Note : À partir de maintenant, je ne contrôle plus vraiment la vitesse à laquelle je posterai de nouveaux chapitres, car je dois attendre que l'auteur original continue sa fic (ce qu'il m'a dit qu'il ferait). Il existe un chapitre huit dans la version anglaise, mais j'ai reçu la demande de l'auteur de ne pas en publier la traduction avant qu'il n'y apporte des modifications, je respecterai donc sa volonté.
Chapitre 7
- PUISQUE JE VOUS LE DIS ! SETO KAIBA M'A DONNÉ CETTE CARTE POUR QUE JE M'ACHÈTE DES VÊTEMENTS AVEC !
- Madame, s'il vous plaît, retenez votre voix !
- Hors de question !
- S'il vous plaît, nous vous demandons de vous calmer. Nous avons appelé la police et ils s'en viennent ici…
- Mais je n'ai rien fait de mal !!!
Elle sentait ses joues s'empourprer. Elle se débattait dans son siège, mais il était pratiquement impossible pour elle de se sauver, puisqu'un agent de sécurité la maintenait en place.
- Je vous dis d'appeler Seto Kaiba immédiatement ! Avez-vous la moindre idée de ce qu'il va faire en apprenant ça ?
- Restez assise tranquille, madame, dit l'agent de sécurité, qui avait du mal à garder Mai assise.
Elle poussa un grognement sonore. Comment diable avait-elle pu en arriver là ?
--- 30 minutes plus tôt ---
- Oh, c'est si mignon ! s'exclama-t-elle en voyant une petite boutique avec des vêtements d'une rare élégance dans sa vitrine. Chauffeur, vous pouvez me laisser ici !
Kaiba lui avait donné tout ce dont elle pouvait avoir besoin. Son chauffeur personnel, un téléphone cellulaire et une carte de crédit. Mai se doutait bien que ces effets allaient probablement à Mokuba lorsqu'il voyageait avec son frère. Elle s'en fichait.
Sans hésitation, elle bondit de la voiture et courut vers le magasin. Elle se sentait comme une enfant dans une confiserie. Elle avait déjà entendu dire qu'elle pourrait trouver les plus beaux vêtements sur cette rue et c'était vrai. La première boutique qu'elle avait vu avait la plus belle robe qu'elle ait jamais vue dans sa vitrine. Elle pénétra dans la boutique d'un air assuré. La boutique était très petite, mais semblait regrouper tout ce qu'il y avait de meilleur.
- Excusez-moi, dit une voix dans sa direction.
Mai se tourna pour voir une femme qui devait être dans la vingtaine, mais qui avait l'air dans la trentaine. Elle portait un tailleur très professionnel et ses cheveux étaient retenus à l'arrière de sa tête par un chignon. Elle semblait presque ennuyée en s'approchant de Mai.
- Puis-je vous aider ?
- Non, ça va, répondit Mai. Je fais juste regarder.
- Je suis au regret de vous dire madame, continua-t-elle d'un ton très hautain, que la salle de bain est réservée à nos clients.
Mai laissa échapper un rire sarcastique.
- Non, je ne suis pas là pour les toilettes.
Elle aurait voulu étrangler cette femme, mais ce n'était définitivement pas le moment.
- Je voudrais voir cette robe qui était dans la vitrine.
- Je crains que ce ne soit pas vraiment dans vos moyens.
Mai eut du mal à empêcher son caractère de reprendre le dessus.
- Je suis à peu près sûre de pouvoir me le permettre.
- … nous n'avons pas votre taille…
- Écoutez ! aboya Mai en direction de la femme. Je suis certaine que vous avez une taille quatre quelque part alors pourquoi est-ce que vous n'emmenez pas votre jolie petite tête à l'arrière pour me donner cette robe ?!
La femme sortit en coup de vent pour aller chercher la robe demandée par Mai. Elle revint avec la robe que Mai voulait tant, et dans la bonne taille.
- Voudriez-vous l'essayer, madame ?
- Pas besoin.
