Me revoilà avec un tout nouveau chapitre !! Qui est en plus très très long ! J'ai repris l'écriture, cela me manquait trop ! Mais j'avoue qu'entre mon nouveau boulot et mon déménagement à l'étranger je suis un peu débordée ! Mais en tout cas je vais essayer d'écrire plus rapidement ! J'espère que vous allez aimer ce chapitre, en tout cas je me suis beaucoup amusée à l'écrire !

Bonne lecture à tous et merci d'être fidèle à mes fanfictions (sans tous vos messages d'encouragements pour me demander de continuer j'aurai surement arrêté depuis longtemps !)

Réponse aux reviews (anonymes) :

Aurelle : merci pour ta review, elle m'a fait très plaisir !

Lisa : Merci de tes compliments ;) J'espère que cette suite va te plaire !

Princessmalfoy : Merciiii !

Manon : Merci à toi ! Tu fais partie des gens qui m'ont redonné envie d'écrire !

Morgane : Merci beaucoup morgane !

Litao : Thanks !!!

Hermione : Malheureusement si tu veux me donner ton adresse mail il faut que tu m'envoie un message privé ! Les adresses mails ne passent pas dans les commentaires ;)


Chapitre 3 : Shall I stay ? – Dois-je rester ?

Hermione regarda la porte d'entrée de l'appartement de son ami et poussa un soupir à fendre l'âme. Elle avait réfléchi toute la nuit à la manière dont elle allait annoncer sa prétendue idylle à ses compagnons et elle n'avait toujours trouvé de solutions convaincantes. Elle savait néanmoins qu'elle n'avait pas le choix. Elle devait absolument tout leur dire avant le bal. Elle savait pertinemment que jamais Harry et Ron ne pourraient lui pardonner si elle leur annonçait ça de but en blanc lors de cet événement. Ils auraient besoin de digérer l'information. Tout comme elle d'ailleurs.

L'idée de mentir à ses amis la révulsait, mais elle avait désespérément besoin de cet argent. Et Drago s'était montré plus que généreux dans leur contrat. Après tout, s'était-t-elle dit pour se donner du courage ce matin là, quelques petits rendez-vous par ci par là, ce n'était pas grand-chose, et ça ne pourrait faire de mal à personne, bien au contraire ! Bien sûr, elle ne croyait qu'à moitié à cela, mais elle s'accrocha tout de même à cette pensée tandis qu'elle frappait à la porte. Elle entendit des bruits de pas et Harry ouvrit prestement la porte d'entrée de son appartement.

- Hermione ! Comment vas-tu ? Tu arrives de bonne heure ! Je croyais qu'on devait se retrouver directement au bal ?

- J'avais quelque chose à t'annoncer justement, à propos du bal. Est-ce que Ron est là ?

- Oui il est venu prendre son petit déjeuner. Entre. Tu es sûre que ça va ?

- Oui oui, mais je ne suis pas certaine que vous allez apprécier ce que je vais vous annoncer.

Harry fronça les sourcils et s'écarta pour la laisser passer. Hermione se dirigea calmement vers la cuisine. Elle semblait sûre d'elle et parfaitement maître de ses émotions. Elle avait décidé de se montrer direct et concise, de ne pas se laisser envahir par ses sentiments et d'aller droit au but.

Harry s'installa à la table où Ron était déjà en train de manger et dit à son compagnon qu'Hermione avait quelque chose à leur annoncer. Ron leva les yeux de son bol, lança un bonjour suivi d'un sourire à la jeune femme et attendit que celle-ci commence à parler. Mais en voyant les deux visages attentifs et souriants de ses amis, elle perdit ses moyens et balbutia quelques mots avant de se diriger vers la porte pour quitter l'appartement.

Arrivée devant celle-ci, elle prit une profonde inspiration et entreprit de se raisonner. « Bon sang Hermione, se dit-elle, tu as combattu des dizaines de sorciers pendant la guerre et tu es incapable de parler à tes amis ? Reprend toi ! »

Forte de cette nouvelle résolution, elle courut presque dans la cuisine où ses amis pouffèrent de rire quand ils la virent arriver comme une furie.

- Alors tu t'es décidée à nous révéler ta grande nouv… ? commença Harry.

- J'ai une relation amoureuse avec Drago Malefoy, lâcha Hermione en se postant devant ses deux amis.

Ron faillit s'étouffer avec sa bouchée de céréales et Harry perdit son sourire d'un coup.

