Bon je recommence, mon ordi m'a planté, ô rage, ô désespoir, ô vieillesse ennemie qu'est cet ordi. Enfin, bref...Tout d'abord merci pour vos reviews, je m'occuperais des RAR juste après cette prélude. Ce chapitre est petit, comme vous le constatez, c'est UNE seule scène, mais elle est assez importante, pour comprendre les choses, enfin leurs traits les plus gros, parce que vous ne comprendrez pas tout, tout de suite. Âmes sensibles s'abstenir, S & S n'y vont pas de main morte quand ils se battent. Pas de coeur de bisounours en gros. Je tiens à dire aussi que du fait que ma soulmate est revenue...euh je sais pas je voulais juste le dire. En tout cas elle pourra passer derrière moi plus rapidement que ne le fait mon cerveau embrumé à 5 heures du matin.

LA PARFAITE IMPARFAITEEh bien, merci ? Tout ce que je pense de ce chapitre, bien moins dit car je suis modeste est là, alors juste merci, ça fera l'affaire :D.

ELENADELUNEEntre Siejena et Severus il est obligatoire que le sarcasme est de mise, c'est leur royaume où ils règnent en Maîtres. Par moments, elle est détestable et agaçante Siejena, le reste du temps tu as juste envie de la tuer, mais tu sais que tu n'en ressortiras pas indemne, alors tu évites^^. Sentiment humain typique de la haïr :D. En tant normal, moi non plus je n'aime pas ses chansons, mais j'aime la personne, je suis tombée dessus par hasard. Quand je dis qu'il faut écouter la playist^^, merci beaucoup :D

SERENA-SNAPEWoW je t'ai même converti au nom, ^^, sur cette potion en effet il y aura beaucoup de mystères, au vu des ingrédients c'est compréhensible. Mais son utilisation ne sera révélée qu'au dernier ingrédient, et ça fera des étincelles, je n'en dis pas plus. Merci beaucoup !


IV - Prelude en souffrance mineure. (PLAYIST : Suite No. 1 in G major, BWV 1007: I. Prelude - Johann Sebastian Bach)


Il fait nuit. Molly a été prévenue que Siejena ne rentrera pas et que Severus ne passera pas. Les deux sorciers se trouvent à Hogwarts, en effet et rentrent tout juste dans leurs appartements. Les cernes sont d'une lourdeur inhumaine sous leurs yeux. Snape, la chaudron en main toujours, murmure d'une voix rauque à son tableau d'ouvrir, le tableau s'exécute et ils se trouvent dans une salle pareille à la salle commune des Gryffondors, excepté que les couleurs dominantes n'ont rien du rouge et or, mais ce n'est pas le salon de Severus au vu du feu flamboyant qui chauffe dans l'âtre. Non c'est une autre pièce, sûrement celle "aménagée par les soins du professeur Flitwick et de sa gentillesse extraordinaire". Le maître des potions pose le chaudron au centre de la pièce, assez près du feu sans en être trop proche, puis observe les alentours. Ce ne sont plus ses appartements. A l'instar d'une salle commune, toujours, il y a un escalier de chaque côté. L'un est d'un marbre tendant vers le noir, à droite, l'autre tend plus vers la couleur de la terre, à gauche. Un soupir à fendre l'âme s'échappe en même temps des deux corps.

« - Je suis à gauche, indique Siejena par déduction.

- Et comment tu peux le savoir ?

- Ton manteau est accroché à droite, mon encyclopédie sur les guerre de Gobelin est à gauche.

- Pour une fois que tu sembles être intelligente.

- Oui ça se fête, répond t'elle, un sourire mesquin voire méchant aux lèvres. »

Elle se dirige vers ses appartements quand elle sent une vivre brûlure sur son bras. La poigne de fer de Snape la tient fermement.

« - Qu'est ce que tu veux ? Qu'on fête réellement ça avec du Whisky Pur-Feu ?

- Je te déteste Siejena.

- Et je te le rends si bien. Maintenant lâche moi. »

Elle tente de se dégager mais il redouble son étreinte douloureuse.

« - Tu avais une promesse Siejena. Une promesse que tu n'as pas tenu. »

« Comme aujourd'hui, la nuit était noire, les deux adolescents aux cheveux noirs étaient habillés de la même façon. L'un portant les couleurs de Serpentard, l'autre de Gryffondor. Au delà de l'horizon il y avait un autre homme qui observait de loin sans être vu réellement, ou plutôt perçu. Les jeunes gens trop occupés par eux même. Ils étaient au grand portail de Hogwarts, Severus ne pouvait pas, n'avait pas le droit d'outrepasser la limite, elle, elle allait le faire, il le savait, elle lui avait expliqué la situation quelques heures plus tôt. Mais c'était bien au delà de quelque chose de dur. C'était au delà de la douleur elle même. Ils étaient proches, seuls face au monde, l'homme attendant toujours l'adolescente aux doigts gantés été comme hiver, au visage défiguré. Mais il ne prendrait pas celui qui se tenait en face d'elle, le garçon aux cheveux gras et noirs, au teint cireux et blafard. Non, ce n'était pas sa destinée. Pourtant, il la tenait comme un forcené, s'accrochant au pan de sa cape.

