Je m'appelle Hermione Jane Granger, j'aimerais vous raconter mon histoire, ou du moins cette partie de mon histoire. Cette partie qui restera gravée dans ma mémoire et mon cœur pour l'éternité.
Je suis assise dans le salon de sa maison, maison qu'il m'a léguée. Je ne vous parle pas de mon père ou grand père ou même de quelqu'un de ma famille. Mais de l'homme qui a changé ma vie, qui l'a sauvée plus précisément. L'homme que j'aimais plus que tout au monde.
C'était la fin de la septième année, il venait de me demander en mariage devant tous les élèves présents dans la grande salle. Bien entendu je ne pu refuser. Qui pourrait refuser au grand Drago Malfoy, le prince des Serpentard. Et oui vous avez bien entendu, moi Hermione Granger était fiancée avec Drago Malfoy. Vous ne me croyez pas ? Et ben tampis, car c'était la pure vérité. Et oui était, car à peine une demi heure après les mangemorts envahissait le château. Je ne sais pas comment je me suis retrouver avec Drago dans une pièce secrète que l'on avait découvert deux mois plus tôt.
- Reste là, je reviens dès que c'est fini.
- Non, je viens avec Dray.
- Non Mione, je t'interdis de sortir d'ici.
Il allait partir mais je lui attrapa le bras avant de l'embrasser.
- Promet moi de revenir entier.
- Je te le promets mon cœur.
Il sortit de la pièce, me laissant seule, apeurée et effrayée de savoir ce qui allait ce passer. La peur de ne jamais revoir celui que j'aimais plus que n'importe quoi sur cette planète. Cet homme qui m'avait déjà sauvé une fois la vie, alors que des mangemorts attaquaient mon village et avaient tuer tous mes amies et parents. Celui qui malgré tous les événements passés avait sût capturer mon cœur. Jamais avant je n'aurais cru qu'un jour j'aurais pu seulement devenir son amie, et encore moins sa fiancée.
Je ne saurais pas dire le nombre de minutes ou même heures, que je suis restée seule dans cette pièce. Mais les cris de joies que j'entendis dehors, me firent bientôt comprendre que tout était fini. Voldemort était vaincu. Je sortis alors, même si il m'a dit qu'il viendrait me chercher. Je ne voulais pas attendre une seconde de plus, et l'embrasser comme jamais je ne l'avais fait.
C'est heureuse de notre victoire, mais inquiète de savoir dans quel état il serait, que je me mis à courir dans les couloirs de l'école. J'arriva bientôt devant l'infirmerie et y jeta un coup d'œil pour voir si il s'y trouvait, mais ce ne fut pas le cas. Je continua alors ma course, mes pas m'emmenèrent dans le parc, ou un petit groupe entourait quelqu'un. Je ralentis peu à peu ma course. Et si c'était lui ? Si il était mort ? Non, ce ne peu pas être possible. Je vis Harry et Ron accroupit et commença à pleurer quand Harry prit la parole.
- Tiens bon Drago, ça va aller. On va t'emmener à Saint Mangouste, et tu seras vite sur pied.
- Mi… Mione … il … faut aller … la chercher … dans la pièce secrète…
- Drago, reste parmi nous on va aller chercher Mione et on t'emmènera jusqu'à l'hôpital. Tu verras, vous vous marierez et vous serez heureux.
Je franchis les quelques pas qui me séparaient encore du groupe et poussa tout le monde pour me mettre à côté de Drago, qui malgré son état grave, me souriait. Il porta sa main jusque ma joue et essuya une larme avec son pouce.
- Tu vois … Heureusement … que je t'ai mise à l'abri…
Je n'arrivais pas à parler, mais pleure redoublèrent et je me pencha vers lui, pour mettre ma tête sur son torse. Personne autour de nous ne bougeait, regardant ce spectacle tragique. Quelques uns pleuraient, d'autre essayait de retenir leurs larmes.
- Ne meurt pas … je t'en supplie Dray… je t'aime tellement.
