Voici la suite des aventure d'Ayato et d'Arika, j'espère que cet OAV vous plaira.

Bonne lecture.

Jais no Shikoku

OAV 8 : ALLIANCE, LA REVELATION, SYNDROME DE LA FOLIE.

A peine eut-il débarqué, qu'Ayato se rendit au château pour se présenter devant la reine, son Master.

Alors qu'il se trouvait devant la porte menant à la salle du trône, il fut pris d'une angoisse qu'il n'avait jamais ressentie auparavant.

Il frappa à la porte, quelqu'un vint l'ouvrir.

- Ah, Meister Ayato, vous revoilà. C'est ce que lui dit le garde qui l'avait ouvert.

- Je suis venu voir sa Majesté.

- Bien sûr. Hmm, hmm. MEISTER AYATO, LE JAIS DU CHAOS.

Ayato entra et se dirigea jusqu'au trône.

Pendant qu'il s'avançait, la reine congédia toutes les personnes présentes dans la salle.

Une fois seuls, la reine quitta son trône pour courir dans les bras d'Ayato.

- Dieu merci tu n'as rien, j'étais tellement inquiète.

- Je suis désolé de vous avoir inquiétée, j'aurais dû…

- Ne t'en fais pas pour ça, la directrice de Garderobe m'a tout raconté dans une lettre, alors ne t'en fais pas.

Le fait que la reine sache tout le rassurait, mais cela lui faisait mal, en tant que Meister, il aurait aimé le lui dire en personne et de vive voix.

Il se rendit jusqu'à sa chambre, il trouva Konoe devant la porte.

Quand elle le vit, elle devint toute rouge. Lui il était normal, il ne se sentait pas gêné par ce qu'il s'était passé. Ou alors faisait-il semblant ?

- Je vous attendais sensei, lui dit Konoe avant qu'il ne lui demande ce qu'elle faisait là.

- Ah ? Tu veux quelque chose ?

- Que vous continuiez de m'entraîner, s'il vous plaît.

Et d'un coup, Ayato devint froid, visiblement, ce n'était pas la réponse qu'il attendait.

- Tu es bien assez forte comme ça, lui répondit-il.

- Mais je…

- Si tu n'as rien d'autre à me demander, tu peux te retirer.

- En fait, j'avais une autre question.

- Et laquelle ?, lui demanda-t-il avec une pointe d'agacement.

- Rester avec vous.

- Mais je n'ai pas l'intention de partir.

- Non, je… je voulais dire qu'après ce qu'il s'est passé à WindBloom, j'avais envie d'être avec vous tout le temps, si vous le voulez bien sûr.

- J'ai peur de ne pas comprendre, lui répondit-il pour la taquiner, alors qu'il comprenait très bien.

- Je veux vivre avec vous, lui lança-t-elle dans un élan de courage.

- D'accord.

Le fait qu'il ait répondu positivement à sa demande la surprenait plus qu'elle ne s'y attendait.

Il l'invita dans sa chambre.

Malgré le fait qu'ils aient quatre ans de différence, Konoe ne se sentait pas gênée, elle était prête à assumer ca qui allait se passer, s'il devait se passer quelque chose.

Ils passèrent la nuit ensemble sans que rien ne se passe.

Lorsqu'elle se réveilla, Konoe était seule dans le lit, Ayato était déjà parti.

Il lui avait cependant laissé un mot.

« Je me suis levé tôt afin de faire un rapport à Sa Majesté, donc ne t'étonne pas si à ton réveil tu es seule, j'ai demandé aux filles qu'elles t'apportent ton petit déjeuner dès que tu leur diras que tu es prête à manger.

Je t'embrasse.

Ayato »

La dernière phrase lui serra le cœur, est-ce qu'Ayato avait enfin accepté ses sentiments ? Bien qu'ils aient quatre ans de différence, cet amour qu'elle ressentait était un amour d'adulte, et non pas une amourette de jeune fille. Elle était prête à tout pour le lui faire comprendre, quitte à y perdre sa pureté et son innocence.

Après avoir dit aux servantes qu'elle désirait manger et qu'elle l'eût fait, elle alla se laver et s'habilla.

Comme étant la véritable Otome liée à la reine, elle se rendit dans la salle du trône afin d'être auprès de son Master.

Alors qu'elle s'apprêtait à entrer, elle entendit comme une violente dispute entre la reine et quelqu'un d'autre. Elle espérait seulement qu'il ne s'agissait pas d'Ayato.

- Ce que vous dites là est impensable !, rugit la reine.