- Tu plaisantes là ? s'exclama ce dernier.

- Et il m'accompagne au bal ce soir, termina Hermione dans un souffle.

- Tu n'es pas sérieuse ? rétorqua Ron. Hermione, c'est de Malefoy qu'il s'agit. Tu dois forcement nous faire une blague.

- Ce n'est pas une blague, répondit calmement Hermione.

Ron se mit à rougir de colère tandis que les yeux d'Harry s'assombrissaient.

- Et ça dure depuis combien de temps ? parce que si ce n'est pas sérieux, commença Harry, tu ferais mieux d'arrêter tout de suite cette bêtise.

- Harry, Drago et moi sommes en couple depuis plus de quatre mois. Ce n'est pas une bêtise. C'est sérieux. Il a changé, et je me suis attachée à lui.

- Non mais c'est pas vrai ! Hermione qu'est-ce qui t'ai passé par la tête ? Tu es devenue complètement folle ma parole ! s'exclama Ron. Il faut que cela cesse.

- Non Ronald, répliqua Hermione en secouant la tête. Ron, Harry, si je ne vous aie pas parlé de cette relation c'est parce que je savais comment vous alliez réagir, et je voulais attendre de voir comment ça évoluait entre nous avant de tout vous avouer. Mais vous êtes mes amis et je ne supportais plus de vous le cacher. Parce que Drago est important pour moi, et que j'ai besoin de pouvoir en parler avec vous. Je sais que vous ne l'aimez pas, mais vous pourriez essayer de l'accepter…au nom de notre amitié.

- Oh non, soupira Ron. Ne te sers pas de notre amitié. Tu sais bien qu'une fois que tu as emmené ça sur le tapis on ne peut rien te refuser.

Hermione esquissa un léger sourire. L'affaire était dans le sac.

- Je ne vous demande pas de l'aimer. Je sais que ça n'arrivera probablement jamais. Mais au moins, ne vous opposez pas à notre relation.

- Tu appelles ça une relation ? Les Malefoys sont incapables d'aimer. Ce sont des êtres froids, calculateurs, et manipulateurs, déclara Harry. Il va te faire souffrir.

- Tu ne crois pas que si c'était son intention, il l'aurait déjà fait depuis longtemps ? Harry, toi plus que quiconque ne devrait pas juger les autres selon leurs origines.

- Hermione, Malefoy a toujours été odieux avec moi et encore plus avec toi. Le fait même que tu ais pu lui laisser une chance de t'inviter est tout simplement inconcevable à mes yeux. Alors ne me demande pas de l'accepter, je ne peux pas.

Hermione, dépitée, se tourna alors vers son autre compagnon :

- Ron ?

Le jeune rouquin se tourna vers Harry qui fixait Hermione d'un œil noir et déterminé. Il balbutia :

- Désolée Hermione mais Harry a raison.

- Bien, répliqua Hermione en serrant les dents. Je ne pense pas qu'il y ait grand-chose d'autre à ajouter. Je vous verrai ce soir au bal.

La jeune femme tourna les talons et s'avança, la tête haute, vers la porte d'entrée. Une fois sortie, elle fit quelques pas dans le couloir et quand elle ne fut plus à portée de vue de ses compagnons – s'ils venaient à ouvrir la porte – elle s'adossa au mur et poussa un soupir de soulagement. « Finalement, ça ne s'est pas si mal passé » pensa Hermione en reprenant ses esprits.

Elle s'attendait à ce que ses amis fassent plus d'histoires mais surtout elle pensait que ce serait Ron qui réagirait le plus violemment, après tout ils avaient eu une histoire ensemble. Elle secoua la tête et s'exhorta à ne plus penser à ça. Elle avait d'autres problèmes à régler, dont l'un était plus qu'urgent : elle devait choisir une robe pour le bal, et une robe qui plairait à sa seigneurie Drago Malefoy, et ça ce n'était pas gagné du tout !

Elle rentra rapidement à son appartement, posa son sac et son manteau sur son lit, et se mit à inspecter son dressing. Il n'était pas encore midi, mais elle avait des dossiers à étudier dans l'après midi et tenait à se débarrasser de cette corvée le plus vite possible. Cependant, au bout d'une heure, elle dut se rendre à l'évidence, rien ne conviendrait. Elle soupira lourdement et se laissa tomber sur son lit. Elle ne savait même pas pourquoi elle se donnait autant de mal, pour être honnête, elle n'aimait pas les bals : faire des efforts vestimentaires, passer son temps à parler avec des gens que l'ont n'apprécie pas et faire semblant d'être ce qu'on n'est pas, tout cela semblait bien futile à Hermione, qui aurait préféré rester bien au chaud chez elle avec un bon livre.