Mai reviendrait si elle ne lui allait pas. Elle prit la carte de crédit de Kaiba dans sa poche.
- Mettez ça sur cette carte.
- Madame, je vais avoir besoin d'une pièce d'identité.
Roulant les yeux, Mai glissa sa main vers sa poche à nouveau, mais fut stoppée en plein mouvement par la voix de la femme criant en direction de l'homme debout à côté de la porte :
- Sécurité ! Cette femme essaye de payer avec une carte volée !
- QUOI ??!!! Comment ça, volée ?!!! Ôtez vos sales pattes de moi !!!
--- Présent ---
- ÉCOUTEZ. Laissez-moi simplement appeler Kaiba, il va tout vous expliquer.
Avant que la femme devant elle ne puisse protester, elle prit le téléphone cellulaire dans sa poche et parcourut les numéros en mémoire. Fort heureusement, Mokuba avait le numéro de son frère. En fait, il y en avait au moins quatre. Comment savoir ? Elle prit le premier, priant pour que ce soit le bon.
- Bonjour, vous venez d'appeler la Kaiba Corporation, répondit une voix de femme.
« Merde » pensa-t-elle. Elle pouvait quand même demander à lui parler.
- Passez-moi Seto Kaiba tout de suite !
- Monsieur Seto Kaiba est en voyage d'affaires aux États-Unis.
- Alors transférez-moi à lui ! Mettez-moi en contact avec !
- J'ai bien peur que Monsieur Kaiba ait demandé à ne pas être dérangé en ce moment. Puis-je prendre votre message ?
- Non, vous ne pouvez pas. Alors passez-moi Mokuba ! N'importe quoi !
- Puis-je vous demander votre nom ?
- Dites-lui que c'est Mai !
- Mademoiselle, je suis au regret de vous dire qu'il semble que Monsieur Seto Kaiba et Monsieur Mokuba Kaiba sont tous les deux trop occupés pour prendre votre appel.
- Écoutez, c'est une urgence, dites simplement à Mokuba que Mai Valentine l'appelle et je suis sûre qu'il répondra. Vite !
- Très bien, gardez la ligne.
Mai croisa les doigts. C'était plutôt risqué de demander ça à Mokuba, qui était toujours au Japon, mais n'importe quoi était mieux que rien du tout, et elle pensait que Mokuba aurait sûrement le moyen le plus rapide pour contacter son frère.
- Mai ? demanda la voix de Mokuba.
- Oh, Mokuba, je suis contente de t'entendre !
- Mai, c'est vraiment toi ! Comment vas-tu ?
- Pas très bien, j'ai des ennuis !
- Quel genre d'ennuis ?
- Ils m'accusent d'avoir volé la carte de crédit de ton frère !
Mai lui expliqua la situation. Mokuba l'écouta avec attention. Elle ne mentionna pas le contrat établi entre Kaiba et elle, ignorant si Mokuba était au courant de ce fait ou non.
- Alors il t'a donné cette carte… normalement, je m'en sers sans problème aux États-Unis… je vais contacter mon frère pour toi. Comment s'appelle la boutique ?
- Lyla's. Oh, Mokuba, merci !
- Pas de problème. Oh, encore mieux, je vais voir si je peux te transférer !
Elle entendit une succession de « bip », puis, une voix rauque répondit :
- Mokuba, qu'est-ce qu'il y a ?
- Non, Kaiba, c'est moi ! J'ai besoin de ton aide !
Kaiba inspira profondément.
- Comment… comment oses-tu m'appeler sur cette ligne ! Cette ligne est strictement réservée à moi et Mokuba, tu n'as absolument pas le droit de t'en servir !
Avant qu'il ne puisse continuer sa tirade, elle le coupa :
- Non, non, non ! Je suis à cette boutique appelée Lyla's, ils m'ont accusé de vol et…
Kaiba soupira dans le téléphone.
- J'ignorais que je devais t'apprendre qu'il faut payer pour ce qu'on voit dans les magasins.
