Bon... On ne reviendra pas sur mon épouvantable retard. J'espère que vous êtes toujours fidèles au poste et que vous ne m'en voulez pas trop. Dernier chapitre de reprise des évènements. Après, ça va accélérer. J'arrête mon blablatage et vous laisse à votre lecture ;)
Chapitre 6 : Idiotie rime avec envie et jalousie
POV Jacob
J'avais fait tous les efforts du monde. Faire bonne figure devant Alice, Emmett et ma cliente, ne rien dire quand je l'avais vu fixer Edward pendant de longues minutes avec cet air béat, lui promettre que j'allais essayer de m'amuser …
Bon sang ! Est-il utile de rappeler que je n'ai jamais, au grand jamais, voulu revoir les Cullen ? Si je suis, c'est uniquement pour Bella. Bella qui semble très occupée par les mèches de mon putain de rival.
- Hey, frérot ! Regarde un peu qui vient d'arriver !
Emmett ne perdait jamais une occasion de faire tomber à l'eau toute mes stratégies. Le plan « évitons-Edward-Cullen-tout-ira-pour-le-mieux » venait donc d'échouer lamentablement. Je sentais que Bella ne tenait pas très bien sur ses jambes alors je tentais de la soutenir un petit peu. Je ne voulais absolument pas savoir pourquoi ma femme était sur le point de faire un malaise. Même si j'avais ma petite idée …
Quoique. Je devrais peut-être la laisser tomber. Une femme enceinte, ça tombe dans les pommes non ? Personne ne serait surpris de voir Bella Black s'effondrer comme une poupée de chiffon sur le sol. Oui, ça ferait très bien dans ma petite mise en scène. Je détachais doucement mon bras de sa taille, assez imperceptiblement pour qu'elle ne s'en rende pas compte. Puis, je jetais un coup d'œil à ses pieds. Elle portait des talons hauts … Non pardon. Des échasses. Si elle tombait maintenant, elle risquait de se fouler une cheville, on l'emmènerait à l'hôpital et le médecin serait bien obligé de dévoiler à tout le monde qu'elle n'est absolument pas enceinte. Bella apprendrait alors mon mensonge, elle me quitterait pour ce bellâtre de Cullen (enfin ça, ça se discute vu comme il joue collé-serré avec une petite blonde plutôt bien roulée …). Sans compter que ce serait ma longue, mais irrémédiable déchéance dans l'estime de tous mes anciens camarades. Inenvisageable, simplement. Bon, Jacob, reprend toi et serre ta femme très fort. Toute ton intégration sociale dépend de ça !
Nous nous arrêtâmes enfin devant Cullen et sa … fiancée, si mes souvenirs sont exacts. Je le surpris en train de reluquer ma femme, ce dont-elle ne s'était absolument pas rendue compte puisqu'elle jetait un regard noir à la fille.
Il faut avouer que Bella était plus belle que jamais ce soir. Et attirait tous les regards masculins, à mon grand dam. Elle avait accentué ses boucles naturelles qui descendaient en cascade irrégulière le long de son dos. Elle avait accroché quelques mèches à l'aide d'une pince sur l'arrière de sa chevelure, libérant ainsi son visage. Son maquillage était léger mais mettait en valeur ses yeux chocolat et ses lèvres pulpeuses.
Sa peau de crème contrastait avec sa robe-bustier, couleur chocolat elle aussi. Elle lui tombait parfaitement au niveau des genoux. Un flot soulignait sa poitrine. Ses longues jambes étaient encore agrandies par ses escarpins (qui m'avaient couté un œil). Ma femme irradiait la beauté et le bonheur. Tiens, Cullen ! Tu vois bien qu'elle est heureuse avec moi !
Il fut le premier à parler, s'arrachant de la contemplation de l'être fantastique à mes côtés. Il était temps !
