AH ! Me revoilà déjà ! Je ne peux pas résister au plaisir de combler mes lecteurs adorés voyons !

Alors, je dis merci à EstL (Ne t'en fais pas ... Jacob et moi c'est une histoire de haine. Alors c'est le méchant et Edward c'est notre super héros !), cecyas, phika17 (oui oui, Bells et Jake sont mariés, à mon plus grand malheur. Oui c'est moi qui écrit cette fiction. Oui je me torture toute seule. Ne cherche pas de vraisemblance là dedans ^^), Maude Cullen, IsabellaMasenCullen (j'adore ton pseudo. On échange ? =D), bellardtwilight, Tata Domi, Tweetounette (il n'y a pas que toi qui déteste Jake ... cf plus haut ^^), anna-cool, Habswifes, jess001, Tikasoft, belladu57, Adore Yoou, mafrip, NinieHel et meltess ainsi qu'à tous ceux qui m'ont ajoutée en Story Alert, Favorite Story (!), Author Alert (!!) et Favorite Author (!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!). Vous êtes ceux qui font vivre cette histoire, merci milles fois (*verse une petite larme*)

Alors, oui, vous me collez une pression diable. Et plus vous en faites, plus j'en fais. On va continuer comme ça, hein ?

J'espère que j'ai perdu personne en route ... Bon j'arrête de parler pour ne rien dire et je vous laisse avec ce petit chapitre! Enjoy =)


Chapitre 3 : Connaitre la saveur de l'impuissance

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POV Alice

Jasper était assis dans un coin de la pièce et écrivait la bonne centaine de noms qui allaient se joindre à nous samedi prochain sur des enveloppes destinées à contenir la photo de la promo, mais deux ans plus tard. Il avait tempêté pendant une demi-heure pour y échapper, ou au moins réduire le nombre d'invités mais je n'en avais pas démordu. Premièrement, c'était lui le major de la promotion, pas moi, il devait s'en occuper. Deuxièmement, à une réunion d'anciens élèves, TOUS les anciens élèves étaient invités. Nous n'allions certainement pas être les premiers à briser cette règle. Et troisièmement, on ne peut pas me dupliquer. Je ne peux pas superviser l'organisation ET remplir la paperasse. Non mais.

La voix d'Emmett me tira de ma rêverie.

- Hey, Alice. C'est bon là ?

Je jetais un coup d'œil à la commode aux tons bleus pastel que je voulais disposer dans une des sept pièces où se déroulerait la fête. Je voyais les choses en grand. Rien que dans sa définition, une première fois se devait d'être grandiose et parfaite. J'allais faire encore mieux.

- Non. Si on la met contre ce mur, ça va jurer avec la colonne en marbre que Carlisle doit monter tout à l'heure. Il faudrait la mettre en face.

- En face, il y a déjà l'aquarium géant, Alice, protesta Edward. Qui n'a rien à faire là d'ailleurs. Esmé va te tuer si elle voit que t'as mis ses poissons de collection dans une pièce où quelqu'un est susceptible de gerber dessus. Et crois moi, Tyler Crowley en est vraiment capable. J'ai des preuves !

- Chut. Laisse-moi me concentrer.

- Eh bien, il suffit d'inverser la commode et l'aquarium. Faut pas être sorti d'Harvard pour trouver ça quand même … râla Rosalie, debout à côté de moi. Edward lui tira la langue, comme un gamin de cinq ans. Sauf qu'il en avait quinze de plus. Cherchez l'erreur.

- Mais oui bien sûr ! Rose, tu es géniale ! m'écriais-je en me jetant dans ses bras.

Ma belle-sœur me lança un sourire radieux. Nous étions très proches l'une de l'autre, presque comme si nous nous connaissions depuis toujours. Elle avait joué le rôle de meilleure amie de substitution quand les choses entre Bella et moi s'étaient envenimées. Depuis, elle prenait part dans le moindre de mes projets, plus ou moins farfelus. Celui-ci n'y avait donc pas échappé.

- Très bonne la blague les filles, ironisa Emmett. Bon, je mets où cette foutue commode ?

- A la place de l'aquarium, nous répondîmes en chœur.

