Ouais, je vous vois déjà vous demander si je ne suis pas sérieusement atteinte ou si je suis bien sérieuse avec le nom de mon petit chapitre trois de « Au nom de mon frère »…
Et la réponse est….
A la fois l'un et l'autre XD
Personnellement, je suis plutôt sérieuse mais je vais vous laissez juger par vous-même en lisant ce chapitre XD
Mais avant… Huhuhu… Au lieu de l'habituelle réponse au com's… Je vais plutôt remercier tout ceux qui lisent mon histoire et la commentent (et remercier par la même occasion ceux qui m'ont expliqué le système scolaire français :p) Bon alors, MERCI A TOUS ! 26 com's pour seulement deux chapitres, j'ai jamais eu autant de reviews sur aucune autre histoire ! Ca me touche, vraiment ! Alors je vous un gros biz à touts et toutes et espèrent que ce troisième chapitre vous plaira !
Chapitre 3 : Le secret du réfrigérateur
Le lendemain matin, Edward Elric ne se montra pas en cours. Roy Mustang s'en inquiéta un peu : la veille, le jeune blond paraissait en parfaite santé !
Il ne pensa même pas à questionner les élèves de sa classe. A vrai dire, cela n'en valait pas la peine ! Depuis le début de l'année, il savait qu'Edward Elric, mis à part son petit frère, n'avait aucun ami, même pas une petite connaissance dans le bâtiment scolaire.
Il prit donc connaissance de la demeure de la famille du blond et, les devoirs et les leçons en mains, il se dirigea d'un pas assuré vers le lieu de résidence…. Qui se révéla être un ensemble d'appartement pourri. Il en vint à se demander comment la bâtisse pouvait encore tenir. Les préjugés sur comme quoi seuls les mauvais adolescents vivaient dans ce genre d'endroits eurent tout fait de disparaître… A moins qu'Edward Elric était un acteur hors-pair… Ce dont il doutait fortement.
Gravissant les marches, il atteignit le sixième étage et se dirigea appartement soixante six. Cognant légèrement à la porte qui semblait prête à rendre l'âme, il attendit quelques secondes à peine avant qu'une tête blonde passablement étonnée ne lui ouvre la porte.
-« Professeur… Mustang ? » S'enquit Edward Elric, avant de reprendre ses traits habituels.
-« Bonjour, Edward. Je ne t'ai pas vu en cours et sachant que tu n'avais pas d'amis à l'école, je me suis voué pour t'apporter tout le nécessaire à rattraper ces quelques cours perdus. » Sourit doucement Roy.
-« … Merci. Vous… Voulez-vous entrer ? » Demanda timidement le jeune blond, détournant le regard.
-« Je ne voudrais pas vous déranger, toi et ta famille. » Répondit Roy, surpris par la soudaine invitation.
-« Non… A vrai dire… Alphonse est sorti avec ses amis et mon p-père est parti aussi. » Murmura tellement bas Edward que Roy crut avoir mal entendu.
Acceptant la proposition de son élève, Roy entra dans l'appartement qui, contrairement à l'état général du bâtiment, semblait presque insalubre. Il en vint même à se demander comment la famille Elric pouvait envoyer ses enfants à l'école avec un tel habitat qui, nul doute s'en faisait, témoignait du peu d'argent dont elle devait disposée.
Prenant place à ce qui semblait servir de divan, il vit, du coin de l'œil, son élève s'affairer en cuisine, ramenant par la suite une tasse de café accompagné d'un petit service à lait et à sucre.
-« Comment vas-tu ? » Demanda-t-il soudainement, surprenant Edward Elric qui cligna plusieurs fois ses yeux d'or avant de sembler soudain mal à l'aise. « Je suppose que si tu n'es pas venu en cours aujourd'hui, c'est parce que tu es malade, non ? »
-« Euh… Oui... Juste un étourdissement, j-je vais mieux maintenant… » Susurra lentement le jeune adolescent avant de dévier la conversation. « Professeur… Je... Je voulais vous dire que je ne pourrais plus suivre les cours particuliers. Mon... Père a besoin de moi ici. »
Ces mots ainsi prononcés attirèrent un regard plus que surpris chez ledit professeur : Roy ne comprenait vraiment pas ce brusque changement ! Hier, le blond aux yeux d'or semblait scintiller de joie pendant le cours et maintenant, il n'en voulait plus ? Etrange, vraiment… Il leva le regard vers son élève et ce qu'il vit le choqua profondément : les yeux d'Edward Elric étaient si descriptibles… Il y avait un tel mélange de douleur et de colère… Comment un adolescent de dix-huit ans pouvait éprouver autant de sentiments intenses à un âge si jeune ? Roy Mustang comprit à ce moment précis à quel point la vie du jeune garçon n'avait du être facile et ne devait l'être encore.
