AUTEUR : Doomsday la pas si grande que ça. Avec comme bêta-redeuse Lasi', my soulmate, auteur du très célibrissime « Down in his eyes' heart. ». Pour plus d'informations sur moi, veuillez lire mon profil, si vous en ressortez vivant.

RÉSUMÉ :

1 •• « - Je te promets que je reviendrais. Toi en retour je veux que tu me promettes quelque chose Severus. Ne t'engage pas aux côtés de Voldemort et n'aies jamais peur de prononcer son nom, Jamais.
- Je te le promets Siejena. Je te le promets. »
Il y a plus de 20 ans, deux adolescents qui ont grandit trop vite se font une promesse entre la sensation des lèvres pressées, des esprits fatigués, du froid qui mordait. Les années ont passé, l'un n'a pas tenu sa promesse et pense que l'autre a fait de même. Mais c'était sans compter Dumbledore. Vieux fou. Qui a décidé qu'il en serait autrement. Parce que c'est à cause de lui qu'une silhouette évoquant une ombre silencieuse se glisse dans la pièce. Et comme un boomerang, tout lui revient à l'esprit. Chaque détail. Elle est revenue. Elle a tenu sa promesse.

2 •• « - Mais tu es déjà à genoux Severus, ma tâche sera bien plus aisé que la tienne. Abandonne. Fais comme tu as toujours fais. Sois lâche. » Elle lui crache dessus et tourne les talons. La porte s'est fermée sans bruit. Et le silence. Assourdissant.

3 •• « Je me fais vieux Severus. Si Siejena est à nos côté, ce n'est pas pour t'infliger une torture quelconque. » « C'est raté, pauvre fou. », le silence, assourdissant. Elle est revenue. Douce Nimueh, Snape a tout à perdre. En fait, il a déjà tout perdu.

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DISCLAIMER : Les personnes appartiennent tous à J.K. Rowling, du moins les personnages du livre, Miss Capoln, Mr Acampora, Mr Capoln et tous ceux dont vous n'avez jamais entendu parler reviennent de droit à son auteur, moi. Je tiens à préciser que je ne touche rien pour cette fanfic, que je n'en tire aucun bénéfice excepté la passion de la lecture, de l'écriture, de l'imagination et éventuellement le plaisir de vos reviews.

A DATER : L'idée de cette fanfic m'est venue il y a déjà plus de deux ans, son écriture a commencé fin Mai, environ le 20, si je puis être précise.

NOTA BENE (1) : Envers et contre tous, si jamais l'idée que notre protagoniste, Miss Capoln, soit une Mary-Sue vienne frapper vos esprits tous plus fous les uns que les autres (car s'aventurer dans une des me fanfics revient à faire preuve de folie, bien que je ne vous blâme pas pour ceci car je suis aussi dérangée) je vous demanderais de rejeter toute l'idée. Cette femme étant l'alter-ego de Severus Snape, elle n'a pas un physique avantageux mais de grandes capacités sorcières et autres. Je vous demanderais donc de ne pas m'accuser d'une telle infamie qu'est la création d'une Mary-Sue, protagoniste qui plus est.

NOTA BENE (2) : Le rating 'T' ne signifie pas qu'il y aura des scènes sexuelles dites implicites, je ne suis pas vraiment adeptes de décrire ce genre de choses, cependant la violence de certains propos et de certains actes peuvent choquer les plus jeunes, et voir, les plus vieux. Là aussi je tiens à vous dire que non, vous n'aurez pas de description de viol ou de combats sanguinaires.

NOTA BENE (3) : L'exposition de critiques quelconques, de spéculations est vivement recommandée dans les reviews, n'hésitez pas, j'aime entendre ce que risque de penser les gens et tout cela, je n'aime pas me contenter de choses simples telles que 'J'aime' ou 'J'aime pas', cependant je ne me jetterais point à genoux pour vous demander des reviews, je ne suis pas vraiment comme cela. Mais j'aimerais tout de même entendre d'esprit tordu à esprit tordu vos impressions et vos hypothèses.

NOTA BENE (4) : Je tiens à rappeler, parce qu'une sainte personne a estimé que ça serait sage que j'ai 15 ans, oui oui, je vous entends de loin faire des 'Hein' et des 'Quoi' et des 'AH AH' et des…enfin bref. Je le rappelle parce que je ne voudrais pas que les gens oublient que l'âge ne fait pas forcément tout. Et que dans le domaine de l'écriture, il n'y a pas de limites.