- C'est pourtant la vérité, majesté, dit un homme qui ressemblait à un officier de l'armée royale, c'est la seule et unique solution à ce problème, de plus vous ne risquez rien, vous n'êtes pas liés.

- « n'êtes pas liés ? De qui veut-il parler ? D'Ayato ? », pensa Konoe.

- Même si nous ne sommes pas liés, je me refuse de croire à vos accusations de trahison.

Inspiration forte de Konoe.

- Enfin votre altesse, comment expliquez-vous qu'il soit parti pendant plus d'un an sans vous donner aucune nouvelle ? Ces gens de Windquelquechose nous disent qu'il est le 6ème pilier, mais est-ce vrai ? Il se pourrait qu'ils veuillent le récupérer pour…

- ASSEZ !!!!!!! J'en ai assez entendu, je vous demande de quitter cette salle sur-le-champ.

C'est à ce moment que Konoe décida d'entrer dans la salle.

- Veuillez pardonner mon intrusion Majesté, mais en vous écoutant hurler, je me suis demandé si vous aviez un problème et j'ai aussitôt accouru.

- Tu n'as pas à t'excuser Konoe, voudrais-tu raccompagner le Major Krayg s'il te plaît ?

- A vos ordres, Majesté. Veuillez me suivre, je vous prie.

- Tsss.

Une fois qu'elle l'eût mis dehors, elle se retourna et vit la reine en larmes. Elle accourut aussitôt vers elle, morte d'inquiétude.

- Vous ne vous sentez pas bien Altesse ? Vous avez mal quelque part ?

- Ne… Ne t'inquiète pas Konoe, c'est juste cette affaire qui me…

- Dîtes moi de quoi il s'agit s'il vous plaît.

- Eh bien voilà - elle se calma avant d'entamer son récit -, le Major Krayg pense qu'Ayato pourrait nous avoir trahis et prêté allégeance à la reine de WindBloom.

A ces mots, Konoe se leva, révoltée.

- Sur quoi se base-t-il pour affirmer une telle absurdité !? Jamais Ayato ne ferait une chose pareille !

Shizuka avait remarqué que Konoe l'avait appelé Ayato et non pas Sensei.

- C'est ce que je lui ai dit et il m'a répondu que son silence de plus d'un an en était la preuve.

- C'es absurde, s'il ne nous a pas donné de signes de vie pendant plus d'un an, c'est parce qu'il était piégé dans la dimension des Seeds, vous le savez aussi bien que moi.

- Mais c'est peut-être un mensonge.

- Dans ce cas, convoquez la reine de WindBloom, si elle refuse, c'est que ce type a malheureusement raison.

- Tu as raison, dit la reine avec assurance, je vais l'inviter ici-même.

- C'est le meilleur moyen que vous ayiez pour dissiper ce malentendu.

- Dis-moi une chose, Konoe.

- Oui ?

- Tu n'appelle plus Ayato Sensei ou Senpai, pourquoi ?

- Et bien… C'est que…

- Répond moi franchement.

Et Konoe lui raconta tout.

- Je n'aurais jamais pu imaginer ça.

- Vous devez être furieuse ?, lui demanda-t-elle, tremblante de peur.

- Non, enfin juste un petit peu contrariée, vous avez quand même quatre ans de différence.

- Il ne m'a encore rien dit, s'il m'aimait ou non. D'ailleurs où est-il ? Il n'est pas venu vous voir ?

- Si et après il est reparti. Je pense qu'il souhaite rester seul.

- Pourquoi ?

- Aujourd'hui, ça fait deux ans jour pour jour que sa sœur est morte.

- Effectivement, c'est mieux qu'il reste seul un moment.

Ayato traînait seul sur le terrain d'entraînement des Otome, il se sentait légèrement inutile, il ne savait pas quoi faire.

Et c'est là que tout dérapa, il vit devant lui Sosuke qui le narguait, il matérialisa son armure et se jeta sur son adversaire.

Il percuta le mur si fort que ça en fit trembler toute l'école.

Toutes les élèves virent de la poussière s'élever depuis leur terrain d'entraînement et furent prises de panique, Len et Natsumi essayèrent de les calmer, mais en vain. Elles se dirigèrent alors vers le bureau d'Aoko.

Alors que les élèves couraient dans tous les sens, un nouveau tremblement se fit sentir, ce dernier arracha un morceau de mur qui tomba près d'une élève. Un peu trop près puisque le morceau de mur lui tapa contre la jambe, provoquant une fracture ouverte. Le sang s'en écoulait abondamment et arriva aux pieds de Tessa qui, en voyant la flaque de sang, fut prise d'une panique encore plus grande que celle des autres élèves.

