Base: Harry Potter

Auteur: Kris MADness

Genre: Slash, tout triste (parce que je suis triste ç.ç)

Pairing: Georges/Fred donc, ceux qui n'aiment pas le twincest peuvent partir n.n

Disclaimer: Absolument rien ne m'appartient, tout est à J.K. Rowling, blablabla... mais vous le savez déjà u.u"

Note de l'auteur: Oui, nous sommes bien Lundi... et dire que j'ai failli oublier --" Bref, nouveau chapitre donc, merci à Sen Chizu, fanficreunies, Emy, sarinette17 et orel782 pour leurs reviews, ça fait vraiment plaisir et ça donne envie de continuer n.n
Bonne lecture.

Titre: Frozen to lose it all

Chapitre 5: All I care is dying.


Il déposa un lourd carton sur un autre dans un équilibre précaire et se redressa en soupirant de soulagement. C'était le dernier. Les deux rouquins se regardèrent d'un air satisfait et sourirent de concert, même si l'un des deux sourires était nettement moins accentué que l'autre. Ils se dirigèrent en trainant les pieds vers la banquette fixée au mur et s'y laissèrent tomber sans se soucier du petit nuage de poussière qui s'en était échappé. Le repos mérité était nettement plus jouissif que la paresse, et ils le dégustèrent avec volupté. Devant eux, une armée de cartons s'empilaient plus ou moins proprement le long du mur, fermés à l'aide de gros scotch et étiquetés. C'étaient là des stocks de Crèmes Canari et de Nougats Néansang qui s'étalaient à leur vue, fièrement. L'arrière-boutique était à nouveau rangée et ils n'étaient pas peu fiers. Il resterait les poussières à faire, mais il laissait cela pour plus tard.

Georges sentit son mince sourire fâner peu à peu, et son air devint soudain grave. Certes il avait passé un bon après-midi qui lui avait permis de penser à autre chose qu'à son défunt frère, pour une fois, mais maintenant qu'il se retrouvait là, assis sur cette banquette, il ne pouvait empêcher les souvenirs de se rappeler à lui. Inlassablement...

-

Ils se laissèrent tomber sur la banquette en riant aux éclats, se tenant le ventre. Un jeune garçon venait d'essayer de repartir avec quelques Berlingots de fièvre non payés dans ses poches et les deux jumeaux lui avaient donné une petite leçon à leur manière. Georges lui avait gentiment proposé une Crème Canari, en lui promettant que s'il la mangeait, ils ne diraient pas à sa mère que son fils n'était qu'un petit voleur. Le garçon avait accepté, évidemment. Terrible erreur. Il avait sentit un hoquet surpris lui remonter le long de la gorge et avait regardé les deux jumeaux qui lui souriaient d'un air sadique, avant de se transformer sous leurs yeux en un petit oiseau jaune et duveteux. Fred avait recueilli le canari qui poussait des petits cris apeurés dans le creux de sa main et, avisant sa mère qui venait d'entrer dans la boutique en cherchant son fils des yeux, lui avait tendu avec un grand sourire. La femme avait poussé un cri suraigu avant d'arracher son pauvre petit garçon -ou plutôt canari- des mains du rouquin. Fred lui avait annoncé que son fils devrait se sentir mieux le lendemain, et la femme brune lui avait lancé un regard meurtrier avant de sortir de la boutique à grands pas.

Ils avaient fermé la boutique peu après et en riaient encore. Que voulez-vous, même lorsque l'on s'est rangé et que l'on est maintenant un adulte responsable -ou pas...-, l'on ne résiste pas longtemps à l'appel des farces. Les jumeaux Weasley l'avaient dans le sang, et ils en profitaient un maximum.

Il leur fallut un bon quart d'heure pour se calmer et quand ce fut fait, ils restèrent silencieux, profitant de ce moment d'allégresse qui suivait généralement un fou-rire.

« Bien. Il ne faudra pas laisser échapper ça devant maman.

- Mon Dieu non, elle nous tuerait, s'esclaffa Fred.

- Je crois bien oui. Déjà qu'elle n'avait pas tellement apprécié qu'on change le cousin Larry en dinde à noël...

- Le pauvre avait failli finir servi avec des marrons ce soir-là.

- Il faut avouer que ton sort était plutôt réussi aussi. Mais il me semble qu'il avait gardé ses chaussures non?

- Ouais, grimaça Fred. J'avais oublié de les métamorphoser avec lui. »

Georges ricana.

« Une dinde avec des chaussures, maman n'était vraiment pas contente. »

Ils éclatèrent une nouvelle fois de rire en se rappelant de la vision grotesque d'une dinde bien dodue essayant de leur échapper, des chaussures de ville aux pattes. Cousin Larry n'avait plus jamais était le même après cela...

Georges sentit son rire diminuer d'un coup quand une main vint se poser avec douceur sur la sienne. Il regarda les deux mains jointes sur la banquette, entre eux, puis fixa Fred droit dans les yeux. Son frère se contentait de sourire, comme si cela était parfaitement normal.