- Bonsoir vous deux. Je suis heureux de vous voir ici. Ca faisait vraiment longtemps …
Suis-je censé répondre que ce n'est absolument pas réciproque ? Il valait tout de même mieux que je me taise. Je me contentais donc d'acquiescer sèchement alors que Bella nous bafouillait quelque chose d'incompréhensible qui arracha un mince sourire à Edward. Retire ce sourire de ton visage tout de suite !
- Je voudrais vous présenter Lauren, ma fiancée. Lauren, voici Bella et Jacob Black. Ce sont mes amis d'enfance, continua-t-il.
Je détestais être classifié directement comme « pote collant que j'ai depuis que je suis gamin. Impossible de m'en débarrasser, bébé, alors je te le présente », car cela faisait tout de même deux ans que je refusais toute entrevue avec un membre de la famille Cullen. A moins qu'elle ne connaisse toute l'histoire ce qui me permettrait d'entretenir de meilleurs rapports avec elle.
En parlant de rapports … Pas moche, pas de bouton disgracieux sur le visage, pas de malformation apparente. Edward avait du goût tout de même. Et vu les petits regards en coin qu'elle me jetait, je devais lui plaire. Une idée se forma tout à coup dans mon esprit. Je l'emprunte pendant une demi-heure grand maximum, je la prends entre deux pots de fleurs et on arrête là. Non seulement Edward serait obligé de rompre ses fiançailles (la petite n'avait pas l'air très futée. Elle cracherait le morceau au moindre petit interrogatoire) mais en plus j'aurais réussi une fois de plus à lui prouver ma supériorité. Il faudrait juste éviter que Bella l'apprenne. Solution toute trouvée : prétexter l'ouverture d'un garage à Jacksonville et déménager là-bas, où aucun Cullen ne pourrait venir lui dévoiler la vérité. Elle serait heureuse après tout de rejoindre sa mère. Et nous rendrions visite à son père une fois de temps en temps, mais jamais plus de deux jours pour éviter tout risque.
Dès que j'aurais une minute de libre, j'appelle mes comptables. Cette idée me plait plutôt bien …
- Et ben, on vous en présente du monde ce soir ! lança Emmett, dont j'avais totalement oublié l'existence. Bon, on va vous laisser discuter … Viens Rose, on va voir ce qu'Alice fabrique.
Un silence gêné s'installa entre nous. Bella fixait le plafond ou autre chose, moi je réfléchissais à l'emplacement de notre futur appartement à Jacksonville. Edward avait l'air complètement désorienté et Lauren … n'avait surement pas assez de cervelle pour comprendre que nous n'avions strictement rien à nous dire. Du moins, Edward et Bella devaient en avoir mais qui nécessitaient mon absence. Et je n'avais pas l'intention de partir. De nouveau, il rompit le silence avec un sujet de discussion qui m'intéressait autant que le cycle de reproduction du poisson-chat.
- Tu as poursuivi la mécanique, alors Jacob ? demanda-t-il.
- Ouais … Je bosse dans un garage et je retape des voitures. Ca paie plutôt bien et j'adore ça. Et toi ? demandai-je plus par politesse que par intérêt.
- J'ai fini mes études de droit il y a quelques mois. Et j'envisage bien de devenir procureur. Mais d'abord, j'envisage bien de me marier, dit-il avec un grand sourire destiné à Lauren.
Il y a peu de chances que ça arrive mon pote, vu ce que j'ai prévu pour elle. Mais, ça, tu n'es pas censé le savoir. Mes chances de réussite d'ailleurs chutèrent avec fracas quand Lauren se mit à glousser comme une poule. Et merde. Un petit sourire charmeur devrait la remettre dans ma poche, mais j'ai tout de même une légère appréhension. Et si elle refusait tout net et criait haut et fort que je voulais tromper ma femme ?
Stop, les scénarios catastrophe. Tout se passera bien.
- Je … Je vais aller me chercher à boire. Tu veux quelque chose, mon chéri ? bafouilla encore Bella. Edward grimaça légèrement sur le « mon chéri ».