Mais elle avait signé un contrat et entendait bien le respecter. Elle s'apprêtait à remettre son manteau pour aller courir les magasins et essayait de trouver quelque chose à se mettre quand une tornade rousse déboula dans sa chambre.

- Par Merlin ! s'écria Ginny en voyant les vêtements d'Hermione éparpillés au sol et sur le lit. Qu'est-ce qui s'est passé ici ?

- Je n'ai rien à me mettre pour ce soir ! gémit Hermione en essayant de mettre de l'ordre dans la pièce. Et puis d'abord comment tu es entrée ?

Ginny éclata de rire et Hermione s'interrompit, les sourcils froncés.

- Je peux savoir ce qu'il y a de drôle ?

- Oh rien du tout, répondit Ginny. Harry et Ron sont arrivés en furie au Terrier en disant que tu leur avais annoncé que tu étais amoureuse de Malefoy. Je n'y ai pas cru donc je suis venue t'interroger par moi-même et ta porte n'étant pas fermée je suis entrée.

- Je n'ai jamais dis que j'étais amoureuse de lui, grogna Hermione en continuant son rangement.

- Oh mais en tout cas le fait que vous ayez une relation ne fait plus aucun doute maintenant, rétorqua son amie. Je ne t'ai encore jamais vu t'inquiéter de ce que tu allais porter !

- Ce n'est pas drôle du tout Ginny. Je ne vais pas aller à ce stupide bal en tailleur !

- Veux-tu que j'appelle ta marraine la bonne fée pour remédier à ce problème ? demanda la rouquine d'un air taquin.

- Je savais que je n'aurais jamais dû t'offrir ce recueil de contes Moldus, s'impatienta Hermione. Est-ce que tu vas m'aider oui ou non ?

- Mais oui, arrête de t'inquiéter. Si tu n'as rien dans ta garde robe qui convienne on ira chez moi ! Et comme ça tu en profiteras pour me raconter toute l'histoire. Dis moi, c'est sérieux entre vous ?

Hermione repoussa une mèche de ses cheveux venue se glisser devant ses yeux et répondit :

- Pour être honnête, je n'en sais rien, on vit au moment présent. Mais Ginny, je tiens énormément à lui et je pense que c'est réciproque.

Ginny prit le rougissement soudain de son amie pour de la gêne, mais elle avait tort, Hermione venait à nouveau de mentir à une de ses amis et elle détestait ça.

- Dans ce cas, je n'ai rien à dire, dit Ginny. Allez viens ma belle, on va te trouver de quoi te faire belle pour danser toute la nuit avec ton prince.

- Je pense sérieusement que tu devrais arrêter de lire des contes de fées Ginny, répliqua Hermione en se mettant debout.

Son amie s'apprêtait à lui répondre quand un bruit de sonnette retentit.

- Tu attends quelqu'un ? demanda Ginny.

- Non, personne.

- Oh c'est peut-être Drago venu t'embrasser avant le bal ! s'écria l'amie d'Hermione d'un ton surexcité.

- Oui peut-être, balbutia Hermione, tout en priant intérieurement pour que ce ne soit pas le cas.

Mais ce n'était pas Drago à proprement parlé mais un livreur qui tendit à la jeune femme un énorme paquet venant de la part de Monsieur Malefoy fils.

- Ouvre-le ! Ouvre-le ! s'écria Ginny.

- Du calme voyons ! répondit Hermione.

Avec des gestes lents, très lents, elle ôta le ruban qui entourait le carton, puis souleva le couvercle. Dans la boite se trouvait une magnifique robe de soirée rouge. Hermione la prit délicatement entre ses mains et la sortit de la boite pour mieux l'admirer. Il n'y avait pas à dire, Drago avait du goût, elle était absolument somptueuse, mais plutôt mourir que de l'avouer à l'intéressé.

- Oh Hermione ! Elle est tout simplement magnifique ! Une merveille ! Tu vas être splendide ce soir.

La jeune femme ne répondit pas et tendit la robe à son amie qui la dévorait littéralement des yeux. Elle retourna observer le contenu de la boite et découvrit un petit coffret en velours. Elle l'ouvrit et poussa un petit cri de surprise. Ginny jeta un coup d'œil à l'intérieur du coffret par-dessus l'épaule de son amie et s'exclama :

- Ça t'ennuie si on échange de petits amis ?