« - Il faut que j'y aille Severus. Je...j'aurais voulu rester toute ma vie à tes côtés. Mais...certaines choses m'en empêchent...! »

Snape soupira, sans rien dire. Il souffrait, chaque ride de son visage le montrait, il paraissait si vieux alors qu'il était si jeune. Il s'approcha encore plus de la femme au teint d'albâtre, passant sa main au creux de ses reins, la serrant jusqu'à n'en plus pouvoir. N'y tenant plus, d'un geste simultané leurs lèvres glaciales vinrent se trouver, se mouvant ensemble, ne faisant plus qu'une seule et unique entité. A bout de souffle, ils s'arrêtèrent, ce n'était pas prévu, mais c'est arrivé c'était si fort, si bon, si dur. Front contre front, le vent claquait sur eux. Sur leurs peaux blafardes. La certitude qu'ils avaient voulu caché ces derniers mois revint en force, mais ils s'en fichaient, ils ne le cachaient plus. Il était trop tard. La main de Siejena s'agrippa à l'épaule de son amant éphémère. C'était si douloureux.

« - Je reviendrais Severus. Je te le promets.

- Que vais je faire moi sans ta sale humeur, tes yeux, ton odeur ? Hein ? Qu'est ce que je vais faire ?

- Fais moi une promesse.

- Tout ce que tu voudras.

- Promets moi...Promets moi que lorsque la fin d'année arrivera, promets moi de ne pas rejoindre Voldemort. (il frémit à ce nom) Promets moi de rester fidèle au bon côté, de rester auprès de Dumbledore, promets moi de foutre un coup de pied bien placé comme je l'ai fait à Lucius Malefoy si il veut te convaincre. Et surtout, promets moi de ne plus avoir peur de ce nom, car la peur d'un nom est plus que terrible.

- Je te le promets.

- Merci. En retour, je te promets de revenir.

- Siejena... »

Alors qu'elle s'écartait contre son gré de Severus, il la retint doucement par le bras.

« - Oui ? »

Sa voix se perdit. Il voulait le dire...sincèrement, mais il n'y arrivait pas...

« - Moi aussi Severus. Moi aussi. »

...Mais c'était inutile. Parce qu'elle le savait. Elle se dégagea avec une douceur inexplicable, le vent soufflait plus fort que jamais. Snape resta immobile, regardant l'horizon pendant des heures, regardant l'horizon jusqu'à que le soleil se lève, afin de vérifier si elle n'était pas là. Si elle n'était pas revenue. Mais elle était partie depuis bien longtemps, elle s'était fondue dans la nuit. Et sur la joue de Severus, une larme. Une seule. Cela suffisait entièrement à expliquer toute l'horreur et la solitude qui l'envahissaient à cet instant. »

Le silence se fait dans la salle. Siejena se retourne. Éclatant d'un rire froid et dur.

« - Tu te fiches de moi Severus ?!, dit t'elle entre deux rires de folie. J'ai tenu ma promesse ! Je suis revenue !

- Vingt ans plus tard. »

Sans prévenir, Siejena se dégage de Snape, sans prévenir, elle le plaque violemment contre le mur.

« - JE SUIS REVENUE. Et toi ! Espèce de sale enfoiré de mes couilles, toi ! Toi tu n'as pas tenu ta putain de promesse à la con ! hurle t'elle, le visage rempli d'une haine non contenu. Elle est plus effrayante que jamais. NE VIENS PAS, en AUCUN cas me juger ! Tu n'as pas tenu ta promesse ! Moi si ! Je n'ai jamais dit le temps que ça prendrait, JAMAIS.

- Tu aurais pu me contacter plus tôt Siejena. Mais tu ne l'as pas fait...Parce que tu m'avais oublié, répond t'il la voix montant d'un cran, en insistant sur le mot 'oublier'.

- Je ne t'ai pas oublié ! »

Les rôles s'inversent, Snape la prend par le col et la plaque à son tour contre le mur. La distance de deux mètres n'est plus respectée depuis longtemps. Leurs visages sont si près que leurs souffles s'entremêlent, que leurs fronts se touchent presque, mais pourtant, aussi près soit t-ils, leurs tailles prennent soin de ne pas se frôler ne serait ce qu'un instant.

« - Si. Tu m'as oublié parce que tu n'es qu'une sale conne égoïste et frigide et que tout ce que tu as fait, tu ne l'as jamais fait que pour toi même. Ça a toujours été comme ça et ça sera toujours comme ça. Seulement moi j'étais trop aveugle pour le voir. Mais maintenant je le sais.

- Et toi tu n'es qu'un salopard aigri et désabusé. Cynique et froid. Et cela, jusqu'à que tu crèves.

- Je t'ai attendu. Je t'ai attendu chaque heure, chaque jour, chaque semaine, chaque mois, chaque année qui passaient. Je t'ai attendu mais tu n'es jamais revenue.

