The suite onzerodeuguéïne : les drabbles romantiques ! Là encore, tous publiées sur hp_100_mots. Pour info, les astérisques marquent une limite de 100 mots. Des fois qu'il y en ait qui se demandent.


Tour d'astronomie: Puberté tardive (parce qu'on ne se lasse jamais du snupin)

La tour d'astronomie est bien connue pour abriter la nuit venue les jeunes gens ayant besoin d'évacuer un trop plein hormonal en galante compagnie. Ah, les joies de la puberté.

Mais, comme le souligne le mot 'connue', tout le monde est au courant. Y compris les professeurs. Surtout les professeurs, d'ailleurs. Certains tirent même un plaisir malsain du fait de prendre les jeunes incubes la main dans... le sac.

Sévérus Rogue fait habituellement partie de cette catégorie. Ooooh, oui. Cela dit, cette fois ce n'est pas le cas. Mais du diable s'il l'avoue. Il a sa réputation, tout de même.

***

« Tu es sûr que personne ne viendra, hein ? » La voix incertaine résonne dans l'escalier. Rogue se cache rapidement dans un recoin sombre. Il fait la grimace en entendant un froissement de tissu derrière lui être aussi peu discret. Imbécile.

« Mais oui, relax. Tiens, il y a un parapet super confortable juste là. Viens. » Deux silhouettes furtives traversent la plate-forme au sommet de la tour, et dans un bruit mouillé ne forment bientôt plus qu'une seule silhouette.

Rogue sort de l'ombre dans un froufrou de robe du plus bel effet. L'obscurité dissimule ses cheveux en bataille et sa bouche rougie.

***

« Deux semaines de retenue avec Mr Rusard ! Et si vous n'êtes pas dans vos dortoirs dans cinq minutes ce sera un mois ! Du vent ! »

Les deux tourtereaux s'enfuient à toutes jambes dans un concert de plates excuses pour ne plus jamais revenir. Ils s'en tiendront aux placards à balais dorénavant.

Rogue attend une minute que le bruit de leurs pas se soit éteint avant de se retourner. « C'est bon ».

Une tête poivre et sel ébouriffée pointe de derrière un pilier. « Ils sont partis ? »

« Oui. Franchement Lupin, je l'avais dit que c'était une mauvaise idée d'accomplir ton fantasme de jeunesse ici. »


Felix Felicis: Jour de poisse (gah, du het, fuyez !)

La potion de Ron, au lieu de prendre une délicate teinte dorée, s'engagea fermement vers le maronnasse. Potion de chance, mon oeil, il avait tout sauf de la chance aujourd'hui.

Comme pour prouver qu'il avait raison, son chaudron se mit à fumer et à faire de grosses bulles nauséabondes. Il retint avec difficulté un juron. Quelle poisse.

Puis le chaudron explosa, et Ron atterrit sur le carrelage, maudissant et désorienté.

Mais la fumée s'éclaircit bientôt, laissant place à de grands yeux bruns.

« Oh mon dieu, tu vas bien Ron ?! »

Tous comptes faits, c'était peut-être bien son jour de chance.


Bébé : Bébé... ? (attention, mpreg. Et sirry. Un peu squick, tout ça. Et cucul aussi, mais ça ça va)

Sirius sentit le matelas remuer et son mari s'arracher à ses bras précipitamment et sans douceur aucune. Etrange. Il faisait attention à ne pas le réveiller d'habitude.

« Bébé ? » demanda t-il d'une voix pâteuse de sommeil.

Seuls des bruits de pas précipités, amortis par la moquette, et un claquement de porte au loin lui répondirent.

Sirius se résolut à se lever, et trouvant le fond de l'air franchement frisquet, fit une grosse concession à ses habitudes et enfila un caleçon. Il se gratta l'arrière du crâne, trouva ses cheveux dans une forme épouvantable et appela de nouveau : « Bébé ! Ca va ? »

***

Le son qui lui répondit ressemblait beaucoup plus à un haut-le-coeur qu'à une phrase. Il descendit le couloir. La porte de la pièce d'eau était fermée à clefs.

« T'es malade bébé ? Ouvre, que je vienne t'aider. »

« Retourne te coucher, je vais bi-euaaaargh... »

Faisant fi, Sirius sortit sa baguette et déverrouilla la porte. Sans trop de surprise, il trouva son mari, avec une tête à faire peur, penché sur l'évier, lequel était dans un état à faire tout aussi peur.

Sirius tendit la main pour ouvrir le robinet, mais fut arrêté par Harry qui se pencha pour revomir.

***

« Qu'est-ce qui t'arrive bébé ? » demanda Sirius avec anxiété en frottant maladroitement le dos de Harry. « Tu veux que j'appelle un guérisseur ? »

Ce dernier s'essuya la bouche avec le revers de la manche de son pyjama. « Non, ça va, je suis pas malade. »

« Excuse-moi, mais t'appelle ça comment toi ? » s'exclama Sirius avec indignation en pointant la porcelaine souillée du doigt.

« Des nausées, andouille, » répondit Harry en levant les yeux au plafond. Sirius se figea, arrêta le mouvement de sa main et eut une grosse seconde de blanc.

« Bébé... ? »

« Exactement, » répondit Harry avec un sourire, avant d'être obligé de se repencher.


Baguette : Pervers ! (avec un prompt pareil, j'ai pas pu résister. Désolée)

« Mais qu'est-ce que j'en ai fait ? C'est fou ça! »

Sirius, entendant le vacarme que faisait Rémus en retournant sa malle, sentit sa présence était indispensable.

« Un souci ? » demanda t-il en venant se placer derrière lui.

« Je retrouve pas ma baguette ! »

« Je peux te prêter la mienne si tu veux, » répondit Sirius en posant une main sur sa hanche. Rémus fit volte-face, radieux.

« Vraiment ? Oh, Sirius,c'est vraiment le- » Il se coupa en voyant le sourire salace de son ami. « Pervers ! » Déconfit, Sirius commença à se détourner. Rémus le rattrapa pas la main. « Attends, c'était pas un refus. »