- Ginny ! s'écria Hermione.

- Je plaisantais bien sûr, mais cette parure de bijoux…Hermione…elle est superbe. En plus, je ne sais pas si tu as remarqué mais c'est de l'or, et comme ta robe est rouge, tu seras habillé au couleur de Gryffondor ! C'est très gentil de la part de Drago de te faire ce genre de cadeaux, surtout quand on sait à quel point il déteste notre maison…

Ginny continua de babiller tout en serrant la robe dans ses bras tandis qu'Hermione posa à nouveau son regard sur les boucles d'oreilles et le bracelet en or qui se trouvait dans le coffret. Contrairement à son amie, elle ne trouva pas ces cadeaux adorables, au contraire, elle avait l'impression d'être achetée…mais après tout elle se laissait bien payer pour être sa cavalière…

Hermione fut tirée de ses sombres pensées par son amie qui avait remarqué une petite carte au fond de la boite contenant la robe et s'apprêtait à la saisir quand Hermione la devança et la prit entre ses mains :

- Tu permets ! s'écria-t-elle. Ginny est-ce que tu veux bien aller pendre ma robe dans ma chambre s'il te plait ? J'aimerais lire cette carte en privé.

- Très bien, soupira la rouquine en s'élançant dans le couloir tout en valsant et fredonnant « Mon amour, je t'ai vu au beau milieu d'un rêve… Mon amour, un aussi doux rêve est un présage d'amour. »

- Et tu vas aussi me redonner les dvds de Disney que je t'ai offert ! s'écria Hermione à la volée.

Elle se maudissait à présent, d'avoir offert à Ginny pour son anniversaire un ensemble de recueil de contes de fées moldus et les dvds des adaptations de ces contes (monsieur Weasley s'était empressé de les essayer dans son nouveau lecteur dvd, cadeau de Harry pour Noel !). Elle avait seulement voulu lui faire partager son amour pour les contes de fées, malheureusement Ginny avait un peu trop aimé son cadeau…

Elle prit une profonde inspiration et posa ses yeux sur la carte, sur laquelle il était inscrit :

« Porte tes couleurs Granger…elles te donneront du courage. Tu vas en avoir besoin. Drago. »

La mâchoire d'Hermione se crispa, elle ferma les yeux et déchira la carte en petits morceaux. Elle détestait devoir se l'avouer : Drago avait raison, elle aurait grand besoin de courage ce soir.


Lorsque Drago se présenta chez Hermione ce soir là, il était presque nerveux. « Relax, s'exhorta-t-il, tout va bien se passer. ». Il frappa à la porte et entendit la voix claire de la jeune femme l'inviter à entrer.

Cette dernière était dans sa salle de bain. Elle avait entendu la porte claquer et savait que Drago Malefoy venait d'entrer dans son appartement. L'espace d'un instant, elle contempla l'idée de tout abandonner et de le laisser en plan. Puis, elle secoua la tête, repensant aux raisons qui l'avaient poussée à accepter ce contrat. Elle irait jusqu'au bout, elle n'avait pas le choix. Elle jeta un dernier coup d'œil dans le miroir et respira lentement. Elle ne savait pas si elle était prête à affronter le regard, qu'elle savait critique, de Malefoy, mais courageusement elle sortit de la salle de bain et marcha vers le salon.

Drago, lui, observait attentivement l'environnement dans lequel il se trouvait. Si quelqu'un lui avait dit qu'il serait un jour en train d'attendre Hermione Granger dans son appartement pour l'emmener à un stupide bal, il aurait probablement giflé cette personne. Mais il était bien là, planté au milieu du salon de l'ancienne Gryffondor et analysant chaque objet tombant sous la coupe de son œil acéré. L'appartement était à l'image de sa propriétaire, pensa-t-il : impeccablement rangé, et décorés d'objets et de meubles assez vieillots, mais qui se voulaient tous très distingués. Il sourit quand il aperçut l'immense bibliothèque qui occupait tout un mur de la pièce. Il reconnaissait bien là Granger, toujours le nez dans les livres. Il était toujours perdu dans ses contemplations et n'entendit pas Hermione entrer.

- On reconnait bien là les fouines, déclara-t-elle, un sourire aux lèvres. Toujours en train de fureter partout.