NOTA BENE (5) : Les flashs-backs sont racontés aux temps du passé, imparfait & passé simple, mais le scénario actuel est raconté au présent car j'estime que ça donne une impression de réelle, j'utilise donc le présent de narration. Mais bon tout le monde connaît les valeurs du temps, je ne vais pas m'étendre dessus.

NOTA BENE (6) : Je tiens à préciser que j'ai tenté de garder un maximum les noms originaux, ainsi vous ne trouverez nul trace de 'Rogue' mais Snape, pas de Malefoy mais 'Malfoy', pas de 'Poudlard' mais de 'Hogwarts'.

NOTA ULTIMA BENE (7) : L'histoire est en cours d'écritures et a déjà énormément de chapitres en avance, donc l'ajout de chapitres se feront assez régulièrement, toutes les semaines, et peut être tous les trois jours si vous êtes trop impatients. Cette histoire n'est pas la seule que je prévois, je prévois une trilogie (ou série mais le mot trilogie est bien mieux adapté à ce cas là) pour nos deux acolytes. Bonne lecture les gens.

Bien à vous,

Doomsday.

PS : Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme, je suis le maître de mon destin (fou), le capitaine de mon âme (dérangée).

I - A l'approche de l'auror étincelant, tombe, tombe la pluie d'argent.


« Les Mercenaires. Un nom, une race, un peuple. Qui fait frissonner. A l'instar des centaures, ils n'aiment

pas les autres peuples. Ils restent dans leur coin. Ils ne sont pas immortels, mais vivent longtemps, la particularité dans leurs prunelles et leur peau démontre bien qu'ils ne sont pas humains. Leur code génétique est différent, mais ils peuvent avoir des enfants avec des humains. On les appelle alors le résultat un hybride, mais ceux-ci sont très rares, premièrement parce que comme leur espérance de vie est très longue, ils sont aussi très peu féconds. Ensuite parce que un Mercenaire avec un Humain est peu envisageable. Les Mercenaires sont puissants, certains possèdent des dons, d'autres non. Mais malheureusement cette puissance s'avère être destructrice. Et en contrepartie, si vous trouvez la faiblesse d'un Mercenaire...vous pouvez l'abattre aussi facilement que l'on écrase une mouche.

Encore faudrait t'il que vous la trouviez ?

Pour finir je dirais que la chose qui me désole le plus en ce monde c'est que les Mercenaires disparaissent, certaines personnes trouvent très amusants d'éradiquer ce qu'ils considèrent comme de la vermine. Certes, on pourrait penser qu'avec leur noirceur ils sont alliés à celui dont on ne doit pas prononcer le nom. Mais c'est faux. J'ose espérer que certaines Mercenaires resteront sur cette Terre. Que cette Race, jamais ne s'éteindra. »


Il fait sombre, il fait nuit. La lune éclaire peu, mais cela ne semble pas décontenancé la silhouette flottante dans le square Grimmaurd, elle ressemble à un fantôme, sa capuche lui recouvrant la tête, ne laissant apparaître que le bas de son visage. Parfois la cape se soulève et on peut apercevoir ses chaussures plates. Mais la plupart du temps c'est elle qui rompt le silence de son chuintement. Il pleut. Elle est trempée. On ne peut pas dire si la sihouette est une femme ou un homme, aucune forme n'apparaît excepté celle du vêtement trop grand. Lorsqu'elle resserre la cape grise foncée, on devine que ses membres sont maigres. Peut être un peu trop pour un individu d'une telle rapidité. Sa respiration est régulière, presque imperceptible. C'est bien trop silencieux, un chat noir semble arriver à la même conclusion, son pas le guidant vers sa maison, son refuge. Il est tranquille et assuré, mais lorsque la silhouette passe à côté de lui, il s'enfuit, courant, feulant. Comme si tous les diables étaient entrés en lui. Pourtant aucune trace de sortilège ne subsiste dans l'avenue. C'est quelque chose d'autre. Quelque chose de plus terrifiant. Soudain le corps sans nom s'arrête entre deux maisons, portant le numéro 11 et 13. Aucune trace du 12.