- Il n'est pas question que je redéplace ce truc plein d'eau, protesta Edward en reposant le meuble sur le sol. Est-ce que l'une d'entre vous à une idée de combien ça pèse ?

- Arrête de râler, Edward mon chéri ! C'est pour la bonne cause voyons ! Tu imagines que nous allons recevoir tous tes vieux camarades de lycée … Si tu savais à quel point il me tarde de les rencontrer ! lança une voix niaise parfaitement insupportable que je reconnus comme celle de Lauren.

La fiancée, décolorée à tel point que ses cheveux tiraient sur le blanc, de mon frangin fit quelques pas vers nous et nous prit, Rose et moi dans ses bras.

- Vous faites un travail merveilleuuuux les filles ! Je suis tellement fière de faire partie de votre famille.

- T'as plutôt de la chance que mon frère tienne à toi parce que ça ferait déjà longtemps que je t'aurais foutue dehors à coups de pieds au cul sinon … grommela Emmett dans son coin.

- Tu as dit quelque chose, Emmett ? demanda avec d'affreux accents nasillards notre pimbêche attitrée.

- Moi ? Rien du tout. Bon, je sais pas vous, mais moi j'ai faim. Alors ce meuble va attendre sagement là que j'ai fini de prendre mon quatre heure parce que je vais être incapable de le soulever si on me fournit pas un peu de sucre dans un cinq minutes. T'es pire qu'une esclavagiste, Lili ! dit-il en quittant la pièce.

Rose pouffait de rire et Edward lui jetait un regard noir. Renette (c'est le surnom qu'Emmett lui avait donné) n'avait pas l'air de comprendre ce qu'il se passait, comme d'habitude et Jasper souriait tout en continuer de faire glisser son stylo le papier. Je partis m'assoir à côté de mon mari et le regardait dessiner de belles boucles en forme de lettres.

Je déchiffrais sans mal le nom des destinataires de la future photo et mon cœur se serra doucement. Jasper le remarqua car il prit ma main dans la sienne et serra mes doigts un peu plus fort que d'habitude. Il murmura doucement :

- Si tu penses que ce n'est pas une bonne idée, Lili, on retire l'invitation.

- Non, non. Il faut qu'ils viennent. Je tiens à voir ce qu'ils sont devenus.

Je jetais à nouveau un œil au nom de famille de mes deux ex-meilleurs amis. Puis posai la question qui me taraudait à Jasper :

- Tu es sûr et certain qu'ils se sont mariés ?

- L'administration a été formelle. Ils ont reçu le faire-part de mariage au nom de Jacob Ephraïm et Isabella Marie Black. On peut difficilement se planter de personnes, tu crois pas ?

- Je n'arrive pas toujours pas à y croire … Quel gâchis … soupirai-je.

- Tu peux continuer à le répéter autant que tu voudras, tu n'y changeras rien. Ce qui est fait est fait, dit-il en jetant un coup d'œil par-dessus son épaule.

Je regardais alors dans la même direction et remarquais qu'Edward surveillait notre conversation. Ses joues prirent tout à coup une teinte rosée, il se racla la gorge et quitta la pièce rapidement, Renette sur ses talons.

Flash-back

Lorsque je vis une Golf noire quitter le Quil's avec deux personnes à son bord, je n'eus presque aucun doute sur l'identité des deux jeunes qui avaient quitté le bar quelques minutes plus tôt. Un rapide examen du parking me permit de voir que l'Aston Martin Vanquish de mon frère était là aussi. La boule dans mon ventre s'amplifia. J'avais peur de savoir à quoi il avait assisté.

Je poussais doucement la porte du restaurant typique et saluai d'un signe de tête le patron. Lui qui affichait un sourire radieux à mon arrivée se figea tout à coup en remarquant que je m'avançais vers l'une des rares tables occupées ce soir-là. Et il resta totalement bouche-bée lorsque Edward daigna lever sa tête d'au dessus de sa bière.

- Edward, soufflai-je.

Il me fixa de ses yeux émeraude brillants. La trace d'une larme sur sa joue droite était la preuve qu'il allait mal. Et lorsque mon regard croisa à nouveau le sien, je vis que des centaines d'autres n'attendaient que son signal pour se mettre à couler elles aussi.

