Disclaimer : Je ne possède pas NCIS, je n'écris que pour divertir les gens et dans un but non lucrati

La suite de l'histoire dans ce troisième chapitre...


Appartement de Tony, vingt minutes plus tard

Tony ralentit en arrivant en vue de son immeuble. L'heure était tardive mais le garage était toujours ouvert. Le gardien avait pris l'habitude de le laisser accessible plus longtemps pour éviter de voir débarquer dans son bureau un Tony passablement énervé.

Il gara lentement sa voiture sur son emplacement réservé puis en descendit. Il s'arrêta quelques instants, profitant du silence qui régnait dans le parking. Il appréciait de plus en plus de sortir la nuit, pas pour faire la fête comme avant, mais simplement pour se retrouver seul, sans personne pour le surveiller ou le plaindre.

Malgré tout peu désireux de s'attarder plus dans le parking souterrain, il se dirigea vers l'escalier menant au hall d'entrée de son immeuble. Il ne s'arrêta pas pour répondre à la salutation un peu forcée du gardien et se rendit immédiatement dans l'ascenseur, attendant patiemment que les portes se referment pour passer une main sur son visage fatigué.


Hall d'entrée de l'immeuble, même instant

Le gardien regarda les portes se refermer sur l'homme à la mine sombre. Il occupait ce poste depuis plusieurs années déjà, et il avait l'habitude d'observer à leur insu les habitants l'immeuble. L'homme qui venait de passer représentait pour lui une énigme. Pendant longtemps il lui avait donnée l'impression d'être un jeune homme heureux, plusieurs fois il l'avait même vu en compagnie de différente conquêtes féminines, et il aurait été près à parié qu'il avait trouvé la femme de sa vie quand les autres avaient cessé de défiler et avaient laissé place à une étrangère, à la beauté mystérieuse et à l'accent étrange.

Mais depuis quelque mois, c'était comme s'il cet homme n'existait plus, laissant place à une caricature, triste et résignée. Bien que n'ayant pas l'intention de s'impliquer plus dans ce sujet, il aurait bien aimé connaître la raison de ce changement…

Il secoua la tête et se repencha sur son journal. Quelques secondes plus tard, un bruit de pas lui fit à nouveau lever la tête. Une femme était entrée dans le hall, mais elle portait des lunettes de soleil, ce qui était étrange étant donné que la nuit était tombée depuis plusieurs heures. Instinctivement, le gardien posa son journal en se levant et tout en gardant un ton poli s'adressa à l'inconnue :

- Je peux vous aider ? demanda-t-il.

- Non merci, répondit-elle, je connais le chemin…

Le gardien resta perplexe un instant, se demandant s'il devait intervenir puis, enfin il reconnu l'accent qu'il avait remarqué plusieurs mois plus tôt…

- Bonne soirée, ajouta-t-il d'un ton las en redressant son journal.

La jeune femme ne répondit pas.


Appartement de Tony, même instant

Tony referma la porte derrière lui d'un coup de pied et déposa son manteau sur la première chaise venue. Il desserra sa cravate et se dirigea vers la cuisine où il se servi un ample verre de whisky. Tout en gardant le verre à la main, il retourna dans son salon, abandonnant sa veste au passage et s'effondra dans le canapé. Les yeux perdus dans le vague, il sirota l'alcool qui le réchauffait un peu.

Soupirant, il ouvrit le dossier qui se trouvait devant lui. Une demande de mutation… allait-il devoir faire muter Keiver ? Il s'agissait d'un agent tout à fait capable, qui manquait seulement d'expérience. Durant la direction de Gibbs de l'agence, Tony avait plusieurs fois changé la composition de son équipe, seul McGee restant à ses cotés. Puis, il avait fini par tomber sur Yun et il n'avait pas eu le courage de la faire muter. Elle avait su trouver sa place dans son équipe. Peut être était-ce le moment de laisser Keiver également faire sa place et suivre son enseignement…

Il soupira et repoussa le dossier. Il déciderait demain. Il reposa le verre trop vite vide sur la table et se laissa aller en arrière, profitant du calme de son appartement.

On toqua à la porte et Tony ouvrit les yeux. Il avait l'impression de s'être endormi. Il regarda sa montre. Une heure du matin passée. Déjà qu'il ne recevait d'habitude pas beaucoup de visite, il était intrigué par cette visite tardive. Peut être était-ce Gibbs.

Se levant avec difficulté, Tony chemina jusqu'à la porte, mais pris d'un soudain pressentiment, posa la main sur son arme avant d'ouvrir la porte.

