Base: Harry Potter

Auteur: Kris MADness

Genre: Slash, tout triste (parce que je suis triste ç.ç)

Pairing: Georges/Fred donc, ceux qui n'aiment pas le twincest peuvent partir n.n

Disclaimer: Absolument rien ne m'appartient, tout est à J.K. Rowling, blablabla... mais vous le savez déjà u.u"

Note de l'auteur: Bon aller, on commence bien la journée et on poste un nouveau chapitre n.n Merci encore une fois à sarinette17, orel782, Emy, Sen Chizu, fanficreunies et Jack R0TTENHEART pour les reviews, voilà l'avant-dernier chapitre n.n J'espère qu'il vous plaira, bonnes fêtes à tous x)

Titre: Frozen to lose it all

Chapitre 6: Lay your heart to rest.


L'état de Georges avait grandement rassuré les habitants du Terrier. Peu à peu, le garçon semblait reprendre goût à la vie et même s'il se remettait lentement, cela mettait du baume au coeur. Certes on était encore bien loin du garçon rieur et plaisantaint -voire carrément lourd parfois- mais au moins il souriait. Faiblement et rarement, mais les faits étaient là et ses parents et frères et soeurs s'en sentaient rassurés. Il lui arrivait encore souvent de se perdre dans ses pensées et d'arborer un air sombre, mais personne ne se plaignait. Ils comprenaient que cela puisse être si dur pour lui. Et le voir se remettre peu à peu les ravissait.

Présentement, Georges était étendu sur son lit. Il fixait le plafond en poutres apparentes d'un air impassible même si le petit éclat terne qui brillait au fond de son regard montrait qu'il était plongé dans d'intenses réflexions. Ou dans ses souvenirs. Ron lui avait proposé de reprendre la boutique avec lui. Et il avait accepté. Pour Fred. Seulement il n'arrivait toujours pas à se faire à son absence, ni au vide qui s'était niché dans ses entrailles. Sa gorge se noua et les larmes lui montèrent aux yeux. L'avenir lui faisait peur, l'avenir sans Fred lui faisait peur. Il avait passé toute sa vie avec son jumeau, devoir maintenant apprendre à se passer de sa présence était bien douloureux. Comme un sevrage tardif et cruel. Injuste.

Il ravala ses larmes et se leva. Il fallait qu'il fasse un tour. Prendre l'air. Il griffonna rapidement un petit mot à l'intention de sa mère qu'il posa en évidence sur le bureau et revint au centre de la chambre. Inutile qu'elle s'inquiète encore, cette fois-ci elle serait bien capable de le tuer. Il pensa à un endroit quelconque et tourna sur lui-même. Une sensation désagréable le prit au ventre et il disparut soudainement. Il était 15h23, Georges Weasley venait de transplaner.

-

Il s'avança avec un petit sourire moqueur vers son fauteuil et y prit place sans quitter son frère des yeux. Celui-ci lui lança un regard colérique et détourna la tête. Georges ricana. Il était actuellement 22h58, ils étaient restés à leur appartement cette nuit, et l'ambiance n'était pas à la plaisanterie. Du côté de Fred du moins, parce que Georges lui ne se départissait pas de sa bonne humeur.

« Pas trop mal? demanda-t-il avec un grand sourire.

- Va te faire foutre tu veux? répliqua Fred avec mauvaise humeur.

- Maintenant? Tu es sûr?

- Ha ha ha, j'me marre. »

Georges éclata de rire en voyant son frère répondre de cette façon, ce qui lui valut un autre regard noir. Il se leva de son fauteuil en faisant grincer les vieux ressors et se rapprocha de celui sur lequel boudait Fred, les jambes repliées contre son torse. Il s'accroupit devant lui. Fred détourna la tête en grognant, lui signifiant qu'il ne voulait qu'il l'approche. Mais il approcha, en souriant toujours d'un air amusé. Délicatement, il prit entre ses mains la main bandée de son frère. Fred essaya de l'en empêcher, mais ne résista pas bien longtemps.

Quel comédien, pensa Georges.

Il tourna délicatement la main bandée entre les siennes et caressa la paume du bout des doigts. Fred lui lança un regard mauvais. Il ne s'agissait pas là d'une grande blessure de guerre, non non, cet imbécile s'était simplement désartibulé en essayant de transplaner. Deux ongles en moins et trois doigts cassés. Pas joli joli donc. Et si Fred faisait présentement un boudage en règle à son cher frère, c'était tout simplement parce que cet abruti avait préféré exploser de rire plutôt que de compatir à sa douleur.

« Je te fais mal? »

Fred allait répondre vertement mais la vague inquiétude qui luisant dans les yeux de son frère l'en dissuada. Il détourna le regard et grogna pour la forme. Georges sourit à nouveau et, mû d'une envie soudaine, se releva un peu et vint poser ses lèvres sur celles de son frère. Seulement une caresse et une légère pression. Fred le fixa d'un air étonné, toute colère semblant oubliée.

« C'était quoi, ça?

- Ca s'appelle un baiser, abruti. Tu ne le savais pas? », répondit Georges d'un air goguenard.

Fred sembla encore plus surpris jusqu'à ce qu'un sourire vienne ourler ses lèvres. Ces paroles, il se rappelait les avoir dites, mot pour mot, à son frère la première fois qu'il l'avait embrassé de la sorte. Ce n'était plus arrivé depuis bien entendu, aussi cela le surprenait-il que Georges ait eu l'initiative d'un tel geste. Son sourire s'élargit.

« Un baiser, tu dis?

- Tout à fait monsieur, un baiser.

- Oh.

- Quoi?

- Non rien.