Je m'assis en face de lui sur la première chaise que je pus attraper et dus me faire violence pour ne pas laisser mes yeux s'embuer à leur tour.

- Maman et Papa te cherchent partout, Ed. Ca fait une heure que tu devais être à la maison pour dîner avec nous. Qu'est-ce que tu fiches encore ici ?

Je le vis déglutir doucement et ses yeux firent la navette entre sa chope de bière à moitié vide et moi. Puis il murmura en détachant chaque syllabe comme si émettre un son lui faisait mal.

- Je bois.

- Oui, j'avais remarqué, merci, répondis-je en attrapant le verre pour le tirer vers moi et ainsi l'empêcher de continuer à se saouler. La question est, pourquoi ?

Il ne répondit pas tout de suite, se contentant de fixer les veinures du bois de la table. Il les contempla si longtemps et sans ciller que je cru que son but était d'en apprendre le motif par cœur. Puis, enfin il brisa le silence.

- Ils sont venus. Tous les deux. Elle avait l'air heureuse.

Je poussais un long soupir. Je ne m'étais donc pas trompée. Je ne relevais pas ce qu'il dit. Il finit par poursuivre son récit, même si je voyais bien qu'il était réticent.

- Ils ont fait comme si je n'étais pas là. Ils jouaient au putain de couple parfait en mangeant leur putains de hamburgers et en riant comme si le monde était devenu beau et gentil tout d'un coup.

- Edward, je t'en prie, ils ne t'ont surement pas vu mais …

- Conneries, cracha-t-il en tendant la main pour récupérer sa bière. Je l'en empêchais en la serrant plus fort contre moi et il abandonna aussitôt. Et se mura de nouveau dans le silence. Je le laissais faire en espérant qu'il réouvrivrait la bouche un jour pour que je puisse enfin savoir ce qui n'allait pas.

Il releva soudain la tête et fixa un point derrière moi. Et se mit à balbutier sous le coup de l'émotion.

- Le pire Alice … Le pire c'est qu'il … il l'a demandé ... en ma… ma …

Il ne finit pas sa phrase. Une larme jaillit soudainement et il l'essuya d'un coup rageur. Puis souffla ce mot interdit auquel il s'empêchait de penser depuis un an.

- Mariage.

Le déclic se fut soudain et je me levai d'un bond de ma chaise pour le rejoindre sur la banquette. Je le prit dans mes bras et les larmes redoublèrent. Je n'avais jamais vu mon frère dans cet état là. Mais il continua malgré tout son récit.

- Elle … elle m'avait vu à ce moment là. Elle savait très bien que j'étais là. Elle m'a regardé dans les yeux pendant cinq, dix bonnes minutes. J'ai… j'ai bien cru que cette fois …

Les sanglots lui obstruaient la gorge et il prit quelques inspirations pour se calmer.

- Elle a dit oui, Lili. Elle a dit oui, elle va épouser ce connard de Jacob Black, ils vont avoir plein d'enfants et seront heureux jusqu'à la fin des temps et moi je resterais là comme un con à fantasmer sur une vie que je n'aurais jamais.

Il retenta un geste pour reprendre sa bière et cette fois-ci je ne m'y opposais pas. Tandis qu'il vidait la chope cul-sec, j'attrapais mon téléphone dans mon sac à main et composais le numéro de Carlisle. Lui et Esmé ne tardèrent pas à venir nous récupérer et ne firent aucun commentaire sur l'état de loque de leur fils. Le trajet en voiture fut long et interminable. Je ne pouvais m'empêcher de lui jeter des coups d'œil inquiets toutes les cinq minutes ce qui ne manquait pas de l'agacer prodigieusement. Néanmoins, je finis par remarquer qu'il avait noué ses bras autour de sa poitrine avec force, comme pour empêcher son buste de se déchirer en deux et de laisser s'en échapper son cœur meurtri par un amour qui ne lui sera jamais rendu.


J'avais eu une affreuse impression de déjà vu quand Lauren Mallory était entrée dans notre vie. On se serait cru encore au lycée quand Edward nous avait présenté Tanya. Lauren était son double parfait, avec peut-être encore un peu moins de cervelle. J'ignorais seulement si c'était possible.