- Désolé Mione … Je t'aime … Je veillerais sur toi de là haut.
Je releva la tête et le regardas. Non, il ne peut pas mourir, pas maintenant. On est à peine fiancé et il m'abandonne déjà. Non, il ne peut pas. Pas maintenant, dans des dizaines d'années d'accord, mais pas là tout de suite.
- Adieu Mione.
- NON, DRAY ! Ne t'en va pas, je t'en supplie. J'ai besoin de toi.
- Je t'aime.
Je me pencha vers lui et l'embrassa, un baiser auquel il répondit avec ses dernières forces. Quand on se sépara, il me regardât et sourit avant de fermer les yeux.
- Dray…
Les larmes parlaient à nouveau sur mon visage.
- Non, Dray, revient, s'il te plait.
Harry et Ron arrivèrent derrière moi. Harry voulu me séparer de Drago.
- Non, lâchez moi. Drago, non !
- Viens Mione, on ne peut plus rien faire, me dit Harry.
- Il a raison Mione, Drago est, commença Ron, qui s'arrêta ayant trop dur de dire le mot.
- Non, il ne peut pas être mort. On devait se marier. Il ne peut pas, pas maintenant.
On mit plusieurs minutes pour me faire comprendre que c'était fini, que plus jamais il ne reviendrait. J'étais anéantie. Je rentra dans mes appartements après une nuit agitée, pendant laquelle j'avais traîné dans les couloirs de Poudlard.
L'enterrement de Drago, se fit trois jours plus tard. J'hérita de tout ce qui lui restait, ainsi que du manoir. Alors qu'on ressortait tous du parc de Poudlard, Ginny et Harry me regardèrent.
- Tu es sûre de vouloir y aller directement Mione ? Tu peux venir à la maison tu sais.
- Ca va aller Ginny, je dois y arriver maintenant. Si je remets ça à plus tard, je n'irai jamais là-bas.
Je quitta alors mes amis après les avoirs embrassé, et serré dans mes bras. J'arriva devant la grande grille du manoir Malfoy. J'entra avec quelques difficultés et découvrit un magnifique hall d'entrée. J'avais toujours imaginé ce manoir des plus effrayant. Mais c'était tout le contraire, une merveilleuse atmosphère y régnait. Les pièces étaient certes toutes ou presque aux couleurs de Serpentard, mais elles étaient chaleureuses. Je monta et arriva devant une porte, où, sur la porte, le nom de Drago était écrit. Je passa mes doigts sur les cinq lettres du prénom de mon ange gardien, puis rentra dans la pièce. A mon plus grand étonnement, elle était parfaitement rangée, les tentures étaient tirées et faisaient rentrée la douce chaleur du soleil dans la pièce. Le lit était fait de draps de soie verte et les oreillers étaient d'un blanc pur. Une bouteille d'eau de toilette, était posée sur la petite table de chevet, juste à côté d'une petite lampe. Je voulu aller regarder dans la pièce adjacente à sa chambre, mais je dus descendre pour ouvrir la porte d'entrée. Un jeune homme se tenait devant moi, une valise près de lui, c'était celle de Drago, j'en étais sûre et certaine.
- Blaise, lâchais-je dans un soupire
- Bonjour Mione. Je ne te dérange pas j'espère, mais je devais ramener cette valise ici. C'est celle de …
- Drago.
Il me fit un signe affirmatif de la tête et je le fis entré. On discuta toute l'après-midi, mais il repartit assez tôt, car sa fiancée l'attendait et qu'il ne devait pas la faire patienter encore plus. Je monta la valise dans la chambre de mon Serpentard et l'ouvrit. Une lettre était posée sur le dessus, et mon prénom était inscrit sur l'enveloppe. Je la prit et la déplia.
Ma très chère Mione,
Je ne sais pas si je reviendrais de ce combat. Je sais parfaitement que je t'ai dis que si, mais je ne voulais pas t'inquiéter. Et risquer que tu me suives et que tu meures.
Sache juste que jamais je ne pourrais aimer une autre personne.