Des images du passé refirent surface, elles déferlaient avec une violence inouïe. Elle se mit ses mains contre ses tempes afin d'essayer de chasser ces images de sa tête. Elle réussit à toutes les chasser sauf deux : celle où son oncle baignait dans son sang après que Natsumi l'ai fatalement blessé et celle où sa mère se faisait tuer, sous ses propres yeux.

- Tessa ! Tessa !, l'appela une élève accroupie auprès de la blessée, aide moi à l'emmener à l'infirmerie.

Tessa recula, le visage horrifié, et s'enfuit en courant.

Dans le bureau d'Aoko, cette dernière, Len et Natsumi regardaient Ayato se battre seul au-dessus du terrain d'entraînement, cependant, la façon qu'il avait de se battre ne ressemblait pas du tout à un entraînement mais plus à un véritable combat.

- Mais enfin à quoi il joue ?, demanda Natsumi.

- Je n'en sais rien, lui répondit Aoko, mais nous ferions mieux de nous rendre sur place afin de mieux comprendre ce qu'il se passe.

- Vous avez sans doute raison, affirma Len.

Alors qu'elles se dirigèrent vers le stade, elles croisèrent deux élèves qui prenaient la direction de l'infirmerie, l'une d'entre elle boîtait et saignait.

- Partez devant, je vous rejoindrez, dit Len aux deux Meister.

Elle se tourna vers les deux élèves.

- Que vous est-il arrivé ?

- Un morceau de mur s'est décroché et m'est tombé dessus, me provoquant cette blessure et faisant fuir Tessa.

- Comment cela ?

- Quand elle a vu le sang, elle avait l'air paniquée et s'est enfuie.

- Vous savez où elle est allée ?

- Non, malheureusement.

- Je vois, dans tous les cas, il nous faut soigner cette blessure avant que ça ne s'infecte.

Len les emmena à l'infirmerie et soigna la blessée.

Pendant ce temps, Aoko et Natsumi arrivèrent sur le stade, où plusieurs élèves étaient réunies. Aoko leur demanda de se disperser, ce qu'elles firent.

Aoko evita de justesse le coup d'Ayato, ce dernier ne s'entraînait pas, il se battait réellement, mais contre qui ?

- Reviens ici Sosuke, cesse de t'enfuir comme un lâche !

Aoko n'en croyait pas oreilles, il avait prononcé le nom de son pire ennemi, visiblement, Ayato devait avoir perdu la raison. Via sa GEM, elle contacta Len.

- Len ?

- Oui, Aoko?

- Pourrais-tu appeler Garderobe et leur demander de te passer leur scientifique ?

- Je m'en charge tout de suite.

Quelques instants plus tard, la connexion avec l'autre école fut établie. Len tomba sur Natsuki.

- Oui ?, répondit Natsuki. Je suis Natsuki Kruger, directrice de cette école.

- Bonjour, je m'appelle Len et je suis une Otome de Ferdelance et amie d'Ayato.

- Vous désirez quelque chose ?

- Auriez-vous une scientifique à qui je puisse parler ?

- Je vais vous passer Youko.

- Merci.

Quelques instants plus tard.

- Oui.

- Bonjour, je m'appelle…

- La directrice m'a mise au courant, que puis-je pour vous ?

- Nous avons un problème avec Ayato, il semble souffrir d'hallucinations.

- Comment cela ?

- Eh bien, il se bat dans le vide, mais de façon telle qu'il semble voir son adversaire, et le pire c'est qu'il s'agit de son pire ennemi.

- Je vois, ce phénomène est-il en rapport avec un évènement passé ou une date ?

- Eh bien, aujourd'hui, nous sommes le jour où la sœur d'Ayato a été assassinée et où il a été trahit par Natsumi.

- C'est ce que je pensais.

- Quoi donc ?

- On appelle ce phénomène le Syndrome de la folie, je m'explique : suite à un évènement passé un certain jour, il est possible que l'esprit revive ce jour, à la même date et qu'il le continue jusqu'à la fin de la journée. Dans le cas d'Ayato, je pense que son subconscient cherche à venger sa sœur, il faudrait que quelqu'un joue le rôle de son ennemi et le force à ressortir tout son chagrin.

- Qu'est-ce qui vous fait croire qu'il faut faire ressortir son chagrin ?

- A-t-il pleuré une seule fois depuis la mort de sa sœur ?

- Pas à ma connaissance.

- Donc c'est une des nombreuses possibilités. Cependant, la personne qui jouera le rôle de son adversaire doit être assez forte pour résister aux assauts meurtriers d'Ayato.