Il nous avait tous invités au restaurant pour qu'on fasse connaissance. Ca avait été la soirée la plus longue de toute ma vie. Je n'avais jamais entendu une fille qui parlait autant pour ne rien dire. Je connaissais désormais le moindre détail de leur passionnante rencontre. Comment Edward lui avait foncé dedans dans un coin de rue, qu'il l'avait invité à prendre un café pour se faire pardonner et que … Je crois qu'à ce moment là j'avais prétexté un besoin urgent d'aller aux toilettes pour échapper aux détails les plus glauques. Emmett qui était resté m'avait dit que même en pleine action, elle n'avait pas su la fermer.

A la fin du repas, après avoir appris la couleur du boxer de mon frère le jour là, Edward sortit pour fumer sa cigarette habituelle et je l'avais rejoint pour lui dire ma façon de penser sur sa nouvelle greluche. Nous étions seuls debout sous un lampadaire au beau milieu de la nuit. Je n'eus pas le temps d'ouvrir la bouche qu'il dit entre deux bouffées de sa précieuse nicotine :

- J'ai croisé Bella aujourd'hui. On a discuté.

Je fus muette sous le coup de la surprise. Remarquant que je ne réagissais pas, il tourna la tête vers moi et me glissa un petit sourire.

- Pas de cris de joie, de sauts périlleux, rien ? Tu es malade petite sœur ?

- Très drôle, Cullen. Il s'agit quand même de Bella. La dernière fois que tu l'as vue tu nous as fait une dépression. Je suis censée m'attendre à quoi ? Un suicide ?

Il ne répondit pas. Se contenta juste d'écraser son mégot avec le bout de chaussure. Ses yeux fixaient le sol quand il reprit.

- Elle rayonnait. Elle est devenue journaliste tu sais ? Le poste s'est libéré peu de temps après ses fiançailles avec Jacob, et elle l'a gardé jusqu'à leur mariage. Je crois qu'aujourd'hui elle cherche quelque chose de plus … reconnu tu vois.

- Elle en est capable, bien sûr … murmurai-je.

- Evidemment. J'ai vu la bague aussi. Jacob a l'air d'avoir assuré. Je leur ai souhaité tous nos vœux de bonheur, de notre part à toi et moi, ainsi qu'à Jasper.

- Tu as bien fait, Ed, dis-je toujours aussi bas. Bon sang, elle lui avait fait un lavage de cerveau pour qu'il en parle avec autant de facilité !

- Tu sais Alice … La voir aussi épanouie et heureuse m'a fait prendre conscience au moins d'une chose : elle ne reviendra plus vers moi maintenant. Je ne peux pas continuer à me morfondre toute ma vie. Sinon, je vais finir tout seul et aigri et t'auras même pas le loisir de jouer à la tata parfaite. C'est ce qui m'a poussé à vous présenter Lauren ce soir et … à accélérer les choses avec elle. Je veux plus être seul. Plus jamais.

- Hum…A ce propos Ed … Lauren tu sais … Je suis pas sûre que …

Mais je n'eus malheureusement pas le temps de finir ma phrase. L'intéressée débarqua et occupa l'attention de mon frère pour le reste de la soirée et quand il monta dans sa voiture, je n'avais pas eu le temps de lui dire que sa petite amie allait lui poser bien plus de problèmes qu'elle allait en résoudre.

Et pour la deuxième fois dans ma vie, je me sentis totalement impuissante.

Fin du Flash-back

J'avais posé ma tête sur l'épaule de Jasper pendant que je me remémorais les dures périodes par lesquelles étaient passées Edward. Mon mari avait cassé d'écrire, s'était appuyé contre le mur derrière lui et respirait au même rythme que moi. Nous étions bien.

Le silence apaisant fut rompu par des vibrations émanant de la poche de mon jean. Je fis comme si je n'avais rien senti mais Jasper le remarqua aussi.

- Lili. Ton téléphone. C'est peut-être important …

Je poussais un soupir que même l'autre bout de la ville dut entendre. J'ouvris le clapet de mon portable avec rage, manquant de l'arracher par la même occasion et répondis d'une voix exaspérée sans même vérifier l'identité de mon correspondant :

- Kim, si c'est pour me dire que ma robe ne sera pas prête pour samedi soir, ça ne servait à rien d'appeler. L'échéance n'est pas déplaçable. J'ai fourni les modèles à temps, les ateliers peuvent finir le boulot à temps !

