 96 Chemin de Traverse, s'il vous plaît. Leur magasin leur avait rarement semblé si accueillant; la chaleur qui y régnait était un délice comparé au froid de la nuit. Ils entrèrent en riant, retirèrent leurs capes et se dirigèrent vers l'arrière-boutique. De là, au milieu des stocks à peu près bien rangés s'élevait un escalier en colimaçon tenant debout uniquement par la volonté du Saint Esprit. L'escalier commença à tanguer quand ils se mirent à en gravir les marches, mais ils arrivèrent en haut sans encombres.
L'étage était en fait un petit appartement, modeste mais coquet, dans lequel vivaient les jumeaux quand il ne rentraient pas au Terrier. Le planché était assez vieux, les murs étaient couverts d'une peinture beige et de diverses tentures pourpres et une cheminée était sculptée à même le mur. Georges alluma la lampe plafonnière d'un coup de baguette qui diffusa dans toute la pièce une lumière chaude et tamisée. Un autre coup de baguette et un petit feu se mit à crépiter dans la cheminée. Ce n'était certes pas vraiment nécessaire, mais cela rendait l'endroit plus convivial.
Fred fut le premier à se laisser tomber sur l'un des vieux fauteuils défoncés qui se trouvaient près de l'âtre, bientôt imité par Georges. La chaleur des flammes leur léchait la peau, chassant le froid qui s'y était répendu, et un silence relaxant s'installa. Ils restèrent un long moment ainsi, la tête rejetée contre le dossier et les yeux clos, à écouter le crépitement du feu et leur propre respiration. Georges entendit un craquement provenant du siège où son frère s'était assis mais ne bougea pas. Il esquissa un petit sourire en entendant des pas se rapprocher mais n'ouvrit pas les yeux. Il préférait attendre de voir ce qu'allait faire Fred. Pourtant il ne se passa rien. Les pas s'étaient tus presque aussi vite qu'ils étaient nés, et Georges se demanda un instant si son frère s'était rassis ou non. Il allait ouvrir les yeux pour s'en assurer lorsqu'il sentit une masse prendre place sur ses genoux. Son sourire s'agrandit.
Deux bras vinrent enserrer sa taille et deux mains mutines et fraîches se glissèrent sous son haut, le faisant frissonner. Il grogna pour la forme; Fred venait de s'asseoir à califourchon sur ses genoux, tout le poids du corps reposant sur son torse.
« Tu sais que tu es lourd? demanda-t-il d'une voix rieuse après un moment de silence.
- Pas plus que toi.
- Tu plaisantes? Après toutes les glaces que tu t'es enfilées cet après-midi? Moi je dirais que tu as pris de l'embonpoint, Fred.
- Ne parle pas de chose que tu ignores. Et puis tu m'as piqué la moitié de mon Fizwizbiz, Georges. »
Georges ricana à la remarque puérile de son jumeau qui semblait lui en vouloir encore pour le sorbet qu'il lui avait piqué il y avait quelques heures de cela. Il lui avait d'ailleurs fait une scène impossible sur la terrasse du glacier Florian Fortarôme et Georges n'avait trouvé son salut qu'en lui promettant de lui payer un autre sorbet. Un vrai gamin...
Les mains froides qui s'étaient posées sur son ventre migrèrent doucement vers ses reins, et il frissonna de plus belle. Il ne savait pas très bien si c'était le froid ou bien la légère pression du bassin de son jumeau sur le sien, mais Georges fut parcouru d'un tremblement plus fort que les autres.
« On a froid? se moqua Fred.
- Abruti, tes mains sont glacées. Tu espérais quoi?
- Va savoir. »
Et il partit dans un grand rire. Georges soupira d'un air excédé et poussa Fred pour qu'il descende de ses genoux. Ce dernier râla un peu, résista quelque temps, puis capitula non sans, au passage, lui déposer un baiser mutin sur le bou du nez.
« C'était quoi ça? demanda Georges d'un air perplexe.
- Le témoignage de mon amour inconsidéré pour toi, voyons.
- Hum...
- Quoi donc?
- Oh rien...
- Dis!
- Un bisou sur le nez, ton amour pour moi? Je suis bien déçu... », répliqua Georges d'un air mélodramatique.
Un sourire espiègle vint étirer les lèvres de Fred, ce qui rendit son sérieux à Georges. Quand Fred sourait ainsi, c'est qu'il avait une idée derrière la tête. Et en général, cette idée lui déplaisait fortement.
« Je ne sais pas à quoi tu penses mais...
- ...
- ...mais? C'était qu-quoi ça? demanda-t-il, les yeux ronds.
- Ca s'appelle un baiser, abruti. Tu ne le savais pas? Et puis ce n'est pas comme si j'avais mis la langue. »
Silence. Et quand il se rendit compte que son frère se moquait ouvertement de lui, Georges attrapa le vieux coussin sur lequel il était assis et le lui balança à la figure. Fred s'écarta vivement en riant et partit se réfugier dans la salle de bain. Quand à lui, il se dit que pour une fois, l'idée de son frère ne lui avait pas vraiment déplu.
-
Ses yeux fixèrent l'âtre froid un instant, puis se posèrent sur l'un des deux fauteuils défoncés qui se trouvaient près de la cheminée. Il resta immobile. Il y avait un fauteuil de trop à présent, il faudrait qu'il décide s'il le gardait ou non...
A SUIVRE...
Voilà pour le troisième chapitre n.n Il y aura maintenant environ deux flash-back par chapitre, parce que un ça faisait pas assez je trouve.
J'espère que ça vous plaît toujours autant?
Kris MADness