Tu te rappelles ce jour, où je suis venu te sauver dans ton petit village.
J'ai sût ce jour là, que tu étais la femme de ma vie.
Que jamais je trouverais quelqu'un comme toi.
Et que je regrettais le passé.
Car oui Mione, je regrette toutes ces horribles choses que je t'ai dit dans le passé. Toutes ces insultes qui sortait de ma bouche, et qui malheureusement faisaient pleurer tes merveilleux yeux noisette. C'est toi qui m'a fait devenir comme je suis maintenant, sans toi, je serais toujours avec ces Serpentards, qui ne ceux rien d'autre que des gardes du corps. Qui ne sont pas de vrais amis. C'est toi, qui as fait qu'Harry, Ron et les autres m'acceptent. Toi qui m'a fait découvrir les mots sentiments, jalousie, amitié et amour. Car oui, chaque fois que tu étais trop avec Harry, Ron ou même quelqu'un d'autre, je devenais jaloux. J'avais peur que tu ne te rendes compte de l'homme que j'étais, car je ne le suis plus maintenant, et que tu me quittes pour un de tes meilleurs amis.
Je n'étais pas la meilleure personne pour toi ma Mione. Tu méritais bien mieux, et si je devais mourir, je ne voudrais pas que tu restes seule toute ta vie. Mais que tu t'en construises une nouvelle. Laisser le passé de côté et penser à toi. Sans te laisser aller, et à ne surtout pas penser au pire. Car si je meurs, je veux que tu sois heureuse Mione.
Je dois te laisser sur ces mots ma princesse. Car les mangemorts, se font trop nombreux, et que je ne peux rester là à t'écrire alors que tout le monde se fait massacrer.
Je t'aime Mione.
Ton ange Gardien,
D.M.
Encore aujourd'hui, quand je lis cette lettre, mon cœur se resserre et les larmes me montent aux yeux. Je regardas cette chambre, qui était la sienne, mais est à présent la mienne. Avec cette bouteille d'eau de toilette, que j'ai gardée. Et dont j'ai racheté plusieurs flacon, pour toujours avoir son parfum dans ma chambre.
Soudain la porte s'ouvrit, me faisant sursauté. Une tête blonde sauta sur moi et des petits bras encerclèrent mon cou. Bientôt un petit garçon aux cheveux bruns arriva dans la pièce, essoufflé par sa course folle.
- Qu'est ce qu'il se passe encore vous deux.
Je regardas la petite fille qui me regardait.
- Alors Ange ?
Je me tourna à nouveau vers le petit garçon.
- Théo ?
- Maman, c'est la faute de Ange…
- C'est pas vrai maman, c'est Théo, il a pas voulu que je joue avec lui.
Je rigola un petit peu, puis mit Ange sur ma jambe gauche avant de prendre Théo sur mon autre jambe.
- Maman ?
- Oui mon cœur.
- Pourquoi tu pleures, demandèrent les deux enfants en même temps.
- Parce que vous me faites penser à votre père. Surtout toi ma petite Ange.
Et oui, qui aurait cru, que j'étais enceinte de Drago Malfoy. Quand je l'ai su, j'ai d'abord paniqué. Comment j'allais faire, Drago était mort et j'étais seule. Puis finalement, je me suis rendue compte que mon, enfin mes vu que j'ai eu des jumeaux, enfants étaient également ceux de Drago, et que c'était le plus beau des cadeaux qu'il avait pu m'offrir.
Tu vois Dray, je suis sûre que d'où tu es, tu vois que je suis heureuse. Avec nos enfants et aucun autre homme. Car le seul homme de ma vie, c'est toi. Et que jamais je n'imaginerais la vie avec un autre que toi. C'est pour ça que je suis heureuse, sans mari mais avec nos deux merveilleux enfants, qui me font chaque jour penser à toi et ne me font aucunement regretter d'être resté sur cette planète. Je t'aime et t'aimerais toujours où que tu sois, car je sais que de là-haut tu veilles sur nous trois.
Fin
