Les délicats sont priés de sauter ce chapitre, merci. Squick ahead !


Pour elwan59 (qui l'aura bien cherché), qui voulait du Harry/Albus, rating R : Le père(vers) confiseur (publié sur squick_fest)

Albus Dumbledore était un homme très respecté. Il ne tenait pas tant à la gloire, mais elle lui rendait certainement la tâche plus facile. Aucun des élèves qui venaient chercher conseil et rassurance dans son bureau ne soupçonnerait quoi que ce soit en repartant avec des souvenir implantés. Parfait.

C'était d'autant plus important avec le jeune Potter. Lui et ses amis étaient bien trop perspicaces pour leur bien, et si jamais cela venait à se savoir... Cela ne pouvait se produire. Il allait devoir se contrôler. Qu'importe que Potter ait la peau plus douce que la soie et le velours, l'air le plus serein et innocent lorsque le sommeil produit par les confiseries l'emportait, le cuisses les plus fuselées... il allait devoir le convoquer moins souvent. Il ne pouvait pas se permettre d'attirer les soupçons. Et puis de toute façon le garçon commençait à être un peu trop vieux.

Non, il saurait bien se contenter de sa pensine pour raviver sa sève, dorénavant.


Duck, défi bestialité : Gentil, le toutou (publié sur squick_fest)

Filius Flitwick n'avait jamais pris l'habitude de prendre rendez-vous pour aller discuter avec le directeur, il n'en avait jamais eu besoin. Jusqu'ici. Le sons qui filtraient par la porte étaient des plus suspects.

De petits gémissements, canins mais pas seulement, un bruit mouillé ponctué de soupirs et de gloussements, un taptap étouffé, comme la queue d'un chien qui frapperait frénétiquement un tapis épais...

"Oui Sirius, bon chien... Gentil chieeeeeeeen !" Quelques secondes de respiration laborieuse. "Il a bien mérité son susucre, le toutou. Allez, sur le ventre."

Il y eut un aboiement enthousiaste.

Filius s'enfuit.


baguette: Le parapluie (publié sur hp_100_mots, après une mise au défi d'écrire un Hagrid/Dobby. Sans vomir, en plus)

Enorme, hirsute, emballé dans un manteau en peau de taupe qui sentait encore la taupe, Hagrid estimait avoir d'excellentes raisons de se sentir déplacé dans les cuisines de Poudlard. Les elfes, à en juger par leur expression, semblaient d'accord. Il tritura nerveusement son parapluie.

« Euh, pardon... » commença t-il, sa grosse voix étrangement timide. « Je cherche un elfe qui s'appelle Dobby, Harry Potter m'a dit qu'il pouvait m'aider. »

« Dobby est là, Hagrid monsieur ! »

Hagrid nota avec un certain soulagement que lui aussi, les autres elfes le regardaient avec un air qui avait l'air de dire 'tsss'. Ils allaient pouvoir s'entendre.

***

« Dobby serait ravi d'aider le professeur Hagrid pour son cours sur les elfes, monsieur, mais est-ce que le professeur Hagrid est sûr qu'il veut de Dobby ? »

« Evidemment que je suis sûr, pourquoi ? » demanda Hagrid, pris au dépourvu.

« Dobby n'est pas comme les autres elfes, monsieur. Dobby n'est pas un elfe normal. » répondit la petite créature en se tordant une oreille, l'air gêné.

Hagrid eut un instant l'air très triste, puis il sourit. « Ne t'inquiète pas. Je ne suis pas un professeur normal non plus, » dit-il d'un ton bourru en caressant son parapluie bien-aimé, caché dans une poche.

***

« Merci encore, Dobby, tu as été parfait. Les troisième année t'ont adoré. » Dobby rosit légèrement, ce qui lui fit prendre une nuance de marron que Hagrid se surprit à trouver attendrissante.

« Non, c'est Dobby qui vous remercie, monsieur ! Pour vous le montrer, Dobby a racommodé votre parapluie, monsieur ! » Dobby lui présenta alors son parapluie, d'un rose propre et frais, sans trou ni déchirure, le manche étincelant. Hagrid dut contenir sa panique jusqu'au départ de Dobby.

Il ouvrit le manche, et fit glisser un morceau de bois en dehors. Un morceau, pas deux. Un seul morceau, intact. Hagrid fondit en larmes.

***

Il invita Dobby à boire le thé, et lui tricota trois paires de chaussettes. Il aurait voulu le serrer dans ses bras, mais il avait trop peur de le briser en deux. La pauvre petite chose avait l'air faite d'allumettes.

Une routine s'installa. Hagrid descendait aux cuisines saluer Dobby et discuter. Dobby apportait le thé jusque dans la hutte, et restait le boire. Les vacances arrivèrent, et les élèves partirent. Les deux compères, libérés de leurs obligations, passèrent leur temps libre ensemble.

A la rentrée, plutôt que de retourner aux cuisines, Dobby décida de se mettre au service de Hagrid.

***

Les années passèrent, Hagrid et Dobby partageant toujours le même toit. La faculté autant que les élèves s'interrogeaient sur cette paire bien mal assortie, et concluaient généralement en secouant la tête avec un sourire indulgent, et légèrement condescendant.

Les concernés firent le choix conscient de ne pas les voir faire. On ne décide pas de son âme soeur, mais on décide de la garder.

Ainsi, tous les soirs, Hagrid fermait ses rideaux d'un coup de baguette magique et se mettait au lit, pendant que Dobby venait se pelotonner tout contre son flanc.

N'en déplaise aux curieux, ils se garderaient.