- Une bière, s'il te plait, ma puce, répondis-je.
Elle tourna les talons rapidement, tandis que j'adressais un grand sourire à Edward qui étouffa un léger grognement. Puis je vis passer un éclair blond sous mes yeux, pour me rendre compte, quelques minutes plus tard que Lauren avait suivi ma Bella. Nous étions donc maintenant seuls. Entre hommes. Edward ne perdit pas une minute d'ailleurs pour déclencher les hostilités.
- Tu l'as mise enceinte ? siffla-t-il.
- Eh ouais … C'est ce qu'on appelle « fonder une famille » tu vois, Cullen. Pourquoi, t'es jaloux ?
- Ca ne se voit pas du tout, qu'elle porte un gosse, contra-t-il.
- Ca fait que quelques semaines voyons … Ca ne se fait pas tout seul un gamin ! Ah mais j'oubliais … Ta copine et toi vous en êtes encore au stade de la petite amourette ! Forcément, t'y connais rien à la maternité … Faudrait songer à te cultiver un peu tout de même…
Je crois que je l'ai un peu énervé, après ça. Il m'attrapa par le col de ma chemise, me rapprocha de lui et me vrilla d'un regard meurtrier. Je mesurais un ou deux centimètres de plus que lui mais ça ne l'empêchait pas d'avoir l'air vraiment menaçant.
- Tu sais très bien que tu as eu de la chance, Black. Enormément de chance.
- Et que toi tu as perdu à la loterie. C'est le jeu, ma pauvre Lucette ! Un mouchoir peut-être, en guise de consolation ?
J'étais vraiment abject, il fallait le reconnaître. Tout ce que je projetais de dire me dépassait totalement et finissais au beau milieu de la conversation. Et j'en retirais la merveilleuse sensation de plénitude. Tandis que je retenais un rictus triomphant, il tremblait de tous ses membres et donnait franchement l'impression qu'il allait m'en mettre une dans les cinq prochaines minutes.
Un raclement de gorge interrompit notre échange. Edward me relâcha de suite tandis que je resserrais mon nœud de cravate d'un mouvement de main. Nous nous tournâmes en même temps en direction du bruit. Jasper affichait un air légèrement contrarié mais me gratifia tout de même d'un sourire crispé. Il me tendit sa main :
- Bonsoir, Jacob. Heureux de vous voir que vous vous êtes trouvés.
- Salut, Jasper. Et comme tu l'as sans doute remarqué, nos retrouvailles sont franches et chaleureuses, lançai-je froidement.
A mes mots, Edward se tendit encore un peu plus et serra les poings. Jasper lui adressa un coup d'œil réprobateur.
- Calme-toi, Edward. Ca ne résoudra absolument rien.
- Bien sûr que si ! Ca me ferait du bien !
- Parce que tu crois que Bella le prendrait bien ? persiffla-t-il.
Edward se renfrogna et plongea ses deux mains dans les poches de son pantalon de costume alors que Jasper continuait de me détailler de haut en bas.
- Qu'est-ce que ma femme vient faire dans cette histoire ? demandai-je innocemment.
- Elle a tout à voir, Jacob. Absolument tout. Tu ne serais pas ici si elle n'était pas si … naïve. Je ne te demanderais qu'une chose : pourquoi déclarer le fait qu'elle est enceinte à tout le monde ? Deux ans que nous ne nous sommes pas vus. Ce sont des détails de l'ordre privé, ce n'est pas la première chose qu'on dit à des gens qu'on a arrêté de voir du jour ou lendemain.
- Chacun son opinion, Jasper. Ma femme est enceinte. J'en suis fier, donc je le clame haut et fort. J'imagine que ton beau frère a quelque chose à voir dans cette remarque ?
- Mais boucle lui donc sa grande gueule ! grommela l'intéressé.
- S'il te plait, Edward, calme-toi. Pas question que vous vous donniez en spectacle ce soir. Alice me tuerait…, déglutit-il difficilement.