- C'est Jacob, Alice. Jacob Black, contra une voix feutrée.

- Ah.

Je fus incapable de penser à quelque chose de cohérent pendant quelques secondes. Jasper me dévisageait comme si un troisième œil m'avait poussé sur le front.

- Je savais que si un de vous deux devait appeler ça serait toi. Bella n'a jamais eu de problèmes avec ce genre de fêtes, lâchai-je d'une voix froide en regardant mon mari.

Il comprit d'ailleurs le message tout de suite. Il se leva en bégayant un rapide « Je … je vais voir ce qu'Edward fabrique en bas … ». J'hochais la tête et tentais de me reconcentrer sur la conversation.

- Tu te doutes bien qu'il est hors de question qu'on vienne Alice.

- Et je peux savoir pourquoi ? Tu mets en doute mon hospitalité ? protestai-je en baissant néanmoins la voix. Il ne fallait surtout pas qu'Edward m'entende. Je n'étais pas vraiment censée avoir invité les Black …

- Bien sûr que nous. Mais nous sommes loin de nous être quittés en bons termes et …

- Viens en au fait, Jacob Black, coupai-je en jetant un regard inquiet au couloir à travers la porte entrabaîllée. Je suis créatrice de mode bon sang ! Je n'ai pas ma journée devant moi !

- Est-ce que ton frère sera là ?

- Edward et sa fiancée Lauren seront là, répondis-je en précisant bien que mon frère était fiancé. Oui d'accord je la déteste et alors ? On a plus le droit de se vanter tranquillement ?

- Et on peut savoir pourquoi tu t'intéresses à ça Jacob ? repris-je.

- Lauren Mallory ? Sans blague ? Décidément ton frère a une accroche avec les filles en plastique. Son fantasme c'est de jouer à Barbie et Ken et d'avoir une petite Kelly blonde avec toutes ses dents ?

- Si c'est pour balancer des vacheries sur mon frère et ma future belle-sœur que tu appelles, tu peux raccrocher directement, le rabrouai-je froidement en me levant pour aller fermer cette fichue porte.

- Fiancé par-dessus le marché ? Laisse-moi rire. C'est une blague en plastique trouvée dans un Kinder Surprise ?

- Il n'y a pas que toi qui sais faire les demandes en mariage Jacob, m'énervai-je.

- Je veux juste m'assurer que si je devais venir, ton frangin ne mettrait pas ses sales pattes sur ma femme.

- Je croyais que tu ne venais pas ?

- Je … euh … suis en train d'y réfléchir.

- Dis surtout que tu es attiré par la curiosité. Deux ans que tu ronges ton frein en sachant que Bella a faillit t'échapper de si peu. A cet instant précis, elle pourrait être avec Edward, comme cela aurait du être. Tu te bouffes l'existence à essayer d'empêcher une rencontre entre eux. Mais c'est comme ça que ça aurait du se passer Jacob. Si tu ne lui avais pas piquée ce soir là … commençai-je.

- Piquée ? Tu te fous de moi ? Il était avec Tanya ! hurla-t-il.

Mais il ne pouvait pas la boucler non ? Il allait rameuter toute la maison à hurler comme un porc qu'on égorge.

- Tu crois que tu étais le seul à voir les regards qu'il lui jetait ! Tu le détestais pour passer des heures avec elle à fumer des clopes ! Le voir passer un bras autour de ses épaules te rendait vert de jalousie. Alors dès que l'occasion s'est présentée, tu as filé un petit remontant à ta demoiselle en détresse et elle est tombée dans tes bras sans protester. Et si ensuite elle a repoussé Edward, c'est uniquement parce qu'elle ne savait pas comment gérer la situation avec toi. Je pense même qu'elle l'ignore encore aujourd'hui si ça devait se reproduire, terminai-je en laissant un léger sourire de triomphe gagner mes lèvres.

- T'es vraiment qu'une …

- Tu sais que j'ai raison Jacob. Mais je peux t'assurer une chose. Il ne la touchera plus. Pas après avoir du endurer les coups et la demande en mariage.

Malheureusement, je ne pouvais pas nier la vérité … Fichu Edward et son sentimentalisme à la noix.