« 12, square Grimmaurd, quartier général de l'ordre de Phœnix. », dit la voix, d'un air assuré, en chuchotant. Elle est froide et sans appel. Pareil à une brise. Une illusion. A la fois forte et distante. Finalement, comme attendu, une maison se dessine entre les deux autres, et le corps, arrivé au pas de la porte, soupire. Pas de malaise, de fatigue ou autre chose dans ce goût là. Non il soupire comme s'il voulait une dernière fois profiter de la Nuit, il n'a pas l'air d'être dérangé par la pluie, par le fait qu'il est dégoulinant d'eau. Il ne frissonne même pas. Finalement, sans même frapper ou sonner, il pousse la porte. Se retrouvant soudainement confronté au bruit, à la lumière. Ce corps qui ne ressemble ni à une femme, ni à un homme, chancèle. Se rattrapant bien vite. A l'inverse d'il y a quelques secondes, il inspire. Des éclats de voix résonnent dans la pièce d'à côté, en dessous des escaliers, un peu plus loin sûrement la salle à manger, et au vue de l'heure tardive, ils doivent sans doute digérer. Soudain une voix se distingue du lot, elle réclame le silence. Silence qui ne tarde pas à arriver, c'est celle d'Albus Dumbledore. Ce même Albus qui quitte la pièce quelques secondes après et s'approche de la silhouette, les bras grands ouverts, les yeux pétillants et un sourire éclatant, comme si cette ombre ne ressemble pas aux ténèbres, à l'horreur à l'état pur mais qu'elle est juste une amie, qu'il a apprivoisé, une sorte d'animal sauvage qui est finalement devenu un véritable compagnon fidèle, bien que froid et indépendant. Oui c'est une amie. Et leur première rencontre l'avait annoncé à grands pas.

FLASH-BACK

« Il pleuvait ce soir là, comme maintenant, il y avait des trombes d'eau. Un orage dévastateur. Albus s'avançait d'un pas rapide mais assuré, il s'arrêta à une maison toute de brique, comme la plupart des habitats, c'était un orphelinat cette fois ci et malheureusement pas une famille d'accueil. La jeune fille qu'il venait voir avait quinze ans selon ses informations et elle avait fait quatre familles d'accueil différentes depuis la mort de sa mère, Mercenaire, ajouté à la disparition du père étrangement simultanément, pur sorcier. Le directeur de Hogwarts frappa trois fois à la porte, une femme au dos voûté lui ouvrit. Les rides s'entrechoquaient sur son visage, si bien qu'on distinguait à peine ses yeux gris et vitreux.

" - Ah c'est vous...dit elle de sa voix chevrotante, Entrez."

Dumbledore lui adressa un sourire et rentra dans la vieille maison, elle ouvrit plus grand la porte pour le laisser passer, ce jour là il avait une longue robe de velours pourpre ce qui n'échappa pas aux enfants et adolescents qui couraient dans la demeure.

« - Oh arrêtez ça tout de suite, nous avons un invité et tenez vous correctement s'il vous plaît, sinon vous allez casser encore un vase...leur ordonna sévèrement celle qui semblait être la maîtresse de ses lieux et qui avait ouvert au directeur.»

Elle se tourna vers Albus et d'un signe de tête presque imperceptible l'invita à la suivre. Ils arrivèrent dans une pièce radicalement différente du reste de la maison, chaque mètre carré "sentait" le confort, la richesse.

« - Asseyez vous je vous en prie...fit elle et il s'exécuta.

- Je viens pour Miss Capoln, annonça t'il calmement, mais on aurait dit qu'il venait de crier car la vieille dame sursauta.

- Ah...Elle...siffla la sorcière dans une répugnance très appuyée, personne ne veut d'Elle...Et je les comprends que trop bien. Les autres enfants et adolescents rient, se font des farces, me répondent mal et mangent comme des gorets ! Mais Elle...dans son coin...ne parle pas... »

Le reste de sa phrase fut quasiment inaudible, elle parlait plus pour elle même, on aurait dit une femme sénile, Albus parvint à saisir quelques mots mais son sourire ne s'effaça nullement.

« - C'est compréhensible. Sa mère, une des personnes surement des plus importantes pour elle, a été assassiné. Soyez indulgente avec elle.