-« C'est… C'est bientôt le diner… Je serais honoré si vous restiez, professeur... » Demanda timidement Edward Elric, cachant cet émoi profond qui avait tiraillé le noiraud dans tous les sens.
Roy acquiesça lentement et, alors qu'il allait se proposer d'aider au repas, la porte d'entrée de l'appartement s'ouvrit en un grand fracas et un homme, de longs cheveux blonds dorés sales attachée en queue de cheval, aux yeux d'or encadrés par des lunettes rectangulaires et dans la quarantaine, fit violemment irruption dans la pièce avant de s'arrêter et de regarder Roy avec un air très mauvais… Et ivre.
-« T'es qui, toi ? » Grogna l'homme avant de se faire arrêter par un blond à la voix légèrement craintive.
-« Il s'agit de mon professeur de latin… Il est venu m'apporter mes travaux du jour… » Répondit craintivement Edward Elric, s'interposant entre l'homme et son professeur.
Roy, de son côté, regardait la scène se dérouler devant ses yeux. Etudiant l'homme plus profondément qu'au début, il établit certaines similitudes avec Edward Elric et en conclut qu'il s'agissait d'un proche : le père, sans doute. Il vit soudain l'homme lever le poing et, comprenant qu'il allait frapper l'adolescent, s'interposa rapidement et se prit le coup dans l'estomac, avant de s'effondrer accroupi sur le plancher, se tenant le ventre en signe de douleur : c'est que le type avait une sacrée poigne, mine de rien !
Ledit homme se détourna ensuite et, ajoutant d'une voix qui effrayante qu'il n'avait pas à ramener de parfaits inconnus à la maison, il alla s'enfermer dans la première pièce qu'il trouva, titubant grandement, avant qu'un bruit ne se fasse facilement identifier : il vomissait l'entièreté de ce que son estomac devait contenir en alcool.
Roy sentit Edward Elric le soulever délicatement avant de le mener vers une pièce qu'il identifia comme la chambre même de l'adolescent. Celui le quitta ensuite et ne revint que cinq minutes plus tard, une boite dans ses fines mains.
-« Veuillez pardonnez mon père… » Souffla doucement le jeune blond alors qu'il préparait une pommade contre les coups « Depuis la disparition de notre mère, il s'est mis à boire… De colère et… De chagrin sans doute… »
-« Ce n'est pas grave Edward. » Rassura le jeune professeur de latin « Je suppose que c'est la véritable raison pour laquelle tu ne viendras plus aux cours particuliers, n'est-ce pas ? »
Il vit Edward Elric tressaillir et le regarder avec des yeux d'or effrayés. Tapotant légèrement la tête blonde, Roy lui promit de ne rien dire ou faire qui pourrait aggraver la situation. Il exigea cependant du jeune qu'il prenne son numéro de portable, déclarant à voix basse qu'en cas de problème, il était joignable à toutes heures du jour et même de la nuit. Il vit Edward Elric pousser un soupir silencieux avant de promettre avec hésitation l'aide qui lui était offerte.
-« Bien, je ne vais pas te déranger plus longtemps… Bien que, je dois te l'admettre, je ne suis pas tranquille à l'idée de te laisser en tête à tête avec ton père, Edward » Se leva douloureusement Roy avant d'essayer de sourire d'une façon plus rassurante à son élève qui le regardait d'un air désolé et coupable.
-« Ne vous en faite pas, monsieur Mustang. Il n'émergera pas avant trois bonnes journées au moins. » Répondit Edward du tac au tac, laissant un professeur de latin plus que perplexe. Soupirant doucement, il reprit « Lorsqu'il vomit dans sa chambre avec un grand fracas… C'est caractéristique : une sorte de coma éthylique. Ne vous en faites pas, avec de la malchance, il émergera demain matin voir peut-être dans l'après-midi. »
La surprise passée, Roy se retint de rire devant les propos d'Edward Elric : même sans le vouloir, le garçon parvenait à faire rire dans les pires moments !
-« Je… V-vous êtes sûr de ne pas vouloir rester pour le repas ? Mon p-père est KO pour un bon moment après tout… » Bégaya Edward, une légère rougeur sur les joues qui surprit le noiraud, pas habitués à un Edward Elric expressif en sentiments – bien que cette expressivité n'était en rien celle de tout adolescent « normal ».