- Mais il ment ! Elle n'est pas enceinte ! s'offusqua Edward.
- D'où est-ce que tu sors ça, toi ? De ton égo surdimensionné qui est incroyablement jaloux ? contrai-je, avec néanmoins une légère appréhension. Bella pouvait tout faire rater à chaque instant.
- S'il vous plait, Edward, Jacob, vous tenez vraiment à ce qu'Alice …
- De là, Mr Black, répondit Edward sans tenir compte de Jasper. Il leva un doigt en direction du buffet où ma Bella se servait une énorme flûte de champagne. Et merde !
- Bella a toujours eu une addiction pour le champagne, elle ne peut pas s'en empêcher … balbutiai-je avec très peu d'assurance.
- N'importe quoi. Bella a toujours été très responsable. Si elle avait vraiment un gosse, elle ferait gaffe. Un point c'est tout, pesta Edward.
Jasper hocha gravement la tête. Leurs regards fixés sur moi me faisaient me sentir très mal.
- Alors Jacob, qui a raconté des conneries en espérant se garder sa Bella ? fanfaronna Edward, tout fier de sa découverte. Cette fois, tu ne pourras pas m'en empêcher. Prépare les papiers du divorce, mec. Elle est à moi.
- Edward n'en rajoute pas …
- Si, j'en rajoute ! Cet enfoiré a bousillé les …
Il ne finit pas sa phrase. Un grand bruit de verre brisé résonna dans toute la pièce. Et des cris. Venant de Bella.
- ALICE CULLEN WITHLOCK ! D'OU EST-CE QUE TU SORS UNE CONNERIE PAREILLE ?
Jasper se tourna vers moi en soupirant légèrement alors qu'Edward ricanait.
- Je n'ai vraiment plus aucune estime pour toi, Jacob. Mais je pense qu'il vaudrait mieux que tu ne restes pas ici pendant les cinq prochaines minutes, lança Jasper en avançant vers la porte. Suis-moi. Allez, vite !
Je fis quelques pas précipités dans sa direction. Une Bella en colère était vraiment effrayante. Et j'étais presque sûr d'avoir vu de la fumée s'échapper de ses oreilles. Jasper se retourna une dernière fois vers Edward et lui lança avant de traverser la pièce attenante à toute vitesse :
- Et toi, ne t'avise pas de lui dire où il est !
Mais Cullen ne le regardais pas, ne l'écoutais pas. Il fixait le buffet. Ou ma femme. Ou les deux.
Jasper me conduisit aux toilettes et me conseilla fermement de verrouiller ma porte jusqu'à ce quelqu'un ait calmé Bella. « Autrement, c'est pas sûr que t'en ressortira indemne. Je suis pas encore assez dégouté de toi pour apprécier de te voir partir avec l'ambulance locale ».
De longues minutes passèrent derrière cette porte en bois. Des cris, des bruits de talons martelant le sol de pas lourds et énervés me parvenaient. Puis ce fut le silence complet. Je décidais alors qu'il était temps pour moi de quitter ma cachette provisoire. Doucement, je tournais la clé dans la serrure et entrouvrit le battant. Je fis un pas, puis deux à l'extérieur et refermais la porte dans un grincement. Je lâchais un soupir de soulagement.
Tac. Tac. Tac. De plus en plus rapprochés. Oh oh.
Je n'eus pas le temps de dire ouf qu'une furie brune plaqua sa main sur ma joue, m'administrant la plus grosse gifle que je n'avais jamais reçue. Je contemplais ma femme avec des yeux ronds, étonné par tant de violence.
- NAN MAIS CA VA PAS BIEN DANS TA TETE ?
Parfaitement Chérie. Je suis fou. Mais fou d'amour pour toi. Je ne voulais pas…
Tous ces mots que je pensais, j'étais incapable de les sortir. Parce que pendant ce temps, je revoyais Bella fixer Edward, Edward fixer Bella quand nous étions arrivés. Bella qui avait manqué de s'écrouler dans mes bras quand elle avait aperçu ce type. Edward qui s'en était prit à moi à la minute où je lui avais signalé qu'elle était mienne.