- Veux-tu bien m'écouter ! J'ai essayé de payer, mais ils refusent de croire que tu m'as donné cette carte, ils ont appelé la police et ils…
CLIC.
- Kaiba… ? demanda-t-elle avec une pointe de désespoir dans la voix.
Elle n'entendit rien d'autre que le silence à l'autre bout de la ligne. Éberluée, elle regarda la femme qui lui retirait le téléphone portable.
« Ce salaud ! »
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Kaiba grogna en raccrochant le téléphone. Même Mokuba ne lui apportait pas autant de problème, et c'était un enfant. Était-il vraiment si dur pour Mai de simplement s'acheter des vêtements ?
Son téléphone sonna à nouveau, et encore une fois, le numéro privé de Mokuba s'afficha sur l'écran. Combien de fois allait-elle l'appeler avant de comprendre ?
- Pourquoi tu me déranges encore ! répondit-il.
- Grand frère ?
- Mokuba. Pourquoi est-ce que Mai a appelé de ta ligne ?
- Elle a dit qu'elle avait des ennuis, grand frère. Elle dit que tu lui as donné une carte de crédit pour des vêtements, mais qu'ils la retiennent là-bas pour vol et qu'ils veulent la livrer à la police.
- Compris, Mokuba. Je n'ai pas besoin d'en entendre davantage sur la situation de cette femme. Je vais m'en occuper.
- Je savais que tu le ferais, grand frère. Je dois y aller, je te parle plus tard !
Il raccrocha le téléphone, comprenant qu'il n'y avait qu'une chose qu'il pouvait faire. Il décrocha le téléphone et composa un autre numéro.
- Je vais être sorti pour le reste de la soirée.
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Mai ne savait pas si elle était sur le point de fondre en larmes ou de piquer une crise de rage. Le policier était dehors, en train de parler avec la vendeuse qui l'avait mise dans cette fâcheuse posture. Qu'est-ce qu'elle était supposée faire ? Elle regardait le plancher, sentant la colère monter. Comment Kaiba avait-il pu lui raccrocher au nez en l'abandonnant à son sort ? Elle fixait le sol, se demandant quoi faire. Elle se sentait totalement perdue, jusqu'à ce que…
- Qu'est-ce que vous pensez que vous faites ?!
Soit ses oreilles lui jouaient des tours, soit elle avait raison. Elle leva les yeux et vit le seul et unique Seto Kaiba, dehors avec l'officier de police et la vendeuse. L'expression sur son visage n'était que colère et frustration.
- Voudriez-vous prendre la peine de m'expliquer POURQUOI j'ai été appelé à mon bureau pour m'occuper de ce bordel ?
La vendeuse répondit d'une petite voix :
- Monsieur Kaiba, nous faisons simplement notre travail…
- Je préfère ne rien savoir de votre travail ou de vos performances à ce sujet. Je peux déjà voir le merveilleux travail que vous faites.
Kaiba prit son portable dans sa poche et composa un numéro.
- Oui, c'est moi. Avez-vous déjà appelé ? Bien. Oui, je prends leurs noms… une seconde.
Il regarda la vendeuse et le policier. Tous deux très embarrassés, ils répondirent nerveusement. La femme s'appelait Kimberly Stamos et l'homme se nommait Ron Alan. Il répéta les noms à la personne à l'autre bout de la ligne.
- Très bien, vous avez les noms. Assurez-vous que ce soit fait.
Il raccrocha et adressa un sourire en coin aux deux personnes qui lui faisaient face.
- Je voulais juste qu'il sache qui sont les responsables du merveilleux traitement qu'à reçu ma compagne aujourd'hui. Je suis sûr qu'il sera heureux de transmettre mes respects au chef de police et au propriétaire de cette boutique.
La façon dont il leur avait dit que leurs superviseurs apprendraient à quel point ils avaient été « merveilleux » sous-entendait très clairement que ce n'était absolument pas « merveilleux ». En fait, le manque d'information sur ce qu'il avait réellement prévu de faire rendait tout le monde très nerveux.
