Base: Harry Potter

Auteur: Kris MADness

Genre: Slash, tout triste (parce que je suis triste ç.ç)

Pairing: Georges/Fred donc, ceux qui n'aiment pas le twincest peuvent partir n.n

Disclaimer: Absolument rien ne m'appartient, tout est à J.K. Rowling, blablabla... mais vous le savez déjà u.u"

Note de l'auteur: Bon j'avais dit que je ne publierai que Lundi, mais que voulez-vous, je n'ai aucune volonté u.u' Voici donc la suite, ça m'embête un peu de publier aussi vite parce que je n'aurais plus rien à poster pour un petit moment après cette fic mais... tant pis n.n" Un grand merci à Dell'07, Emy, sarinette17 et orel782 pour leur review, ça fait du bien )

Titre: Frozen to lose it all

Chapitre 4: Always.


Il ne put empêcher une grimace de venir déformer son visage en entendant toutes ses côtes craquer une à une sous l'étreinte. Molly Weasly avait beau être bien plus petite que ses fils, elle n'en restait pas moins dôtée d'une forte poigne. Surtout quand, comme en ce moment-même, elle y allait avec la force du désespoir. Ne jamais, ô grand jamais, laisser Molly Weasley s'inquiéter pour vous. Vous n'y survivriez peut-être pas.

« Maman. »

Il tenta de se dégager de son étreinte mais les bras maternels se refermèrent un peu plus autour de lui. Une nouvelle grimace. A ce rythme là elle allait lui perforer un poumon.

« Maman. »

Molly Weasley fit « non » de la tête pour lui signifier qu'elle ne voulait rien entendre et garda son fils contre elle. Un sifflement de douleur lui échappa. Il concevait que ne pas rentrer de la nuit avait pu l'inquiéter mais la réaction était un peu... démesurée. A ses yeux du moins. Molly s'était jetée sur son fils dès qu'il avait franchi la porte de la cuisine et s'était mise à pleurer en le serrant contre elle.

« Maman... »

A nouveau rien d'autre que des pleurs nerveux. Le stress qui retombait sans doute. Georges soupira et abandonna toute idée de retraite. S'il fallait attendre que sa mère se calme d'elle-même, il attendrait. Sauf si cela durait trop longtemps.

Il n'avait que peu dormi cette nuit, en ayant passé la plus grande partie à fixer l'âtre froid et plein de suie du petit appartement qui se trouvait au-dessus de la boutique Weasley, Farces pour Sorciers facétieux. Il ne s'était relevé de son fauteuil défoncé que quand il avait jugé que les vieux ressors lui avaient suffisamment ruiné les fesses. Il avait ensuite longuement hésité avant de se rendre dans le petit coin chambre aménagé à l'autre bout de la pièce. Il s'était assis sur le lit, rien de plus, comme s'il ne voulait pas se montrer trop familier avec l'endroit. Après tout, sans Fred, il ne savait pas s'il pouvait encore considérer cet endroit comme étant sa maison. Son chez lui. Cet appartement avait été, après leur chambre au Terrier, le second reflet de leur bulle. Le sanctuaire de leur univers à eux. Il ne savait pas s'il supporterait de rester dans ce monde, tout seul.

Il avait fini par abandonner toute idée de rester stoïque et s'était allongé sur le matelas et s'était endormi, d'un sommeil agité et aucunement reposant.

« Maman. Tu veux me tuer ou quoi? »

Molly Weasley eut un petit hoquet, et se rendant compte qu'elle serrait tout de même un peu trop fort, elle le libéra et se retourna pour sécher discrètement ses larmes. Georges le vit mais ne dis rien.

« Où étais-tu cette nuit? demanda-t-elle en tentant d'adopter un ton détaché qui ne trompait personne.

- A la boutique.

- Oh. J-je vois. Tu aurais pu laisser un mot, je me suis fait du soucis. »

Georges aurait voulu lui répondre qu'il s'en doutait, vu comment elle avait failli l'étouffer, mais se contenta d'acquiescer et de s'excuser. Il ne devait pas passer ses nerfs sur sa mère, ce n'était pas bien. Il lui déposa un baiser sur le front, sans même la regarder, et alla s'enfermer dans sa chambre.

-

« Non merci, quand je bois du café je ne peux pas dormir, répondit Alicia Spinnet en refusant la tasse que lui proposaient les jumeaux.

- Nous c'est l'inverse, répondit Georges avec un grand sourire.

- Ah bon? », s'étonna leur amie.

Deux immenses sourires vinrent ourler les lèvres des deux rouquins.

« Oui... commença Fred.

- ... nous c'est quand on dort qu'on peut pas boire de café. », renchérit Georges.

La jeune fille les fixa tour à tour, incrédule, et se renfrogna quand elle comprit qu'ils se moquaient d'elle.

« Les jumeaux, j'vous jure... », bougonna-t-elle.

-

Georges soupira et reposa la photographie qu'il avait sous les yeux. Elle avait été prise, il s'en souvenait, à la fin de leur premier tournoi de Quidditch, en troisième année. Toute l'équipe était au grand complet sur le terrain, agitant battes et balais et faisant de grands signes à l'objectif. Les éclats de rire semblaient fuser, même si la photographie était silencieuse. Leur première coupe. Il s'en rappelait comme si c'était hier...