- Je comprends. Et est-il possible que le même phénomène se produise chez sa nièce ?

- Pourquoi cette question ?

- Et bien il semblerait qu'à la vue d'une blessure elle ait paniquée et se soit enfuie.

- Ce phénomène ne s'applique qu'à ceux qui ont un profond désir enfoui au fond de leur cœur, comme la vengeance, donc, si elle n'a pas ce genre de sentiment, il est possible que l'évènement en question l'ait traumatisée, par conséquent…

- … elle craint la vue du sang.

- Comment en arrivez-vous à cette conclusion ?

- Quand Chidori est venue prévenir son frère de l'attaque des Seeds, elle était accompagnée de sa fille et ensemble, elle ont vu Ayato baignant dans son propre sang. Puis quelques minutes plus tard, Tessa a vu sa mère se faire assassiner et son sang se répandre sur le sol.

- Quoi qu'il en soit, pour en revenir à Ayato, personne ne doit s'approcher de lui sous peine d'être considéré comme un ennemi, de plus, si j'en crois ce que vous m'avez dit, ce serait également le jour où il a été trahit par ?

- Par Natsumi.

- Il est donc possible, qu'aujourd'hui il veuille la tuer.

- Si nous l'arrêtons, ce phénomène recommencera-t-il l'année suivante ?

- J'en doute, une fois que le sentiment le plus fort, ici le chagrin, a été expulsé, le phénomène ne recommence plus, mais il n'en va pas de même pour la petite, elle doit surmonter sa phobie pour qu'elle ne la hante plus.

- Je vois, en tout cas je vous remercie de votre aide. Au revoir.

- Au revoir.

Afin de rejoindre le stade plus vite, Len activa sa robe ; en chemin, elle trouva Tessa et lui raconta tout et l'emmena avec elle.

Quand elle arriva sur le stade, elle désactiva ses pouvoirs et raconta tout ce qu'elle venait d'apprendre à Aoko. Pendant ce temps, Tessa regardait la scène avec angoisse.

- Je vois, donc il faut que quelqu'un joue le rôle de Sosuke si nous voulons soigner Ayato.

- Exact, mais même vous vous risquez d'être impuissante face à lui.

- Nous n'avons personne d'autre, si seulement nous n'étions pas si éloignés de WindBloom.

- J'ai une idée, intervint subitement Natsumi.

- Laquelle ?, lui demanda Aoko.

- Len, tu as bien dit que son subconscient rejoue le jour où j'ai…

- En effet, mais… Non ! Ne me dis pas que tu vas…

- Si, je vais l'affronter. Je suis la mieux placée pour savoir ce qu'il a ressenti ce jour là.

- Natsumi, tu es peut être devenue très forte mais n'espère pas battre Ayato, lui dit Aoko.

- Je n'espère pas le battre, je veux juste l'occuper jusqu'à ce qu'il libère son chagrin.

- Et si nous faisions intervenir Tessa ?, suggéra Len.

- Trop dangereux, il pourrait la confondre avec un ennemi, à moins que… Toujours est-il que je vais tout de même jouer le rôle de Sosuke.

- TE VOILA SOSUKE ! PREPARE TOI A MOURIR SALE TRAITRE !!!!!

- Natsumi, prépare-toi !

- Compris.

Elles évitèrent l'attaque d'Ayato, mais contrairement à ce qu'elles avaient prévu, Ayato ne s'occupa que d'Aoko.

- Toi ! Tu as obligé Natsumi à nous trahir et tu as tué ma sœur, je ne te pardonnerai pas, je vais te tuer une bonne fois pour toutes, ordure !

- Tu rêves si tu crois pouvoir y arriver dans ton état, de plus Natsumi a décidé ça de son plein gré, je ne l'ai pas forcé, raconta Aoko en essayant d'avoir la même mentalité que Sosuke.

- Il a raison Ayato, Je ne t'aime plus, tu es un obstacle à l'accomplissement de mon rêve.

- Si ton rêve est si important, alors je vais le faire disparaître une fois que j'aurais tué Sosuke.

Il porta un coup de pied dans le ventre d'Aoko et se jeta sur Natsumi.

- Je vais te tuer pour m'avoir trahi. C'est en partie de ta faute si Chidori est morte. Elle avait confiance en toi, moi aussi j'avais confiance en toi et tu nous as trahis.

- Arrête, tu es complètement fou Odo-san !

Ayato tourna la tête et vit sa nièce.

- Tessa va-t-en !

Aoko arriva et prit Tessa par la gorge, cette dernière étant au courant de la supercherie,

- Je te conseille de la lâcher si tu ne veux pas que ta charmante petite nièce ait le cou brisé.