- Non vous ne comprenez pas...menaça t'elle avec un doigt accusateur qui n'impressionna pas Dumbledore, elle parle toute seule, elle pourrait être triste ou même en colère, mais non ! Elle reste insensible à tout. Le pire c'est ce qui s'est passé hier, le petit Maxence est un sang-pur. Ils ont passé cinq minutes, ensembles, dans la même chambre et il en est ressorti avec le doigt ouvert ! Il n'y avait pas de couteau, et je lui avais supprimé sa baguette, cette fille est pire que le Diable...Plus vite vous l'aurez emmené dans votre école mieux ça sera moi je vous dis ! Elle n'avale que des miettes de pain, que voulez vous que je fasse d'elle, je suis payée pour l'élever, vous savez ce que veut dire le mot orphelinat ?!»

Son souffle était rauque, comme si elle venait de courir un marathon, ses joues avaient pris une teinte couleur brique et elle regardait son "invité" comme si c'était le responsable de tous ses malheurs. Albus déglutit, pas de peur, mais d'appréhension, elle lui rappellait un certain Tom. Riddle.

« - Bien, puis je voir Miss Capoln, madame Comb, s'il vous plaît ? »

Elle grogna un "C'est pas trop tôt" et se leva, l'homme la suivit, son air serein toujours gravé sur son visage. Ils arrivèrent devant une porte, là Mme Comb lui adressa un dernier regard et partit réprimander les enfants qui jouaient en bas. Albus frappa mais rien ne lui répondit, au moment où il allait réessayer il entendit un grognement tenant plus lieu de la bête que de l'être humain. Prenant cela pour un signe positif il entra. Ce fut un tout autre changement de décor comparé au bureau de la vieille femme, la pièce était quasiment vide excepté des vêtements éparpillés ça et là, deux lits et une commode en bois délabré. Il y avait une chaise très simple dans un coin de la pièce, c'était là qu'était assise une jeune fille. Maigre, la mine blafarde, les cheveux d'un noir corbeau, attachés dans un sévère chignon qui rappelait celui de McGonagall, on aurait dit qu'elle n'avait pas dormi depuis longtemps car de lourdes cernes violettes se dessinaient sous ses yeux qui avaient une couleur inhumaine. Un noir tirant vers un bleu outremer, ce n'était pas un violet, non c'était une couleur terne. Impossible, mais pourtant c'était là. La bouche était d'une teinte étrange aussi, très proche du sang. Sa peau était d'une blancheur à faire pâlir la neige elle-même. Dumbledore comprit aisément pourquoi la directrice de l'orphelinat sorcier avait pris peur et désirait ardemment la voir loin. De loin on aurait pu la considérer humaine, mais il était certain qu'en s'approchant de sentiment s'effaçait. Excepté qu'elle tenait une baguette dans la main, la faisant jouer de ses longs doigts blanchâtres. Surement la sienne. La baguette qui lui avait été confisqué. Mais ce qui frappait sûrement le plus sur son visage c'était la brûlure. Une brûlure qui lui prenait la moitié du cou, remontant sur sa mâchoire inférieure gauche et s'arrêtant à sa mi-joue. Une souffrance s'en dégageait, comme tout le reste, silencieuse.

« - Bonjour Siejena, je suis Albus Dumbledore, le directeur...

- Je sais. »

Sa voix n'était pas agressive, elle était froide certes, mais pas bien méchante, néanmoins on notait sans peine une rancœur. Albus sourit comme si elle venait de lui annoncer qu'elle trouvait qu'il était un homme très gentil et il s'assit sur le lit en face d'elle, celui ci grinça.

« - Ta mère est décédée et je comprends que tu te sentes seul...

- Wow. Eh bien ça commence fort, avec des 'ta mère est décédée'.

- L'aimais tu ? demanda doucement Dumbledore.

- Non. J'aimais mon père, c'était un bon sorcier.

- Pourquoi ?

- Pourquoi pas ? »

Le silence se fit, la lumière qui avait jailli au bout de la baguette de la jeune fille s'éteignait doucement. Dumbledore s'approcha doucement, Siejena recula.

« - Il y a bien une raison.

- Que je ne vous donnerais pas.

- Je ne viens pas pour te blâmer. Tu as le droit de ne pas me faire confiance. Mais il me faut une raison.

- Il connait la fonction de père, c'est tout.

- Père n'est pas une fonction, dit-il en esquissant son éternel sourire, ses yeux pétillants d'une malice inconnue pour son interlocuteur.

- Eh bien…il appelait sa fille par son prénom.

- Ce qui est normal.