Kaiba les laissa seuls et entra dans le magasin, se dirigeant immédiatement vers Mai, qui était toujours maintenue de force dans son fauteuil. Kaiba jeta un regard assassin à l'agent de sécurité, qui lâcha immédiatement les épaules de Mai. Elle se leva brusquement et poussa l'agent.
- Allons, allons, tu ne voudrais pas être arrêtée pour agression quand même ? dit Kaiba d'un ton moqueur.
- Comment as-tu osé me raccrocher au nez !
- C'est comme ça que tu remercies ton sauveur ?
- C'est toi qui as causé ça au départ !
- Oui, tu as raison. Je veux dire, j'ai une énorme compagnie à gérer, ce qui veut dire, selon toi, que j'ai plein de temps libre dans mon agenda. Alors j'avoue, j'avais cette drôle d'envie aujourd'hui. J'avais envie de prendre le temps d'appeler dans cette boutique pour qu'ils te retiennent pour vol. J'ai même appelé la police moi-même. Pour rajouter la cerise sur le gâteau, et me donne l'allure d'un chevalier sauvant sa princesse, j'avais prévu venir ici afin de leur crier dessus pour toi. Oui, je n'ai rien de mieux à faire que de t'énerver !
- Tu vois, je le savais ! Tu passes ton temps à penser à moi !
Mai n'était pas du tout de bonne humeur, comme le montrait son ton sarcastique. En fait, elle était tellement en colère qu'elle avait envie d'expulser toute cette fureur en frappant Kaiba en plein visage.
- Monte dans cette foutue voiture ! lui ordonna-t-il.
- Ne me donne pas d'ordres ! Je ne vois pas pourquoi tu ne dis pas simplement : « Mai, s'il te plaît, monte dans la voiture pour que je puisse passer plus de temps à penser à toi ».
- Droit dans le mille ! Oui, je vais passer plus de temps à penser à toi, c'est exact ! Je vais continuer à me demander : « Est-ce possible pour cette femme de se trouver encore plus d'excuses pour que je sois avec elle ? » !
- N'importe quoi ! cria Mai.
Elle se dirigea vers la sortie de la boutique, poussant ou frappant tout ce qui se trouvait sur son chemin. Kaiba la suivait avec un sourire en coin. Ils montèrent tous les deux dans la voiture dans laquelle Kaiba était arrivé, laissant derrière eux trois personnes complètement sidérées.
- Ok… qu'est-ce qui vient d'arriver, au juste ? demanda la vendeuse, incertaine d'avoir saisi la situation.
Elle ne prit pas la peine de poser plus de questions.
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- Espèce d'imbécile ! Tu ne pouvais pas t'occuper de ça toute seule ?
- Est-ce que tu vas gueuler tout le long du trajet ? demanda-t-elle en croisant les bras. Je n'ai même pas pu acheter le moindre morceau de vêtement !
- Je suppose qu'il n'y a pas d'autre solution.
Il appuya sur le bouton de l'intercom.
- Chauffeur, emmenez-nous au EVERBLUE.
Mai tourna son regard vers Kaiba.
- EVERBLUE, la boutique de vêtements ?
- On va réessayer. Seulement, cette fois, je vais te tenir par la main. Pas au sens propre bien sûr.
Mai haussa les épaules.
- Je suppose que ça ne change pas grand-chose… mais… euh…
Elle se mordit légèrement la lèvre. Elle ne voulait pas dire « merci », alors, au lieu de ça, elle dit simplement :
- Peu importe.
Il lui adressa un sourire en coin.
- Pitié, ne me dis pas que je vais aussi devoir payer pour un spécialiste de l'élocution. Je n'arrive pas à croire que ton vocabulaire soit aussi limité.
Mai serra son poing dans les airs, se retenant de toutes ses forces de frapper Kaiba.
Le mot de la fin : Mon préféré d'entre tous ;) j'espère que l'auteur original va bientôt continuer, que je puisse vous traduire le reste !