Drago sursauta et lui jeta un regard furibond. Il détestait qu'on lui rappelle cet incident dégradant qui s'était passé en quatrième année. Puis son regard changea de ton quand il observa plus attentivement la jeune femme. Un sourire narquois naquit sur ses lèvres et il marmonna :

- Définitivement plus sexy que MacGonagall.

- Qu'est-ce que tu as dis ? demanda la jeune femme, qui était en train de chercher son sac à main.

- Je te demandais si tu avais aimé mes cadeaux ?

Hermione rougit de honte. Au départ, elle ne voulait pas porter la robe, et encore moins les bijoux, mais force était de constater qu'elle n'avait pas de robe décente à se mettre et qu'elle n'avait pas le temps d'aller s'en acheter une. Elle s'était donc résolue à porter les présents de Malefoy, mais si déjà signer un contrat avec lui avait fait descendre en flèche son estime d'elle-même, porter les vêtements qu'il avait choisis pour elle lui donnait l'impression de n'être qu'une vulgaire prostituée.

- Tu n'aurais pas dû, répondit-elle. Je n'avais pas l'intention de les porter, mais je n'avais rien qui convenait et…

- Dans ce cas la question est réglée, mes cadeaux étaient indispensables.

- Tu tiens à imposer ta marque partout n'est-ce pas ? demanda Hermione dont le visage s'était crispé.

- Oh je t'en prie Granger ! Ose dire que tu n'aimes pas la robe ?

Hermione se retint de répondre pendant quelques secondes. Elle trouvait la robe superbe et elle était tellement agréable à porter…mais jamais elle ne lui avouerait cela.

- Elle est beaucoup trop voyante, déclara-t-elle d'un ton hautain.

- C'était le but, je veux que tout le monde ait les yeux rivés sur nous ce soir.

- Ne t'inquiète pas pour ça, marmonna Hermione. Nous serons incontestablement l'attraction de la soirée. Tu es prêt ?

Drago prit quelques secondes pour regarder attentivement la jeune femme.

- Finalement, je t'ai bien choisi Granger, tu es presque superbe dans cette tenue.

Hermione ne sut pas vraiment si elle devait se sentir flattée ou insultée de la remarque de Malefoy et prit le parti d'en rire. Si elle devait être coincée avec lui toute la soirée, que ce soit au moins dans la bonne humeur. Un sourire amusé sur les lèvres, elle répondit :

- Drago Malefoy viendrait-il de me faire un compliment ?

- Ne te fais pas d'illusions Granger, je répétais juste ma prestation de ce soir, déclara Drago armé du même sourire amusé.

Il tendit son bras à la jeune femme et elle s'approcha de lui, tout en laissant échapper un petit rire. Tous deux sortirent de l'appartement et transplanèrent au ministère de la magie.


Lorsqu'ils arrivèrent devant la salle de bal, ils étaient fin prêts. Pendant le court trajet qu'ils avaient effectué pour arriver là bas, ils avaient mis au point les différents détails concernant leur prétendue relation. Quand il aperçut le portier chargé d'ouvrir la porte aux invités, Drago saisit doucement la main d'Hermione et l'emprisonna dans la sienne. Il sentit la jeune femme se crisper et se pencha vers elle pour lui chuchoter à l'oreille :

- Détends-toi.

- Facile à dire, ce n'est pas toi qui va t'afficher avec une fouine que tout le monde déteste à l'événement social le plus attendu du monde sorcier.

- Moi, je vais m'afficher avec le rat de bibliothèque notoire, donc nous sommes quittes ! répondit Drago.

Hermione lui lança un regard furieux, ce à quoi le jeune homme répondit en déposant un baiser léger sur sa joue.

- Je peux savoir pourquoi tu as fais ça ? demanda Hermione d'un air pincé.

Elle ne s'habituait toujours pas aux marques d'affections – et de possession – de son compagnon.

- Le portier nous regardait, répondit Drago d'un air malicieux. Prête ?

- Non. répliqua Hermione

- Parfait, déclara le jeune homme en l'entrainant vers la porte. Il est temps de rentrer dans l'arène.

Alors que le portier, très intrigué par le couple qui se trouvait devant lui, ouvrait la porte qui menait à la salle de bal, Hermione ferma les yeux pendant une seconde. Elle prit une profonde inspiration et lorsqu'elle rouvrit les yeux, les lumières de la salle l'aveuglèrent quelques secondes. Elle cligna des paupières et s'avança prudemment vers la foule.