-

L'euphorie de la victoire ne les avait toujours pas quittés. Juste après leur victoire sur Serpentard en finale, un flot impressionnant d'élèves avait envahi le terrain en hurlant et scandant le nom de la maison victorieuse, s'aglutinant autour des sept joueurs qui ne savaient plus quelle main serrer tant il y en avait qui se tendait vers eux. Le bonheur était total et même les insultes des Serpentard ne pouvait les faire redescendre de leur nuage. Les spectateurs avaient fini par rejoindre les gradins sur ordre du professeur McGonagall qui avait du descendre elle-même sur le terrain pour les faire partir après avoir confisqué son haut-parleur à Lee Jordan qui avait laissé éclater sa joie avec un peu trop de véhémence. ( « Pardon professeur, ça ne se reproduira plus. Hey Flint! retourne chialer dans les jupons de ta mère au lieu d'emmerder le monde! » « Mr Jordan! donnez-moi ce micro immédiatement! » )

Ils étaient maintenant tous rassemblés au milieu du terrain, baignés par les ovations de tous les élèves présents, et souriaient à l'appareil photo de Mme Bibine. Alicia Spinnet et Angelina Johnson serraient Olivier Dubois dans leurs bras en riant, le félicitant encore pour les 10 points qu'il avait marqués, prenant le risque d'abandonner ses buts juste avant que le Vif d'Or ne soit attrapé. Fred et Georges agitaient leur batte au-dessus de leur tête en poussant de cris vainqueurs, dansant et sautant sur tout le monde.

Cinq heures après le match, l'euphorie générale ne s'était en aucun cas calmée et le boucan qui régnait dans la salle commune des Gryffondor en témoignait volontiers. Les Bierraubeurres et les Chocogrenouilles passaient de main en main, les blagues allaient bon train, et il y avait même une ou deux bouteilles de Firewhiskey qui circulaient discrètement, tombant de temps à autre entre les mains de Première année avant d'être récupérées par les plus âgés.

« Georges! s'égosilla Angelina d'un air furieux.

- C'est pas moi Georges, c'est lui!

- Mais non, moi je suis Fred.

- Fred? enchanté, moi c'est Georges.

- Vraiment? J'étais persuadé que tu étais Fred... »

La jeune fille poussa un hurlement indigné et s'éloigna à pas rageurs des deux jumeaux qui continuaient leur numéro, provoquant l'hilarité générale.

La fête se termina deux heures plus tard, quand une McGonagall en robe écossaise verte déboula dans la pièce commune en les menaçant de leur retirer la coupe si jamais ils n'allaient pas dormir sur le champ. Tout le monde savait qu'elle ne ferait jamais une telle chose, mais quelques secondes après, la salle commune était pratiquement déserte. Ca sert, d'avoir de l'autorité...

Fred glissa discrètement une bouteille de Firewhiskey sous sa robe de sorcier et salua McGonagall d'une élégante révérence bien exagérée, et quand il jugea qu'il s'était baissé suffisamment bas -son nez touchait presque le tapis- il se dépêcha de rejoindre son dortoir, Georges sur ses talons.

« Georges, fit Fred d'un ton solennel.

- Fred, répondit Georges sur le même ton.

- Tu penses à ce que je pense?

- Et toi? Penses-tu à ce que je pense que tu penses que nous pensons?

- Hum... je dirais que oui. »

Ils se sourirent d'un air entendu et Fred sortir le Firewhiskey de sa cachette.

« Santé! »

Les deux garçons se jetèrent sur la bouteille subtilisée et commencèrent à enchaîner les cul-secs, comme s'il s'était s'agit de Tequila Paf. Le lendemain, ils se réveilleraient avec une gueule de bois mémorable...

-

Georges releva la tête en entendant la porte de sa chambre s'ouvrir en grinçant et fixa Ron qui pénétrait dans la pièce d'un air gêné. Il ne dit rien, attendant que son cadet parle.

« Je te dérange? »

Ron semblait réellement soucieux de savoir s'il s'était présenté à un moment importun, mais en aucun cas il ne le fixait avec pitié et inquiétude. Cela détentit considérablement Georges qui, pour la première fois depuis la fin de la guerre, sourit avec sincérité en intimant à son frère de venir prendre place près de lui. Le visage constellé de Ron s'illumina et il se dépêcha de venir prendre place sur le matelas.

« Tu veux me parler de quelques chose? demanda Georges en voyant que son frère semblait ne pas savoir comment engager la discussion.

- Euh oui...

- Vas-y, je ne vais pas te manger. », plaisanta-t-il.

Voir son frère de si bonne humeur chassa toute la gêne de Ron et c'est le regard brillant qu'il s'adressa à lui.

« Voilà, en fait... »

A SUIVRE...


Arf... voilà x)
Oui je sais, je fais des chapitres courts... mille excuses u.u' Les trois derniers feront approximativement la même taille que celui-ci, j'ai perdu l'habitude de faire de longs chapitres. Mais cette fic n'en a pas réellement besoin je pense, non?

Enfin bref, n'hésitez pas à me dire ce que vous en avez penser, ça fait plaisir et c'est pas long n.n,

Kris.