- Dis!

- Eh bien... un seul baiser ne te fera certainement pas pardonner, tu sais.

- Qu'est-ce que je dois comprendre?

- Ce que tu veux.

- Ce que je veux?

- Oui. »

Georges sembla quelque peu étonné par la tournure des choses. Mais après tout, si Fred voulait jouer à ça, il ne disait pas non. Avec un sourire mal contenu, il se releva tout à fait et tira Fred à lui, l'obligeant à déplier les jambes et se lever à son tour. Il sourit. Et leurs lèvres se rencontrèrent à nouveau, plus longtemps.

-

Cela faisait plus d'une heure qu'il marchait. Il s'était retrouvé sur la colline de Têtafouine sans savoir trop comment et s'était stoppé devant un rocher qui dépassait des herbes hautes. Il se souvenait du jour où, sur cette même colline, ils étaient venus chercher le Portoloin qui les conduirait à la Coupe du Monde de Quidditch. Amos et Cédric Diggory s'étaient joints à eux ce jour-là. Cédric. Encore un des fantômes de son passé. Certes il n'était absolument pas proche du jeune homme, mais le fait de l'avoir connu et de savoir qu'il était mort rajoutait un nom à la liste de ses connaissances disparues. Il resta là un long, très long moment, à contempler ce rocher nu comme s'il détenait le secret de la Création. Le soleil avait commencé son déclin.

Une heure plus tard, Georges Weasley était de retour au Terrier.

« Georges, il y a une lettre pour toi. », lui indiqua Ginny quand il entra dans la cuisine.

Le rouquin se dirigea vers la table et se saisit de l'enveloppe qui y était posée. Il reconnaissait l'écriture: c'était celle de Lee Jordan, leur condisciple de Poudlard à Fred et lui. Sa gorge se serra un peu. Il avait négligé Lee ces derniers temps. A vrai dire il ne l'avait pas revu depuis... l'enterrement. Il ferma les yeux, chassa ces pensées de son esprit et se dirigea jusqu'à l'escalier. Arrivé dans sa chambre il posa la lettre sur son bureau et alla s'allonger sur son lit. Il la lirait plus tard. Et quand il trouverait le courage, il faudrait qu'il aille s'excuser auprès de Lee. Parce qu'il l'avait évité, parce qu'il n'avait répondu à aucune de ses lettres. Parce qu'il avait été égoïste. Il grogna. En cet instant les paroles de Ron prenaient tout leur sens.

Trois coups frappés à la porte lui firent relever la tête.

« Entrez. »

La porte s'ouvrit en grinçant sur Ginny.

« Le souper est près, tu descends?

- J'arrive. »

Ginny lui fit un petit sourire et se retira. Georges resta allongé encore un moment, écoutant les pas de sa soeur dans l'escalier, et décida d'emprunter le même chemin. Il posa un dernier regard sur la lettre de Lee. Il la lirait en sortant de table.

-

« Rendez-moi cette lettre TOUT DE SUITE! »

Les deux garçons stoppèrent leurs âneries quelques instants pour se retourner vers leur petit frère donc le visage était à présent de la même couleur que ses cheveux. Qu'il était mignon, lorsqu'il était en colère...

« Fred?

- Georges?

- Devrions-nous accéder à sa requête?

- Je crains bien que non.

- C'est bien ce que je pensais. »

Ils s'échangèrent un immense sourire et recommencèrent à s'envoyer la lettre qu'ils avaient subtilisée à travers la pièce, faisant hurler de rage un Ron qui essayait vainement de l'attraper en sautant en l'air chaque fois qu'elle passait au-dessus de sa tête.

-

Il n'avait pas très faim ce soir et regardait ses tranches de bacon et ses haricots verts d'un oeil vide. Il ne s'était même pas servi de purée. Autant dire que l'alarme rouge s'était déclenchée dans la tête de Molly Weasley. Pas grave, pensa Georges, elle s'en remettra. Il soupira. Demain il devait retourner sur le Chemin de Traverse avec Ron pour finir de ranger la boutique. Les vérifications de dernières minutes quoi. La réouverture était prévue pour le surlendemain et il ne pouvait empêcher son estomac de se contracter douloureusement chaque fois qu'il y pensait. Reprendre le magasin serait accepter pour toujours le fait que Fred n'était plus. C'était accepter de vivre sans lui. Et il ne comprenait pas comment l'on pouvait ne serait-ce qu'envisager cette possibilité.

« Georges, tu reprendras bien un peu de purée? fit Molly d'un ton qu'elle voulait détaché.

- Je ne vois pas comment je pourrais en reprendre puisque je n'en n'ai même pas pris. »

Son ton était plus sec qu'il ne l'aurait souhaité. Cela jeta un froid autour de la table. Il concevait que l'on s'inquiète, bien que cela l'énervât grandement, mais il en avait assez que l'on soit tout le temps sur son dos. Il n'avait plus dix ans. Il se leva de table.

« Je vais répondre à la lettre de Lee. »

Et il quitta la cuisine sans même regardé sa mère qui s'était rassise sur sa chaise, le teint livide.

-

« Georges, il faut qu'on parle. »

Le susnommé releva la tête de sa revue de Quidditch en souriant, mais son sourire se fâna quand il avisa le teint livide de son jumeau. Il sentit son coeur s'affoler. Le moment tant redouté était venu...

A SUIVRE...


Voilà donc, plus qu'un chapitre et cette fic sera terminée; rendez-vous donc Lundi prochain n.n
Bonnes fêtes donc et rappelez-vous, c'est Nowel, alors une petite review comme cadeau c'est pas trop demandé ne?

Kris MADness