- Lâche-la, elle n'a rien à voir là-dedans.

- Tu es sûr ? J'ai pris la mère, je peux prendre la fille.

- Non !!! Et la peur se dessina sur le visage d'Ayato, des larmes commençant à couler de ses yeux.

- Alors ?

- Tu m'as pris Chidori alors qu'elle n'avait rien demandé, elle était étrangère à tout ça, rends-la moi, rends-la moi. RENDS-LA MOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOI !!!!

Il bondit sur Aoko et lui asséna un coup de poing au visage qui la projeta assez loin de Tessa.

Puis il se jeta sur Tessa et tout en la tenant il ne cessa de lui dire pardon. Quand ils retombèrent, il se mit à pleurer, il libéra tout le chagrin qu'il retenait depuis deux ans maintenant.

Toutes les élèves assistaient à la scène, mais celles qui furent le plus touchées étaient Tessa et Natsumi, car elles n'avaient pas imaginé que ça l'avait affecté à ce point.

Alors que ses larmes se tarirent, Ayato fut prit d'une langueur et s'écroula, mort de fatigue.

Il dormit pendant deux jours, et pendant ce temps, seules Konoe et Tessa restèrent à son chevet.

Pendant leur veillée, Konoe vida son sac.

- Tessa.

- Oui ? Qu'y a-t-il, Konoe onee-sama ?

- Je… Je dois t'avouer quelque chose, mais j'ai peur que tu le prennes mal.

- De quoi s'agit-il ?

- Eh bien voilà, je suis…

- … amoureuse de mon oncle ?

- Tu le savais, mais je n'en ai parlé à personne ici.

- Pas besoin qu'on me le dise, il m'a suffit de voir comment vous vous regardiez à WindBloom pour comprendre.

- Alors ça veut dire que…

- Que notre amitié n'en souffrira pas. Si cela peut permettre à mon oncle de se sentir mieux, alors je l'accepte.

Quand Ayato se réveilla, il découvrit Konoe assise, la tête sur le lit, il ne se souvenait pas de ce qu'il s'était passé. Machinalement, il passa sa main dans les cheveux de celle qu'il aimait.

C'est sûr cette preuve de tendresse qu'elle se réveilla.

- Je t'ai réveillé ?

- Ayato-sama ? Vous êtes réveillé ?

- Depuis un petit moment.

- Comment vous sentez-vous ?

- Ca va, je n'ai pas de souvenir précis de ce qu'il s'est passé, et je préfère ne pas en avoir.

- Je pense que c'est mieux, mais Aoko vous dira sûrement ce qu'il s'est passé.

- Sinon…

- Ben j'attendais votre réveil.

Depuis ce qu'il s'était passé à WindBloom, ils ne s'étaient jamais retrouvés seuls tous les deux, du coup l'atmosphère était un peu tendue.

- Je peux te parler franchement, Konoe ?

- Oui bien sûr, et son cœur s'emballa.

- Je dois t'avouer quelque chose.

- Ah !? Et qu'est-ce que c'est ?

- Je t'aime Konoe, mais je te fais difficilement confiance.

- Je comprends Ayato-sama. Moi aussi je vous aime et je peux vous jurer que jamais je ne vous trahirai.

Et c'est sur ces mots qu'ils s'embrassèrent pour la seconde fois, cependant, ce baiser fut plus intense que le dernier. Et cela aurait pu aller plus loin si quelqu'un n'était pas venu frapper à la porte.

Aoko s'inquiétait de la santé d'Ayato, elle ressentait encore les effets du coup de poing que ce dernier lui avait donné, par chance elle l'avait vu venir et l'avait donc esquivé, du moins avait-elle essayé de le faire.

Elle arriva devant la porte de la chambre d'Ayato et frappa.

On l'invita à entrer. Quand elle ouvrit, elle découvrit Konoe près du lit d'Ayato, ce dernier était assis dans son lit et ils semblaient en train de parler.

Ayato pencha la tête et fit signe à Aoko d'entrer.

- Bien, dit Konoe, je vais vous laisser tous les deux, vous devez avoir des choses à vous dire.

- Merci Konoe, lui dit Aoko en guise de remerciement.

Konoe quitta les lieux et ferma la porte, laissant ainsi Ayato et la directrice de Ferdelance seuls.

Aoko demanda à Ayato si elle pouvait ouvrir les rideaux, ce dernier acquiesça. Dès que les rayons du soleil entrèrent dans la chambre, Ayato remarqua tout de suite la marque sur le visage d'Aoko. Il se leva, s'habilla et s'approcha d'Aoko et prit son visage entre ses mains.