Lors de ce bal annuel la coutume voulait que les photographes de presse de la communauté magique prennent en photo chaque invité lors de son arrivée. Ils se postaient donc près de l'entrée et attendaient patiemment et sans grand enthousiaste – ce bal n'était pas réputé pour son ambiance débridée - que les invités prennent place devant eux pour la photo. Cependant cette année, lorsque les journalistes virent arriver le couple Granger-Malefoy, ils se précipitèrent vers eux. Les flashs crépitèrent et les deux jeunes intéressés se retrouvèrent bientôt éblouis.

A l'autre bout de la salle, Harry avait vu arriver le couple et son visage s'était assombri. Il avait réfléchi à cette situation toute la journée et il en était arrivé à la conclusion que quelque chose clochait ! Hermione ne pouvait décemment pas avoir des sentiments pour cet idiot. Et pourtant, quand il vit la jeune femme se serrait amoureusement contre le torse de Malefoy pour que les photographes les prennent en photo, et qu'il vit Drago lui chuchoter quelque chose à l'oreille qui l'a fit sourire encore plus, il pensa que peut-être il s'était trompé.

Hermione quant à elle se sentait extrêmement mal à l'aise. Les mains de Drago, fermement ancrées sur sa taille et son ventre la gênaient. Quand elle sentit la main du jeune homme descendre encore plus bas que ses reins, elle se cambra. Les journalistes leur faisaient face, il n'avait aucune raison d'avoir des mains baladeuses ce petit serpent vicieux, pensa-t-elle. Bientôt cependant, Drago l'entraîna vers le centre de la pièce et les photographes se dispersèrent aux quatre coins de la salle de bal, chacun gardant un œil acéré sur le couple.

- Repose encore une fois tes mains sur mes fesses, espèce de salle petite fouine répugnante et je te jure sur Merlin que tu regretteras amèrement le jour où tu es venu au monde, persifla Hermione alors qu'elle marchait vers son groupe d'ami, un sourire figé aux lèvres.

Drago s'arrêta un instant, et porta la main d'Hermione à son visage. Il déposa un baiser sur la paume de sa main et lui répondit sur le même ton :

- Tu es si prévisible Granger…Allez viens, le plus dur reste à faire.

Il avait raison. Ils étaient presque arrivés en face d'Harry, accompagné Ginny qui se tenait bien droit et attendait visiblement une confrontation. Lorsqu'ils arrivèrent à sa hauteur, Harry releva le menton et interpella Drago :

- Malefoy.

- Potter.

Hermione, voyant que les deux partis n'avaient pas l'intention d'aller plus loin dans leur conversation, serra un peu plus fort la main de Drago et leva des yeux implorants vers lui :

- Drago, tu as promis de faire des efforts, déclara-t-elle.

Un sourire machiavélique apparut sur les lèvres du jeune homme et Hermione pensa qu'elle aurait mieux fait de garder le silence. Cela ne valait rien qui vaille.

- Je me souviens surtout de ce que toi tu as promis de faire si j'acceptais, répondit-il en faisant un clin d'œil qui se voulait coquin à Hermione.

La jeune femme rougit jusqu'aux racines de ses cheveux et Drago tendit sa main à Harry.

- Bonsoir Harry, je suis ravi de te voir ce soir. Comment vas-tu ?

- Ça va Malefoy n'en fais pas trop, déclara Harry en lui serrant la main.

Des flash crépitèrent autour d'eux et Hermione poussa un léger soupir. Elle était certaine que demain, Drago et elle feraient la une des journaux. Son teint avait néanmoins reprit une couleur normale et elle était prête à contre-attaquer. Malefoy n'aurait que ce qu'il mérite après tout.

- Drago, susurra Hermione d'une voix languissante. Tu as oublié quelque chose…

Celui-ci lui jeta un regard interloqué et secoua la tête.

- Mais si, renchérit Hermione. Tu sais, ce dont on a parlé toute la journée hier…tu te souviens…tes excuses…

- Mes excuses ? s'étonna Drago.

- Mais oui tes excuses à Harry…à propos de ce qui s'est passé quand on étaient à Poudlard.

Drago plissa les yeux. Il venait de comprendre où la jeune femme voulait en venir. « Sale petite peste », pensa-t-il. Il ne voulait pas avoir à s'excuser de ce qu'il avait fait à Poudlard, mais s'il pouvait au moins prétendre bien s'entendre avec Potter, cela l'aiderait sûrement à gagner les faveurs des autres Aurors. Il prit une petite inspiration, et déclara péniblement :

- Harry…je tiens à…m'excuser…pour mon comportement envers toi et tes amis.