- Ah bon ? »

La question résonna dans l'air, il n'y avait pas de trace de sarcasme, c'était sincère.

« - Oui. Comment t'appelais ta mère ?

- Ma génitrice. Elle ne m'appelait pas. Et lorsqu'elle me désignait…

- Oui ?

- Elle disait le monstre.

- Tu n'es pas un monstre Siejena, sinon je ne serais pas là pour te proposer de venir dans l'école de Hogwarts. »

La dite Siejena ne comprenait pas, elle qui ne s'ouvrait jamais à personne, comme si cet inconnu…n'en était pas un, qu'elle l'avait toujours eu dans son bottin de connaissances.

« - Elle disait que…je…j'étais une erreur de la nature. A cause de ma malédiction. Je. Je peux voir des choses quand je touche les gens, leurs forces, leurs faiblesses…je sens leurs émotions. Et alors…je les attaque là où je sens qu'il faut attaquer. Enfin ce n'est pas moi qui les attaque, c'est eux…C'est compliqué.

-

- Vous voyez ?! Vous avez peur vous aussi. Comme tout le monde.

- Non. Tu possèdes un don Siejana. C'est donc ce qui s'est passé avec Maxence. Pourquoi ?

- Il...Il a voulu me brûler...

- Te brûler ? S'étonna Albus qui pour la première fois avait perdu son air serein, ses yeux focalisés sur la blessure purulente de la jeune fille aux cheveux secs.

- Oui...Il avait...Une boîte d'allumettes, un truc de moldu...J'étais dans cette même chambre et puis il en a cramé une et s'est approché vers moi...Il disait que le seul moyen de tuer ce que j'étais, c'était de me brûler...Il répétait qu'il le fallait...Que c'était une nécessité...

- Alors tu as usé de ton don.

- Ce n'est pas un pouvoir...C'est un handicap...Je voudrais ne jamais l'avoir eu...

- Répond à ma question s'il te plait, demanda t'il calmement.

- Oui...J'ai enlevé mon gant et...La suite vous la connaissez.

- Alors c'est quand tu enlèves tes gants ? dit il en désignant les mains de la jeune fille.

- Oui.

- Montre-moi, s'il te plaît.

- Non, répliqua-t-elle, interdite.

- Pourquoi ?

- Parce que vous êtes la seule chance que j'ai de sortir de ce trou, je le sens, je le vois.

- Siejena il faut que tu me montres, je dois savoir l'ampleur de ta force. »

Elle s'humecta les lèvres sans le regarder et poussa un long soupir et finalement plongea son regard indéfinissable dans ceux de Dumbledore.

« - Le reste de la famille n'a jamais eu ça...Ils n'ont rien. Du côté de ma mère du moins. Juste les trucs basiques des Mercenaires, peuvent se changer en ombres…Et la famille de mon père sont des sorciers, pas immenses. Juste des sorciers. Quand ma mère a vu que je n'avais rien de tout ça, elle m'a traité de bonne à rien, jusqu'à...jusqu'à ce fameux jour, elle m'avait demandé si je voulais manger...ou plutôt boire...ajouta t'elle une lueur de démence dans ses prunelles. Mais j'ai refusé, je ne voulais pas vous comprenez...Je ne voulais pas me nourrir de cette chose immonde qu'elle avait préparé. Alors j'ai dit non, elle a insisté et je priais dans ma tête pour qu'elle enlève ce bol de la table, qu'il se casse et qu'elle se coupe avec…n'importe quoi qui fasse que je ne touche pas à cette coupelle dégueulasse. Et c'est ce qui s'est produit. Le bol est allé s'éclater au sol, les morceaux ont coupés volontairement ma mère. Quand mon père est rentré, une heure plus tard elle était hystérique, elle l'a attrapé par le col et lui a crié que j'étais devenu un monstre qu'il fallait foncer acheter quelque chose qui aurait contré cette abomination. Le lendemain je me retrouvais avec ses trucs aux mains. Ils ne m'ont plus jamais quitté. Elle...elle a ensuite brûlé...ce que j'étais...

- On peut t'apprendre à le gérer, ça peut être quelque chose qui puisse te servir plus tard. Quand à ta mère...Ce qu'elle ta fait est impardonnable. Mais elle est décédée à présent. »

Elle acquiesça en silence et les enleva.

« - Si je fais quelque chose de mal. Si…n'importe quoi de mal arrive, ne m'en voulez pas.»