- Qui vous a fait ça ?

- Je suis venu ici pour t'en parler justement. C'est toi qui m'as fait cette marque.

- QUOI !?

- Pendant environ une heure, tu as perdu l'esprit, ou plutôt, ton esprit est revenu deux ans en arrière et tu t'es mis à combattre Sosuke alors qu'il n'était pas là, tu as même essayé de tuer Natsumi et tu m'as confondu avec Sosuke, mais en vérité j'ai joué le jeu d'être ton adversaire afin de te ramener à la réalité. Ayant libéré le chagrin qui remplissait ton cœur depuis deux ans, cette situation ne devrait plus recommencer. Pour toi en tout cas.

- Comment ça ?

- Tessa a gardé des séquelles de ce qu'il s'est passé il y a deux ans.

- Quel genre de séquelles ?, demanda-t-il avec inquiétude.

- Il semblerait que désormais elle ait peur du sang, ce qui paraît logique étant donné qu'elle t'a vu baignant dans ton sang et que ta sœur a été tuée sous ses yeux, du coup elle a vu une quantité énorme de sang et depuis elle en a peur. Aoko lui cita l'exemple qui c'était passé pendant l'incident.

- Je vois, fit Ayato soulagé.

Pendant ce temps à WindBloom, dans le palais de la reine Mashiro, un garde frappa à la porte de la salle du trône.

- Entrez !

- Majesté, dit le garde, une lettre vient d'arriver pour vous.

- Qui l'a envoyé ?, demanda Arika.

- Une certaine Shizuka de SandBloom.

- Donnez-la-moi, lui dit la reine.

- Tenez.

- Merci, vous pouvez disposer.

- A vos ordres.

Le garde salua et se retira.

Mashiro était seule avec Arika, aussi lut-elle la lettre à haute voix.

« Reine Mashiro,

Permettez moi de me présenter, je me nomme Shizuka Fujiko, je suis la souveraine de SandBloom.

Vous serez sûrement surprise de recevoir la présente lettre, étant donné que nous ne nous connaissons pas.

Cependant, vous devez sûrement connaître Ayato Tsurugi, qui fut temporairement mon Servant jusqu'à ce que j'aie mon Otome.

Si je vous écris, c'est dans l'intention de vous inviter à SandBloom dans le but de régler un petit problème.

En effet, l'un de mes Généraux vous suspecte d'avoir fait prêter allégeance à Ayato, dans le but qu'il nous trahisse. Je suis sûre que ceci n'a jamais été votre intention, cependant, mon Général me donne comme argument l'absence de nouvelles d'Ayato durant tout la période où il a séjourné dans votre royaume.

Je n'en ai point encore parlé à Ayato, car le connaissant, il serait capable de démolir le Général et de le questionner après.

J'espère que votre réponse sera favorable à ma demande, je ne vous impose aucune condition, venez avec qui vous voulez. Vous pouvez bien entendu venir avec vos Otome, je sais que l'une d'elles est la demi-sœur d'Ayato, cela lui ferait sûrement plaisir de la voir.

Veuillez agréer, Majesté, mes sentiments les plus sincères.

Vous souhaitant une agréable journée ainsi qu'un règne prospère.

FUJIKO Shizuka

Souveraine de SandBloom. »

- Je ne comprends rien à tout ceci, dit Mashiro.

- Il semblerait que quelqu'un dans ce royaume, vous suspecte d'avoir soumis Ayato dans le but, hypothétique, de le préparer à une invasion. C'est là un scénario des plus sombres, mais je préfère envisager le pire, dit Nina.

- Mais il n'y a rien de tout cela, hein ?, demanda Arika.

- Bien sûr que non !, s'exclama Mashiro. Cette reine douterait-elle de moi ?

- Si c'était le cas, elle nous aurait déjà attaqués, affirma Nina.

- Préparez-vous à partir pour SandBloom dès demain matin, leur ordonna Mashiro. Mais avant, vous allez toutes les deux à Garderobe demander à Meister Viola de nous accompagner en tant que représentante des Cinq Piliers et de l'école.

- YES MASTER !!, dirent en chœur Arika et Nina.

Pendant que ses Otome partaient en direction de Garderobe, Mashiro rédigea une lettre à l'attention de la reine Shizuka.

Quand elles arrivèrent à l'école, Arika et Nina se dirigèrent directement vers le bureau de la directrice.

Dans les couloirs, les élèves les saluèrent en les appelant « Nina onee-sama » et de « Arika onee-sama ».