- Tu as oublié une partie mon cœur, dit Hermione qui avait l'air de grandement s'amuser. Tu sais…la partie où tu lui demande de te pardonner ?

- Et j'espère que tu me pardonnera…réussit à articuler Drago tout en serrant les dents.

Harry Potter observa le couple devant lui et un sourire apparut sur ses lèvres. Hermione avait réussi à tenir Drago en laisse et cela lui plaisait énormément. Un sourire narquois aux lèvres, il répondit :

- Je suis heureux de constater qu'Hermione a une bonne influence sur toi. J'accepte tes excuses. Quant à te pardonner, je pense qu'il faut d'abord laisser le temps agir.

Drago acquiesça d'un air boudeur, et Hermione voyant qu'il était à deux doigts d'exploser de colère intervint :

- Tiens j'aperçois Mr Taylor au fond de la salle, je pense qu'on devrait aller le saluer, déclara-t-elle en entraînant Drago avec elle.

Une fois qu'ils se furent un peu éloignés, Drago se pencha vers la jeune femme, prétendant lui embrassant le cou, et murmura :

- Tu vas me payer cela Granger.

Hermione sourit à nouveau. Finalement cette soirée ne se passait pas si mal que cela.

Ils arrivèrent bientôt à hauteur de Mr Taylor et de sa femme qui discutaient avec Mr Weasley et son fils Ron. Mr Taylor était le directeur du bureau des Aurors, et Hermione sentit son compagnon se tendre un peu à l'approche de cette conversation tant attendue.

Mr Weasley qui avait aperçu Hermione, se figea quelques secondes lorsqu'il reconnu l'homme qui l'accompagnait, mais lui fit quand même signe de s'approcher. Ron s'écarta du groupe, visiblement il n'avait toujours pas digéré la nouvelle, pensa Hermione.

- Hermione, dit Mr Taylor. J'espérais vous voir ce soir. J'ai lu le compte rendu de votre dernière mission et je tenais à vous féliciter. C'est du bon boulot.

Hermione rougit. Mr Taylor était un homme dur, ou plutôt un homme que la guerre avait endurci et rendu plus fort. Son fils unique avait été tué par des mangemorts lors de la seconde guerre des sorciers et depuis il mettait un point d'honneur à pourchasser tous les anciens sorciers qui étaient à la solde de Voldemort et de les faire comparaitre devant la justice. Drago avait étudié le caractère et les antécédents de cet homme et il savait qu'il devait probablement le détester et que c'était sûrement lui qui empêchait sa candidature d'être acceptée.

- Je vous remercie Monsieur, répondit Hermione. Laissez-moi-vous présenter mon cavalier ce soir Dr…

- Drago Malefoy, l'interrompit le directeur des Aurors.

Mr Taylor jeta un coup d'œil désapprobateur au couple mais finit quand même par serrer la main que Drago lui tendait.

- Enchanté de voir revoir, Mr Taylor, dit Drago.

Mr Taylor se contenta d'hocher la tête et son épouse ajouta, comme pour détendre l'atmosphère :

- Je m'apprêtais à vous envoyer un petit mot mon cher Drago, pour vous remercier votre père et vous des dons substantiels que vous avez faits pour notre hôpital. Grâce à vous nous allons pouvoir débuter la construction plus tôt que prévu.

Drago décocha un sourire presque séducteur à Mme Taylor et répondit :

- Vous m'en voyez ravie madame.

- J'organise un petit dîner en fin de semaine prochaine, reprit la femme du directeur des Aurors, et j'ai bien entendu déjà invité Hermione mais j'aimerai beaucoup que vous vous joigniez à nous également.

- Je vous remercie de l'invitation Madame Taylor mais je ne voudrais pas déranger vos plans pour cette soirée. Mais ce n'est que partie remise, je vous le promets. Maintenant si vous le permettez, je vais emmener mon éblouissante cavalière danser. Ce serait un crime que de ne pas profiter d'un si bon orchestre.

Drago salua le petit groupe et entraîna Hermione sur la piste de danse

- Tu peux m'expliquer pourquoi tu as refusé son invitation ? Elle t'aurait permis de pouvoir parler plus longuement avec le directeur ! demanda Hermione alors que Drago passait un bras autour de sa taille.

- Je ne veux pas qu'il pense que je le harcèle, je veux que ce soit lui qui recherche ma compagnie.

- Si tu veux mon avis, ça n'arrivera jamais, répondit la jeune femme.