Siejena fixa le directeur dans ses yeux. Un silence régnait. Puis une larme roula sur la joue du vieil homme. Siejena se précipita de baisser le regard et de remettre ses gants très vite. Il brisa le silence, son sourire toujours sur ses lèvres, comme si, il y a quelques secondes il ne venait pas de se faire frapper par lui-même.

« - C'est un don que tu as. Et tu n'es en aucun cas un monstre...la rassura t'il, en semblant réfléchir.

- Mais...Vous savez ce que c'est ?

- Oh, Oh, fit il en souriant comme si il n'y avait rien de plus drôle, je crois avoir ma petite idée. »

Une lueur passa derrière les lunettes en demi-lunes de Albus Dumbledore.

Ce fut la première et dernière fois que Siejena Ella Capoln parla de son passé. Plus généralement d'elle dans les détails.

FIN DU FLASH-BACK

« Siejena...ma chère Siejena...Comme le temps a été rude et long sans ta présence ! », ses yeux pétillent d'autant plus lorsqu'il annonce cela. L'intéressée semble hocher la tête, conciliant à ce que le Directeur vient de dire. Sans hésitation il la prend par ses frêles épaules et l'entoure de ses grands bras de sage. Il pourrait même l'embrasser sur le front, mais sa grande capuche lui recouvre la moitié du visage, il sait qu'il faut qu'elle doive s'acclimater à la lumière et à l'ambiance de la maison qui a des allures de manoir.

« Je ne pouvais me résoudre à décliner ton invitation Perceval. Tu as tant fait pour moi. », L'homme à la longue barbe grise argentée ne s'étonne pas de son appellation, elle l'a toujours appelé par son deuxième prénom, il s'y est habituée depuis bien longtemps.

« Les temps sont durs, et bien que tu ne participais pas officiellement à l'Ordre du Phoenix, j'aimerais ardemment que ça soit le cas, la plupart des choses que tu as faite pour moi ont directement servies à L'Ordre. »

L'ombre d'un sourire semble se dessiner sous la capuche, elle se pince l'arrête du nez et hoche la tête, encore une fois. « Voilà donc la véritable raison de mon invitation. », lâche t'elle, le ton indiquant clairement qu'elle s'en doutait mais qu'elle aurait préféré que cela n'arrive pas.

« - Certains…Mérites me sont attribués alors que ce n'est pas à moi qu'ils doivent revenir, et tu le sais amplement.

- On en a déjà discuté Perceval. Je ne veux pas faire parler de moi.

- Il est trop tard de toute manière. », son ton ne souffre d'aucune discussion, Siejena le sait parfaitement, et elle sait aussi que parler pour ne rien dire est un principe auquel elle ne s'attache pas. Le silence se fait. Le directeur de Hogwarts pose une main sur son dos et l'emmène plus loin, là où l'ambiance était à son comble, cinq minutes plus tôt. Mais maintenant une tension palpable se fait sentir. Un silence se fait entendre. Alors que Dumbledore fait glisser sa main dans son autre main, quittant ainsi le dos de la jeune femme, celle-ci, malgré la capuche semble presque l'implorer. Toute cette foule, elle déteste cela. Mais elle reconnait du monde. Tout les regards vrillent sur elle. Elle est ce qu'elle haït éperdument. Le centre de toutes les attentions.

« Je tiens à vous présenter Siejena Ella... », mais le directeur n'arrive pas à terminer sa phrase, un grognement s'échappe du fond de la salle, provenant d'un homme au teint cireux, le nez crochu, les cheveux lui encadrant le visage tel un rideau gras et noir. Il est maigre. Et pourtant il dégage quelque chose d'inoubliable. S'apercevant que tout le monde ne regarde que lui, il se contente d'hausser un sourcil et de jeter un regard glacial à l'assemblée ici présente, aucun mot ne sort de sa bouche, ses poings se serrent en silence. Dumbledore a compris, tout comme Sirius Black et Remus Lupin qui étaient à la même époque que Severus, à Hogwarts. Qui avaient eu l'occasion de faire la connaissance de Siejena. Qui avaient eu l'occasion de l'apprécier. Ils s'en rappelaient tous comme si c'était hier.