- Ouais tu devais sûrement pas penser à cette attente lorsque Voldemort t'a marqué. »

Snape resserre son étreinte de colère. A présent tout se touche, leurs corps, leurs épaules, leurs mains. Leurs fronts. Tant de violence et de haine est effrayant dans deux corps aussi maigres. Severus descend sa main le long de la taille de Siejena, là, arrivé au haut de sa cuisse, il s'arrête, sentant toujours la boursoufflure, il connait ses faiblesses par cœur. Celle là en fait partie. Il appui sans ménagement, sans sentiment. Elle hurle.

« - Le fait que je sois un ex mangemort est bien utile à l'Ordre du Phœnix à présent.

- Ce n'était pas tes intentions au...début...halète t'elle. »

A son tour, elle lui attrape son bras libre, celui ou la marque est inscrite et sans même vérifier son emplacement, connaissant par cœur ceux des mangemorts, appuie à son tour. Cela n'est pas forcément douloureux physiquement, mais psychologiquement ça l'est. Il étouffe un cri de douleur et elle se dégage alors qu'il tombe à genoux. Pas devant elle, non, il à la décence de se retenir. Elle commence à repartir vers l'escalier quand il lui attrape la cheville, la faisant trébucher. Sans aucune douceur, il la traîne jusqu'à lui. Elle se redresse jusqu'à pouvoir être assise mais ne peut pas plus se dégager. Il lui attrape violemment le poignet. Sa bouche se retrouve à son oreille, il chuchote à présent.

« - Tu n'es qu'une garce sans nom. Et ta race est pourrie jusqu'à la moelle. Tu m'apparais si impure. Le temps a grignoté ton visage mais aussi ton esprit.

- Tu n'es pas le Severus Tobias Snape que j'ai connu. Tu en es un autre, un autre qui a oublié ce que le mot principe signifiait et qui se damne pour survivre. Je ne suis pas non plus celle que tu as connu, mais je ne brûlerais pas mes ailes pour être de ce monde.

- Tu n'as pas d'ailes Siejena. Deux êtres comme nous ne peuvent coexister. L'un de nous doit partir, mais pas au sens propre du terme, car je ne te laisserais pas partir une deuxième fois. Crois moi.

- Oui c'est vrai, nous ne pouvons pas coexister, et nous sommes capables de nous tuer si nécessité se présente.

- Mais la nécessité s'est présenté Siejena ! Au moment où tu as passé la porte de la maison des Black.

- En aurais tu le courage ? Tuer, blesser ?

- Tu n'as pas idée de ce que je pourrais faire d'une femme comme toi. Je pourrais te faire te coucher à mes pieds si je le voulais, te faire t'incliner. »

Siejena éclate de rire, encore une fois. Son rire transperce le pièce, il est si inhumain, il arrache le cœur des pauvres petites bêtes qui se cherchent un refuge. Il est comme une preuve de souffrance et de haine mêlées. Tant de choses dans un rire tel que le sien. De sa main libre, elle caresse doucement la joue de Severus, c'est si déplacé face à la violence qui vient de faire rage. Il la laisse faire, ne comprenant pas, ne comprenant rien. Elle replace une de ses mèches derrière son oreille et pose un de ses doigts sur le bas de sa mâchoire, puis vient titiller le globe. Ses doigts ont la même odeur et la même température que ses lèvres, l'homme se surprend à les confondre, ne sachant que dire, que faire. Elle s'approche de lui, près, très près, trop près. Elle se penche sur lui, le dominant de très peu, la main de Severus tient toujours fermement le poignet de Siejena. Celle-ci se rapproche encore d'un cran, le souffle du sorcier est coupé, comme si il avait couru un marathon. Soudain, alors que leurs lèvres se touchent presque, un craquement sonore résonne. Severus met un certain temps avant de réaliser qu'elle vient de lui briser le poignet, quand il s'en aperçoit la douleur est quasiment insupportable. Elle se lève et le regarde de toute sa hauteur, de tout le dégout qu'un être vivant est capable de faire pulluler autour de lui.

« - Mais tu es déjà à genoux Severus...(là elle esquisse un immense sourire dément) ma tâche sera bien plus aisé que la tienne. Abandonne. Fais comme tu as toujours fais. Sois lâche. »

La douleur est bien trop puissante pour que le désigné réagisse et avant même qu'il ne soit debout, elle a déjà rejoint ses appartements. Comme d'habitude, la porte est close mais aucun bruit n'a été produit.

Et le silence est assourdissant.

Il voudrait la rattraper, lui faire payer son affront. Mais il sait qu'elle a verrouillé sa porte, il sait qu'il ne pourra pas rentrer autant à cause de l'état dans lequel elle l'a laissé mais aussi grâce à la magie dont elle a du se protéger. Leur combat a été vulgaire et digne de moldus. Severus se promet que si jamais une chose de ce genre de se reproduit, sa baguette servira à quelque chose. Il n'est pas rien, tout de même. La souffrance des mots balancés sur lui est bien plus forte que celle de la perte de la fonction de son poignet.

Et le silence. Assourdissant.


Voilà, quand je vous disais qu'il y avait de plus beaux moyens d'exprimer le silence que fait Siejena après sa sortie^^.