« Fred... je vais vraiment finir par croire que tu es en manque, tu sais? »

Le sourire qui s'effaça lentement des lèvres de Fred vint doucement trouver sa place sur celles de son frère. Et Georges s'élança dans l'escalier en colimaçon bancal, bientôt suivi d'une furie rousse qui réclamait vengeance.

-

Georges secoua la tête et revint à lui. Voir l'arrière-boutique de Weasley, Farces pour Sorciers facétieux l'emplissait certes d'une quiétude qu'il aurait pensé ne plus jamais connaître depuis qu'il avait perdu l'être le plus cher à ses yeux, mais il semblait comprendre peu à peu ce que cela signifiait réellement.

« Ron, écoute... »

Son cadet se tourna vers lui en souriant toujours, mais son sourire se fâna quand il vit l'air mortellement sérieux de Georges.

« Je me suis laissé convaincre mais je ne crois finalement pas que ce soit une bonne idée. Je...

- Je pensais pourtant qu'on s'était mis d'accord: "pas de discussion, pas de désistement au dernier moment", répondit Ron d'un air sombre.

- Ecoute... je ne sais pas si j'aurais la force... »

De toute évidence ça lui coûtait de dire ça, surtout à Ron. C'était son frère cadet, il avait besoin que ses aînés soient forts et lui montrent l'exemple. Si eux ne le faisaient pas, qui le ferait? Mais Georges n'avait pas envie d'être exemplaire aujourd'hui. Et cela ne sembla pas attendrir Ron.

« Tu es égoïste, Georges. »

Georges tressaillit face au ton employé. Ron ne s'était jamais montré si sûr de lui et... matûre. Il y avait du reproche dans sa voix, et Georges se tassa un peu sur lui-même.

« Tu ne vas pas laisser la boutique faire faillite non? Tu veux quoi, franchement? revendre et aller te terrer dans un trou pour le restant de tes jours? »

Georges grogna en se disant que c'était peut-être une bonne idée mais Ron continua sur sa lancée.

« Je conçois que ce soit difficile pour toi...

- ...

- Ne me regarde pas comme ça, j'ai dis que je concevais, pas que je ressentais la même chose. Je sais bien que la relation que tu avais avec Fred était bien différente que celle que nous avions avec lui. »

Si tu savais, pensa sombrement Georges.

« Mais tu ne peux pas tout abandonner maintenant sans salir sa mémoire. Réfléchis-y sérieusement. Fred a mis une grande partie de lui-même à l'élaboration de cette boutique, vous vous êtes défoncés tous les deux pour ouvrir le magasin de vos rêves. Tu ne vas pas tout gâcher maintenant, non?

- Mais Fred n'est plus là, grogna Georges.

- Je le sais bien. Mais tu es encore là toi non? Je suis sûr que Fred n'aurait pas voulu que tu abandonnes. »

Georges ferma les yeux et serra les dents. Ron avait raison, il le savait. Mais il ne se sentait pas le courage de continuer tout seul. Pas sans son frère. Pas sans Fred.

« Quand je t'ai proposé mon aide j'étais sérieux. J'y ai bien réfléchis tu sais.

- Je sais.

- Et ne me prends pas pour un gamin qui... hein?

- J'ai dit "je sais".

- Oh. Bah... je suppose que c'est correct alors?

- On dirait bien. »

Ron eut un sourire éclatant et Georges le lui rendit, légèrement amusé. Son cadet semblait lui-même étonné d'avoir fait preuve de tant de matûrité et de volonté, d'avoir tenu tête et dis ses quatre vérités à son grand frère. Georges se releva de la banquette sous le regard de Ron.

« Bon... eh bien je pense que les poussières ne vont pas se faire toutes seules. Bon courage Ronnie, moi je vais faire un tour.

- Hey! »

-

Georges vint s'allonger aux côtés de son double, sur le dos, les yeux rivés au plafond sur lequel dansaient les ombres portées des flammes qui crépitaient dans la cheminée. Ses doigts effleurèrent l'avant-bras de Fred et redescendirent doucement, en prenant leur temps, pour venir cajoler le poignet fin, dessinant de petites courbes insensées sur sa peau fine, descendant graduellement vers la paume ouverte de sa main. Ils redessinèrent chaque ligne qui la marquait, celle de vie et les autres, avant de passer doucement sur un doigt, puis l'autre, puis l'autre encore, pour finalement venir les enlacer doucement. Il semblait que Fred ait retenu son souffle pendant tout ce temps-là, car il lâcha un petit soupir appaisé. Les ombres dansaient sur le plafond. Tout allait bien.

A SUIVRE...


Plus que deux chapitres... et dire que je n'ai rien à poster après x.x'
J'avais bien une fic sur la jeunesse de Dumbledore et de Grindelwald en projet mais... la flemme --"
Bref, merci de lire et de reviewer les gens, ça fait plaisir n.n

Kris MADness