Pendant une fraction de seconde, il crut qu'il s'agissait de sa voisine, Mme Camrige, mais lorsque l'inconnue qui n'en était pas une leva la tête il n'y avait plus de doute possible…

Ziva.

Bel et bien Ziva, pas en rêve cette fois-ci, en chair et en os sur le pas de sa porte.

Les deux ex-partenaires se regardèrent dans les yeux pendant de longues minutes. Tony ne bougea pas, il en était tout simplement incapable, pour la première fois de sa vie, il ne savait pas quoi faire, il était tout simplement impossible pour lui de penser ou d'agir. Il se contentait de rester immobile, comme si quelque chose devait arriver avant qu'il ne puisse bouger de nouveau.

Après un instant qui lui sembla une éternité, il vit que le regard de Ziva changea. Ce dernier quitta les yeux de Tony pour l'observer, et sans doute remarqua-t-elle les cernes qu'il portait, ou son air triste et fatigué si bien que de la pitié se fit sentir dans son regard. C'est cet infime changement qui mit le feu aux poudres, rallumant la colère et la rancœur que Tony avait accumulées pendant ces longs mois.

- Que veux-tu ? demanda-t-il d'une voix plus glaciale que la banquise.

Le ton de sa voix surpris Ziva qui fronça les sourcils, n'ayant jamais rencontré tant de froideur chez Tony. Pourtant, elle ne renonça pas et après une hésitation, répondit :

- Te parler, juste te parler Tony.

Il l'observa un instant, se demandant encore comment il allait régir, mais prenant soin de ne pas montre son trouble à la jeune femme.

- Non, enchaîna-t-il simplement.

Sans un mot, sans un regard, il se retourna et referma la porte derrière lui, étouffant le bruit d'un sanglot avec le claquement. Il tomba immédiatement à genoux, incapable de rester de marbre plus longtemps et se prit la tête entre les mains… pourquoi le destin s'acharnait-il contre lui… à peine arrivait-il à se convaincre que Ziva ne reviendrait plus, que ce qu'ils avaient vécu avait touché à sa fin qu'elle réapparaissait de nouveau devant sa porte…

Pris dans ses pensées, il n'entendait que faiblement les appels de Ziva qui répétait son prénom d'une voix désespérée. Il s'adossa à la porte et resta immobile. Mais se leva rapidement lorsqu'il en entendit le verrou tourner.

Il ouvrit la porte à la volée, et se trouva face à Ziva, à genoux, son épingle à cheveux à la main.

- Qu'est ce que tu crois être en train de faire ? demanda Tony tandis que Ziva se releva rapidement.

- Je dois te parler, Tony, répondit Ziva qui avait retrouvé son calme, il faut que je te parle !

- Pour me dire quoi ? demanda le jeune homme d'une voix tranchante.

- Il… il y a des choses que je dois t'expliquer, il y a des choses que tu dois savoir Tony, reprit Ziva avec une détermination nouvelle.

- Mais je ne veux pas savoir Ziva ! cria Tony, tu n'as pas encore compris, je ne veux pas savoir, répéta-t-il.

- Tony… protesta Ziva dont la lèvre inférieure se mit à trembler d'émotion.

- Cela ne m'intéresse plus, je ne veux pas revenir dans le passé, j'ai tiré un trait sur tout ça…

Ziva resta immobile en comprenant le sens des paroles de Tony, et ce dernier, ne supportant pas l'immobilisme de la jeune femme, et sa propre indécision qu'il sentait naître en lui referma une nouvelle fois la porte, appuyant son front contre le montant.

Il avait pensé que cette tirade mettrait fin à ses tourments mais il n'en était rien, il tourna le dos à la porte et s'en écarta comme s'il avait peur qu'un démon en jaillisse… il tenta de se servir un autre verre, mais renversa le liquide tant sa main tremblait.

Il abattit son poing sur la table basse et sentit la douleur remonter jusqu'à son épaule. Les larmes qu'il retenait depuis longtemps se mirent à couler et il tomba, assis dans son canapé. Il balaya d'un revers de la main la table, envoyant la bouteille et le verre se briser un peu plus loin.

Il aurait été incapable de dire combien de temps il resta prostré dans cette position, il ne leva la tête que lorsqu'une main se posa sur son épaule. Il n'avait pas besoin de se retourner pour savoir à qui elle appartenait…


Comme toujours n'hésitez pas à me laisser des reviews pour me dire comment vous trouvez le chapitre...