Lorsqu'elles furent devant la porte du bureau, elles frappèrent et furent aussitôt invitées à entrer. Elles racontèrent à Natsuki ce que leur avait dit la reine.

Natsuki décida qu'elle accompagnerait les deux filles, mais Shizuru insista pour venir elle aussi et elle utilisa comme argument : « je pense que cela fera sûrement plaisir à Ayato si je viens aussi ».

Une fois qu'elles se furent mises d'accord, elles préparèrent leurs bagages et prirent le vaisseau que la reine avait fait affréter.

Une semaine après avoir envoyé la lettre, la reine Shizuka reçut une réponse, qu'elle appréhendait quelque peu.

« Chère Reine Shizuka,

J'ai pris conscience de votre situation dans la lettre que vous m'avez fait parvenir.

C'est avec joie que j'accepte votre invitation, non seulement pour vous soulager de ce malentendu qui, je dois le reconnaître, me trouble tout autant, mais également afin de vous rencontrer afin de mieux apprendre à gérer un royaume. Je suis en effet très jeune et je n'ai, par conséquent, que peu d'expérience.

Afin que vos soldats ne soient surpris lors de mon arrivée, qui devrait suivre de peu celle de cette lettre, je tiens à vous informer que je serais accompagnée de 4 Otome, les deux miennes (le Saphir du Ciel Azuré et l'Emeraude de Neptune) ainsi que de la directrice de Garderobe, Natsuki Kruger (le Cristal d'Argent et de Glace) et de l'un des Trois Piliers, Meister Shizuru Viola (que vous connaissez déjà).

C'est sur cette information que je vous souhaite une agréable journée.

Mashiro Blan de WindBloom

Souveraine de WindCity et de WidBloom. »

Et ce fut quelques jours après réception de la lettre que Mashiro et son « escorte » arrivèrent au Palais.

Le garde de l'entrée lui demanda son nom et le motif de sa visite, Mashiro lui révéla son identité et lui présenta la lettre de Shizuka.

Le garde ne prit, bien sûr, pas cela au sérieux et se prépara à la renvoyer à coup de gifles quand tout à coup, quelqu'un cria dans son dos « ARRETEZ !!! ».

- Meister Ayato ?, dit le garde, surpris.

- Qu'est-ce que vous croyez faire là ?, demanda-t-il l'air sévère.

- Cette gamine prétend être la reine de WindBloom.

- Et qu'est-ce qui vous prouve qu'elle ne l'est pas ?

- Une enfant ne peut tout simplement pas être une reine. J'ai du mal à croire que ces deux femmes (il parlait de Natsuki et Shizuru) se soit laissées duper par cette gosse.

- Dites-moi, cela fait combien de temps que vous êtes soldat pour Sa Majesté ?

- Tr… tr… trois ans, balbutia-t-il en devinant ou voulait en venir Ayato.

- Et cela vous plaît ?

- Ou… ou… oui.

- Alors si vous ne voulez pas perdre votre place, je vous conseille de les laisser passer.

- A vos ordres.

Grâce à l'intervention d'Ayato, Mashiro et les Otome qui l'accompagnaient purent passer le portail sans autre forme de procès. Cependant, Ayato ne s'était pas attardé à saluer sa sœur et les autres, il avait tourné les talons et avait pris la direction d'un grand bâtiment ressemblant à Garderobe.

Quand elles arrivèrent devant la porte du palais, elles furent accueillies par Konoe.

- Bonjour Votre altesse, je m'appelle Konoe Shirotsuki, je suis l'Otome Quartz du Destin de la reine Shizuka, je suis ravie de vous rencontrer et je serai votre guide du palais jusqu'à ce que la reine puisse vous recevoir.

- Merci pour cet accueil chaleureux, dit Mashiro avec le sourire.

Et Konoe leur fit faire le tour du palais, cela dura une heure, mais le temps fila si vite que le moment de la rencontre entre les deux reines arriva comme si cela faisait deux minutes qu'elles étaient dans le château.

Dans le hall, un garde hurla les noms et grades des invités de la reine. Elles entrèrent dans la salle du trône, la salle était aussi vaste que celle du château de Mashiro.

Quand elles arrivèrent à hauteur du trône, elles firent la révérence.

- Bienvenue à vous toutes dans mon royaume, leur dit la reine en guise de salutations. J'espère que vous avez fait bon voyage ?

- Oui, mais le seul ennui est que ce fut un peu long, dit Mashiro en espérant ne pas choquer son hôte.

- C'est le plus regrettable, je suis bien placé pour le savoir, le temps qu'Ayato à mis pour revenir de chez vous m'a paru horriblement long.

- Par ailleurs où est-il ?, demanda Natsuki.