Drago ne lui répondit pas et entreprit de la faire tournoyer aux quatre coins de la salle de bal. La plupart des regards étaient tournés vers eux et le jeune homme sentait que c'était le bon moment pour frapper un grand coup.

- Je pense qu'on devrait s'embrasser Granger.

- Pardon !? s'exclama Hermione tout en essayant de garder son sourire pour les photographes. Il n'en n'est pas question !

- Je ne te demande pas ton avis. Je te préviens seulement que je vais t'embrasser dans moins de deux minutes, et d'après notre contrat tu n'as rien à objecter.

- Laisse moi au moins me préparer psychologiquement, gémit la jeune femme en réfléchissant à une échappatoire.

- Je te laisse 10 secondes.

Hermione était prête à arrêter de danser et se précipiter vers ses amis pour échapper au baiser tant redouté quand Drago lui-même stoppa leur danse. D'un geste très doux, il caressa la joue d'Hermione et pencha son visage vers le sien. Elle n'eut même pas le temps d'esquisser un mouvement vers l'arrière que les lèvres du jeune homme se posaient déjà sur les siennes. Elle resta apathique pendant quelques secondes puis à la grande surprise de Drago, Hermione s'abandonna complètement à leur baiser. Il la senti fondre dans ses bras, et fut presque interloqué quand il sentit qu'elle approfondissait leur baiser.

Quand au bout d'un long moment, il s'écarta d'elle, Hermione avait les joues rouges et les yeux brillants. Un sourire narquois apparut sur les lèvres de Drago :

- Je ne pensais pas te faire un tel effet Granger.

Hermione secoua la tête en signe de dénégation et déclara d'un air rêveur :

- J'ai imaginé que c'était Brad Pitt qui m'embrassait.

Le sourire de Drago vola en éclat et il demanda :

- Qui ça ?

Hermione sourit et le prit par la main.

- Allez viens Malefoy, j'ai encore beaucoup de personnalités du monde sorcier à te présenter et je suis certaine que tu trouveras ça beaucoup plus intéressant que de danser avec moi.


Deux heures plus tard, Drago jetait l'éponge. Les dirigeants du programme des Aurors ne voulaient visiblement rien à voir à faire avec lui et il commençait à se dire que peut-être toute cette histoire n'était pas une bonne idée. En désespoir de cause, il proposa à Hermione de partir et de la raccompagner chez elle. Elle acquiesça avec bonheur, elle commençait à être fatiguée et un mal de crâne épouvantable la faisait désormais souffrir. Prétendre être en couple avec Malefoy était beaucoup plus épuisant qu'il n'y paraissait.

Arrivée devant la porte de l'appartement d'Hermione, la jeune femme marqua un temps d'arrêt.

- Ça s'est plutôt bien passé non ?

- Parle pour toi, répondit Drago. Tu n'as pas été obligé de faire des excuses à quelqu'un que tu déteste et tu ne t'es pas fait humilier toute la soirée.

- C'est ce que tu voulais Malefoy. Tu voulais entrer dans mon monde…

- Je sais, soupira Drago. En tout cas Granger, je te félicite tu as parfaitement rempli ton rôle et…

Drago ne put terminer sa phrase, une nuée de paparazzis avait envahi le couloir et les avait encerclés. Hermione se dépêcha d'ouvrir sa porte tandis que son compagnon essayait de repousser les photographes qui se ruaient sur eux. La porte s'ouvrit avec fracas et Hermione s'engouffra à l'intérieur, empoignant Drago au passage.

- C'est de la folie tout ça ! s'exclama-t-elle.

- Je n'aurais pas cru que ça irait si loin, marmonna Drago. En tout cas maintenant je ne peux plus sortir par l'entrée. Tu as une cheminée ici ?

- Malheureusement non, mon appartement est neuf, je n'ai pas encore eu le temps de la faire installer, répondit Hermione.

- Très bien…dans ce cas je me vois dans l'obligation de te demander si je peux rester chez dormir chez toi.

- Non ! Tu peux toujours transplaner, rétorqua-t-elle.

- Non la propriété Malefoy est protégée par des sorts, on ne peut pas y transplaner, comme à Poudlard.

- Génial, maugréa Hermione.

- Alors ? Puis-je rester ? demanda-t-il.


Fin de ce troisième chapitre !

J'espère que vous avez aimé ! Comme d'ordinaire une petite review me ferait énormement plaisir

Bonne semaine à tous et à la prochaine !