Les souvenirs remontèrent plus loin. Edward et Bella se partageant une pizza alors qu'Alice et moi engouffrions chacun un plat de pâtes entier. Edward et Bella devant un DVD qui leur plaisait. Edward et Bella débattant d'un roman qu'ils avaient lu tous les deux. Edward et Bella rigolant, s'enlaçant. Edward renversant son sceau de sable sur la tête de Bella. Bella qui lui retournait un coup de pelle en pleine tête, ce qui eut le don de faire rire tous les autres enfants présents dans le bas à sable. Ils avaient vite rejoint les autres d'ailleurs.
Et cette photo. Qui était cachée sous une pile de vêtements de Bella, au fond de notre armoire. Elle pensait que je ne la connaissais pas. Mais combien de fois j'avais préparé mes nombreux plans de vengeance en fixant cette photo. Combien de fois, une larme de désespoir total avait coulé sur ma joue en fixant cette image. Elle m'avait rendu totalement fou. Aussi fou que j'étais fou de Bella.
C'était Charlie qui avait prit cette photo. Quelques jours après la naissance de Bella, le docteur Cullen avait amené ses deux jumeaux fraîchement venus au monde dans la chambre de la femme du chef de police, afin de rencontrer la fameuse Isabella Swan. Carlisle avait confié Edward à Renée qui portait sur un bras sa fille et sur l'autre le petit garçon, tandis qu'il tentait de calmer la déjà infernale Alice. La toute petite Bella eut alors un geste des plus significatifs. Elle ouvrit les yeux quand elle sentit qu'un autre enfant accaparait sa maman. Le petit Edward la fixait avec des yeux grands ouverts et ne faisait aucun bruit.
La photo représentait Bella qui adressait son premier grand sourire et qui serrait très fort la main du petit Edward.
- Bella chérie, je … tentai-je de me défendre. Mais je n'y croyais plus.
- Y a pas de « chérie » qui tienne, Jacob Black ! Tu te fous de moi, c'est ça ? Qu'est-ce tu avais besoin de raconter ça à Alice ? Ca t'es pas venu à l'esprit que je finirais par le savoir ?
Elle avait raison. Tellement raison. Et elle était si belle. Oh, Bella …
- Mais je pensais que ça pouvait être vrai, vu ton humeur en ce moment, moi !
Un regain d'énergie soudain. Un infime espoir pour assurer ma défense. Et je vus tout de suite à sa tête que j'aurais mieux fait de me taire.
- ESPECE D'IDIOT ! J'avais choppé la grippe, bon sang ! Ca ne te parait pas normal d'être énervée quand un con dans ton genre me ramène une robe de pouf à la maison en m'annonçant que c'est ce que je porterais à la fête ? C'est plus fort que toi, il faut que tu le rendes jaloux ! Merde !
Me réattaquer sur des choses pour lesquelles je m'étais excusé. Elle allait loin, tout de même.
- Bells, je t'avais déjà dit que …
- Que quoi ? Comment j'aurais pu être enceinte de toute façon ? Je n'ai vraiment pas envie de divulguer tous les détails de notre vie sexuelle devant tous nos anciens camarades, mais tant pis, tu ne me laisses pas le choix ! Depuis que j'ai arrêté cette foutue pilule, on n'a pas couché une fois ensemble, Jacob ! Y en avait que pour tes bagnoles !
- Bella … Tu sais que je t'aime, voyons …
Ma dernière bouée de secours. Si après cela il ne se passe toujours rien, je pourrais dire définitivement adieu à mes derniers espoirs.
Et rien ne venait. Strictement rien.