C'est bien moi qui vient de penser ça ?

- Tant mieux. J'en demande pas moins.

- Mais sache une chose. Tu ne pourras pas empêcher Bella de découvrir la vérité sur ses sentiments. Et je serais la première à l'y encourager. Vous n'êtes pas faits pour vivre ensembles, conclus-je.

- Maintenant que tu as réussi à cracher tout ton venin contenu depuis deux ans, tu vas écouter ce que j'ai à te dire ? finit-il par s'énerver.

- J'espère au moins que c'est important.

- Je ne te demanderais qu'un seul et unique service. Surveille que Bella ne touche à aucun alcool samedi soir. Je connais sa faible résistance à cette boisson et il ne faut surtout pas qu'elle craque. Elle est enceinte.

Oh. Putain. De. Merde. Tous mes plans tombent à l'eau là ! Appelez les secours, faites quelque chose mais dites moi que Bella Black n'est pas ENCEINTE !

- Je… je … ne savais pas., balbutiai-je en essayant tant bien que mal de cacher mes émotions.

Vite, Alice. Une diversion.

-Je vous inscris donc sur la liste des présents, si j'ai bien compris ?

- Tu as parfaitement compris Alice, termina-t-il.

Et sur ce, il eut le culot de me raccrocher au nez.

J'envoyais valser mon téléphone à l'autre bout de la pièce et mit ma tête entre mes genoux.

Waouh. Le coup était rude. Bella qui avait 3 mois de moins que moi était enceinte. J'avais un tel mal de chien à faire grimper l'information jusqu'à mon cerveau embrumé par tant de nouvelles informations que je murmurais les mots inimaginables :

- Bella Black est enceinte …

Et la porte vola contre le mur, me faisant sursauter au passage. Je me relevai d'un bond, et jugeais d'un œil réprobateur qui avait cru bon de me faire frôler la crise cardiaque.

Jasper me regardais avec des yeux ronds et la bouche ouverte. Emmett avait rejoint le mouvement, la bouche pleine de chocolat ce qui ne semblait pas le gêner plus que ça. Rose nous couvait du regard, inquiète. Edward était là aussi … Son teint livide et l'absence de la petite étincelle dans ses yeux eurent vite fait de retourner mon estomac. Mais le pire n'était pas encore arrivé. Oh non. Il avait fallu qu'il ne lui dise rien à propos de Bella. Il fallait qu'elle s'en mêle. C'était bien plus fort qu'elle. Comme si on avait pas suffisamment de problèmes sur les bras.

- Qui c'est, cette Bella Black ? demanda Lauren.


Je suis prise d'un soudain instinct de sadisme ... Ah Ah Ah ! Elle y croit dur comme fer notre Alice (mais on l'aime ... Ca suffira pour l'excuser ! ^^). Je vais créer le club des anti Lauren&Jacob aussi. J'ai tendance à les rendre épouvantables les deux là ^^.

Je pense que beaucoup d'entre vous ont du remarqué que je marchais beaucoup à l'inspiration. Alors en ce moment ça dépote ! Les idées s'enchaînent, les chapitres aussi et je m'oblige même à les couper pour pas que vous vous retrouviez avec la fin de l'histoire en un seul morceau. Je garde tout pour moi, muahahahah (rire purement démoniaque).

Moi, égoïste ? Naaaan, pas du tout !

Que pensez vous de ce nouveau chapitre ? On m'offre des fleurs, des chocolats, de l'argent, une demande en mariage ? (Tu rêves, Ju ... Oui oui je sais ! ^^)

Prochain chapitre dès que j'ai le temps de reprendre ce que j'ai commencé. Mais promis, il sera là avant la fin de la semaine. Je suis infichue de rester plus longtemps sans venir martyriser mes personnages de fiction préférés.

Juste pour vous mettre l'eau à la bouche ... Edward va venir nous raconter sa petite histoire (enfin !!!!) dans le prochain chapitre. C'est qu'il commençait presque à me manquer ( Il te manque tout le temps en même temps ... )

Une review c'est comme New Moon le Film. Une véritable bouffée d'oxygène pleine de justesse et de beauté (voilà que je me mets à la poésie aussi... Et vous,qu'en avez vous pensé ?)