- C'est vrai, nous l'avons vu à l'entrée, mais il ne nous a même pas salué, intervint Arika.

- Ayato est le professeur de danse combat de notre école, il n'était à l'entrée que pour s'assurer que vous n'auriez pas de problèmes, problèmes qui sont malheureusement arrivés à cause d'un garde incompétent.

- Ce n'était pas grand-chose, intervint Mashiro.

- Serait-il possible de le voir s'il vous plaît ?, demanda Arika.

- Arika, ne peux-tu pas te tenir tranquille quand on est en présence de personnes importantes ?!, vociféra Mashiro.

- Vous devez être Arika Yumemiya, n'est-ce pas ?

- Oui, Arika Yumemiya, le Saphir du Ciel Azuré, l'Otome de la reine Mashiro.

- La sœur d'Ayato n'est-ce pas ?

- En effet.

Shizuka regarda vers Nina puis vers Natsuki. Sentant le regard de la reine, Nina se présenta et par la même occasion présenta Natsuki.

- Je me nomme Nina Wang, l'Emeraude de Neptune, je suis la seconde Otome de la reine Mashiro. Et voici la directrice de Garderobe et Second Pilier, Natsuki Kruger, le Cristal d'Argent et de Glace.

- Magnifique, venez avec moi, je vais vous emmener voir Ayato à Ferdelance.

Dés qu'elles arrivèrent à l'académie, elles se dirigèrent directement vers le stade où Ayato donnait son cours.

Ayato entraînait les seconde année à la maîtrise du Shift (Technique permettant un déplacement presque instantané). Dés que le cours fut terminé, il se tourna vers la reine et ses invités.

Arika s'approcha de lui, le regard sombre.

- Tu veux me frapper ? Vas-y, lui dit Ayato.

- T'en mériterais une bonne, lui répondit Arika. Tu nous permets de franchir le portail et tu ne viens même pas nous saluer, franchement t'abuses.

- Alors qu'est-ce que t'attends pour m'en coller une ?

- T'as de la chance d'être mon frère, ça t'épargne une beigne.

Malgré sa colère elle lui sauta au cou, chose qui déplut fortement à Konoe qui commençait de s'approcher d'Ayato et d'Arika. Ayato fit un non du doigt à l'attention de Konoe.

Plus tard, elles se retrouvèrent toutes dans le bureau d'Aoko. Ayato n'était pas présent car il lui fallait maintenant entraîner les première année.

- Donc si j'ai bien compris, commença Mashiro, votre Général pense que nous aurions retourné Ayato contre vous.

- C'est cela, affirma Shizuka.

- Il est où que je lui colle la beigne que j'aurais dû mettre à mon frère !

- Calme-toi Arika, lui conseilla Shizuru.

- Je peux vous affirmer que s'il est resté à WindBloom, c'est de son plein gré, assura Natsuki.

- Je vous crois, dit Shizuka, et afin de prouver votre bonne foi, je vous propose une alliance, je dirais même un union entre nos deux royaumes.

- J'accepte, dit promptement Mashiro.

Un traité d'alliance fut rédigé et signé par les deux dirigeantes.

Dans l'ombre, le Général Krayg ruminait, rien ne se passait comme il le voulait.

Quelque part, à des centaines de kilomètres de SandBloom, Sosuke tenait captive une jeune fille, il s'évanouit dans la nature et réapparut dans un monde étrangement similaire, mais néanmoins différent, à la dimension des Slaves.

Là se tenait un Seed gigantesque, assis sur ce qui semblait être un trône.

- Master, je vous ai amené une fille qui semble avoir été une Otome.

- Très bien Sosuke. Quel est ton nom, jeune fille ?, demanda le Seed.

- Ça vous servirait à quoi de le savoir !?

- Ne sois pas impertinente, n'oublie pas que ta vie est entre mes mains

- Tomoe Marguerite.

- Je connais ton désir, et je peux t'aider à te venger si tu acceptes de devenir une de mes Otome.

- Et si je refuse ?

- Tu mourras, mais au préalable Sosuke se chargera de ton corps.

- J'accepte, repondit Tomoe, la peur au ventre.

- Bien, Sosuke, apporte-lui une GEM Obsidienne des Enfers. Cette GEM est beaucoup plus puissante que l'Obsidienne des Ténèbres.

C'est sur ces mots que Tomoe redevint une Otome. Elle allait enfin pouvoir tuer Arika.

Prochainement, incertitude sur un sort, des sentiments teintés de doute.

Mai-ZHiME oav 9 : disparition ou mort ? Révélation des sentiments incertains.