- Bella …
- Fous-moi la paix, Jacob. Je savais qu'il ne fallait pas venir ici ce soir. Tu ne pourras jamais t'empêcher d'essayer d'être supérieur à Edward. Et ça, j'arrive plus à le supporter …
J'avais de la patience. Mais faire revenir sur le tapis Edward Cullen eut le don de me mettre hors de moi. Et ce qui scella une bonne fois pour toutes ma destinée fut mon emportement qui suivit :
- En même temps …
- Ce n'est pas le moment pour avoir cette discussion, Jake, me coupa-t-elle, le regard froid. Tu aurais du t'y prendre avant si tu avais des reproches à m'adresser. Pas au beau milieu d'une fête, merde !
Je l'observais s'éloigner, de plus en plus dépité. Je m'assis en tailleur sur le sol et laissais mes émotions prendre le dessus pendant plusieurs minutes. Ma résolution prise, je me relevais et traversais la salle aux murs verts. Tous les regards étaient posés sur moi mais je m'en fichais. Des yeux je cherchais Bella, ne la voyait pas. Lauren était en pleine discussion avec Tanya, Alice couvait des yeux la porte menant sur la terrasse et Edward avait disparu, lui aussi. Je m'approchais de mon hôte et lançai tout à bloc :
- Je m'en vais.
Elle sursauta légèrement et se retourna un large sourire aux lèvres. Derrière elle, je pouvais apercevoir Edward à genoux devant Bella. Je ne distinguais pas son visage.
- Je me doutais que tu fuirais Jacob. Tu as été lâche, tu l'es en ce moment, et tu le seras toujours.
Elle ne m'adressa pas un mot de plus et se replaça devant la porte. Pour ma part, je quittais les lieux à une vitesse impressionnante, dévalait les escaliers en trombe en adressant un vague signe de main à Emmett et Rosalie qui avaient l'air de bien s'amuser.
Je claquai la porte d'entrée et déverrouillais ma voiture. Je grimpai dedans, bouclai ma ceinture et appuyais sur la pédale d'accélération, quittant les lieux pour la dernière fois.
Durant de longues minutes, je continuais sur la nationale les yeux rivés sur l'horizon d'un noir sombre et profond. Quelques étoiles éclairaient doucement la nuit. Au premier embranchement, je tournais et suivais un petit sentier menant à la maison de retraite de la bourgade de Forks.
Je pénétrai dans le hall du bâtiment avec la ferme intention de rendre une visite, bien que les horaires soient largement dépassés. Lorsqu'elle vit mon visage, la réceptionniste ne demanda pas son reste et me laissa grimper avec un regard compatissant.
J'arrivai enfin devant la porte. Un léger filet de lumière transparaissait sous la porte. Tant mieux, je n'aurais pas à le réveiller. Je passai une main fébrile dans mes cheveux, puis frappais un coup. Deux coups. Un grommèlement se fit entendre et on entrebâilla la porte.
- Jacob ?! Qu'est-ce que tu fais ici à cette heure ? Tu ne devrais pas être à cette fête, chez les Cullen ? Où est Bella ?
Je ne pus pas répondre. Dans le fond de la pièce, je distinguais une paire d'yeux chocolat semblables à ceux que j'aimais tant. Ce fut la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Les larmes coulèrent le long de mon visage, sans arriver à tarir.
Billy posa un doigt sous mon menton et releva mon visage avant de me fixer pendant de longues minutes. Il se tourna vers Charlie et déclara d'une voix grave :
- C'est enfin arrivé.
Voilà pour ce nouveau chapitre. J'ai été très longue et il n'est pas très long mais je suis vraiment dépassée par le temps ces jours-ci.
J'espère arriver à vous poster la suite bientôt :)
Un review pour la route ?
Ps: Mon OS pour le Bloody Valentine Contest est en ligne, lui. Si vous avez encore le courage d'aller le lire et de voter pour lui 4 jours avant la clôture des votes, ça serait vraiment très sympathique ! Voilà le lien :
http://www[.]fanfiction[.]net/s/5640645/1/