FLASH-BACK

« - Bien cette année nous allons surtout voir les antidotes mais pour votre première potion ça ne sera pas le cas, vous devrez faire une potion d'aiguises méninges...expliqua le professeur Slughorn quand ils furent tous installés dans le cachot »

Sirius n'écoutait pas, il s'en fichait éperdument il regardait la brune qui avait été répartie hier, dans sa maison mais avec qui il n'avait pas encore fait connaissance et qui semblait aussi s'ennuyer, une mèche rebelle était venue se poser sur son œil et elle s'amusait à la faire voler légèrement avec sa baguette magique. Sirius balaya le reste de la classe et tomba sur Severus, il semblait regarder autre chose que Slughorn aussi, Black s'aperçut que c'était tout simplement parce qu'il avait finit son discours et qu'il fallait à présent sortir ses affaires et préparer la potion demandée. Siejena de son côté se tuait déjà à la tache, au bout de vingt minutes, alors que James était le nez dans sa potion, il surprit la jeune femme en train de jeter des regards furtifs au chaudron du jeune homme au teint cireux qui était à côté d'elle, discrètement elle se pencha vers lui, si près que Sirus manqua de s'étouffer.

« - Euh excuse-moi...

- Oui ? demanda froidement Severus, visiblement très peu impressionné par la proximité.

- Est ce que tu sais si il faut broyer la bile de tatou ?

- Bien sûr que non. Tu dois la couper en petits carrés, expliqua calmement Severus.

- Merci beaucoup, dit Siejena en lui adressant un sourire, qui illuminait son visage. »

« - Patmol. Je te parle là, depuis assez longtemps.

- Je ne t'écoutais pas, que disais tu.

- Au début je parlais de la potion et ensuite j'ai avancé la théorie que la nouvelle venait de percer ton petit cœur tout dur.

- Vas lui parler à la fin du cours, renchérit Remus derrière eux.

- Non !

- C'est une Gryffondor, si elle a sa place chez nous cela veut dire que elle le mérite, vas lui parler je te dis.

- Non.

- Pourquoi ?

- Je la laisse à Servilo, répliqua t'il en la voyant revenir vers son pire ennemi pour lui redemander un renseignement. »

FIN DU FLASH BACK.

C'était ainsi que tout avait commencé, l'assemblée les regarde. Severus, et elle, cette étrangère sortie de nulle part. Mais qui a la bénédiction de Albus Dumbledore. Quand Albus est derrière vous, les gens suivent plus facilement. Severus se pince l'arrête du nez en silence. Si tenté que cela soit possible, son regard est encore plus glacial d'il y a quelques secondes. Sirius lui, au contraire, jubile avec un grand sourire semblable à celui de Remus. Ils étaient amis lorsqu'elle avait quitté Hogwarts, elle l'avait prévenue que les choses ne seraient pas faciles, qu'elle ne reviendrait peut être pas. Il l'avait aimé à sa manière, tout comme Lupin. Un an seulement, mais un an de pur bonheur. Elle était partie un peu avant les examens de fin d'année. Dumbledore les avait convié et leur avait indiqué la situation. D'une nature peu rancunière et très conciliante, elle était restée dans leurs mémoires, toujours à leur manière.

Mais Severus Snape n'est pas comme ces infâmes Gryffondors. Non lui ne laisse rien passer. Mais personne ne voit l'expression que porte ses traits lorsqu'elle retire sa capuche, dévoilant un visage marqué par les années, bien que n'exprimant pas ses quarante ans, en faisant bien moins, elle a la même brulure, les mêmes yeux inhumains. Tout est semblable, excepté que plus de cicatrices s'aventurent sur son cou et descendent doucement, elle n'est pas belle. Elle exprime trop de haine et trop d'horreur pour être belle.

« - Bonjour. », annonce t'elle en inclinant légèrement la tête sur le côté. Sa voix est encore plus froide que lorsqu'elle discutait avec Albus, mais il y a al contrario une certaine profondeur, quelque chose de rauque et de brisé. L'assemblée a les yeux fixés sur elle oui, et non sur le professeur de Potions. Le professeur de Potions qui a le visage quasiment déformé par la douleur. Personne ne le regarde. Sauf le centre de l'attention, ses deux prunelles posés sur lui. Avec autant de haine que lui, de souffrance.


Voilà voilà, entrée en matière, j'espère que ce chapitre vous a plus, n'hésitez pas à critiquer et laisser planer vos premières conjectures, n'hésitez pas non plus à m'envoyez des messages privés pour toute question ou autre.