-« Puisque cela à l'air de te tenir à cœur, je veux bien rester ! » Sourit doucement le jeune professeur.
Il vit Edward Elric sourire grandement : de la même façon qu'il l'avait fait hier, lors du cours particulier. Il ne sut la véritable raison d'un tel sourire : peut-être le jeune blond était heureux qu'il reste ou bien alors était-l seulement heureux de ne pas se retrouver seul face à son père quand celui-ci se réveillerait ? Roy se douta que cette question n'aurait jamais sa réponse.
Edward Elric se remit au travail et soigna du mieux qu'il put la blessure provoquée par le coup de poing de son père. Le remerciant chaleureusement, Roy Mustang accompagna son élève aux fourneaux où il l'aida à l'activité culinaire : de délicieuses pommes de terre sautées accompagné de fromage fondu et de tendres petits lardons… Un régal s'annonçait !
Trois quart d'heure plus tard, Alphonse Elric fit enfin son apparition et, d'abord étonné – Roy crut même apercevoir une certaine frayeur dans les yeux châtain vert de l'enfant de douze ans – il fit ensuite un chaleureux accueil envers le professeur aux yeux onyx et, ensemble, partagèrent un délicieux repas qui semblait avoir presque une ambiance familiale.
-« C'était un excellent repas, Edward ! Tu fais partie de l'exception chez les adolescents d'aujourd'hui en matière de tâches ménagères et sûrement en matière d'autres choses ! » Commenta Roy, pensant à une bonne petite plaisanterie.
-« Oui… Nii-san fait toujours passer tout le reste avant lui… » Souffla doucement Alphonse Elric et Roy n'eut pas le loisir de le questionner sur ces paroles qu'Edward explosa d'une façon totalement amusante…
-« QUI DITES-VOUS QU'IL EST TELLEMENT PETIT ET QU'A CAUSE DE CES LONGS CHEVEUX, ON LE CONFOND AVEC UNE FILLE ??? » Hurla Edward Elric, les yeux d'or exprimant une fureur sans borne et une certaine pointe de soulagement quand Roy se mit à rire, oubliant ainsi les propos du jeune frère.
Ensemble, à trois, ils rangèrent alors la cuisine : l'un débarrassant les plats et les autres, nettoyant et rangeant la vaisselle à son endroit.
-« Où faut-il que je le mette ? » Questionna Roy, tenant un bac fermé contenant de la nourriture non dégustée et qui pouvait être réutilisée le lendemain.
-« Vous pourriez le mettre au réfrigérateur, s'il vous plait ? » Demanda Alphonse, replaçant les couverts propres à leurs places « C'est la première porte à droite en sortant du salon, direction le couloir des chambres ! »
Roy, conformément aux explications du jeune Elric, se dirigea vers le petit débarras suffisamment grand pour contenir un réfrigérateur long en largeur mais plus petit en hauteur.
-« Monsieur Mustang, excusez-moi de vous le demander mais... Pourriez-vous sortir le sac contenant le poulet ? Je compte bien préparer du poulet demain ! » Questionna Edward, s'attirant un sourire chez Roy qui, décidément, était surpris par le degré de responsabilité que contenait le petit adolescent blond.
Plaçant soigneusement le bac, il entreprit de rechercher le fameux sac contenant le poulet. Ecartant soigneusement les diverses sacs et autres, il lâcha un cri d'effroi lorsqu'il se retrouva face à une chose qui ne devait jamais se retrouver dans un réfrigérateur …
-« PROFESSEUR ! Que se passe-t-il ? » S'écria Edward Elric, s'approchant dudit professeur alors que le jeune Alphonse, lui, restait dans l'embrassure de la porte.
-« Non, Edward ! Ne t'approche pas ! » S'écria à son tour Roy mais trop tard car le jeune blond découvrit à son tour l'affreuse chose, laissant tomber l'essuie qu'il détenait entre ses mains. « Que… Que… Ce n'est pas possible… » Pleura-t-il ensuite, laissant les larmes coulées de ses yeux d'or.
Roy tenta de le faire reculer du macabre spectacle mais il se débattit et se jeta carrément dans le réfrigérateur, sortant un énorme sac poubelle transparent d'où sortait ce qui ressemblait à une touffe brune.
Alphonse Elric émit alors un cri d'effroi avant de se jeter à son tour sur le sac. Les mots qu'ils prononcèrent alors glacèrent le sang du jeune professeur de vingt-cinq ans.
-« … Maman… »
